Le Sac Lady Dior Printemps/Eté 2016

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« Le couturier le sait : chaque femme est une princesse. » Pièce iconique née d’une volonté de capturer l’allure couture de la maison Dior, le sac diffuse l’allure de Lady si chère à Christian. Élégant, porté main, c’est en 1994 que Chouchou sort des Ateliers, marquant ici une rupture audacieuse et avec les tendances maxi de l’époque.

Deux ans plus tard, le voilà intronisé ‘Lady Dior’ au bras de la princesse Diana qui, en visite à Paris, s’est vu souffler le nom du doux inconnu. Dès sa sortie en boutiques, le succès est immédiat ! Aujourd’hui, c’est à la belle et talentueuse Marion Cotillard que le sac doit ses lettres de noblesse. Sac référence de la maison, les quatre lettres Dior se balancent au gré des mouvements de l’élégante dans un léger tintement. La poignée, en forme d’arceau, symbole elle le geste féminin exprimant sans atours la gestuelle couture.

Cette saison, la maison édite de toutes nouvelles versions – et la campagne en capture toute particulièrement deux. Sous l’objectif du photographe allemand Peter Lindbergh, du bout des doigts, Marion Cotillard expose sur les quais de Seine le Lady Dior dans une atmosphère aussi envoutante que poétique. La pièce en cuir noir surpiqué du motif cannage ornée d’une large bandoulière brodée de cristaux, et le modèle métallisé avec un microcannage, qui évoque le motif des assises des chaises de Napoléon III, n’ont pas fini de nous hypnotiser!

La Cuvée Cristal de Roederer

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A 48 ans, Frédéric Rouzaud incarne la sixième génération à la tête de la manufacture Roederer. L’histoire de cette maison remonte à 1776. Cette année, un Alsacien, Nicolas Schreder fonde son négoce avant de le transmettre à son neveu Louis Roederer. Ce dernier, alors conquis par le champagne, découverte récente, prend le pari d’acquérir des vignes en Champagne. Grâce à ce propriétaire qui a du nez, la maison Roederer constitue aujourd’hui un vignoble historique – de quelque 130 hectares à ses débuts, elle en compte aujourd’hui près de 214. Mais l’histoire prend réellement la forme d’un mythe en 1876 – c’est là que la manufacture compose son nectar iconique : la cuvée Cristal.

Si la cuvée Cristal est si exceptionnelle, c’est tout d’abord la cause de sa composition qui en est responsable – en 1876, le Tsar Alexandre II de Russie s’indignait qu’on lui serve le même champagne qu’à sa cour. Pis ! L’empereur, un tantinet angoissé, souhaitait une bouteille transparente “anti-poison“. Ainsi, Louis Roederer lui produisit un champagne composé des 10 crus les plus prestigieux et réputés de sa région. Mieux, ce bijou pétillant fut déverser dans une bouteille à la transparence telle que l’on ne puisse pas y placer une petite bombe.

Aujourd’hui que la recette demeure identique – 55 % de Pinot Noir, 45 % de Chardonnay, dont 20 % de vins vinifiés en foudres de chênes dans les superbes caves crayeuses du boulevard Lundy à Reims – la manufacture cherche en permanence à avancer. « On repense la façon de tailler la vigne et de cultiver les sols et la vinification » explique Frédéric Rouzaud. Quant au futur, il vieillit tranquillement dans les caves de Roederer.

Le Glenmorangie, L’Icône Des Whiskys

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1843, l’endroit a connu la Prohibition de 1930, la Seconde Guerre mondiale, et n’a pourtant cesser d’être l’emblème d’innovation, et de perfection. Avant tout, le whisky Glenmorangie le doit à ces alambics, les plus hauts du monde : une base presque sphérique avec un long col qui s’élève jusqu’à plus de cinq mètres de hauteur, et voici que le reflux, très important, engendre un distillat léger et particulièrement aromatique. Au cœur de la « Vallée de la tranquillité », la distillerie Glenmorangie produit un whisky très, très complexe, apprécié des seuls vrais amateurs.

Puis vint le goût d’un whisky pur et moelleux. En bouche, il est ample et volumineux, et sa longue finale est dominée par des notes de miel et d’épices. L’autre particularité du whisky Glenmorangie provient de l’utilisation d’une eau dure, riche en minéraux, provenant de la source Tarlogie – puisque les saveurs de l’eau se retrouvent généralement dans le caractère du whisky…

Enfin, que serait le Glenmorangie sans les hommes de Tain, des artisans experts qui, de génération en génération, portent et préservent les secrets de cette distillation. « Chez Glenmorangie, notre obsession de comprendre le vieillissement en fut a été influencée par plus de 25 ans de recherche. » Bill Lumsden, à la fois maître de chai et « directeur de création » de la distillerie, a ainsi poursuivi l’héritage de la plus vielle distillerie au monde pour mettre au monde le fameux Glenmorangie Nectar d’Or, utilisant des fûts de Château d’Yquem ! Savoureux et exceptionnel, le whisky Glenmorangie est une icône du genre.

 

Alien de Thierry Mugler – Une Création Signée Dominique Ropion

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Alien, une eau solaire des déesses modernes

La maison de Thierry Mugler présente sur son site officiel ce véritable bijou comme « une création lumineuse qui dévoile l’éclat et la splendeur de chaque femme ». Et si le travail visuel autour de ce parfum énigmatique se veut solaire voire divin, c’est pour mieux présenter cette fragrance venue d’une autre planète. L’essence dénote une puissance envoutante et positive au début qui s’efface légèrement pour laisser place à des notes plus mystérieuses, exotiques et divines. En note de tête se dégage du jasmin d’Arabie, en note de cœur du Bois de cachemire et en note de fond de l’ambre Blanc. De cet élixir se diffuse la lumière solaire où la splendeur de chaque femme se fait jour.

Une essence cachée dans un flacon précieux

Véritable œuvre d’art signée Thierry Mugler, le flacon ne manque pas non plus d’excentrisme à l’image de son créateur. Taillé comme un saphir éclatant, il s’habille de teintes pourpres et dorées pour accentuer le caractère céleste de l’eau qu’il contient. Comme venu de loin, le raffinement de ce bijou extra-terrestre est mis en scène dans une iconographie radieuse où la femme devient majestueuse. Dans la dernière campagne publicitaire, le flacon tombe du ciel jusque dans les mains d’une femme, une déesse le recevant et laissant sa lumière se diffuser en elle.

Dominique Ropion donne vie à cette créature venue d’ailleurs ?

Dominique Ropion est un célèbre parfumeur à la source de produits classés au rang d’icônes telles qu’Euphoria, L’Homme d’Yves Saint Laurent, Kenzo Jungle Elephant, Amor Amor et bien sûr Very Irresistible et Alien. Adulés par les femmes du monde entier, ces créations ont fait de Ropion une véritable vedette. Dernièrement, le célèbre parfumeur a même sorti un ouvrage présenté par le Carnet de Styles de Peter Hahn : « Aphorisme d’un parfumeur ». L’édition très limitée du livre – il n’a été diffusé qu’en 120 exemplaires – présente les mémoires du parfumeur et son regard sur ses propres créations. Imprimés sur plusieurs rouleaux insérés dans des flacons, l’objet détient la finesse d’un vrai bijou.

La Paraboot Michael

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A l’origine comme aujourd’hui, les idées directrices sont innovation, savoir-faire artisanal et travail de qualité. L’histoire a commencé au début du vingtième siècle dans le petit village d’Izeaux, situé au pied des Alpes. C’était ici que Remy Richard-Pontvert installe son atelier de cordonnerie. Le chausseur conçoit « Chaussure Extra » une collection de fines chaussures haut de gamme. Suite au succès grandissant de son affaire, il décide de partager le travail avec une vingtaine d’artisans et finiT par les racheter tous, devenant de fait l’un des premières industriels de la chaussure régional.

En 1926, son esprit d’évasion le pousse à partir pour les Amériques. Il en revient avec des bottes en caoutchouc que les Américains portent au-dessus de leurs chaussures, pour les protéger du mauvais temps. De cette tradition, I ‘inventeur fait breveter sa propre formule en utilisant le latex, qu’il importe, directement du port de Para sur le fleuve Amazone. C’est ainsi que dés 1927, le nom Para-Boot est déposé par Remy Richard-Pontvert. Le style récurrent des modèles : l’épaisseur des cuirs et la longévité des semelles. Le fils Julien rejoint la société en 1937, juste avant la drôle de guerre. L’occupation met l’entreprise au ralenti faute de matières premières et de mains d’œuvre. Enfin en 1945, puisqu’il a repris les commandes de la marque, le fils doit faire face à un dilemme : soit changer ses méthodes de fabrication, soit persévérer en ciblant mieux ses clients. Passionné de nature, Julien recentre la production sur des chaussures à semelles massives et cuir épais, toujours « cousues main » destinées aux artisans, et tous travailleurs ayant besoin de marcher. Une chaussure fonctionnelle de qualité. Et c’est ainsi que « la  légendaire  Michaël » voit le jour, dont le prénom rend hommage à son premier fils né en 1946. Cependant depuis 1985 marque et cible se confondent pour que 265.000 paires de « Michael »  soient produites devenant ainsi la chaussure la plus copiée au monde.

Combiner la qualité « made in France » reconnue internationalement par une clientèle à la recherche du produit parfait. Paraboot chausse les plus grandes stars telles que Tom Cruise, Georges Clooney, ou  bien encore Vanessa Paradis !

 

Le Parfum L’Interdit de Givenchy

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L’Interdit est un parfum d’amitié, un parfum capturant dans une essence sans pareille la rencontre imprévue mais sublime entre un couturier et sa muse, entre un homme et une femme : Hubert de Givenchy a 27 ans lorsqu’il fait la connaissance d’Audrey Hepburn. L’actrice, tout juste découverte, se pose en figure de proue d’une nouvelle féminité. Il faut dire qu’Audrey est en rupture avec la vogue des années 50 : filiforme, quasi-androgyne, gracieuse et gracile, elle est à mille lieues des femmes voluptueuses et autres pin-up blondes que le tout Hollywood s’arrache, à l’instar de Marilyn Monroe et Jayne Mansfield. Audrey Hepburn est différente : elle est chic, sophistiquée et romantique. Et c’est ainsi que la composition olfactive d’Hubert de Givenchy ne put être autrement faite.

 «Sans être sulfureux, l’Interdit évoque une séduction passionnelle » Françoise Donche, olfactologue chez Givenchy. Comme Audrey, la fragrance est outrageusement féminine. Imaginée pour une femme de charme, d’esprit et de style, elle est aussi le parfum d’une femme exclusive. Lorsque Hubert de Givenchy décide de commercialiser ce parfum, la star qui le porte déjà depuis trois ans lui répond : « Mais, je vous l’interdis. » Une sentence presque sans appel qui baptise du même coup ce parfum : ce bouquet de fleurs moderne annonce un style.

Là encore, le couturier, l’air de rien, est en réalité en train de transgresser l’image trop lisse, trop sage des senteurs romantiques. Pour ce cadeau à Audrey Hepburn, il fait appel au laboratoire Roure Bertrand Dupont, aujourd’hui Givaudan, qui imagine, avec les aldéhydes, un départ très lumineux. « Une ambiguïté troublante, le côté espiègle des notes de tête se révèle finalement très sensuel, l’œillet n’est pas si sage et le clou de girofle, une épice brûlante, apporte une touche clairement enivrante. » explique Françoise Donche. Le tout est capturé par le designer Pablo Reinoso, dans un flacon aux lignes rectangulaires paré d’un cartouche champagne rosé !