Le Rouge Louboutin, Code Iconique De La Maison

Chez Christian Louboutin, tout part du dessin — complété parfois, par la réalité. Le rouge de ses souliers, signe de reconnaissance discret, tient de ce savant équilibre.

Pourquoi Les Semelles Louboutin Sont-Elles Rouge?

Christian Louboutin a grandi dans le 12ème arrondissement de Paris, dans les années 70. Non loin de là, le Musée des Arts Africains et Océanien. C’est dans ce lieu grandiloquent qu’il va forger un aspect clé de son imaginaire. Il a 11 ans et, c’est un panneau plutôt banal qui va s’ancrer dans son esprit.

Il voit en effet un panneau interdisant le port des talons aiguilles — le bout de ses talons étant à cette époque taillé dans le métal, les souliers des dames rayaient en effet le parquet. « Mon premier soulier, je l’ai vu ici. C’est là que j’ai découvert que tout partait du trait. Je l’ai vraiment compris à travers ce dessin » Christian Louboutin.

Sorte de premier émoi de faiseur de souliers, Christian Louboutin grandit ainsi avec cette vision et cet amour, déjà, pour les chaussures. S’en suivra une formation incomparable dans ses nuits passées au Palace. Louboutin taille son style au plus haut de la flamboyance des seventies. Mais ses chaussures doivent beaucoup à la cambrure folle et follement divine des escarpins des années 50 !

Il dessine. Enormément. Nourrit de tout, son imagination fantasque résonne dans des chaussures restées jusque là au stade de dessins. Lorsqu’il se lance dans l’aventure des rêves d’enfant, c’est auprès du maître Roger Vivier.

Le Fragonard de la chaussure, qui chaussa jusqu’à la Reine d’Angleterre le jour de son couronnement — Roger Vivier devient son mentor. Christian Louboutin le sait, il ne travaillera pour personne d’autre. Quelques années plus tard, il ose ses premières créations. Mais ce rouge iconique alors? D’où lui vient-il?

Sa première boutique ouvre en 1991, galerie Véro-Dodat. Le rouge, lui, apparaît en 1992.

L’Idée Du Rouge Louboutin

Dans le reportage Arte récemment consacré à son travail, notamment autour de l’exposition au Musée de la Porte Dorée, il raconte: « J’avais le soulier, j’avais le dessin et à chaque fois je me disais: “Le soulier est bien mais quand même le dessin est mieux“. Et je le tournais dans tous les sens et puis quand je l’ai tenu comme ça… La semelle était noire…

Et moi je n’avais pas de noir dans mon dessin, je n’avais pas de beige, je n’avais pas de marron, pas de gris, — je n’avais que des couleurs vives. Il y avait la personne, Sarah, qui essayait les souliers, elle était en train de se vernir les ongles. Je lui dis écoute laisse moi… je peux te prendre ton vernis, ta bouteille. Elle me dit ‘Attend je finis les ongles et je te la passe’. Non attend y’a un truc que je voudrais vérifier. Alors bon petite bataille. Je réussis à récupérer la bouteille de vernis. Elle n’avait que deux ongles fait, elle n’était pas contente. Puis j’ai finalement vidé la bouteille de vernis sur la semelle et là j’ai regardé mon dessin et je me suis dit ‘bah voilà, là c’est mon dessin’. »

Le Rouge Louboutin, Code Discret D’une Allure Très Remarquée

On se s’y trompe pas — Christian Louboutin a cherché à ce que la réalité concorde à son imaginaire, jusqu’à inventer une nouvelle façon de penser le soulier.

Teintées d’une semelle rouge, les créations Louboutin ne sont pas juste belles, elles sont sublimées. Signature jouant du visible/invisible, ce rouge pimpant signe l’allure en même temps que les chaussures en donnent — beaucoup !

Il faut en effet que la femme tourne les talons pour que la signature apparaisse — et cette signature est désormais connue dans le monde entier. De la pop’ culture aux esthètes, le rouge Christian Louboutin n’a besoin ni d’affiche ni de spot publicitaire pour donner de l’émotion. Ni pour créer le désir !

Il faut dire aussi que ses chaussures sont elles-mêmes hors du commun — les mythiques Pigalle procurent de la grâce à celles qui les enfilent. Une grâce signée d’un rouge chic au possible… Tant l’on sait que les femmes ont souvent en horreur la couleur — elles qui ne jurent que par le noir, ne comptent qu’une exception… Le rouge !

Ce rouge qui existe donc par-delà les couleurs, et au delà des modes… Le rouge des ongles, des lèvres… Un code qui, longtemps, ne fut connu que des seules initiées. Désormais propriété exclusive de la maison, depuis 2018, année où la Cour de justice Européenne reconnaissait ce rouge écarlate laqué comme le caractère exclusif des créations Louboutin. Ce rouge carmin puissant et passionnant, numéro Pantone 18.1663TP, marque ainsi les pas des Belles chaussées de Louboutin. Et elles seules.

L’Escarpin Pigalle, Un Objet Insolent De Simplicité

Courbes folles, lignes simples et cambrure gracieuse — l’escarpin Pigalle, objet icône signé Christian Louboutin, est un concentré des codes de la maison.

L’Histoire Du Pigalle…

Automne/Hiver 2004. Si l’escarpin Pigalle apparaît pour la première fois dans boutique Louboutin nichée dans le passage Vero Dodat, son histoire est à filer dans les souvenirs de Christian Louboutin. Une forme, une cambrure empruntée à une signalétique de musée. Dans les années 1970…

En 1975, l’enfant qu’est Christian Louboutin est alors un habitué du Musée des Arts Africains et Océaniens de la Porte Dorée. Là, il aperçoit un panneau de signalétique interdisant les souliers à talon haut — « Mon premier soulier, je l’ai vu ici. C’est là que j’ai découvert que tout partait du trait. Je l’ai vraiment compris à travers ce dessin » relate Christian Louboutin.

On trouve là une première trace de l’objet du désir. La seconde inspiration est à lier aux danseuses des mythiques cabarets Parisiens. Et Christian Louboutin n’a jamais caché sa fascination pour les cabarets et l’aplomb et la puissance de leur danseuse. Les Folies Bergères. Le Moulin Rouge. Le Crazy Horse. Autant de collaborations à venir.

Et c’est avec, en tête, cette attitude triomphante que Christian Louboutin dessine l’escarpin Pigalle, en 2004.

Un Escarpin Ultra-Glamour

Pièce phare de la maison Louboutin, devenue pièce culte des vestiaires féminins, l’escarpin donne une posture et une cambrure incomparable. Ou peut-être à celle des seules divas.

Cambré et planté sur un talon de 12 cm, le Pigalle procure à la femme une démarche toute en envolées de grâce. Christian Louboutin aime en effet travailler les talons hauts, plaçant la femme sur un piédestal. Des soulier magiques qui donnent tout !

Le décolleté aiguisé, le bout pointu, le noir verni et l’iconique semelle rouge achèvent d’en faire l’escarpin par excellence. Ultra-glamour, ultra-pop, ultra-reconnaissable.

« Il a une vraie durée de vie, ce n’est pas un soulier de saison ; on peut le porter en hiver, en été ; il est en peau, il est en cuir ; il est brillant, il est mat… » détaille-t-il.

Une semaine de fabrication est nécessaire à travailler l’icône, dans toutes les fantaisies Louboutin. Entre détails facétieux, plumes, cuirs exotiques et près de 30 coloris différents, le Pigalle déploie une féminité insolente car farouchement indépendante !

Une féminité plurielle et détachée des qualificatifs qui, comme s’en amuse d’ailleurs Christian Louboutin…  « Une femme sexy essaiera la Pigalle pour ajouter quelque chose de chic à sa physionomie. […] Une autre femme très chic l’essaiera pour ajouter quelque chose de sexy à son apparence. » Un souliers fait pour les milliers de façons qu’il y a d’être femme… Couronnée au pieds d’une Dita Van Teese, l’égérie non-officielle de Louboutin.

La Fantaisie, Un Code Iconique De La Maison Louboutin

Si les souliers signés Louboutin éveillent une telle émotion, c’est aussi et surtout car ils sont le fruit d’une imagination sans borne. Une fantaisie propre à Christian Louboutin — devenue le code iconique de la maison.

Le Secret Des Souliers Louboutin?

L’imagination ! Christian Louboutin est connu pour avoir laisser grandir sa créativité, sans retenue. Et ce, dès l’enfance. Au détour d’une interview, il confie ainsi: « Je rêvais à des pays que je ne connaissais pas. C’est un peu comme si j’étais dans un album de Tintin en trois dimensions. Je me laissais envahir par le mobilier, les totems, les aquariums. Les poissons me fascinaient. Je restais des heures à les admirer. »

De ces aventures rêvées, Christian Louboutin a su plus tard distiller l’esprit, la fantaisie et la facétie dans ses chaussures. Lui qui fut un temps paysagiste puise dans la nature les lignes folles et follement belles de ses chaussures.

« 1989, j’avais décidé d’arrêter de faire des souliers. Après avoir travaillé pour M. Vivier, je ne me voyais pas dessiner pour d’autres. Comme je connaissais bien les plantes et les arbustes, je me suis mis à faire du paysagisme, mon autre grande passion. » Et il ne s’interdit rien.

Les courbes d’une glycine, l’enveloppe des arbres, la boucle d’une fleurs, la symétrie d’une autre — les nuances dans le plumage des oiseaux ou encore celles des pierres… Les éclats iridescents des poissons. Absolument tout l’inspire !

L’autre source infinie d’inspiration pour Louboutin, c’est le music-hall. Là encore, c’est dans sa jeunesse que Christian Louboutin se plaît à se faufiler dans les coulisses des cabarets Parisiens. Les Folies Bergères, le Crazy Horse (avec qui il collabore plus tard… Il donnera d’ailleurs le nom du quartier de Pigalle à son soulier le plus iconique.

C’est dans les vitrines de sa première boutique à Paris, nichée dans le non moins fantasque passage Véro-Dodat, que s’exprime aussi cette imagination sans mesure. Un esprit fantasmagorique qui insuffle de la vie et une émotion dans des soulier hautement désirés !

Le Dessin D’Abord, La Réalisation Ensuite

Tout l’inspire donc. Un jour Christian Louboutin tombe sur une photo de la Princesse Diana. Il s’inspire de sa pose, les pieds joints, et lui trouve une humeur maussade… Il lui dédie une paire de ballerines — pour lui redonner le sourire. Le modèle ainsi né de son imagination féconde, il le baptise ‘Love shoes’.

Pour suivre cette imagination grandiloquente, la maison Louboutin fait appel à des artisans de renom, lui apportant ainsi tout le savoir faire Italien en matière de cordonnerie.

Dès 1995, les grands noms de la mode font leurs le talent de Louboutin — il accompagne ainsi de ses souliers les silhouettes des défilés haute couture et prêt-à-porter de Givenchy, Lanvin, Jean-Paul Gaultier ou encore Chloé. Et ce n’est que le début de ses collaborations.

Entrées dans la culture populaire, les créations de Christian Louboutin achèvent de devenir incontournables en  2008. Cette année là, Le Fashion Institute of Technology à New-York lui consacre sa première rétrospective. Une consécration aujourd’hui complétée par l’immense exposition au musée de la Porte Dorée. « Christian Louboutin : L’Exhibition[iste] » retrace ainsi l’imaginaire foisonnant et fascinant de cette maison hors du commun !

Les Collaborations De La Maison Louboutin

Christian Louboutin ne recule jamais devant l’idée de collaborer — surprenantes et réussies, ces collaborations ont fait entrer les icônes Louboutin dans l’esprit du monde entier. Du Crazy Horse à Star Wars, Louboutin résonne tel une icône tantôt pop tantôt sophistiquée !

Les Collaborations Louboutin

Christian Louboutin a compris très tôt l’importance de la ligne juste. Et il apprend cela auprès de son mentor. Celui que l’on a surnommé le Fragonard de la chaussure; celui qui chaussa la Reine Elizabeth pour son couronnement en 1953 — Roger Vivier donc, a marqué le savoir-faire de la maison Louboutin d’une empreinte d’excellence.

Comme lui, d’aileurs, Louboutin ne va tarder à collaborer avec les grandes maisons Parisiennes. Dès 1995, il chausse les silhouettes de Jean Paul Gaultier, Lanvin ou encore Yves Saint Laurent. On se souvient que déjà, Roger Vivier avait accompagné la maison Saint Laurent à de nombreuses reprises — imaginant notamment les Belles de Vivier, soulier devenu mythique aux pieds de Catherine Deneuve dans le film de Luis Buñuel, ‘Belle de Jour’.

Héritières de ce savoir-faire hors norme, mais bien ancrées dans sa propre imagination, les créations de Christian Louboutin signent notamment le dernier défilé Haute Couture Yves Saint Laurent. C’était en Janvier 2002, les adieux du couturier s’étaient tenus au centre Georges-Pompidou.

Mais de collaborations il est proprement question dès 2006. Christian Louboutin retrouve David Lynch pour une série de créations explorant le fétichisme. Pour l’exposition « Fetish » à la Galerie du Passage, à Paris, Lynch articule des photos tandis que Louboutin signent des souliers uniques et complètement fous — là encore, c’est l’imagination et le dessin qui précèdent l’objet. Et la possibilité de l’enfiler !

En 2012, c’est avec le Crazy Horse qu’il signe sa collaboration la pus iconique. Devenant ainsi le premier premier Guest Créateur du mythique cabaret Parisien. Depuis longtemps inspiré par le music-hall, cette collaboration a un goût de consécration !

« Christian Louboutin et le Crazy Horse sont des symboles de la vie parisienne dont les univers voyagent au-delà des frontières. Symboles du monde de la création, de l’étonnement et de la modernité, ils partagent les mêmes sources d’inspiration – la Femme bien sûr, mais aussi le monde qui les entoure – et détiennent un savoir-faire d’exception pour proposer des créations inédites et surprenantes. C’est donc tout naturellement que nous avons sollicité Christian Louboutin » précisait Andrée Deissenberg, la directrice du Crazy Horse.

L’idée? Repenser la revue du Crazy, de fait rebaptisée ‘Feu’, autour d’une vision onirique et très Louboutin de la Femme. Pour la femme !

Louboutin Dans La Culture Populaire

Si l’on ne compte plus le nombre d’apparitions des iconiques Pigalle dans les films, clips et séries, Christian Louboutin a cependant été appelé pour une collaboration plus surprenante encore.

En 2012 toujours, c’est Disney qui le contacte pour créer une vision moderne du mythique soulier de verre de Cendrillon. Pour accompagner la sortie du film Cendrillon, la maison Louboutin a ainsi imaginé une pantoufle de verre, piquée d’un papillon. Symbole de transformation…

Plus tard encore, Disney le rappelle — cette fois, pour Stars Wars, réalisé par les studios Walt Disney et Lucasfilms.

« J’ai été très surpris quand les équipes de Disney m’ont contacté à propos du prochain épisode de la Saga, c’était totalement inattendu. Mais j’aime les surprises et celle-ci m’a particulièrement intrigué. A première vue, nos univers sont assez distincts, mais quand ils m’ont montré les images de Crait, la planète rouge, j’ai compris pourquoi ils avaient pensé à moi. Immédiatement me sont apparues les premières images et idées. »

Le résultat? Quatre chaussures à la hauteur des personnalités des quatre héroïnes… La capitaine Phasma, aux commandes des Stormtroopers du Premier Ordre; Rey, la pilleuse d’épaves Jakku; la vice-amirale Amilyn Holdo; et Rose Tico, une mécanicienne de la résistance.

Quelques souliers d’exception donc, à découvrir au Palais de la Porte Dorée jusqu’au 26 juillet 2020.

Quand L’Art Concourt à L’Histoire Du Luxe Et De La Mode

Les incursions de l’art dans le story-telling des icônes du luxe et de la mode ont tout de la prophétie d’Andy Warhol… D’Alessandro Michele à David Lynch en passant par Cindy Sherman pour Comme Des Garçons — passage en revue des histoires les plus abouties!

En 1977, dans The Philosophy of Andy Warhol (From A to B  and  Back Again), Warhol prophétisait: « Tous les musées deviendront des grands magasins et tous les grands magasins deviendront des musées. » Si la fusion n’a pas encore tout à fait eu lieu, il n’en reste pas moins que les directeurs artistiques des grandes maisons en appellent de plus en plus à l’art pour conter efficacement l’histoire de leur icône. Et celui qui tient aujourd’hui le haut du panier n’est autre qu’Alessandro Michele, pour la maison Gucci. En poste depuis 2015, l’Italien n’a eu de cesse de pousser la fusion de l’art et de la mode. Il a guccifié l’art tout en faisant de Gucci une maison bien plus arty. Son oeuvre la plus récente? Les Gucci Art Wall. Des fresques à tendance street art réparties dans les plus grandes capitales du monde. L’idée? Faire sortir les campagnes publicitaires des magazines, de la même façon que le street art est parvenu à extraire l’art des seules galleries!

En 2018 toujours, il injecte un nouveau sens à l’imaginaire de la maison Romaine — l’idée? Extraire des plus grands tableaux de l’histoire la composition des campagnes Gucci. En vedette, toujours, les codes et pièces iconiques de la maison. Jérôme Bosch, John Everett Millais ou encore Jan Van Eyck servent désormais la vison loufoque mais géniale de Michele pour Gucci. La web vert-rouge-vert, le sac bambou. Il ne manque rien! Avant lui déjà, en 2013, Dior reprenait le Déjeuner Sur L’Herbe de Manet pour mettre en vedette l’icône Lady Dior dans une veine un brin plus mystique. Ce même Déjeuner Sur L’Herbe qui, en 1998, inspirait le plus artiste des couturiers: Yves Saint Laurent. Une campagne capturée par Mario Sorrenti où Kate Moss, vêtue du mythique smoking, renverse l’équilibre de Manet. Elle est habillée, ses prétendants, eux, complètement dévêtus! Une façon inspirée et subtile d’attester de l’esprit féministe et libérateur de l’icône Yves Saint Laurent!

En 2007, lorsque David Lynch et Christian Louboutin collaborent à une campagne, c’est aussi pour mieux souligner l’aspect reliquaire et fétichiste de la semelle rouge! Une chaussure iconique, certes, mais surtout une chaussure qui déclenche toutes sortes de désirs! Possession ou fantasme, la vison de Lynch et Louboutin se développait ensuite autour d’une exposition. De quoi renforcer l’image sacro-sainte d’une icône bien de notre temps.

Dans une veine un brin plus révolutionnaire, Comme Des Garçons s’associait en 1994 à Cindy Sherman. Combinant, là encore, l’ADN anti-déjà vu de Rei Kawakubo à l’imagerie anti-mass media de Cindy Sherman. Une rencontre au sommet pour une campagne non moins iconique! Autre campagne venue défier les normes de la mode — celle de Kenzo qui, en 2013, invitait Maurizio Cattelan à combiner sa vision espiègle à l’esprit funky et empreint de surréalisme de la maison Kenzo…

Enfin, c’est en 2016 qu’Hermès aboutit à l’une des incursions artistiques les plus explicites. Dans son magasin de Tokyo, la maison conviait l’artiste Tokujin Yoshioka à réaliser une installation des plus poétiques. De chaque côté de l’iconique carré Hermès, la vidéo d’une femme qui, en soufflant, fait s’envoler le carré avec une légèreté ahurissante. Une façon de renforcer l‘image aérienne, légère et multiple du mythique bout de soie! Et puisque le sujet est d’actualité, le Musée des Arts Décoratifs de Paris inaugurera, le 4 Mai 2020, une exposition baptisée: L’Art Dans La Pub. De quoi faire réfléchir!

Les Semelles Rouges De Christian Louboutin

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« Le rouge brillant de la semelle de mes chaussures n’est pas là pour que l’on reconnaisse que ce sont mes créations. J’ai sélectionné ce rouge parce que c’est une couleur engagée, mémorable et la couleur de la passion. » Christian Louboutin

Louis Vuitton, Célébration du Monogram

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Le monogramme de la maison Louis Vuitton, deux lettres entrelacées, sont à elles seules le symbole d’une histoire, d’un patrimoine et garant d’un savoir-faire traditionnel à la française. La toile Monogram de la maison Louis Vuitton, utilisée par Georges Vuitton depuis 1896 en remplacement du damier, est aujourd’hui un sceau connu et reconnu internationalement. Cette signature artistique est composée des initiales L et V, hommage à Louis Vuitton, elles même cerclées de trois autres motifs dont, un diamant concave scellant en son centre une fleur, une unique fleur aux couleurs inversées puis un cercle renfermant une nouvelle fleur  de forme concave. Véritable allégorie de l’excellence, reconnaissance universelle, tant de caractères personnifiés au travers de cette empreinte qui, ce jour, cent soixante ans après la création de la maison, s’aperçoit reconsidérée par 6 créateurs et artistes pour une édition limitée renversante.
Depuis sa création, le Monogram Louis Vuitton a été revisité maintes fois, notamment par d’habiles et expérimentés artistes tels que Richard Prince ou Takashi Murakami. Une nouvelle étape est en marche avec « icône et iconoclastes », un projet finement intitulé à l’initiative du directeur artistique Nicolas Ghesquière et de la directrice générale adjointe Delphine Arnault. Récemment annoncé, cet événement en corrélation avec les 160 ans de l’ouverture de la première boutique Louis Vuitton rue Neuve-des-Capucines, vise à célébrer autant l’anniversaire que la toile monogrammée en elle même, « le célébrer tout en défiant les règles du classicisme » selon Delphine Arnault. Pour cela, six éminents artistes, chacun excellant dans son domaine ont été invités à revisiter, selon leur inspiration cette iconique toile. Le chausseur Christian Louboutin, la photographe Cindy Sherman, le couturier Karl Lagerfeld, la styliste Rei Kawakubo, le designer Marc Newson et l’architecte Frank Gehry, heureux élus de la célèbre griffe vont devoir imaginer et interpréter à leur manière, un bagage ou un sac à main en toile, intégrant le sigle mis à l’honneur. Chaque artiste, ayant reçu carte blanche de la part de Nicolas Ghesquière, va pouvoir, tout en restant fidèle aux codes Louis Vuitton, exprimer sa vision du célèbre logotype.
Du design industriel de Newson à l’anticonformisme de Kawakubo, l’objectif est clair, comme l’explique la vice présidente « Nous souhaitions faire appel à des personnalités qui travaillent avec audace, à la fois avec leur esprit et avec leurs mains. J’ai trouvé cela fascinant et amusant de les réunir et de voir leurs différents points de vue sur le Monogram ». Ces modèles d’exception, réfléchis par certains des plus grands artistes de talent de cette époque seront dévoilés lors de la soirée de lancement le 7 novembre prochain tandis que la collection sera quant à elle, disponible dans une sélection de magasins Louis Vuitton. Un projet captivant d’un point de vue artistique mais aussi, comme l’affirme une fois de plus Delphine Arnault « très spécial parce que les personnalités qu’on a choisies sont fascinantes ».

Les Semelles Rouges de Christian Louboutin

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« Le rouge brillant de la semelle de mes chaussures n’est pas là pour que l’on reconnaisse que ce sont mes créations. J’ai sélectionné ce rouge parce que c’est une couleur engagée, mémorable et la couleur de la passion. » Christian Louboutin

Walt Disney S’Associe A La Bonne Fee Du Soulier, Christian Louboutin

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L’homme qui créa l’escarpin Pigalle a été choisi par les studios Walt Disney pour revisiter les mythiques souliers de verre de la princesse Cendrillon.

Le créateur des souliers à semelle rouge est tombé sous le charme : « N’est-ce pas le rêve de tout un chacun de vivre un jour un vrai conte de fées ? Disney m’a offert ce moment magique où j’ai eu la chance de marcher dans les pas de Cendrillon, véritable icône de l’univers enchanteur du soulier et pour toujours la merveilleuse interprète d’un monde onirique ! »

Quant à la bonne fée du soulier, Christian Louboutin, il nous a offert une nouvelle paire d’escarpins féeriques.