La Nouvelle Campagne Dior J’adore

Compagnon intemporel venant illuminer la vie à chaque fois qu’il jaillit, le parfum J’adore de Dior a cela qu’il embrasse le cou de toutes les femmes, comme une ode de toutes les fleurs. Sans cesse réinventé depuis sa création, il est la senteur Dior par excellence : composition complexe mais imperceptible. Jamais ne faisant la démonstration prétentieuse de sa virtuosité, J’adore épouse en son coeur les fleurs rayonnantes qui allient les contraires, concluant des notes florales iconiques un ensemble attirant, inédit et terriblement mystérieux. Il y a d’abord l’Ylang-Ylang des Comores, puis sonne le fabuleux Jasmin de Grasse – emblématique du pays grassois, terre de Monsieur Dior lui-même. Enfin, l’accord capture l’essence de la Rose Damascena turque… Charnelle sans être pesante, la fragrance, souvent, est un lieu rêvé à la mesure du désir des femmes Dior.

Et voici qu’aujourd’hui Jean-Baptiste Mondino ouvre un nouveau chapitre de la passionnante saga du parfum J’adore. Dans ce nouvel opus, réalisé comme un nouveau départ : « Elle est à présent totalement libre, plongée dans une nature souveraine et débarrassée de tous les artifices. Son regard désigne ce qui importe aujourd’hui plus que tout : préserver notre planète et tout particulièrement l’eau qui est notre nouvel or. Elle nous dit que le luxe peut avoir du sens » explique le réalisateur. Justement, l’égérie Charlize Theron incarne à merveille la beauté et l’absolu du joyau intact qu’est J’adore en revenant aux fondamentaux – un luxe qui se cultive avec mystère, mais toujours sublime et complexe lorsqu’il épouse la Nature.

 

La Lady Dior S’envole sous L’objectif de Jean-Baptiste Mondino

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Le roman continue ; depuis six ans, Marion Cotillard incarne à merveille cet idéal de la femme Dior. A la romance dramatique de la campagne de 2013 succède cette année une campagne fraîche de romantisme. Pour l’iconique sac Lady Dior, la belle se glace sur papier en lévitant avec charme et élégance. Devant l’objectif de Jean-Baptiste Mondino, Marion Cotillard se fait libre et insouciante ; toute en grâce aérienne, la voilà sublimée, pleine de sensualité naturelle et pondérée. A son bras, le Lady Dior se pare de nouvelles traductions. En cuir fuchsia, en crocodile brun ou habillé d’imprimés floraux et graphiques, l’icône n’a jamais cessé de se métamorphoser : « Élégant et intemporel, il est toujours question de le renouveler de manière surprenante et créative ». Et cette année, l’accent est mis sur la féminité. Une féminité qui s’incarne pour se refléter à la fois en terme de couleurs et d’imprimés. Et ainsi, les nouvelles interprétations du sac iconique lèguent une représentation de la féminité moderne. A l’instar de son égérie, le Lady Dior se fait le fer de lance d’une élégance en dehors des modes ; libre de se réinventer avec une créativité toujours exagérée à se régénérer. Pour cette année, la maison Dior imagine une belle éthérée : Marion Cotillard se fait angélique dans des robes délicates. Glissée dans les pièces issues de la collection Pre-Fall 2014 dessinée par Raf Simons, l’actrice figure cette distinction, ce chic diorific, mais, comme ça, l’air de rien.

Une campagne rétro, sensuelle et sourdement sexy, en noir et blanc – la signature Mondino. Pour composer la réclame, le photographe est allé puiser son inspiration dans les sauts de Philippe Halsman. En 1952, ce dernier, alors qu’il photographiait la famille Ford pour le 50e anniversaire de la marque, eut l’idée de demander à Madame de sauter devant l’appareil. Ainsi il s’aperçut que le fait de sauter obligeait ses sujets à ne plus se concentrer sur l’apparence qu’ils voulaient se donner. En 2014, les sauts Mondino capturent la saisissante grâce d’une Marion imagée en danseuse de ballet. Comme une ballerine jetée dans les airs, Cotillard rebondit en réalité sur un trampoline. Dans les créations délicatement féminines de Raf Simons, sur la pointe des pieds, l’égérie est capturée à diverses phases d’une danse. Le fond gris, lui, assure de laisser l’attention centrée exactement sur l’essentiel : les nouvelles versions du sac iconique sublimées de l’aura affriolante de simplicité de l’actrice. Ultra féminine, Marion Cotillard donne la réplique aux versions cuir lisse à motifs floraux ou au cannage traditionnel du Lady Di. Jean-Baptiste Mondino met donc pour Dior en image le chic indéniablement Français, tellement imité, mais jamais égalé. Un chic qui, à l’image des clichés, renvoie le sac à son élégance atemporelle.

Le Cardigan Agnès b.

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« J’avais envie d’un sweat-shirt ouvert devant, avec beaucoup de pression pour qu’il ressemble à un vêtement de la Renaissance, un vêtement d’enfant pour grandes personnes ou le contraire ». L’histoire de la marque Agnès b., c’est avant tout une signature : celle de se donner la liberté de faire que comme on aime. L’origine du cardigan s’écrit durant l’été 1972. La jeune Agnès fend d’un coup de ciseau un sweat-shirt en son milieu avant d’y ajouter quelques attaches. En réalité, elle invente là l’emblème de son style : le cardigan-pression subit le sort des intemporels : la simplicité. Sans affolement créatif, Agnès enclenche ici une mode qui se vit selon l’air du temps ; un design qui ne vieillit pas. En 1979, le cardigan est officiellement édité à Paris sous l’estampille Agnès bet, rapidement, s’ancre comme l’indispensable d’un vestiaire indéfinissable : son écriture est si polyvalente que jamais il n’enferme la silhouette dans un style. Rapidement, le succès se présente ; Agnès b. devient l’emblème de la magie de l’effortless français et exporte son cardigan iconique d’une marque de mode hors de la mode. 
Un ADN qui s’adapte à chaque personnalité, mais qui ne rechigne pas à s’adapter : depuis son lancement, c’est 150 couleurs et plus de 40 variantes de tissus ou de formes pour un même patron unisexe. Toujours à la recherche de quelques inventions, la styliste en 1994, dans le cadre du Mois de la Photographie à Paris, invite des photographes à réaliser des représentations du cardigan-pression. Martine Franck, Bernard Faucon, Steve Hiett, Dominique Isserman et Jean-Baptiste Mondino détournent la pièce sous leur objectif et, sans envers ni endroit, en livrent leurs interprétations. Jusqu’au 14 septembre, en plus de nouveaux clichés et de croquis dessinés par Agnès elle-même, la styliste se dévoile lors de l’Exposition Cardigan de Singapour. Une exposition qui se modèle autour d’une lumière vivante qui chatoie d’immenses silhouettes du cardigan emblématique. Après quoi, c’est à Taipei, Taïwan, puis Hong-Kong avant Shanghai qu’elle s’exportera. En 2014, l’exposition voyagera aux Etats-Unis, avant de conclure son tour du monde par l’Europe, avec Paris pour dernière étape.