La Campagne Dior Croisière 2018

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En mai dernier, la maison Dior présentait sa collection croisière 2018 en Californie, dans la réserve de l’Upper Las Virgenes Canyon Open Space Preserve. « Pour cette croisière, nous sommes partis d’une collection de Christian Dior de 1951 réinterprétant les peintures de la grotte de Lascaux. C’est une référence inattendue et une collection extraordinaire mais relativement méconnue. Ensuite nous avons transposé cette attitude ici, à Los Angeles, parce qu’il est fondamental d’ancrer un défilé dans un lieu » précisait Maria Grazia Chuiri. Parmi les pièces de cette collection Sauvage, on remarquait d’ailleurs une jupe midi en tulle piquée de chevaux comme décalquant une fresque rupestre. Pour l’accompagner, Maria Grazia Chuiri avait aussi pensé une veste de tailleur bar revisitée dans une version frangée.

 La maison Dior dévoile une campagne tout aussi rafraîchissante, shootée par la photographe Brigitte Lacombe. En vedette, l’égérie de la maison depuis plusieurs saisons déjà, Jennifer Lawrence, qui incarne cette fois une femme Dior comptant avant tout sur son intuition. Dans cette série, comme dans la collection d’ailleurs, c’est l’univers de l’artiste Georgia O’Keeffe qui embrasse celui de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne. « En m’intéressant au désert, au cours de ma quête d’inspiration, je suis tombée sur le travail extraordinaire de Georgia O’Keeffe, chamane moderne, reconnaissable à son allure majestueuse et solennelle dans les sables du Nouveau-Mexique. Une recherche qui est avant tout un voyage intérieur, en soi et au sein de sa propre identité féminine » relate Maria Grazia Chuiri.

C’est ainsi une campagne à l’atmosphère douce qui accompagne la grande mission de Maria Grazia Chuiri – faire de Dior la figure de proue du féminisme. Et il faut dire que l’égérie Jennifer Lawrence démontre dans cette campagne une force et une allure qui sied merveilleusement à l’univers voulu par Dior pour sa collection Croisière 2018. Allurée de façon décontractée, l’égérie parvient à laisser place aux pièces de la saison – colliers grigris, veste bar revisitée et sacs Lady Dior, cette fois-ci déclinés dans des nuances terreuses et organiques !

Le Beverly Hills Hotel

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Le Beverly Hills Hotel illumine, abrite et enflamme le tout Hollywood depuis plus d’un siècle. Il fut imaginé comme un palais : une architecture démesurée de 5 000 m² initiée par Elmer Grey, en 1911 ; un habillage de jardins tropicaux et de fleurs exotiques – créations du paysagiste Wilbur David Cook’s… L’hôtel ne tarde pas à attirer les esthètes de la planète. Affectueusement surnommé « Pink Palace » (référence à ses tonalités de rose et de vert) la ville de Beverly Hills a littéralement migré ses mondanités pour l’enceinte de ces murs colorés. En son sein aussi, le premier studio hollywoodien d’Al Christie. Le Beverly Hills Hotel est un véritable mythe qui sous son toit vit passer Charlie Chaplin, Sharon Stone ou encore Brad Pitt.

Et l’attrait de l’hôtel auprès des célébrités ne se démord pas. Elizabeth Taylor a séjourné dans l’un des bungalows, tandis que son père disposait de la galerie d’art du Pink Palace. Dans les années 40, à cause, grâce ou en l’honneur de Will Roger et Spencer Tracy, qui pratiquaient le Polo et aimaient à arroser leurs victoires au restaurant de l’hôtel, le nom The polo Lounge fut préféré à celui d’ El Jardin Restaurant. C’est d’ailleurs au sein de ce même restaurant que s’opèra une grande révolution : Marlène Dietrich le fréquentant à l’époque, en changea les habitudes le jour où elle apparut en pantalon – dress code jusqu’alors interdit aux femmes. La piscine et le Cabana Club entrent dans la légende en 1956 pour le film La Femme modèle, servant de décor au tournage d’une scène entre Gregory Peck et Lauren Bacall, dans le film de Vincente Minnelli. À la fin de la décennie, l’hôtel est définitivement sacré quand Marilyn Monroe et Yves Montand y séjournent durant le tournage du film Le Milliardaire. Le groupe The Eagles ira jusqu’à choisir un cliché du Beverly Hills pour leur album Hotel California en 1976…

Rodeo Drive, La Route du Luxe

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Avant d’être considérée comme le temple du shopping mondial, Rodeo Drive est avant toute chose une route permettant d’accéder au lieu-dit  ‘El Rodeo de las Aguas’, là où un ranch s’est planté. C’est dans les années 50 que les stars d’Hollywood font de Beverly Hills leur lieu de résidence. Il fallait donc un espace commerçant à la hauteur de sa population ; c’est chose faite dans les années 70. Là, en 1967, un certain Fred Hayman fonde sur Rodeo Drive Giorgio Beverly Hills, la première boutique de luxe de la rue. Surnommé le ‘père de Rodeo Drive’, l’homme développe un magasin aussi fantasque que pointu – un lieu éclectique avec une atmosphère de club, une salle de lecture, de billard et un bar. Le créateur de ce que l’on nomme le West Coast style, Fred Hayman, a ainsi fait de Giorgio Beverly Hills sur Rodeo Drive la destination shopping incontournable. Le magasin dès lors devient l’endroit pour voir et être vu.

Très vite, attirées par cette rue à l’architecture résolument européenne et sa renommée mondiale, d’autres boutiques lui emboîtent le pas : c’est d’abord Aldo Gucci qui ouvre un emplacement en 1968, puis Van Cleef & Arpels seulement un an plus tard. En 1977, le Rodeo Drive Committee veut imposer cette rue comme un moteur économique pour Beverly Hills, mais surtout comme la destination numéro 1 du shopping. C’est ainsi que ses membres lancèrent une campagne de publicité destinée à imposer Rodeo Drive comme l’épicentre d’un style de vie élitiste, glamour et finalement très ‘célèbre’. Aujourd’hui, la rue est parsemée de boutiques de luxe renommées pour leur ambiance quelque peu différente – de Chanel à Dior, en passant par Fendi, Porche, Jaeger-LeCoultre ou encore Lacoste, pas un seul des grands noms de la mode ne manquent à l’appel… Balenciaga a d’ailleurs ouvert les portes de son premier flagship sous l’impulsion de Demna Gvasalia. Mais dans l’imaginaire collectif, c’est aussi et surtout la scène mythique du non moindre iconique film Pretty Woman, où une Julia Roberts attifée arpente Rodeo Drive à la recherche de la parfaite toilette, qui définit tout de l’allure Rodeo Drive. Le quartier de Beverly Hills et son artère principale se sont ainsi imposés comme l’épicentre d’un luxe à l’Américaine.

Le Pink Palace, La Légende D’Hollywood

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A l’instar d’Hollywood, l’histoire du Beverly Hills Hotel est toute faite de glamour, de luxe et de romance. C’est en 1912 que l’hôtel est construit – avant même que la ville ne prenne le nom de Berverly Hills. Dans l’espoir d’enflammer une ruée vers la région, le développeur Burton Green, président de la Rodeo Land and Water Company, décide d’acheter des terres jusque-là détenues par le gouvernement Mexicain. C’est là, dans les contreforts des Montagnes de Santa Monica, qu’il a l’idée de construire un hôtel spacieux, stylé et audacieux – il charge alors Margaret J. Anderson de penser l’architecture. Avec des revêtements en stuc blanc et des tuiles en terre cuite, l’hôte prend d’abord le nom de Beverly Farms, un nom qui rappelle sa maison du Massachusetts. Très vite, l’endroit attire en effet le tout Hollywood, charmé par l’environnement décontracté et le service sans faille. En 1959, c’est là que l’écrivain et mari de Marilyn Monroe, Arthur Miller, persuada un Clark Gable quelque peu hésitant de jouer dans Les Désaxés, écrit par le dramaturge.

Situé sur Sunset Boulevard, l’hôtel 5 étoiles est ainsi entouré de 12 hectares de jardins tropicaux luxuriants et de fleurs exotiques… Un régal pour les âmes sensibles qui trouve dans l’architecture originale et le design d’intérieur époustouflant un écho à leur imagination. Des séjours extravagants dans l’un des bungalows privé et isolé, l’hôtel en a à raconter. Par exemple, en 1960 lors du tournage du Milliardaire, Marilyn Monroe et Yves Montand ont entretenu une liaison dans les bungalows 20 et 21. Le Bungalow 7 était le préféré de Marilyn – il s’appelle désormais Norma Jean. Quelques années plus tard, c’est le couple légendaire Elizabeth Taylor et Richard Burton qui forge un peu plus le mythe de l’endroit : ils avaient en effet passé leur lune de miel dans l’un des bungalows. D’ailleurs, Elizabeth Taylor fera de même, avec les 4 lunes de miel suivantes…

Le bar Nineteen12, nommé d’après l’année où l’hôtel a ouvert, est un aussi l’un des points forts du Pink Palace : cocktails exclusifs et des vues spectaculaires sur les couchers de soleil de Californie, il n’y a meilleure complexion que celle qui lie les merveilles de la mixologie à l’environnement. Finalement, le Beverly Hills Hôtel incarne plus d’un siècle de rencontres, de liaisons, de scandales et d’anecdotes qui nourrissent le mythe de l’hôtel Californien. De John Lennon et Yoko Ono qui passèrent toute une semaine dans un lit (commandé spécialement par Marlene Dietrich) dans le Bungalow 11, à Rex Harrison de My Fair Lady, qui aimait bronzer dans le plus simple appareil – un mouchoir de couleur différente chaque jour pour protéger son anatomie – et la légende nourrit finalement le mythe.

 

L’Hotel Bel-Air, le Royaume Enchanté de Los Angeles

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Toute la force de l’Hôtel Bel-Air Los Angeles réside sans doute en ce qu’il est un lieu planté dans un cadre divin et isolé, entouré des merveilles de la nature. L’un des plus prestigieux 5 étoiles de Los Angeles compte ainsi 91 chambres et suites sur douze hectares de jardins nichés sur Stone Canyon. Construit en 1946 par l’entrepreneur texan Joseph Drown, l’Hôtel Bel-Air est surtout connu pour ses lacs sur lesquels de magnifiques cygnes ont élu domicile, juste en face de la splendide bâtisse… Entièrement rénové en 2009, le Bel-Air est une véritable légende dans le monde de l’hôtellerie !

Il faut dire que l’alliance entre un design audacieux et un charme historique certain, donne à son allure coloniale un décor propice au bien-être, le tout élevé dans la modernité des matériaux sélectionnés pour leur élégance discrète. Un goût propre au Bel-Air qui peut se lire comme la complexion du romantisme sophistiqué d’une décoration à la Française et du glamour Hollywoodien des années 1930… Et justement, c’est parce que le Bel-Air est soucieux de maintenir sa légende qu’il a fait de son environnement l’une des clés à préserver : l’hôtel a ainsi su conservé plus de 450 arbres historiques. Plus de 4 000 plantes et végétaux furent soigneusement retirés puis replantés autour du Swan Lake afin de maintenir l’extase provoquée par l’époustouflante jardin luxuriant entouré de sublimes bougainvilliers roses… Et, au cœur de ce jardin, c’est le restaurant Wolfgang Puck qui promet de prendre soin des invités…

Justement, si l’hôtel Bel-Air est resté si fameux tout au long des années, c’est bel et bien à une clientèle conquise par un savoir-recevoir hors nome qu’il le doit. Judy Garland ou Bette Davis, Lauren Bacall et Paul Newman, Robert Redford et Jimmy Stewart… On compte aussi les noms d’Audrey Hepburn et celui Grace Kelly, époque actrice, parmi les étoiles ayant fréquentées et ainsi forgées toute la réputation de l’hôtel. Grace Kelly faisait d’ailleurs souvent une entrée très remarquée  dans la salle à manger, tous les jours pour le petit-déjeuner – plutôt que de prendre le service de chambre. Lorsque son mari Prince Rainier est arrivé pour leur première visite ensemble, elle a voulu l’introduire à tous les employés de l’hôtel… C’est donc cela le Bel-Air, un hôtel chargé d’histoire qui inspire – à l’instar de Truman Capote, qui y séjourna en 1966 avant de décoller en direction de New-York pour y célébrer le succès de In Cold Blood, avec son maintenant mythique bal masqué !