Le Maillot de Bain Eres Été 2014

Eres présente sa nouvelle collection de maillots de bain pour l’été 2014 avec une campagne à la fois mystérieuse et poétique dans laquelle Lindsey Wixson parade sous un soleil à l’esthétique eighties.

Le Savoir Faire de la Maison Eres

Derrière l’épure et le graphisme des coupes, les modèles recèlent des trésors de savoir-faire et de détails techniques pour créer une seconde peau qui magnifie et libère les courbes naturelles du corps. Qu’il s’agisse de maillot de bain ou de lingerie, chaque création signée Eres résulte d’une virtuosité croisée entre un trait de crayon immédiatement reconnaissable, l’utilisation de matières « high tech » et des techniques artisanales. De cette association naît une créativité unique, un esprit couture contemporain avec, toujours, pour but ultime d’embellir les femmes et leur quotidien.

Le Bikini, Une Histoire de Femme et de Morale

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Le bikini est apparu pour la première fois à l’époque romaine, il y a plus de 1500 ans. Institué en 1946 par Louis Réart, son parcours n’a été que tensions, amour et désamour. Le créateur de maillot de bain, Louis Réart donc, conçoit le bikini en finalisant le travail de Jacques Heim, l’inventeur du plus petit maillot de bain au monde : l’atome. La légende veut que l’idée lui soit parvenue en regardant les femmes retrousser leurs vêtements de plage dans le but d’obtenir un meilleur bronzage. Il en réduit alors un peu plus les dimensions et, conscient du caractère explosif de ce deux pièces, ne trouvant aucun mannequin prêt à le porter, engage la strip-teaseuse du Casino de Paris, Micheline Bernardini. Il baptise sa création bikini, du nom de l’atoll de Bikini près des îles Marshall.

Dès que le seuil du quotidien fut franchit par ce tissu découpé en quatre triangles reliés par des cordes, il s’attira les foudres de l’Eglise et des bien-pensants. En Espagne, en Belgique, en Italie, le bikini fut immédiatement interdit sur les plages ! Affolés par cet outil de perversion qui normalise le dévêtu, il a fallu au bikini le vecteur du septième art pour sortir de cette catégorisation. En 1956, Brigitte Bardot s’affiche en bikini vichy dans le film « Et Dieu créa la femme ». La course au bikini est lancée : Marilyn, Rita Hayworth, Jayne Mansfield, toutes l’arborent, toutes le rendent raisonnable autant que désirable.

Mais c’est sur les épaules des James Bond girls que le bikini endosse ses lettres de noblesse. En 1962, Ursula Andress, la première James Bond girl, dans 007 contre Dr. No, s’extirpe en fredonnant d’une eau onirique dans un bikini blanc, ceinturé. De la fameuse scène du bikini elle affirme aujourd’hui : « c’est ce bikini qui a fait de moi une star ». Si l’affirmation ne semble pas tenir compte du sex-appeal de Miss Andress, ce qui est certain c’est qu’elle a contribué à faire de lui, l’icône de la pop culture américaine. Dans ces années là, l’engouement populaire pour les surf movies parvient à contenter l’opinion quant au caractère sensuel et non sexuel du bikini. L’année 2002, c’est Halle Berry qui incarne l’idéal de la femme fatale et, comme Ursula quarante ans plus tôt, c’est dans un modèle quasi-similaire de bikini, teint cette fois en orange, qu’elle ancre définitivement le bikini au rang des indispensables. Finalement, plus que l’histoire d’un vêtement, c’est le récit du cheminement d’une morale que conte le bikini.

 

La Nouvelle Collection Eres Photographiée par Karl Lagerfeld

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Depuis 1968, Eres ne cesse de nous enchanter par ces propositions originales, entre épure et fantaisie, de maillots de bain. Aux coupes savantes et aux matières luxueuses, ses créations solaires et depuis peu de lingerie ont une renommée mondiale. Cette année, c’est sous l’objectif de Karl Lagerfeld que la collection est révélée, portée avec grâce par Bérénice Marlohe. Mai 1968 : «sous les pavés, la plage». Un refrain entêtant, tel l’écho de l’idée insolite qu’Irène Leroux expose au même moment dans sa boutique Eres, place de la Madeleine. Les femmes peuvent avoir besoin et surtout l’envie de porter le maillot de bain tout au long de l’année. La créatrice entend ainsi offrir du soleil en plein hiver, là où les autres magasins n’ouvrent qu’en saison estivale.

Le maillot de bain suit alors une révolution et une transformation moderne. Les jeux de coupes exceptionnelles sculptent et subliment le corps, les matières utilisées sont remarquables : un savoir-faire et une technique qui soulignent l’attrait de la marque pour ce qu’elle appelle «l’art du corps». Des tissus exclusifs, gainants, agréables et des coupes sans armatures ni baleines sont alors mis au service de cette esthétique du maillot de bain comme seconde peau. Devant l’énorme succès, Eres se penche en 1998 sur la création de lingeries. Pour cette gamme, les matières se révèlent délicates, raffinées et résistantes, épousant les courbes de toute femme et assurant un confort optimal. Les couleurs nude, naturelles, et les tons sourds, pastels et poudrés, s’accordent avec légèreté aux tulles, dentelles et précieux jerseys. Signe d’élégance et de technicité, Eres s’impose avec un style graphique et épuré, moderne et intemporel. Ses couleurs, motifs et coupes s’affichent telle une signature, soulignant le corps sans artifice.

Cette année, le vestiaire de plage est à son zénith, mis en exergue par l’inédite collection Sunwear. Composée de douze pièces, elle propose notamment un caftan en soie imprimée et finitions brodées, une jupe parasol ornée de paillettes de cuivre, ou encore une combinaison sarouel avec manches aileron. Conçues pour tous les instants sous le soleil, ces créations spéciales arborent des matières précieuses et des formes affirmées, toujours dans la lignée et l’esprit Eres. Valérie Delafosse, directrice artistique de la marque depuis 2007, commente ses créations : «Avec des tissus plus sophistiqués, tels que le satin et la mousseline de soie, des formes et des caftans plus larges, elles sont parfaites pour la plage, le dîner ou même pour un cocktail sur un bateau ou une terrasse». Les couleurs oscillent entre le rose vif, l’orange vitaminé, l’ultra-violet ou encore le bleu électrique. Une collection de prestige exaltée par la james bond girl Bérénice Marlohe, sous l’objectif de Karl Lagerfeld. L’égérie incarne alors les concepts de liberté, d’exotisme, d’élégance et  d’épure célébrés par Eres.