La Toile Oblique De Dior, Signe De Désir

Une toile oblique imaginée en 1967, devenue cette année l’une des plus recherchées — le Canvas oblique Dior est une icône luxe et pop.

La Toile Oblique Et Marc Bohan

Le couturier à la tête de la création la maison Dior durant trois décennies est certes un peu moins populaire qu’Yves Saint Laurent ou John Galliano, mais il n’en reste pas moins derrière l’une toiles les plus iconiques de la galaxie.

C’est lui qui, en 1967, tire des archives de la maison Dior cette toile évènement. La toile oblique tire son nom de la collection du même nom, dessinée par Christian Dior pour l’Automne/Hiver 1950-1951. Mais elle n’apparaît en boutique qu’en 1969, lors de la collection Printemps/Eté.

L’imprimé signe alors ce cabas tiré de la collection. Dès 1974, la toile oblique devient l’élément clé de la boutique homme de Christian Dior — du sol, aux marches de l’escalier, elle devient l’élément de la grammaire Dior Monsieur.

La Toile Oblique, L’Icône Populaire

Si elle reste quelques années de côté dans les tiroirs de la maison, c’est John Galliano qui va l’introduire définitivement dans l’univers de la pop culture. En renversement l’échelle des valeurs de la maison, il imprime à tout va la toile Oblique sur des pièces en accord avec l’époque.

Dans les années 2000, elle est partout — sur des publicités sugestives, sur l’icône qu’est le Saddle Bag, des clips de MTV aux jambes des starlettes de l’époque… La toile Oblique atteint le paroxysme de sa notoriété sur cette publicité du Printemps/Eté 2000 avec Gisèle Bundchen.

Et c’est tour à tour Maria Grazia Chuiri et Kim Jones qui vont remettre au goût du jour cet imprimé emblématique. La directrice artistique de la maison n’hésite à en imprimer d’autres icônes — le Saddle Bag, mais aussi le nouveau Book Tote…

Kim Jones quant à lui en fait un élément clé de sa couture streetwear — apposée par touche sur des sneakers ou en all-over sur des sacs et des complets, la toile Oblique est de nouveau au firmament du désir.

Symbole d’un savoir-faire sans cesse en accord avec son temps, la toile Oblique Dior va de paire avec une obsession pour les codes Dior. Des codes qui, à l’instar du gris Montaigne, du cannage et du léopard, ont encore beaucoup à apporter à la mode contemporaine.

La Air Jordan Signée Dior

L’objet du désir de cette saison 2020 est signé Kim Jones pour Dior — une collaboration inédite entre la maison de l’Avenue Montaigne et la marque Jordan aboutit en effet sur la Air Jordan 1 High OG Dior. Une basket très spéciale.

La Collection Capsule Dior x Jordan

C’était à Miami, il y a quelques mois. Dior Homme présentait sa collection Automne/Hiver 2020 avec, en prime, une collection capsule réalisée en collaboration avec la marque Jordan. Une ligne de prêt-à-porter complétée d’une basket hautement symbolique. La jonction de deux mondes jusque là opposés qui, sous la houlette du très talentueux Kim Jones, ouvre des perspectives inédites.

Transcendant avec talent le sportswear et le tailoring, cette collection met surtout en vedette l’iconique Swoosh de Nike piquée du légendaire logo Dior Oblique — évidemment teinté de la couleur clé de la maison, le gris Trianon.

Travis Scott En Vedette

Cette vision contemporaine et décomplexée du luxe achève de se mettre en scène à travers la personne de Travis Scott. Le rappeur Américain prend la pose dans ce nouvel objet icône en prenant soin de célébrer le Jump Man, aka Michael Jordan. Un effet graphique qui fait écho à la Air Jordan 1 High OG Dior — prônant non sans une certaine subtilité, la liberté créative et l’audace de Kim Jones. Attention, l’objet sans doute très demandé sera disponible dès Avril 2020.

Le Sac Cannage du Printemps/Eté 2019

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La première collection de Kim Jones pour la maison Dior semble avoir remplie toutes les attentes — du tailoring ultra-précis en passant par les références aux codes clés de la maison, le Britannique a dévoilé au coeur de la cour de la Garde Républicaine à Paris une collection éminemment fraîche, éminemment Dior! Autour d’une sculpture réalisée par l’artiste Kaws faite de 70.000 fleurs (majestueux clin d’oeil à la passion de Monsieur), la collection Homme Printemps/Eté 2019 mettait à l’honneur la vision d’une masculinité franchement plus sensuelle. 

Au bras de ces hommes romantiques, virils car élégants, une pièce inédite captait toute l’attention. Des sacs format weekend réalisés à partir du mythique cannage de la maison. C’est qu’à l’époque même de Monsieur Dior, les invités étaient accueillis dans les salons du 30, avenue Montaigne, installés sur d’élégantes chaises de style Napoléon III. L’assise était réalisée en cannage, couleur claire… Depuis devenu l’une des griffes emblématiques de la couture Dior, le cannage est aujourd’hui le tressage clé d’une pièce ultra-désirable. 

Découpé au laser, le cannage ici passé par le filtre Kim Jones gagne en pertinence. En puisant ainsi dans l’inépuisable grammaire Dior, le nouveau directeur artistique de la maison fait une proposition forte et raffinée, assurément dans l’ère du temps. Un sac en toute transparence qui fait écho à ce puissant savoir-faire haute couture! Kim Jones en est convaincu:  « Pour moi, Dior est le meilleur du meilleur. » Une assertion assurément partagée par le prestigieux par-terre d’invités, de Takashi Murakami et Karl Lagerfeld, Naomi Campbell et Kate Moss, Bella Hadid et A$AP Rocky. 

 

Doria Arkoun

Le Costume Oblique Dior pour le Printemps/Eté 2019

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Samedi 23 juin, pour son premier défilé signé sous la bannière de la maison Dior, Kim Jones embarquait l’assistance au coeur de la cour de la Garde Républicaine à Paris. Autour d’une gigantesque sculpture de fleurs réalisée par l’artiste Kaws, la collection du Printemps/Eté 2019 distillait une nouvelle vision de l’homme Dior — un homme qui, fidèle aux codes de Monsieur, n’en oublie pas moins le côté pop et fun de l’époque. Justement, cette sculpture décalquait avec fraîcheur l’homme Dior mi-humain mi-nounours qui, à son bras, tenait une sculpture de Bobby, le chien de Christian Dior.

« Les archives et le patrimoine Dior sont incroyables, et on ressent un tel respect de ce passé… Ce sont d’inépuisables sources d’inspiration pour mes collections » précisait Kim Jones. Et il est vrai que l’homme du Printemps/Eté 2019 tire son élégance de la ligne oblique imaginée par Monsieur en hiver 1950. Evidemment actualisé au contact d’un tissu fluide et éminemment sensuel, le costume iconique de Dior s’approprie l’asymétrie et l’accentuation des volumes initiés par le fondateur cet hiver 1950. La veste se pense cette fois croisée et, portée ouverte, la voilà savamment retenue par une longue patte. Baptisée Oblique, le costume se teinte en rose gourmand…

« Où que vous alliez dans le monde, il n’y a qu’à regarder la façon dont les jeunes s’habillent, ils font preuve d’une grande ouverture d’esprit. C’est de la mode masculine, mais la mode masculine d’aujourd’hui » — Kim Jones n’a pas son pareil pour revisiter les codes d’une illustre maison. Ici donc, la ligne oblique habille l’homme de son époque! Fraîche et joyeuse, la collection du Britannique semble en effet renouer avec l’essence de Dior; une maison qui perpétue le savoir-faire des grands maîtres tailleurs, sans une once d’affectation. Ici, on remarque surtout la somptuosité d’un tel costume! L’artiste japonais Takashi Murakami, Karl Lagerfeld, Naomi Campbell, Kate Moss ou encore Lenny Kravitz ne pouvaient qu’acquiescer. 

 

Doria Arkoun 

La Toile Monogramme Habille l’Homme Vuitton de l’Automne/Hiver 2018

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Le monogramme Louis Vuitton est sans aucun doute la signature, le logo le plus iconique de tous. Imaginé la fin du XIXe siècle pour contrecarrer les plans des contrefacteurs, le motif est devenu au fil du temps le sceau d’une qualité irréprochable, celui d’un mode de vie dédié au voyage, à l’exploration bref, au rêve et à sa réalisation. Emblème le plus connu de Louis Vuitton, malletier des Empereurs et des Maharadjahs, le monogramme est pensé dans un camaïeu de beige et de marron clair – des motifs semi géométriques et végétaux entourent les initiales du fondateur.

            Une fleur quadrilobée, une étoile à quatre branches, un losange convexe ajouré en négatif… Voici que pour sa collection Automne/Hiver 2018, Kim Jones parvient à mêler le mythique logo à un tailoring puissant qui le fait entrer dans le vestiaire de tous les jours. Avec tout le talent qu’on lui connait, le tout juste ex-directeur artistique de la ligne homme de Louis Vuitton, parvient en effet à éviter l’écueil « du trop » pour définitivement consacrer la silhouette griffée de la prochaine saison.

            Oui, il est incontestable que ce look entrera parmi les must-have, et les icônes du vestiaire masculin. S’agissant en effet de l’ultime collection du britannique pour la maison, on ne peut que sous-estimer aujourd’hui la portée d’une telle silhouette. Un look très actuel qui puise dans le grand héritage de Vuitton tout le panache du style – ou quand les lignes intemporelles rencontrent la frénésie d’aujourd’hui pour les griffes.

 

Les Icônes Masculines de Louis Vuitton

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L’histoire de Louis Vuitton est peut être indéniablement liée à la marche de l’histoire. Lorsque Louis Vuitton fonde sa maison en 1854, les créations du malletier sont d’une telle ingéniosité qu’elles s’attirent rapidement les faveurs de plus d’un pionniers du voyage et de l’exploration. Il faut dire que la serrure incrochetable est par exemple un argument de poids… En 1868, le malletier équipe ainsi l’explorateur Français Pierre Savorgnan de Brazza pour son expédition au Congo. Louis Vuitton réalise alors une malle contenant un lit dépliable en toutes circonstances. Le dernier empereur de Russie, le Tsar Nicolas II, charge aussi le malletier de la confection de tous ses bagages.

Il offre d’ailleurs tout un nécessaire de voyage griffé LV à sa maîtresse Française, Louise Octavie Bohy. Ainsi, lorsque la maison célèbre son 150e anniversaire en 2004, elle porte avec elle un héritage aussi précieux qu’extraordinaire. Toujours inégalée dans la bagagerie, Louis Vuitton est aujourd’hui une maison qui excelle dans la mode, la joaillerie, le soulier et l’horlogerie. Alors, lorsqu’il est question de lier la griffe à une personnalité, c’est bien souvent vers les visionnaires, les pionniers et les hommes qui dépassent les limites du possible que la maison du 101 Avenue des Champs-Élysées aime se tourner.

 Sa tradition d’accompagner les explorateurs aux quatre coins du monde, Louis Vuitton la travaille encore aujourd’hui dans ses collections – c’est par exemple la boots à lacets pour explorateur imaginée par Kim Jones en 2013 ou encore la silhouette de baroudeur imaginée pour le Printemps/Eté 2018 . Il est ainsi peu surprenant de voir un homme de la trempe de Buzz Aldrin, premier homme à avoir marché sur la Lune, prêter son image à la maison pour célébrer les 40 ans du premier alunissage. Autre héro inattendu des campagnes Louis Vuitton, Michaël Gorbachev, dernier chef de l’URSS. L’homme politique Russe philosophe alors en légende la campagne shootée par Annie Leibovitz, en affirmant  sans poésie : « Un voyage nous met face à nous-mêmes »…

Et puisque le dépassement de soi et des limites du corps sont aussi une façon de repousser les frontières du possible, Louis Vuitton aime faire des grands sportifs les icônes de ses campagnes. Pelé et Zidane pose ainsi en 2008 là aussi sous l’objectif d’Annie  Leibovitz. En 2012, la maison continue à mettre en avant « des figures emblématiques, qui incarnent un sens de l’exploit et de l’engagement » à l’image du champion de boxe et activiste Mohamed Ali en compagnie de son petit fils. La même année, c’est le nageur le plus médaillé de l’histoire, Michael Phelps qui fut choisi par le malletier Français pour incarner ses valeurs… Une façon d’ancrer les icônes masculines de Louis Vuitton dans l’histoire de l’humanité.

L’Attaché-Case Louis Vuitton – Automne/Hiver 2016

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Pour la saison prochaine, Kim Jones a choisi pour cœur de sa collection l’allure du dandy-esthète à la française ; et, qui mieux qu’Alexis, alias le baron Rédé, pour l’incarner ? Peu soucieux de célébrité médiatique, Alexis Rosenberg a vécu d’élégance et de goût, dans un faste qui éminemment séduisant. Ainsi fut l’homme qui servit de point de départ à la collection Automne/Hiver 2016 de la maison Vuitton. Chic, non ?

Sur les vêtements, l’influence se traduit le long de teintes un peu en sourdine, un calibre de tenue militaire, et une esthétique plus ancienne marine française qu’artiste embourgeoisé. Tout en sérénité, Kim Jones aime ainsi à diffuser une masculinité racée, affirmée et charmante quand, au passage d’une chemise de soie, c’est Jean Cocteau, autre figure marquante de la période Art Déco, qui semble avoir été convoqué pour la saison prochaine.

Mais le directeur artistique n’en oublie pas l’utilité et l’ornement qui sont des thèmes constants chez Vuitton. Une maison dont l’objectif principal fut d’accommoder sa clientèle au changement d’époque ne peut aujourd’hui prétendre y soustraire. Jones a ainsi assombri les cultismes toiles monogramme dans une version noire et gris sombre, baptisée Monogram Eclipse. Mieux, portant haut la symbiose entre vêtements et accessoires, il a créé un intérieur doublé en miroir et conçu comme une mallette hyper-luxueuse… Un must-have, tout simplement !

Les boots à Lacets Louis Vuitton

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Nommé en 2011 nouveau directeur du style prêt-à-porter homme chez Louis Vuitton, le globe-trotter Kim Jones détaille les spécifications techniques du soulier de randonnée dans une chaussure qui garde toute cette allure. Modèle phare du défilé, c’est là autour du thème des voyages et des explorateurs que Kim Jones emboîte le pas de la maison Vuitton, et encourage l’invitation au voyage. Sous cette estampille, qui vient subtilement s’emboîter dans le talon de la bottine, les rangers se parent d’un luxueux cuir exotique. En cuir d’alligator, la semelle crantée et embellie de détails LV métalliques, ces bottes de randonnée sont, après tout, celle d’une marque de voyage. Pas étonnant que leur épaisse semelle, en gomme à l’extérieur, soit molletonnée à l’intérieur ; conférant souplesse et aisance immédiate. Couleur bleu pétrole, voilà là le chic et le charme songeur des grandes explorations.

Pour permettre à ces curieux d’exercer, Kim Jones use de la construction Blake, une technique de couture qui traverse de part en part l’ensemble de la structure. Le résultat est simple : cuir de haute volée et surpiqures bouleversantes sur l’architecture reptilienne. C’est la dimension profonde et luxe appropriée du fondateur Louis Vuitton que Jones perçoit avant tout dans la création de la maison éponyme. Cet Automne-Hiver 2013, en exploitant l’engouement du XIXè siècle européen pour le Japonisme, il regarde entre Paris et Tokyo : une vision globale qui, en plus d’avoir influencé le logo, inspire là le directeur du studio homme. Et pour ceux qui s’interrogent sur le nombre de collections que peut apporter l’inspiration du voyage, Jones répond : « Combien de pays sont-ils ? Environ 200 ? Eh bien, c’est 200 collections. »