Les Nouvelles Tendances Maison du Bon Marché

2.jpg

A l’image d’un Paris en pleine mutation, le XIXe siècle fut aussi et surtout symbolisé par la création du premier Grand magasin Parisien – Le Bon Marché qui, en proposant de multiples innovations – prix fixes, marges réduites, livraison à domicile, échange d’articles, vente par correspondance, mois du blanc, soldes, concerts privés, coin bibliothèque – arrive en réalité à bousculer le quotidien des femmes de l’époque, les guidant un peu plus vers leur émancipation. L’histoire s’écrit en 1852 lorsque Aristide Boucicaut fils de chapeliers, monte à Paris pour être calicot.

Plus tard, il transforme, avec son épouse Marguerite, une simple échoppe en un « grand magasin » parisien singulier au large choix où l’on entre librement et déambule sans être importuné. Le Bon Marché est né. Bientôt, dans le monde entier, le modèle commercial inventé par ce couple précurseur et révolutionnaire sera copié… Lorsqu’en 1984 le groupe LVMH prend possession des lieux, la nouvelle équipe décide de repositionner le magasin. L’idée : faire du Bon Marché le magasin Parisien le plus sélectif de la capitale. Alliant tradition et modernité, dans un cadre chaleureux et convivial, Le Bon Marché devient un lieu haut de gamme où les valeurs d’authenticité et le culturel viennent se mêler étroitement au plaisir d’acheter… Ainsi, si la Rive Gauche est souvent considérée comme le profil chic de la Seine, il est à parier que le Bon Marché y a un grand rôle à jouer.

Il faut dire que le Bon Marché reflète à lui seul cet esprit Rive Gauche: une ouverture sur le monde, un goût pour la culture, une tradition sans cesse revisitée… Ici, pas d’explosion de l’offre, pas de frénésie de consommation. Et c’est ainsi que la cahier de tendances maison introduit par le Bon Marché pour l’Automne/Hiver 2017 distille l’empreinte d’un temps passé. Cette saison, l’humeur est ainsi à l’opulence victorienne où les textiles baroques, les velours capitonnés et les marbres Palazzo rappellent les splendeurs d’un passé que les designers d’aujourd’hui remettent au goût du jour ! Cette saison aussi, le Bon Marché renoue avec le confort Second Empire pour un classicisme réinventé dans des volumes dramatiques mais aussi fantasques que l’idée du boudoir… Une collection à découvrir dès la rentrée prochaine.

Château Marmont, le Mythique

chateau.jpg

Harry Cohn, fondateur de Columbia Pictures, un jour aurait dit : « Si vous devez avoir des ennuis, faites-le au Château Marmont. » Il n’est de meilleure citation pour résumer tout l’esprit du “refuge des célébrités“. Secret, mystérieux, fermé, sulfureux… dès sa construction en 1929, le Château Marmont, perché sur le Sunset Strip, accueille les élites artistiques en quête de paix extérieure. Le château est construit sur le modèle de la bâtisse d’Amboise, celle-là même qui fut la dernière demeure de Léonard de Vinci. A la fois luxueux et unique donc, acteurs, musiciens, et écrivains y ont tous séjourné, ou plutôt, s’y sont abriter pour se délecter de la rébellion romantique. Judy Garland y chanta animée par le piano à queue du hall, Gram Parsons y vécut… Bungalow n° 2, en 1955, un certain James Dean arrive avec une demi-heure de retard à la première lecture de La fureur de vivre. Alors l’enfant grimpa par la fenêtre où l’attendaient Nicholas Ray et Natalie Wood, morte de trac. Décembre 1968, des grondements de moteur, un brouhaha infernal et des cris effarouchés annonce l’entrée de John Bonham : le batteur de Led Zeppelin s’engouffre dans le hall du Marmont, juché sur sa Harley.

Dans notre monde annihilant la liberté car régit par la sécurité, le Château Marmont fait figure d’oasis où chacun peut s’affranchir. L’atmosphère très particulière qui émane du lieu, entre passé romantique et présent décadent, à laquelle s’ajoute la sensation troublante de séjourner dans une maison privée, n’a pas son pareil pour attirer les esprits libres d’aujourd’hui. Impressionnant de l’extérieur avec sa façade blanche d’inspiration Renaissance française camouflée par la verdure, il est étonnamment cosy à l’intérieur. Outre les 63 chambres, l’hôtel dispose également de cabanons de jardin, de bungalows, d’une piscine sur le toit, et de penthouses – le tout pour assurer l’anonymat complet des visiteurs. Une ambiance absolument délectable qui se confirme au bar, ultra-confidentiel : ses banquettes en alcôves sont plongées dans une semi-obscurité. Mais pour certains, à l’image de John Belushi, le calme pris des allures d’éternité… Le 5 mars 1982, après des heures de fête assorties d’hectolitres d’alcool et de longues lignes de blanche, Robin Williams passe lui rendre visite avec Robert DeNiro. C’est après leur départ que le Blues Brother s’injecte un speedball – un mix de cocaïne et d’héroïne. Son coach sportif le retrouve mort dans son lit au matin. Et le blues résonne encore dans ces murs.

Tod’s Lance « Dots of Life », Plateforme Digitale du Gommino

dots-of-life-la-nouvelle-plateforme-digitale_exact780x585_p.jpg

En s’associant avec des blogueurs et des personnalités du web, à l’instar de Denni Elias, Chiara Ferragni et Helena Bordon, la maison Tod’s nourrit un projet, celui de permettre aux internautes de suivre pas à pas le fameux mocassin à picots. Une façon de partager les mille et une possibilités de l’arborer, voyant qu’à chaque pied correspond son style de picots.

Sur « Dots of Life », les aficionados du Gommino seront ainsi en mesure de télécharger, pour partager, leur plus beau look et, illustrer par là même l’infinité des possibilités d’une icône. Au fil des mois, la plate-forme sera mise à jour au gré de collaborations spéciales avec des photographes, des trend-setteurs, des artistes et des amis de la marque. Enfin, tous les jours, Tod’s sélectionnera parmi tous les styles l’image qui incarnera la quintessence de son mythique mocassin.

L’Art de la Malle par la Maison Moynat

moynat_beauty_trunk_for_orient_express_2.jpg

C’est en 1849, dans le quartier de l’Opéra, que la maison Moynat s’installe. Rapidement devenue une référence en matières d’objets de voyage, la manufacture a en fait saisi les attentes d’une clientèle pour qui créativité et nouveauté devaient rimer avec pérennité du savoir-faire. En axant le design de ses malles autour d’un très beau travail de boiserie et de bijouterie, « à la main comme toujours », Moynat a matérialisé la parfaite panoplie transportable de l’élégant. Son savoir-faire traditionnel et sur-mesure, ses innovations… voici ce qui a rendu les malles plus légères et imperméables ; qualité irréprochable et fini impeccable ont, eux, forgé sa réputation. L’étiquette de la maison, elle, s’incarne dans la griffe dessinée par Henri Rapin, une trame formée par un enchainement de lettres M pour une signature discrète et élégante. Le style est très épuré et simplet pour laisser le tout résider dans le glamour et le raffinement. Voilà pourquoi les malles Moynat ont traversé deux siècles. Aujourd’hui, la maison défend ce savoir-faire ancestral pour renaître et perpétuer son histoire, celle de l’une des plus vielles marques parisiennes.

Pour que cela se fasse, les deux symboles intemporels de l’art du voyage que sont Moynat et l’Orient Express, train mythique récemment remis en fonction, ont décidé de s’unir pour revenir ensemble sur le devant de la scène. « C’est aussi une belle opportunité qui permet de renouer d’anciens liens et d’en tisser de nouveaux », affirme Ramesh Nair, directeur artistique de la maison. Et à cette occasion fut créée la malle de beauté, une création à l’extrême délicatesse qui a demandé 250 heures d’un travail méticuleux. La malle de beauté Orient Express est recouverte de cuir de veau de couleur bleue tanné de manière végétale, et, gainée de cuir souple beige clair. Son tout se structure autour d’un bois de peuplier, et ses charnières sont en pommier, bois réputé pour sa résistance, pour la beauté de sa teinte et pour la finesse de son grain. Et ces charnières sont comme une véritable merveille d’ébénisterie. En somme, la pièce est une allégorie du savoir-faire d’excellence de la maison Moynat. Mais l’enchantement de cette malle opère surtout lorsqu’on l’ouvre. Le miroir rétro éclairé s’allume automatiquement à l’ouverture, dévoilant un intérieur sophistiqué ; des tiroirs ont été conçus sur-mesure de manière à ce que le propriétaire y découvre la magie d’une bouteille de parfum. Et non n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un flacon Baccarat servant d’écrin au parfum Shalimar tel qu’on pouvait se le procurer pendant les années folles…

La Pré-Collection Printemps/Eté 2015 de Burberry

capture_decran_2014-06-13_a_13.48.42.png

Le directeur artistique Christopher Bailey a imaginé cette année une collection inspirée de la poésie et des couvertures de livres britanniques d’un autre siècle. Mélange des genres et des tissus, Burberry surprend par le contraste entre respect de la tradition et innovation de taille. C’est un véritable mélange des genres qui défile : une multitude de matières et de tissus donc, notamment des pièces en coton militaire, en cachemire, recouvert de sequins, de soie, de dentelle, de daim ou, de cuir sérigraphié.

S’il faut parler des pièces qui composent la pré-collection printemps/été 2015, les vêtements d’extérieur tiennent la vedette. Le célèbre trench qui a fait la notoriété de la marque est ici revisité dans de multiples coloris typiquement british. Manteaux et cabans sont au rendez-vous, pénétrés de tons assez sobres. Blouses imprimées, robes en soie et dentelle, mais aussi jupes et sacs, cette collection prorsum est un défilé de coloris recherchés, puissants et finalement, purement Anglais. Des couleurs somme toute assez neutres, comme le miel ou le blanc, côtoient des couleurs chaudes telles que le rouge, le rose et le orange, ou plus intenses tels le vert foncé et le bleu nuit.

La grande nouveauté de cette pré-collection : les motifs sont des mots qui surprennent sur quelques pièces. En fait, certains pulls, sacs, trenchs, robes, ou encore jupes sont gravés de motifs dessins, ou d’écritures manuscrites. La marque s’est inspirée du graphisme des couvertures d’œuvres littéraires anglaises du XXe siècle : Winds & Showers, The Orchard ou encore Explore and Adventure... Dans cette pré-collection, Christopher Bailey a mis l’accent sur les contrastes. Un style quelque peu décalé qui rappelle la magie et le chaos de la pluie britannique. 

Les Spartiates du Voyage Vuitton

al1r0411.450x675.jpg

À l’occasion de son défilé Croisière 2015 donc, le très talentueux Nicolas Ghesquière avait chaussé ses modèles de souliers particulièrement hypnotisant. Des modèles imprimés, lacés qui, grimpant jusque sous le genou, se rencontrent comme à mi-chemin entre la spartiate et l’escarpin. Une néo-sandale quasi-lunaire dépourvue de toute nostalgie vient ainsi complimenter pièces imprimés et petites robes éprises de dentelle. Une néo-sophistication en soi.

Moins une révolution que la suite ou l’évolution de la collection sixties ayant défilé à Paris au mois de mars dernier, Nicolas Ghesquière continue d’imprégner de sa patte génialement futuriste l’héritage de la maison Vuitton. Un prolongement en quelque sorte qui tend à définir plus précisément le nouvel ADN de l’élégance par Louis Vuitton. La femme se veut jeune, séduisante et moderne ; perchée sur d’inattendues spartiates, là voilà qui arbore une silhouette aussi cool que sculpturale. L’attente s’annonce interminable…

Le Baguette De Fendi

baguette.jpg

Son arrivée sur le marché du luxe a aussitôt provoqué un raz de marée qui a changé le destin de cet accessoire, et ouvert la voie au sacro-saint it-bag, despote des maisons de luxe et chimère des dingues de looks. Le credo de la maison romaine fondée en 1925, vouée à la fourrure, est l’iconoclasme, l’antibourgeoisie, l’anticonventionnel, célébrant l’artisanat italien et la bravoure artistique. « Aller contre les règles », tel est le mantra familial, rappelle Silvia Fendi. Ainsi le Baguette s’apparente à un objet du quotidien, à la fois iconique et désacralisé, nommé sur le mode de l’humour. En pleine période où tout le monde misait sur l’homologation systématique du milieu de la mode, où les sacs étaient baptisés du nom de leur muse, le Kelly et le Birkin chez Hermès, le Jackie chez Gucci, Silvia Fendi cherchait au contraire à créer un support à l’individualisme.

Les modèles perlés, brodés de pierres, de cristaux, en cachemire, leur boucle au double F enrichie de strass ne vont plus alors être réservés qu’au soir. Les femmes vont commencé à porter le Baguette dans ses variantes les plus démonstratives, même le jour. Cependant, chaque Baguette est rare, voire unique, et les éditions ce succèdent avec des pièces aussi rares qu’originales. Le sac qui a ouvert l’ère du it-bag, reste parfois à l’état de prototype, trop cher, trop fragile, trop lourd, et de part ce coté trop excentrique, il a tout de même le bénéfice de se démarquer des autres sacs et en même temps il devient une pièce convoitée.

Depuis sa création, un million de sacs ont été vendus, et des centaines de déclinaisons du sac ont été créées. Pour les 15 ans de son sac Baguette, la marque italienne lançait un pop-up store en ligne entièrement consacré à son it-bag mythique, de nombreux modèles y étaient revisités, et un livre rendait également hommage au modèle mythique de la maison. La maison Fendi reconnue pour sa maroquinerie est aussi célèbre pour sa manière d’habiller les femmes de fourrure. Fendi y revient toujours et à chaque saison, à cet indémodable couture, qu’il soit porté sur le dos ou à la main.

L’Iconique Carafe XO Excellence de Rémy Martin

bouteille_xo_cannes_face_v8.jpg

Fondée en 1724, la Maison Rémy Martin est aujourd’hui le premier producteur de mondial de Cognac Fine Champagne. Ces eaux-de-vie, offertes par le cœur même de la région Cognac, lèguent au palais une palette unique d’arômes et de saveurs. Une boisson si précieuse et si recherchée qu’elle défile cette année sur le tapis rouge. Pour sa première apparition, XO Excellence se glisse dans une carafe dorée de pied en cap. Respectueux d’un héritage datant de près de trois siècles, le Cognac Rémy Martin célèbre le lien étroit qu’il tisse avec le cinéma en composant un hommage au Septième art. Une édition déjà présente dans les caves les plus prestigieuses.

Une robe imaginée de telle sorte que d’élégantes pellicules de cinéma vintage viennent s’enrouler autour de son col et de son étiquette. Une carafe donc, servant d’écrin à la robe acajou de XO Excellence. Une texture veloutée et une densité au moelleux hors du commun qui se montrent sous ces plus beaux éclats. Pour ravir les papilles des superbes invités, la maison Rémy Martin a aussi imaginé un cocktail inédit, à la recette bien gardée. Après le Rémy Soo Long en 2013, voici le Rémy Extra Black : un cocktail signé par les mixologistes du Silencio, à déguster uniquement du 14 au 25 mai.