Touche Eclat, L’Illuminateur de Teint Yves Saint Laurent

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En 1992, dans les laboratoires cosmétiques de la maison Yves Saint Laurent, Terry de Gunzburg, à l’époque directrice artistique de la marque, travaille sur une formule inédite, capable de diffuser la lumière sur le visage et de flouter les imperfections. Alors que la plupart des produits du marché propose un packaging lourd et encombrant, le Touche Eclat débarque plus sophistiqué que jamais, renfermé dans un stylo doré à la taille compacte. Rapidement, le Touche Eclat s’élève au rang de produit culte. Toutes les femmes se reconnaissent dans la campagne publicitaire, mettant en scène une Parisienne active et urbaine, se remaquillant dans le rétroviseur.

Le succès est tel qu’il se vend un Touche Eclat toutes les dix secondes dans le monde : son embout pinceau, pratique et précis, qui permet de suivre les volumes du visage et de corriger les imperfections des working-girls séduit toutes les générations et surtout, toutes les carnations. Un produit révolutionnaire qui combine le geste facile du stylo et de la retouche make-up. Il est désormais facile de s’offrir une retouche beauté et un soupçon de lumière en un clic. Une émulsion hydratante et ultra fluide qui va révéler instantanément l’éclat naturel de la peau, sublimer les reliefs, modeler les traits et gommer les signes de fatigue et zones d’ombre : cernes, creux du menton, contour des lèvres et ailes du nez. La Touche Éclat éclaire le teint et réveille le regard en lui apportant fraîcheur et lumière.

Tout simplement indispensable, souvent copié mais jamais égalé, Touche Éclat est « le » produit fétiche des stars et des tops modèles mais aussi des make-up artists du monde entier. Il est devenu l’icône beauté par excellence, si bien que le nouveau défi d’Yves Saint Laurent est de faire de son mythique pinceau enluminateur un fond de teint. Le but, selon Lloyd Simmons, le directeur artistique maquillage actuel de la marque : « Que peau et lumière ne fasse qu’un ».

Le Mocassin A Mors De Gucci

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1953 est une année truffée d’événements pour la très célèbre maison Gucci. Peu de temps avant le décès de son fondateur, Gucci décide d’introduire le mors comme motif sur les modèles masculins de mocassins.

Mais pourquoi donc le mors ? Cet attribut équestre, aidant à guider un cheval, rejoint les trois autres symboles de la griffe (le logo GG, la rayure Gucci et le bambou). Depuis cette date, la marque en a fait une icône incontestable, présente dans les collections joaillerie, bagagerie, maroquinerie… Et plébiscités par le 7e art de l’époque, véritable fer de lance de Gucci. Manifestement et durant cet ère, la marque Italienne tient à sa botte des acteurs du grand Hollywood et de sa Cinecittà natale, telles que John Wayne, Clark Gable ou Fred Astaire.

Jalouses, les femmes durent attendre 18 ans avant de pouvoir s’en procurer. En effet, en 1968, Gucci créée un premier modèle féminin. Scandé pour des silhouettes à la Lauren Bacall, cette pièce sera un véritable succès et ces «talons plats» feront le confort de ces dames. A l’heure où la femme revendique ses droits et emprunte au vestiaire masculin (rappelons nous du smoking féminin d’Yves Saint Laurent en 1966), Gucci matérialise une assimilation parfaite de l’apparence physique masculine.

Aujourd’hui, son tour-de-force est sans conteste. En 1962, l’un des plus grands musées réclame son entrée dans la collection permanente. Le Metropolitan Museum of Art abrite toujours 4 paires masculines et 3 paires féminines. Plus que jamais, le mocassin à mors est d’actualité.

La Série des Rolls de Bernard Buffet

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L’art de Bernard Buffet est absolument hors du temps. Loin des avant-gardes abstractionnistes de l’époque, et complètement déconnectée des œuvres contemporaines trop soucieuses de se conformer et si pressées d’être aimé, le travail de Buffet a tout de l’audace des grandes productions artistiques. Né en 1928 à Paris, dès 1945, Bernard Buffet délaisse les rangs de l’école pour les couloirs des musées : à 20ans, la reconnaissance déjà le trouve. Les premières peintures qu’il réalise abordent les rues de Paris comme personne : trait aiguisé donc pointu, atmosphère lugubre mais vive, le style Buffet dépasse les cases de la peinture figurative. Entre filiation expressionniste et préfiguration de la pop culture, sa peinture se fait ardente !

A une époque où le monde de l’art ne jure plus que par l’abstraction, l’œuvre de Buffet fait figure de colosse – mais un colosse au pied d’argile. Peintre très populaire, son style laisse les critiques pantois ; “horriblement beau“ ou “magnifiquement moche“, qu’importe puisqu’aux côtés de son compagnon Pierre Bergé, l’artiste devient la première pop star du monde de l’art. A partir des années 1950, ils ont eu tout d’abord un vélo, puis un vélomoteur, une 2CV, une Jaguar d’occasion, puis une Rolls, et enfin, ils ont eu un château. A peine trentenaire et au sommet de sa célébrité, l’artiste qui ne savait pas conduire, roulait en Rolls-Royce. Au volant, son chauffeur, Joseph. Homme d’argent, peut-être, mais Bernard Buffet est homme de goût avant tout : « l’argent m’intéresse dans le sens où il me donne ma tranquillité (…) il peut m’isoler des gens monstrueux qui nous entourent » explique-t-il.

Et son ennemi premier pourrait être l’art abstrait, fossoyeur de « l’intelligence immédiate d’une œuvre » selon ses propres mots. Alors, Bernard Buffet se met au vert à partir des années 70 dans ses différentes propriétés pour s’adonner sans ménagement à son art… Le “successeur de Picasso“ s’ouvre ainsi à divers univers : corridas, culture japonaise, scènes du quotidien, paysages urbains ou ruraux, mais aussi l’automobile. Bernard Buffet dédie ainsi certaines de ces œuvres aux Rolls Royce… Il en peindra plusieurs, toujours avec cette même patte étirée, angoissée mais sublimée. En 1956, Paris Match publie un article le montrant dans sa majestueuse propriété de Manimes, nichée dans la forêt de Montmorency, avec sa rutilante Rolls-Royce Phantom IV. Cette Rolls qui, finalement, finira par l’éclipser, tant le monde de l’art ne parviendra à capter la subtilité de cet apparat aristocratique.

Rodeo Drive, La Route du Luxe

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Avant d’être considérée comme le temple du shopping mondial, Rodeo Drive est avant toute chose une route permettant d’accéder au lieu-dit  ‘El Rodeo de las Aguas’, là où un ranch s’est planté. C’est dans les années 50 que les stars d’Hollywood font de Beverly Hills leur lieu de résidence. Il fallait donc un espace commerçant à la hauteur de sa population ; c’est chose faite dans les années 70. Là, en 1967, un certain Fred Hayman fonde sur Rodeo Drive Giorgio Beverly Hills, la première boutique de luxe de la rue. Surnommé le ‘père de Rodeo Drive’, l’homme développe un magasin aussi fantasque que pointu – un lieu éclectique avec une atmosphère de club, une salle de lecture, de billard et un bar. Le créateur de ce que l’on nomme le West Coast style, Fred Hayman, a ainsi fait de Giorgio Beverly Hills sur Rodeo Drive la destination shopping incontournable. Le magasin dès lors devient l’endroit pour voir et être vu.

Très vite, attirées par cette rue à l’architecture résolument européenne et sa renommée mondiale, d’autres boutiques lui emboîtent le pas : c’est d’abord Aldo Gucci qui ouvre un emplacement en 1968, puis Van Cleef & Arpels seulement un an plus tard. En 1977, le Rodeo Drive Committee veut imposer cette rue comme un moteur économique pour Beverly Hills, mais surtout comme la destination numéro 1 du shopping. C’est ainsi que ses membres lancèrent une campagne de publicité destinée à imposer Rodeo Drive comme l’épicentre d’un style de vie élitiste, glamour et finalement très ‘célèbre’. Aujourd’hui, la rue est parsemée de boutiques de luxe renommées pour leur ambiance quelque peu différente – de Chanel à Dior, en passant par Fendi, Porche, Jaeger-LeCoultre ou encore Lacoste, pas un seul des grands noms de la mode ne manquent à l’appel… Balenciaga a d’ailleurs ouvert les portes de son premier flagship sous l’impulsion de Demna Gvasalia. Mais dans l’imaginaire collectif, c’est aussi et surtout la scène mythique du non moindre iconique film Pretty Woman, où une Julia Roberts attifée arpente Rodeo Drive à la recherche de la parfaite toilette, qui définit tout de l’allure Rodeo Drive. Le quartier de Beverly Hills et son artère principale se sont ainsi imposés comme l’épicentre d’un luxe à l’Américaine.

Le Blanc Valentino

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1967. Valentino Garavani est déjà l’un des couturiers très talentueux de la scène Parisienne lorsqu’il compose une collection de douze robes pour Jacqueline Kennedy. Douze pièces, coupées dans du blanc, et pour cause : parmi les propositions de Valentino, Jackie O. vient de commander sa robe de mariée. Lorsque la future première dame entre, le soir du 20 octobre 1968, dans la petite chapelle, sa robe courte en dentelle ivoire se mue en emblème mondial du style. Et c’est porté par ce succès que le couturier décide, un an plus tard, de dédier une collection entière à cette non-couleur devenue attribut de distinction.

« Pour moi le blanc est une couleur. C’est la légèreté de l’été, la pureté » exprime Valentino Garavani. L’inspiration de sa White collection, présentée à Florence, est alors toute trouvée : Jackie Onassis (Kennedy), son amie, celle qu’il considérait comme la femme idéale, élégante et extrêmement sophistiquée. « Elle m’a inspiré, m’a soutenu pendant les périodes difficiles. Grâce à son style, elle pouvait faire parler de moi dès qu’on parlait d’elle. » Mais à travers la muse, Valentino joint aussi l’adoration de sa pratique, de son artisanat, de sa passion, bref, de son travail. D’ailleurs, sa White collection, Garavani la surnomme « ma déclaration d’amour pour la couture ». Tout est dit.

Il est vrai que le blanc est une couleur exigeante. Le blanc ne laisse pas de place à l’erreur – la moindre imperfection est un désastre ! Mais le blanc, c’est aussi le songe. C’est par exemple ce souvenir, celui d’une « d’une vieille boîte de dentelles blanches qui avait été donnée par la comtesse Asti à l’une de mes tantes : ce fut le ravissement raconte t’il. Sa grande discipline se mêle ainsi à l’utilisation de matières nobles, légères et précieuses : organza, d’organdi brodé, de tulle, de crêpe Georgette brodé d’étoiles… Et Vogue, en septembre 1968 d’écrire : « Le blanc de Valentino, toute l’Europe en parle. La pureté la distinction de ses blancs si nets, ses blancs si raffinés, ses blancs doux et crémeux, montrés tous ensemble blanc sur blanc. Tout cela est un triomphe pour ce couturier âgé de trente cinq ans qui, en déversant tant de beauté, de romance et de perfection est devenu l’idole de la jeunesse, un nouveau symbole du luxe contemporain… » Cinquante ans plus tard, le blanc est définitivement l’une des signatures favorites d’une maison aux créations toujours plus raffinées.

Le style Valentino privilégie les contrastes entre le noir et le blanc, en proposant des coupes élégantes et fluides . Néanmoins pour sa collection printemps été 2017 chez Valentino , Pierpaolo Piccioli propose d’autres nuances subtiles tel que le rouge légendaire mais n’hésite pas à tirer sur un rose pâle ou plus soutenu .

 

Jaeger-Lecoultre et l’Atmos 568 By Marc Newson

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« Elle semble vivante – on a le sentiment que la pendule sent votre présence – ce que je trouve étrangement réconfortant. » D’un côté tout le talent et l’esthétique d’un designer acclamé, Marc Newson. De l’autre, Jaeger-LeCoultre et son savoir-faire mythique, seul capable de donner naissance à l’Atmos. Et justement, ainsi procède cette pendule iconique, silencieuse puisqu’elle ne se nourrit que d’infimes variations de températures. On raconte que le mécanisme aurait fasciné tous ceux qui, comme Léonard de Vinci, cherchaient à imaginer le mécanisme le plus proche du mouvement perpétuel. Depuis 2008, tous ces faits s’entremêlent autour d’une énergie créative pour finalement donner forme à une interprétation exceptionnelle de l’Atmos. Après 8 ans d’élaboration, le résultat est d’une beauté limpide, quasi-divine.

« J’étais ravi que l’on me propose de concevoir une Atmos, car il s’agit d’une pièce d’horlogerie que j’aime depuis que je l’ai vue pour la première fois lorsque j’étais adolescent. Pour moi, l’Atmos est un objet à la fois complexe et magique, qui semble être en mouvement perpétuel ou presque » confie Marc Newson. Et il vrai que cette pendule vit de l’air du temps – l’Atmos 568 est une pièce d’exception, à la pureté saisissante, liquide, transparente… Cela étant, sans l’adresse des ateliers Baccarat, jamais la pièce n’aurait pu prendre vie sous un globe en cristal, donnant cette sensation de flottement dans les airs, tandis qu’il laisse passer la lumière.

Mieux, comme une pièce savamment travaillée donc maîtrisée, l’Atmos 568 recèle un jeu de lumière permanent qui s’opère sur le mouvement conçu des mains des artisans de la manufacture Jaeger-LeCoultre. Travaillé d’un brossé satiné mat d’aspect, le mouvement arbore certains espaces de brillance, mis en valeur par la lumière passant à travers le cristal. C’est à Marc Newson que l’on doit le choix du cristal, dont il chérit les qualités esthétiques et le rendu… Composé comme un voyage aux confins d’une pendule, l’Atmos 568 intrigue par la transparence extrême, tant elle attise l’oeil curieux par son enchevêtrement de rouages subliment révélé…. On passerait des heures à simplement voir le temps s’écouler.

La Bentley, Icône Rêvée

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S’il est à l’habitude question pour les fabricants de produire une voiture aux performances toujours plus folles – censée accroître les performances de compétition – Bentley avait cette fois-ci fait le choix d’une voiture aux talents extraordinaires – à utiliser en toute sécurité et sur le réseau routier. Plus rapide que toutes les autres sur le papier, le projet Continental GT pose ainsi les bases d’une automobile au potentiel de performances théoriques, devenue amplement explicites : toutes ses aptitudes furent ainsi spécialement adaptées, permettant d’atteindre de manière simple et naturelle le niveau rêvé.

Avec ses 635 chevaux, son couple de 820 Nm et son moteur W12, la GT Speed atteint alors sa vitesse de pointe en seulement 76 secondes, sur 9,4 kilomètres ! En vitesse de pointe, la voiture de Grand Tourisme 6,0 litres peut parcourir la distance stupéfiante de 92 mètres par seconde. La Continental s’avère être une fantastique machine à rouler, permettant de cruiser au long cours, avec en plus la satisfaction de pouvoir rouler plus longtemps. Et la prouesse s’accompagne aussi d’un habitacle très soigné, insonorisé et sans excès. Un bijou d’esthétisme puisant à la source du luxe : commandes délicieusement surannées, placages de bois précieux, et voici que la tradition n’en est que respectée…

Mais Bentley se centre avant tout sur le cœur de la voiture : au sein de la Continental, chaque démarrage plaque le passager au fond d’un somptueux fauteuil fait de cuir capitonné, tandis que le W12 biturbo gronde. Dès que l’on prend le large, il vocifère comme un runabout. Là est la puissance d’une Bentley. A son sujet, John Bowe, sextuple champion australien en voiture de tourisme et deux fois vainqueur de la Bathurst 1000, a déclaré : « Il ne s’agit pas d’une voiture de course modifiée, mais bien d’une luxueuse routière de Grand Tourisme, tout juste sortie de la ligne de production. Il nous a fallu à peine plus d’une minute pour passer de l’arrêt à 331km/h. C’est extraordinaire. Même lorsque vous passez la barre des 320 km/h, la GT Speed continue d’accélérer. » Et là réside toute l’iconicité de la Bentley Continental GT.

Bentley et Aston Martin comptent au nombre des marques qui font rêver les fans de belles cylindrés. Si vous rêvez de conduire une des voitures de sport pilotée par l’agent 007, Aston Martin a créé la DB10 , celle qui a remplacé la mythique DB9.

La Lotus Elise

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Milieu des années 90 : Lotus n’existe presque plus. Les voitures ne se vendent plus, et la Team Lotus en F1 dépose définitivement le bilan à la fin de l’année 1994. General Motors cherche alors à vendre sa filiale. Rien ne va. Et pourtant, c’est à ce moment qu’un homme croise la route d’une maison en crise : l’homme providentiel se nomme Romano Artioli. On lui doit déjà la renaissance de Bugatti – pour renforcer ses troupes italiennes, l’homme mise sur les compétences exceptionnelles du Lotus Engineering. Artioli rachète alors Lotus Group et, sans attendre bien longtemps, met les techniciens sur un projet destiné à mettre au monde une nouvelle voiture ultra-légère censée renouer avec la grande tradition des roadsters sportifs ! Ainsi née Elise, un petit bolide qui ne concède ni confort et ni même au luxe, baptisée du nom de la petite fille d’Artioli.

Ici, ni moquette, ni porte-gobelets, ni vide-poches : la conduite prime ! Elise, c’est aussi cette voiture qui renoue avec l’esprit de Colin Chapman, fondateur de Lotus : « la vérité est dans la légèreté ». Car légère, la voiture l’est : révolutionnant le monde de l’automobile sportive lorsqu’elle arrive sur le marché en 1996, la Lotus Elise créée un véritable choc. Au contact direct avec la route, voici une automobile qui offre un plaisir simple et sans artifice. Sans surprise, Elise est un grand succès commercial.

Constituée autour d’un châssis monocoque construit en aluminium extrudé collé, la voiture est non seulement très légère mais également extrêmement rigide. Ce châssis, à peine aménagé, est d’ailleurs utilisé en course avec des voitures dépassant 600 cv. Pour contenir le poids, une approche sans concession a été adoptée, et la voiture est très peu équipée : exit l’assistance de direction et de freins, pas de condamnation centralisée des portes, encore moins de lève-vitres électriques ni de rétroviseurs électriques… Elise a tout dans le moteur choisi, le Rover « K » de 1800 cc qui développe 120cv. Et la conduite n’en est que plus instinctive ; sur les petites routes désertes, de préférence généreuses, l’Elise de Lotus se dévoile franchement. Un véhicule au prestige efficace, apparenté avec le monde de la course.