L’Eau de Toilette Hypnotic Poison, Un Sillage de Mystère Signé Dior 

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« Une femme qui porte Hypnotic Poison, ce sont deux tempéraments qui se rencontrent. C’est une signature directe et contrastée qui épouse l’esprit de poison, fait honneur à ses origines. Cette eau de toilette ‘habille’ une femme intense ». Quels meilleurs mots que ceux de François Demachy, parfumeur-créateur derrière la nouvelle variation autour de l’icône Poison, pour décrire l’aura d’Hypnotic Poison. Ou plutôt le sillage. Car c’est bel et bien ce nuage oriental et intensément vanillé qui glisse derrière les pas de la femme Dior. 

 

Lascif, affirmé et ravageur, le sillage de l’eau de toilette Hypnotic Poison ne laisse personne indifférent. C’est que François Demachy l’a voulu aussi extrême que la féminité sans compromis travaillée par Maria Grazia Chiuri. Une eau de mystère qui vient se lover dans son non moins iconique flacon pommelé — mais cette fois, c’est un manteau rouge pop qui enveloppe la passion d’Hypnotic Poison. Une eau nuancée, chamarée. Follement séduisante de par ses notes d’absolu Jasmin, de Fleur d’Oranger, d’Amande amère et de Badiane fusante. Et c’est dans son format roller-pearl que l’Hypnotic Poison va droit au but. Un geste de parfum libre qui trouble les sens !

Les lignes A et Corolle de Dior se Réinventent pour le Printemps/Eté 2019

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La maison Dior n’est pas étrangère à l’univers de la danse. Déjà de son vivant, Christian Dior collaborait avec le chorégraphe français Roland Petit, en composant les costumes pour le ballet Treize Danses. Ainsi, lorsque l’an passé Maria Grazia Chiuri vint à signer les costumes d’un ballet tenu à Guggenheim pour la chorégraphe Sharon Eyal, l’actuelle directrice artistique eut l’idée de dédier sa prochaine collection au rapport très étroit qu’entretiennent mode et danse. « J’ai essayé de traduire cette idée de légèreté et de liberté. Il y a ainsi beaucoup de références Dior, mais j’ai retiré tous les corsets pour placer à l’intérieur une doublure de tulle pour maintenir le drapé. Pour la première fois chez Dior, j’ai réalisé des robes en jersey de soie. […] La silhouette est très Dior, mais en jersey, c’est complètement différent. Les gens pensent que la maison est une question de silhouette — très années 50 — mais Dior n’est pas qu’une question de silhouette, c’est une question de féminité. Nous avons donc trouvé des matériaux pour maintenir ce code dans une veine contemporaine mais différente. »

 

Ainsi exécutée, la collection Printemps/Eté 2019 libère les mythiques lignes A et Corolle autour d’une ligne structurée mais infiniment plus fluide. Exit l’équation d’une taille étranglée et exagérément mise en valeur, la grammaire Chiuri pour Dior distille des silhouettes presque liquides ! Ici la femme Dior glisse d’un pas léger et vaporeux — comme les danseuses qui évoluaient autour des mannequins ! Et une fois mêlés à des références appuyées à Loie Fuller, Pina Bausch et Isadora Duncan, les codes iconiques de Dior trouvent dans le tulle nude, les tonalités poudrées et le ton-sur-ton une poésie éclairée. 

 

Pièce phare de ce défilé entre mode et performance, la silhouette 87 ancre la ligne corolle autour d’un tissu éthéré — pas moins de 90 mètres de tulle ! Le résultat ne peut que subjuguer tant au pas de Ruth Bell, la robe virevolte et enveloppe d’une délicatesse essentielle la femme Dior du Printemps/Eté 2019. Une composition à la beauté universelle ; une élégance caressante qui, comme un souffle, vient emporter le public par-delà le pragmatisme ambient. Un mouvement qui poursuit finalement la vision de Christian Dior. Lui qui, au lendemain de la Seconde guerre, offrait aux femmes la grandeur et l’extase d’une mode flamboyante !  

La Veste Bar en Diorodeo pour la Collection Croisière 2019

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Vendredi 25 Mai. C’est aux Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly que Maria Grazia Chuiri a décidé d’embarquer la Collection Dior Croisière 2019. « Chantilly est la ville de la dentelle, et nous voulions rester connectés à notre héritage, à la tradition Dior. Mais Chantilly est aussi la ville du cheval. Et c’est aussi pour cela que nous avons décidé de défiler ici » explique-t-elle backstage. Et l’introduction procédant des 8 escaramuzas donnait le ton d’un défilé cette fois baptisé ‘Diorodeo’. « La raison pour laquelle j’aime les escaramuzas est qu’elle font quelque chose qui apparait tellement macho dans notre vision – le rodéo – mais elles ont décidé de le faire habillés de leurs robes traditionnelles, si jolies, si féminines » indique l’actuelle directrice artistique de la maison.

Et il est vrai qu’une fois passée au filtre de ces influences, la pièce iconique de la maison de Monsieur sublime la rigueur en marquant une taille elle-même déployée sur un jupon ample d’une extrême sophistication – véritable signature Chuiri. A ce propos, Maria Grazia Chuiri détaille une archive datant de 1948 ; une ligne alors nommée Rodeo qui faisait se rencontrer lignes strictes d’une veste bar et une longue robe Drags au plissé exquis. « Je suis vraiment obsédée par cette silhouette Dior, Amazone, car c’est magnifique. D’un certain côté, c’est une vision moderne de l’Amazone Dior. C’est important de regarder dans cet héritage, mais c’est aussi important de le regarder avec l’oeil du présent. »

En associant ainsi attitude affirmée et lyrisme des matières, Maria Grazia Chuiri parvient en effet à composer une icône pour la modernité – une silhouette à la féminité suggérée plutôt qu’imposée qui, dans cette façon de superposer veste bar et tulle opulente, scelle une femme Dior forte et sensuelle. Une femme toujours plus contrastée et inspirée à l’instar d’un premier rang emmenée par Isabelle Adjani, Alexa Chung, Arizona Muse et Daria Strokous !

 

Le Sac Dior Book Tote

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Si le dernier it de la maison Dior est né de l’envie de Maria Grazia Chuiri d’un sac pour transporter ses livres, la pièce dessinée dans les studios de l’Avenue Montaigne célèbre pourtant bien plus qu’une inspiration. Aperçu lors du défilé de prêt-à-porter Printemps/Eté 2018 centré autour de l’artiste Niki de Saint Phalle, le sac Dior Book Tote a cela de captivant qu’il honore l’artisanat Mexicain autour d’un nuancier hypnotique. Un design éclatant qui tient d’un procédé unique — une technique de couture capable de combiner trois broderies différentes. 

C’est dans l’arrière-pays Florentin, dans la région de l’Ombrie, que le nouveau Dior Book Tote est confectionné. Une réalisation particulière puisque la pièce nécessite un million deux cent mille points de couture — près de 32 heures de travail réalisées par un atelier familial… Et le dernier it de la maison Dior a l’audace de marier 15 teintes plus pop les unes des autres!

Vert, orange, rouge, fuchsia, violet et bleu — ainsi enchevêtrées, les nuances cristallisent l’esprit Niki de Saint Phalle sur une pièce célébrant un artisanat ancestral. Un sac d’été donc, qui, avec toute la noblesse propre à la maison de Monsieur, fait dialoguer les cultures et les savoir-faire. 

 

Retour d’une Icône : Le Sac Saddle Dior Automne/Hiver 2018/19

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C’est lors de la collection prêt-à-porter du Printemps/Eté 2000 que John Galliano, alors directeur artistique de la maison, introduit un nouvel élément du vestiaire Dior. Le sac Saddle est inspiré du profil d’une selle de cheval – et l’objet devient celui du désir lorsqu’il est vu aux bras de Beyoncé et Carrie Bradshow dans Sex and the City. Immédiatement, la pièce devient iconique. Pour l’Automne/Hiver 2018/19, Maria Grazia Chiuri réintroduit ainsi le Saddle autour de deux formats tout en cuir. Ici réinterprété dans un format plus petit et porté en bandoulière dans le dos, le Saddle gagne en pertinence lorsqu’il s’accoquine du mythique logo Dior en noir et blanc…

Ainsi coupé dans une toile oblique ou orné de neuf pièces de broderies, toutes finement perlées, entièrement réalisées à la main dans des teintes vives et contrastées, le sac Saddle version Automne/Hiver 2018/19 promet de faire des émules… Porté du bout des doigts ou glissé sous le bras, le Saddle est en effet la pièce idéale pour les femmes d’aujourd’hui – actives et loin de vouloir s’embarrasser, voici une nouvelle façon d’étoffer le propos féministe de la maison Dior.

Touche ultime d’une sophistication toute engagée, les nouvelles versions du sac Saddle référencent ainsi les éléments clés du vestiaire de Mai 68 – une révolution culturelle, politique et sociale qui a su mettre en avant la broderie, le point de croix et surtout l’artisanat. Et là encore, l’objet du désir de l’Automne/Hiver 2018/19 parvient à honorer l’héritage de la mode, tout en célébrant celui de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne.

Les Roses Dior en Broderie pour l’Automne/Hiver 2018

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Depuis qu’elle est à la tête de la direction artistique Dior, Maria Grazia Chiuri n’a de cesse de revisiter les codes de la maison à l’aune d’un engagement féministe. La semaine passée à Paris, c’est l’anniversaire de Mai 68 et ses contrepoints stylistiques qui ont inspiré à la designer italienne une collection manifeste. « Tout est parti d’une exposition d’art sur Mai 68 à Rome. Mais aussi de cette expression inventée en 1965 par Diana Vreeland “Youthquake” » explique Maria Grazia Chiuri.  On retrouve ainsi une collection mettant en avant le point de croix, l’artisanat et la broderie. Pièce vedette de ce défilé, les roses Dior en broderie sur une robe diaphane signent un hommage à la vision de Monsieur.

            Fleur iconique de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne, la rose était en effet la préférée de Christian Dior. À Granville, dans les jardins de la villa familiale qui borde la mer, Dior s’est forgé cette sensibilité et cette culture unique dans la roseraie aménagée par sa mère. Plus tard, le couturier cisèlera ses femmes en fleurs avec une sensibilité très particulière. Et c’est toute cette sensualité que l’on retrouve pour l’Automne/Hiver 2018/19 dans ces roses Dior en broderie sur une robe diaphane… Hommage stylisé à la fleur préférée de Monsieur, cette pièce honore en même temps la sérénité et l’allure des sixties !

            De cet imprimé de fleurs tiré des archives, Maria Grazia Chiuri a confié la réalisation de cette robe brodée aux ateliers du Vermont – une maison parisienne acquise en 2013. Entre les murs du musée Rodin, la maison Dior ancrait ainsi sa silhouette phare de l’Automne/Hiver 2018/19 dans une exploration des archives datées de 1968. Aux murs, des coupures de la presse mode datant de l’époque. Et, à défaut de le décalquer, Maria Grazia Chiuri parvient à insérer cet héritage dans les évènements actuels de la société – c’est peut-être ça, le Flower Power d’aujourd’hui.

Le Tailleur Bar Haute Couture Printemps-Été 2018

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Cette collection Haute Couture Printemps-Été 2018 de la maison est sans doute l’une des plus aboutie depuis l’arrivée de Maria Grazia Chiuri à la tête de la création en 2016. Au cœur des jardins du musée Rodin, des nez, des oreilles, des cages à oiseaux, bref des sculptures surréalistes évoquaient la déconstruction du corps et des sens. Un immense cube carrelé d’un damier alternant miroirs et carrés noirs servait ainsi de scène au défilé – un défilé inspiré par le surréalisme. On y remarque d’abord l’extrême harmonie entre le make-up de Peter Philips et les silhouettes imaginées par la directrice artistique. Une dimension entre rêve et réalité s’incarne ainsi dans les traits d’eye-liner du directeur de la création maquillage.

Puisant dans la force évocatrice et libératrice d’un Man Ray, Dali ou Duchamp, il explique : « Leur geste libre m’a inspiré un regard extrême, dessiné avec démesure. Reprenant les citations choisies par Maria Grazia Chuiri, j’ai également voulu souligner l’humour et le goût du détournement surréaliste […] » Justement, en écho avec l’épure magistral du tailleur Bar version 2018, le maquillage vient donner un brin plus d’audace à l’allure. La pièce, elle, est coupée selon les formes originelles de l’icône Dior. Influente, stricte et élégante – voici une silhouette qui emprunte aussi au style de Leonor Fini. Un brin masculine, très Renaissance et mêlant sans façon le naturel à l’artificiel : la formule sied bien au mythique tailleur Bar.

Dans un blanc ivoire et un satin ravissant, le tailleur Bar Haute Couture Printemps-Été 2018 s’affirme dans une dimension merveilleuse. Rafraîchie et plus sensuelle, voici la pièce vedette de ce défilé. Et le minimalisme de celle-ci épouse les courbes fantastiques dessinées par Peter Philips – une équation très contemporaine, où l’on aime conjuguer le classique à l’exubérance. Une attitude spectrale donc, qui ravive toute la magie de la maison Dior.

 

La Robe Surréaliste Dior Haute Couture Printemps-Été 2018

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            Ce défilé Dior Haute Couture Printemps-Été 2018 explorait une nouvelle fois le rêve et l’imaginaire. Mais, c’est à travers l’œuvre et la vie de Leonor Fini que la directrice artistique a su élaborer une collection couture-surréaliste. Il faut dire que l’artiste avait un lien particulier avec la maison Dior – à l’époque où Christian Dior était encore galeriste, la peintre Leonor Fini se lie d’amitié avec Monsieur et expose dans sa galerie. Figure de proue du mouvement, elle affirme : « Seule l’inévitable théâtralité de la vie m’intéresse. » Cette idée sert aujourd’hui de fil rouge à la collection de la maison du 31 de l’avenue Montaigne. La directrice artistique confie en backstage : « Elle a utilisé son image pour être royale et puissante. Le surréalisme parle des rêves et de l’inconscient, et souvent du corps des femmes. C’est très proche de la mode. »

            Dans un décor inspiré et onirique, Maria Grazia Chiuri a ainsi cherché à libérer un peu plus sa couture de toute contrainte et logique – le résultat est saisissant de beauté et d’audace. Soixante-douze pièces témoignent d’une volonté d’intégrer à la rêverie Dior les éléments clés du mouvement artistique : la piste en damier, le noir et blanc, la cage à oiseau et le trompe-l’œil. C’est justement ce-dernier élément qui rencontre la couture Dior dans une robe à l’impression trompeuse. Une sorte de broderie ésotérique qui mêle longueur aérienne, buste clinquant et mousseline de soie. Il ne fait jamais bon se fier à la première impression…

            La robe surréaliste Dior Haute Couture Printemps-Été 2018 est une pièce radieuse qui joue l’illusion, le fantastique et l’irréel. Une beauté aussi saisissante que le make-up créé par Peter Philips. Le directeur de la création et de l’image du maquillage de la maison signe de traits, là encore audacieux, les yeux des Belles Dior. Un trait captivant et outrageusement vivifiant qui laisse place à une vision provocatrice – mais tout en raffinement, un peu comme Le Lac des Cygnes transcende et questionne la réalité.

 

Dior Lady Art, la Seconde Collection

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C’est en novembre 2016, à Art Basel Miami, que la maison Dior introduisait le projet Lady Art – le plot : un sac iconique, intronisé par la princesse Lady Diana lors d’une visite à Paris, revisité par des artistes de renom. Les beaux-arts sont depuis longtemps au cœur de la création Dior – déjà du temps de Monsieur, nombre de ses amis comptaient pour être les artistes les plus influents de leur temps. Des noms comme ceux de Max Ernst, Alexander Calder, Alberto Giacometti et Pablo Picasso furent en effet exposés dans la galerie de Christian Dior. C’est cet héritage que retravaille aujourd’hui Maria Grazia Chiuri ; on se souvient notamment de sa collection Printemps/Eté 2018 qui mettait en vedette l’artiste Niki de Saint Phalle. 

Cette fois, pour Dior Lady Art #2, la maison s’associe à dix artistes contemporains venant du monde entier, et notamment de Grande Bretagne et des Etats-Unis. Des artistes qui sont des figures contemporaines dans l’art, tels Friedrich Kunath, Jamilla Okubo, et Spencer Sweeney. Ce-dernier justement transforme le Lady Dior en œuvre kaléidoscopique à travers sa matière de prédilection, les facettes miroir d’argent. Après plus de 60 tentatives, l’artiste, basé à Seoul, parvient à mettre au point un Lady Dior éblouissant et hautement captivant. Une exubérance qui sied si bien à la magnanimité des lignes du sac. 

Autre sac à retenir, celui de David Wiseman qui achève d’étonner avec ses fleurs perforées sur du veau métallisé  : « Mes sculptures en céramiques, en bronze, en argile commencent toujours par un dessin. J’imagine ensuite comment les différents éléments, souvent inspirés, par la nature s’assemblent. J’ai suivi le même processus pour ce sac. J’ai d’abord imaginé un motif floral que le travail sur le cuir perforé permet de révéler. » Enfin, la pièce la plus hypnotique, peut être, est celle de Friedrich Kunath – un arc en ciel aux couleurs du coucher de soleil Hollywoodien : « Je suis né en Allemagne de l’Est et je travaille à Los Angeles. J’aime explorer le tiraillement entre tristesse et optimisme. Ici, j’ai voulu évoquer le graphisme d’une serviette de plage de Venice Beach avec l’idée d’une journée d’hiver parisienne mélancolique. L’arc-en-ciel est un clin d’oeil à mes peintures. » Ceci donne vie à un Lady Dior en velours imprimé en relief et nuage en cuir d’agneau… Des pièces d’exception à découvrir dès à présent.  

La Campagne Dior Croisière 2018

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En mai dernier, la maison Dior présentait sa collection croisière 2018 en Californie, dans la réserve de l’Upper Las Virgenes Canyon Open Space Preserve. « Pour cette croisière, nous sommes partis d’une collection de Christian Dior de 1951 réinterprétant les peintures de la grotte de Lascaux. C’est une référence inattendue et une collection extraordinaire mais relativement méconnue. Ensuite nous avons transposé cette attitude ici, à Los Angeles, parce qu’il est fondamental d’ancrer un défilé dans un lieu » précisait Maria Grazia Chuiri. Parmi les pièces de cette collection Sauvage, on remarquait d’ailleurs une jupe midi en tulle piquée de chevaux comme décalquant une fresque rupestre. Pour l’accompagner, Maria Grazia Chuiri avait aussi pensé une veste de tailleur bar revisitée dans une version frangée.

 La maison Dior dévoile une campagne tout aussi rafraîchissante, shootée par la photographe Brigitte Lacombe. En vedette, l’égérie de la maison depuis plusieurs saisons déjà, Jennifer Lawrence, qui incarne cette fois une femme Dior comptant avant tout sur son intuition. Dans cette série, comme dans la collection d’ailleurs, c’est l’univers de l’artiste Georgia O’Keeffe qui embrasse celui de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne. « En m’intéressant au désert, au cours de ma quête d’inspiration, je suis tombée sur le travail extraordinaire de Georgia O’Keeffe, chamane moderne, reconnaissable à son allure majestueuse et solennelle dans les sables du Nouveau-Mexique. Une recherche qui est avant tout un voyage intérieur, en soi et au sein de sa propre identité féminine » relate Maria Grazia Chuiri.

C’est ainsi une campagne à l’atmosphère douce qui accompagne la grande mission de Maria Grazia Chuiri – faire de Dior la figure de proue du féminisme. Et il faut dire que l’égérie Jennifer Lawrence démontre dans cette campagne une force et une allure qui sied merveilleusement à l’univers voulu par Dior pour sa collection Croisière 2018. Allurée de façon décontractée, l’égérie parvient à laisser place aux pièces de la saison – colliers grigris, veste bar revisitée et sacs Lady Dior, cette fois-ci déclinés dans des nuances terreuses et organiques !