Inside Chanel Episode 23 : Coco à Biarritz

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Si à Deauville Gabrielle déjà révolutionnait les costumes de bains des élégantes, c’est à Biarritz que Chanel ancre définitivement sa maison de couture. En 1915, lors même que la Première Guerre mondiale éclate, s’apprêtant à renverser l’équilibre de tout un monde, Coco, elle, est sur le point d’imposer le nouvel ordre du chic. Sur la côté Basque, Biarritz alors attire l’aristocratie, la haute bourgeoisie et les artistes Européens en quête de sérénité – l’impératrice Eugénie y a ses habitudes ; Chanel bientôt y installera sa première maison de couture.

La première décennie 1900 met ainsi les femmes sur le devant de la scène ; palliant à l’absence des hommes partis en guerre, lors même qu’en Angleterre, les suffragettes font entendre leur voix – c’est dans ce contexte que Gabrielle Chanel initie une mode moins contraignante. Une attitude à son image. Elle les veut voir danser, et nager, sans entraves ; oser et aimer sans crainte des regards. A Biarritz donc, Boy Capel lui offrit son soutient financier, indispensable à l’acquisition d’un manoir du XIXe siècle, la villa de Larralde. Là, sur le trajet stratégique de la plage et du casino, Chanel inaugure sa première maison de couture – et c’est ici une autre bataille qui se joue.

En moins d’un an, les élégantes perçoivent le talent de Coco ; sa réputation est faite lorsque le magazine Harper’s Bazaar titre « la charmante robe chemise de Chanel. » A la fin de la guerre, en 1918, tout ce que l’Europe compte de tête couronnées, d’élégantes et d’esthètes s’habillent chez Chanel. Coco peut savourer sa victoire – elle est une femme célèbre, une couturière reconnue, une femme d’affaire, et une femme indépendante. Elle venait de rembourser les avances consenties par son amour Boy Capel. Le 22 Juin prochain, la maison Chanel diffusera ainsi l’épisode 23 d’Inside Chanel ; le récit de l’épisode Deauvillais de Mademoiselle, au fil d’images d’archives colorisées.

 

Inside Chanel N°22 : Coco à Deauville

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La vie, l’art et la création de Gabrielle Chanel sont intrinsèquement liés – son enfance, ses rencontres et ses voyages concourent à lui inspirer les grandes lignes de sa mode. L’épisode 22 d’Inside Chanel revient ainsi sur l’une des premières villes à avoir inspiré à Coco le style Chanel – l’une des premières villes à y succomber aussi. Deauville, au tournant du siècle, est alors une station balnéaire où la Belle Époque célèbre le bonheur retrouvé au lendemain de la guerre franco-prussienne. En 1912, âgée de 29 ans, Gabrielle y entre par la grande porte au bras de Boy Capel.

Tout ici l’inspire ! Du haut de sa suite de l’hôtel Normandie, Coco observe et pressent les bouleversements à venir – bouleversements des corps, des loisirs et des styles de vie ! C’est ici à Deauville que Chanel inaugure, en 1913, sa seconde boutique ; là même où la couturière se met à briser les carcans des élégantes, corsetées, entravées par des robes étroites, empêchées par des coiffes compliquées. Et alors même qu’elle forge à partir du vestiaire de Capel, qu’elle pioche sur le dos des garçons d’écurie et des joueurs de polos, les lignes et le jersey de sa mode, Coco Chanel s’approprie la teinte beige du sable mouillé par la mer.

Premier épisode d’une nouvelle série Inside Chanel dédiée aux villes clés de l’univers Chanel, l’épisode N°22 distille, en couleur, images d’époque et haut-faits de la couturière la plus célèbre au monde. Car c’est bel et bien à Deauville que Gabrielle, insoumise et anticonformiste, laisse sa peau se hâler en même temps qu’elle s’amuse aux spectacles de la danseuse Loie Fuller et des Ballets Russes… Un chic désinvolte conté avec poésie dans une vidéo de 2minutes 30 !

 

 

Inside Chanel Chapitre 7 : l’Histoire d’une Icône

Dans le chapitre 7 de Inside CHANEL : « Gabrielle Chanel », une femme devenue légende de son vivant. Elle fait un retour triomphant et impose à nouveau son style au monde entier. Aujourd’hui, près d’un demi-siècle après sa disparition, le style de CHANEL demeure à jamais grâce au génie de Karl Lagerfeld qui ne cesse de le nourrir, de le réinventer et de le sublimer.

5 Vidéos pour Raconter Chanel

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Il était une fois Gabrielle Chanel. Elle, ne s’habille comme personne, n’agit comme personne. De son passé de jeune orpheline, Gabrielle ne dit mot. Spirituelle, elle préféra inventer sa légende. Diffusés à partir du 12 septembre, ces 5 minis-films dévoilent tout un pan ignoré de son histoire. Un roman en image qui revient sur l’importance de son amour Boy Capel, qui aida Coco à devenir Chanel ; la naissance de sa patte simple, plus légère et plus chic que les couturiers de l’époque ; racontée comme jamais, sans rien cacher, l’histoire de la maison Chanel se construit à l’image du sens du dépouillement développé par Gabrielle dans ses mythiques tailleurs. De noir, jusque-là réservé au deuil, et de blanc, couleurs fétiches de la couturière, les images racontent comment à 70 ans, froissée de voir les hommes réarçonner le corps de la femme à coup de balconnet et de jupe bouffante, elle a fait appel à son équipe pour rouvrir ses ateliers.

Les 3 premiers courts-métrages – Coco, Mademoiselle et Gabrielle Chanel – remontent à la source des réminiscences de la femme de renom : de l’environnement dans lequel évoluait la jeune orpheline, on retrouve toute sa fascination pour le baroque, l’or et les diamants. Sa lutte pour la libération vestimentaire de la femme résonne comme celle de sa propre libération : c’est en empruntant son propre vestiaire aux hommes qu’elle forge l’ADN de la femme libre : port du pantalon, coupe à la garçonne, le Camélia, une sophistication finalement toute française. A travers ces premieres vidéos, on assiste à l’établissement d’une femme puissante quand ouvre une de ses premières boutiques, ou quand elle édite sa fragrance n°5. Ses voyages, et tout particulièrement ses séjours à Venise, inspireront son audace ; de ces voyages célestes naît sa première collection de diamants. Les deux derniers chapitres de ce mini-film – Coco by Karl et Chanel by Karl – captent eux la vision du directeur artistique de la maison Chanel depuis 1983. Tout en enrichissant l’héritage de la créatrice, Karl Lagerfeld, à l’origine du sauvetage de la maison laissée orpheline à la mort de Coco, ne cache pas moins sa profonde admiration pour la “jeune fille“ venue de nulle part. Ce génie de la mode est parvenu à s’approprier les pièces emblématiques de la griffe, tout en y exprimant sa puissante vision. Cinq vidéos pour dresser le bilan de l’esprit créatif qui continue d’habituer la maison de couture. Sans jamais copier, le kaiser perpétue l’histoire de Gabrielle : une femme de génie, une anticonformiste.

Inside Chanel : Mademoiselle Chanel et le Diamant

Le troisième chapitre de la saga Inside Chanel rouvre cette fois la page de l’exposition de l’unique collection de Haute Joaillerie de la maison, alors dirigée par Mademoiselle. A jamais cette ligne a marqué la joaillerie contemporaine, d’une exquise simplicité. Le diamant et Chanel en 1932 donnent le ton : trois ans après la crise de 29 qui met à mal l’empire masculin de la finance, Gabrielle annexe les atours féminins. Leur ligne supplante la mise en valeur de la pierre ; et les parures s’ouvrent et s’étendent autour de 5 (son chiffre fétiche) thématiques, chéries par la créatrice. La poésie des étoiles inonde les décolletés quand le rayonnement du soleil lui inspire une broche, à glisser sur la chevelure ou ailleurs. 
Comme un ruban, elle pense le bijou léger et souple ; à la manière des franges, il se doit d’être outrageusement gai, et, léger comme les plumes. Sur son enfance passée à l’abbaye d’Aubazine, Coco l’orpheline n’a jamais voulu s’étendre. Pourtant, c’est de là qu’elle tire et magnifie son essence. Narrée par cette collection de diamants, l’abbaye est mise en avant : les étoiles, les croissants de lune, les croix de malte et le soleil, ne sont rien d’autres que les éléments graphiques du pavé d’un des étages. Pavé qu’elle foula dès douze ans. 
Les années précédant l’arrivée de la maison aux deux C dans la Joaillerie, elle était au bras du duc de Westminster, réformant les structures des parures qu’il lui offrait après les avoir démantelées. C’est sur le même ton espiègle que Chanel présente aujourd’hui les vidéos de l’exposition retrouvées dans les archives Pathé. Et, c’est avec la même sophistication retenue que la maison perdure dans le paysage de la Haute Joaillerie.