Bûche Lenôtre x Pierre Frey

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Tous les ans, le fameux pâtissier Lenôtre propose de délicates créations en édition limitée à l’occasion des fêtes de fin d’année. Après Starck, Karl Lagerfeld ou Louis de Broglie, Patrick et Pierre Frey ont été invités à revisiter ce dessert traditionnel du dîner de Noël. Le fabriquant de tissus haut de gamme nous fait retomber en enfance, avec cette pâtisserie faisant allusion au conte d’Hansel et Gretel, jolie maison faite de pain d’épice et de bonbons.

Installée initialement au 47 rue des petits champs, la boutique Pierre Frey est ici rééditée dans une version savoureuse. Les murs sont parés de tissus colorés en pâte d’amande, les meubles confectionnés en calissons, en chocolat noir, blanc ou en gianduja, pour un résultat plus vrai que nature. Les textures et les saveurs se mélangent ici avec une mousse au chocolat au lait et à la passion. Des biscuits croquants au praliné, graines de tournesol et fruits secs torréfiés. Ces parfums sont relevés par la sauce à l’ananas, au citron, et au poivre de Tasmanie infusé à la vanille, afin de proposer aux gourmets une véritable explosion de saveurs chaleureuses et exotiques.

Louis Vuitton, Célébration du Monogram

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Le monogramme de la maison Louis Vuitton, deux lettres entrelacées, sont à elles seules le symbole d’une histoire, d’un patrimoine et garant d’un savoir-faire traditionnel à la française. La toile Monogram de la maison Louis Vuitton, utilisée par Georges Vuitton depuis 1896 en remplacement du damier, est aujourd’hui un sceau connu et reconnu internationalement. Cette signature artistique est composée des initiales L et V, hommage à Louis Vuitton, elles même cerclées de trois autres motifs dont, un diamant concave scellant en son centre une fleur, une unique fleur aux couleurs inversées puis un cercle renfermant une nouvelle fleur  de forme concave. Véritable allégorie de l’excellence, reconnaissance universelle, tant de caractères personnifiés au travers de cette empreinte qui, ce jour, cent soixante ans après la création de la maison, s’aperçoit reconsidérée par 6 créateurs et artistes pour une édition limitée renversante.
Depuis sa création, le Monogram Louis Vuitton a été revisité maintes fois, notamment par d’habiles et expérimentés artistes tels que Richard Prince ou Takashi Murakami. Une nouvelle étape est en marche avec « icône et iconoclastes », un projet finement intitulé à l’initiative du directeur artistique Nicolas Ghesquière et de la directrice générale adjointe Delphine Arnault. Récemment annoncé, cet événement en corrélation avec les 160 ans de l’ouverture de la première boutique Louis Vuitton rue Neuve-des-Capucines, vise à célébrer autant l’anniversaire que la toile monogrammée en elle même, « le célébrer tout en défiant les règles du classicisme » selon Delphine Arnault. Pour cela, six éminents artistes, chacun excellant dans son domaine ont été invités à revisiter, selon leur inspiration cette iconique toile. Le chausseur Christian Louboutin, la photographe Cindy Sherman, le couturier Karl Lagerfeld, la styliste Rei Kawakubo, le designer Marc Newson et l’architecte Frank Gehry, heureux élus de la célèbre griffe vont devoir imaginer et interpréter à leur manière, un bagage ou un sac à main en toile, intégrant le sigle mis à l’honneur. Chaque artiste, ayant reçu carte blanche de la part de Nicolas Ghesquière, va pouvoir, tout en restant fidèle aux codes Louis Vuitton, exprimer sa vision du célèbre logotype.
Du design industriel de Newson à l’anticonformisme de Kawakubo, l’objectif est clair, comme l’explique la vice présidente « Nous souhaitions faire appel à des personnalités qui travaillent avec audace, à la fois avec leur esprit et avec leurs mains. J’ai trouvé cela fascinant et amusant de les réunir et de voir leurs différents points de vue sur le Monogram ». Ces modèles d’exception, réfléchis par certains des plus grands artistes de talent de cette époque seront dévoilés lors de la soirée de lancement le 7 novembre prochain tandis que la collection sera quant à elle, disponible dans une sélection de magasins Louis Vuitton. Un projet captivant d’un point de vue artistique mais aussi, comme l’affirme une fois de plus Delphine Arnault « très spécial parce que les personnalités qu’on a choisies sont fascinantes ».

Le Tailleur Chanel Collection Croisière

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La collection Chanel à Dubaï conjugue la couture occidentale aux inspirations orientales. Le résultat : des tenues riches et féminines, fantasmées et créées. L’art oriental est ici retravaillé de façon contemporaine, voire futuriste. Il est si évident de voir dans le traitement des tissus un défi à la perception immédiate : des grappes de perles, des géométries tridimensionnelles, pour des lignes en décomposition de tweeds et de patchworks. Le directeur artistique réinvente les grands classiques de la marque : dans un mélange de matières, de coupes et d’imprimés, Lagerfeld donne sa vision du style oriental.

La Petite Robe Noire Collection Croisière de Chanel

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1926 : le modèle inventé par Coco Chanel va à l’essentiel : la coupe est simple, les manches sont longues et la longueur aux genoux. Ce caractère monacal fait de la robe une pièce de mode révolutionnaire, totalement à contre-courant.

2014 : la pièce gagne en tact dans la coquetterie pour un cachet digne du lointain Orient. Pour la collection Croisière 2015, Karl Lagerfeld fait de Dubaï sa nouvelle ville d’exploration. En s’inspirant du travail orientaliste de Paul Poiret, le Kaiser rappelle à notre temps le duo robe/pantalon. Ici, la petite robe noire de Gabrielle se pense en manches crevées, mais, au genou en tissu fluide, elle s’arbore avec un air décontracté sur des pantalons inspirés de la tradition arabe. Un noir pantalon moulant attaché dans le bas avec des boutons d’argent qui donne à la silhouette Chanel tout le charme enchanteur des princesses orientales.

Massaro, Chanel et la Sandale Bicolore

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En effet, c’est de l’opportunité entre Raymond Massaro et Gabrielle Chanel qui, à l’époque, entretenaient une relation de travail forte qu’est née une véritable icône au sein de la maison rue Cambon. De cette étroite collaboration naquit à la fin des années 50, la renommée sandale bicolore Chanel. Massaro proposa alors à Mademoiselle Chanel de laquelle il dit encore aujourd’hui « Elle était d’une intelligence hors du commun », de lui façonner un soulier décomposé, une partie beigne accompagnée d’un bout délicatement carré de couleur noire. Ce soulier à la fois pratique et élancé, du haut de ses 6 centimètres de talon, est comme toute création provenant des ateliers Massaro confortable et chic. Le fruit de cette collaboration fut rendu possible grâce à la formidable acuité de Massaro dans la création, non seulement dans la confection du soulier au travers des dessins, des formes, mais aussi dans la prise en compte du vêtement qui sera assorti à celle-ci. Une aubaine pour Chanel alors au sommet de son art dans la couture. Une ligne directrice commune pour les deux artistes associés, apporter l’excellence à leurs clientes.

Chez Massaro, que le soulier soit fait d’une des dizaines de peausseries luxueuses présentent en atelier, qu’il soit mat ou brillant, le raffinement issu de la main du maître artisan perpétue sans cesse l’héritage bottier français ; la sandale bicolore concoctée pour la maison Chanel n’y fait pas défaut. Massaro, bottier d’exception et maître d’art français sait faire rêver toute personne amoureuse de chaussures luxueuses. Avec son style graphique propre, il fait de la sandale bicolore un objet phare, porté par les grands de ce monde, de Marlène Dietrich à Catherine Deneuve en passant par Romy Schneider. La sandale bicolore, coupée dans un chevreau beige et accompagnée de sa pointe en satin noir permettant d’allonger la jambe sans détirer le pied, reste une référence de la maison Massaro ainsi que de son époque, et l’influence du vestiaire masculin cher à Chanel s’y retrouve pour offrir au monde de la mode, une véritable référence en matière de souliers féminins.

Aujourd’hui encore, les souliers bicolores continuent d’être réinventés rue Cambon et Massaro fait dorénavant partie des « métiers d’arts » acquises par Chanel.  Ce qui fait de la maison Massaro une maison à part depuis sa création en 1974, tout comme pour la maison Chanel, réside dans le savoir-faire artisanal mais aussi dans l’esprit familial. Au delà de la forte notion d’artisanat et d’héritage, le bottier Massaro, souligne l’importance de la relation, partant de la prise d’empreintes et la mesure du pied jusqu’à la réalisation du prototype puis les essayages et ajustements, le tout pour une trentaine à une cinquantaine d’heure de travail pour finaliser une paire. Durant ces six semaines de patience et de labeur, la confiance qui s’installe entre le client et l’artisan est primordiale autant pour l’heureux requérant de rareté que pour le bottier qui se remet perpétuellement en question pour parfaire son art. Dans cette recherche constante d’excellence, fort similaire à l’activité de la maison Chanel, autant aujourd’hui que du vivant de Gabrielle Chanel, le bottier écoute et pourvoit à chaque caprice de ses clientes, que ce soit des particuliers ou bien pour des collections hautes coutures. La rigueur est bien le maître mot du métier, un mot bien connu, en son temps, par Gabrielle Chanel qui, comme Raymond Massaro insistait sur le fait que, le soulier tout comme l’habit, ne sont que détails signant une allure, la silhouette de celle qui les porte.

Les Running Shoes de Stella McCartney Pour Adidas

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La fille de l’ex-Beatles Paul et de la photographe américaine Linda McCartney affiche, dès 13 ans, un intérêt vif et croissant pour la mode ; à cet âge, elle commence à penser et à fabriquer ses propres vêtements. Trois ans plus tard, elle multiplie les stages, notamment auprès de Christian Lacroix. Mais c’est par une voie toute lambda qu’elle choisit d’atteindre la reconnaissance de ses pairs : diplômée du Central Saint Martin’s de Londres, son show de fin d’année la fait devancer tous ses camarades quand, pour un défilé tout à fait informel, Stella obtient des mannequins Kate Moss et Naomi Campbell de défiler pour elle. En 1997, elle embarque avec elle sa fidèle acolyte Phoebe Philo dans l’aventure de la maison parisienne Chloé, où elle succède à Karl Lagerfeld en tant que directeur de la création. Stella McCartney n’y fera qu’un bref passage, car déjà, on lui parle de fonder sa propre maison ; peu de temps après, la griffe éponyme voit le jour. Il faut dire que sa particularité est de taille ; reprenant le combat de sa mère Linda, Stella fait de la lutte pour le droit des animaux un des piliers de sa création : dans une industrie où la fourrure, pis le cuir, sont d’utilité courante, elle refuse d’utiliser tout type de cuirs ou de fourrures.

Depuis 2005, la maison Stella McCartney et Adidas lient les univers de la mode et du sport autour de l’idée d’une collaboration devant aboutir à un nouveau type de vêtements à destination des femmes sportives. Celle qui a dessiné les tenues de la Grande-Bretagne pour les derniers JO de Londres réalise ainsi une collection de vêtements de sport haute-performance adaptée à des disciplines de plus en plus nombreuses. Du jogging au yoga en passant par les sports d’hiver et le surf, la collection Adidas by Stella McCartney lance cette année des baskets déclinées en plusieurs modèles, dont la Trochilus. Dotée de la technologie propre à Adidas, la Boost – une mousse composée de milliers de capsules chargées de stocker et de libérer l’énergie à chacun des pas – ces runnings offrent, en plus d’un design incomparable inspiré des couvertures des livres vintage, un confort maximal durant l’effort grâce à sa tige Techfit qui, en étant sans couture, est en mesure de suivre les mouvements naturels du pied. Véritable accessoire de mode, leurs coupes élégantes, leurs contours nets et le confort qu’elle offre se déclinent sur des imprimés multicolores, total black, en léopard turquoise et noir, et pour les femmes en quête de délicatesse, un modèle est même agrémenté de dentelle…

Flashback 2012 : Le Houla Hoop Bag de Chanel

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Le noir pour l’énergie. Le blanc pour la pureté. Ajoutez à cela le classique… matelassé et des formes généreuses et oversize, cela donne naissance à un nouvel objet de désir : le houla hoop bag. Une fois de plus, c’est un accord sans fautes pour la maison Chanel.

Cet “Objet de Mode Non Identifié” dépasse les limites de la fonction première du sac. Karl Lagerfeld le dit lui-même : “C’est pour la plage. On a besoin de place pour les serviettes de bain, après tout. Et après, on peut le mettre dans le sable et s’en servir pour accrocher des choses dessus.

Imaginez-le parmi les vestes à pois-perles, les mini-robes trapèze en tweed d’été ou encore les tailleurs graphiques à jupe courte qui ont rythmé le défilé Chanel printemps/été 2013, le houla hoop bag est déjà un incontournable de l’originalité.

La Petite Veste Noire de Chanel

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L’unique but de Coco était d’habiller la femme le mieux possible : dessiner le buste, allonger la taille, dégager les bras. Sous le tissu, les coutures de la petite veste noire témoignent de cette histoire. 

A Salzbourg, la dame aux camélias croise, dans un hôtel, un liftier dont l’uniforme appelle à elle l’image d’une veste à quatre poches. On raconte que son amant de l’époque, le duc de Westminster, lui lègue ce goût proprement british pour le tweed. Sans surprise, la couturière opte pour cette chair : une laine moins lavée afin d’y garder souplesse et moelleux. La peau est invitée  à côtoyer la veste à travers la soie, le taffetas et le jersey. Le perfectionnisme qui meut l’avant-gardisme de la demoiselle la conduit à ouvrir le monde de la Mode à une petite veste aux lignes nettes.

Coupée droite, la jaquette est articulée de manière à donner une aisance aux mouvements : Chanel veut des femmes gracieuses, de celles dont les pas glissent. Le devant du vêtement est monté en fil droit, sans pince poitrine, faisant de ce tissu un tout. Le dos en est séparé par une simple colonne de coutures. Le secret de ce tombé parfait : une chaînette dorée ourle la doublure. Devenue depuis signature de la maison, seule à employer cette technique servant l’impeccable verticalité. 

Pour Gabrielle Chanel, tout devait avoir une fonction et, elle se devait d’être pratique. Son esprit se distille dans chacune des parties de son chef d’oeuvre. Les quatre poches devaient être en mesure d’abriter un mouchoir, un bout de papier ou, un briquet. Quant aux manches montées au sommet de l’épaule, l’aspect étriqué n’est illusoire : grâce à une pièce de tissu placée juste sous l’aisselle, le mouvement du bras se libère du carcan du vêtement.

Des galons enserrés de cordons y sont apposés : libre et inventive, ils sont la matérialisation de l’imaginaire Chanel. Chacun d’eux était singulier, car « par principe, j’invente toujours, je ne fais rien qui existe déjà. Je me consacre à l’unique » disait Gabrielle Chanel. D’or, de soie, ou d’argent, ils sont néanmoins toujours en complexion avec les boutons. Traitées comme de précieux bijoux, les attaches ont pris vie sous différents traits, dont les plus aimés par la créatrice étaient ceux à tête de lion. 

La petite veste continue d’enchanter. Déjà un an que l’exposition qui lui était consacré posait ses valises au Grand Palais à Paris. Karl Lagerfeld a su maintenir encore cette année dans sa collection Printemps-Eté 2014, cet héritage tout en y posant sa patte : les motifs de boutons s’agrandissent avec le double C, le trèfle à quatre feuilles ou le Camélia ; se colorant de différentes teintes selon les saisons. Finalement, c’est une sorte d’éternelle jeunesse que véhicule cette pièce qui, par ailleurs, est la plus copiée au monde.