Terre d’Hermès, le Parfum pour Hommes par un Homme

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2006 – le sellier le plus raffiné au monde lance un pari inédit ; celui de composer une senteur qui, comme une alchimie, ferait se rencontrer les éléments terre, air et eau ! Une senteur pour homme qui serait éminemment puissante mais sensuelle. Et c’est Jean-Claude Ellena qui s’y attèle. « Pour créer un parfum, il faut que je raconte une histoire. Dans mon métier, il faut les mots. » Ainsi dans la littérature de Jean Giono, le nez d’Hermès pioche ça et là des notes du monde provençal… Avec subtilité, voilà l’alchimiste des senteurs qui les mêle aux notes d’agrumes pétillants, avant de laisser éclater une pointe d’épices !

Terre d’Hermès est né – avec lui, l’homme Hermès s’incarne dans un sillage captivant car complexe, rêveur car concret. Puissant et discret, le parfum Terre d’Hermès trouve immédiatement un succès retentissant ; partout, les hommes à l’élégance riche et profonde distillent cette senteur pareille à l’incarnation de la Nature. Un parfum entre ciel et terre capturé dans un flacon imaginé par Philippe Mousquet.

Dans un flacon époustouflant de caractère, Philippe Mousquet capture la force de Terre d’Hermès dans une forme carrée et condensée – un équilibre qui affirme la grandeur de la discrétion. Mieux, le fond moulé en forme de H, le parfum est désormais capable de laisser une empreinte visible… Dans les esprits, la senteur phare du sellier Parisien est indissociable de cette éclatante couleur ocre-orangé. Une densité et un appel à l’évasion qui trouve un écho tout particulier dans la terre battue de Roland Garros – ultime sentiment de liberté véhiculée par une rêverie somme toute très distinguée !

Le Gommino de Tod’s en Campagne

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Il est devenu au fil des saisons une création phare de la maison Italienne. C’est un soulier très prisé de l’homme moderne, tant il est de plus en plus appelé à se déplacer. Il faut dire que le « Gommino » confère à son porteur un confort et une stabilité uniques dans les mouvements, et ce grâce à ses fameux 133 picots. Ces qualités en ont fait un incontournable ; un épicène qui sied autant les femmes que les hommes. Ces picots, élément immuable de la Tod’s, sont ainsi repris sur le nouveau sac imaginé par Tod’s.

 

C’est ainsi que le photographe Michelangelo Di Battista, photographe de mode reconnu de Paris à Milan, de Londres à New-York, a su retranscrire dans cette nouvelle campagne la vision de l’homme élevée par Diego Della Valle. L’homme Tod’s est un type d’aujourd’hui, à l’élégance racée, calme, sûr de lui et de son style. Sur un décor sobre et soigné, se déploient avec brio les qualités des créations de la maison : chic, élégance et décontraction.

Le Manteau « Oversize » de Dolce et Gabbana

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L’oversized ? Les femmes l’ont piqué au vestiaire masculin. Au tour des hommes de revendiquer le droit à s’envelopper dans les largesses réconfortantes d’immenses manteaux doublés de peau. Les héros Dolce & Gabbana ont ainsi défilé la tête couronnée, vêtus de sweaters imprimés, portés sur des pantalons slims. Pour évoquer les invasions normandes de leur île d’origine, les deux Siciliens Domenico Dolce & Stefano Gabbana revisitent une esthétique médiévale, remise au goût du jour au contact d’un talent sans nom.

Dans ces terres sauvages, Dolce & Gabbana lèguent aux gardiens de l’île un par-dessus au volume protecteur. Un manteau noir charbon, long, solide, et très richement doublé ; un snobisme qui atteint un haut degré de désirabilité quand, en 2015, il ne s’agit plus que de se parer du froid de l’hiver prochain.

Dries Van Noten s’Expose aux Arts Décoratifs

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Issu du mouvement des « Six d’Anvers », Dries Van Noten s’inscrit dans un courant d’avant-garde caractéristique de la mode belge. Pour sa première exposition à Paris, il invite le spectateur dans un nouveau projet, celui d’une confrontation, d’une discussion entre plusieurs temps. Plongé dans un voyage intime, le visiteur ne se trouve pas face à une rétrospective classique donnée par un regard extérieur mais traverse l’épopée des collections Dries Van Noten à ses côtés. Pour cette initiation à une création intimiste, le créateur présente ses pièces en regard des archives du Musée dont les collections ont été sollicitées à posteriori. Il lie ainsi son processus créatif à la notion de dialogue entre les arts, suivant le ressenti exprimé face à une peinture, une couleur, une odeur, une musique ou encore un film. Chaque émotion sera le fil conducteur d’une collection à l’éclectisme pourtant toujours cadré.
La découverte se fait donc selon la diversité des inspirations de Dries Van Noten, se référant au tailleur Bar de Dior pour ses amples jupes noires de l’hiver 2010-2011, à la robe imprimée de papillons d’Elsa Schiaparelli en regard de la collection masculine de l’été 2000. On reconnaît aussi des notes de « La leçon de piano » de Jane Campion, d’Yves Klein, ou encore Francis Bacon découvert à la Tate Modern de Londres. Pour cette dernière référence, l’inspiration est plus littérale que les autres et s’attache à retranscrire ce qui est « affreusement laid et beau à la fois » dans un rapport unique à la beauté. Il interprète dans la collection femme Automne/Hiver 2009 les couleurs si caractéristiques de l’artiste et pourtant si hors norme dans l’habillement qu’il allie à une certaine défragmentation du vêtement. L’esthétique questionne donc la beauté ou la laideur, leur frontière et leur application. Mais de son travail se lit aussi l’abstraction géométrique d’un Victor Vasarely, l’expressionnisme de Kees Van Dongen et même les portraits bourgeois de Jacques-Emile Blanche. Dries Van Noten ne fait pas dans la copie mais écrit une nouvelle histoire composée des fragments d’un voyage historique et artistique diverse. Cette manière de travailler à travers des inspirations multiples se dégagent dans les oppositions employées : homme-femme, décontraction-rigueur, tradition-contemporanéité et ethnique-occidental. Toutes ces étapes de la réflexion du créateur sont ainsi décryptées de manière poétique et romanesque, racontant l’histoire et les rêves d’un avant-garde.

Azzaro Pour Homme

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Loris Azzaro, couturier, parfumeur et fondateur de la maison Azzaro, voulait créer un parfum  « pour les hommes qui aiment les femmes qui aiment les hommes ». C’est en 1978 que son souhait est exaucé par les parfumeurs Gérard Anthony de Firmenich et Martin Heiddenreich. C’est ensemble qu’ils vont composer la première fragrance pour homme de l’histoire de la griffe italienne : Azzaro pour Homme. Pierre Dinand dessinera le flacon dans la pure tradition des codes esthétiques de l’époque : verre ambré, typographie moderne et architecture facettée. Une couleur ambrée qui n’est pas sans rappeler celle du bourbon et qui sied bien au parfum Azzaro viril, sensuel et racé. Parfum de caractère, il allie avec subtilité, fraîcheur et puissance, un équilibre parfaitement maîtrisé qui fait sa renommée depuis 35 ans.

« Créer un parfum, c’est créer une atmosphère, commencer une phrase que chacun poursuivra à sa manière », c’est en ces termes que Loris Azzaro décrivait sa vision du parfum. Le couturier qui a habillé les plus grandes stars comme Romy Schneider, Jane Birkin, Claudia Cardinale ou Nicole Kidman, va faire ses premiers pas dans l’univers masculin avec son parfum Azzaro pour Homme. Au départ, les effluves anisés du basilic se mêlent à la fraicheur hespéridé du citron, puis, le vétiver et la mousse de chêne forment une note de cœur fraîche et sensuelle. Enfin, les notes boisées que dégagent l’ambre, le musc et le santal, donnent de la profondeur et de la texture à cette fragrance emblématique.

C’est pour l’homme latin qu’Azzaro à créé ce parfum, un homme affirmé, incorrigible séducteur,  conscient de son pouvoir d’attraction et jouant sans retenue de sa sensualité. Le chanteur espagnol Enrique Iglesias a naturellement été choisi en 2009 par la marque pour incarner l’homme Azzaro. Ce brun ténébreux et charismatique, pose pour la dernière campagne de la marque, devant l’objectif de Steven Klein et sous la direction artistique de Michel Mallard. La marque revisite le mythe du séducteur entre modernité et magnétisme. Azzaro pour Homme, une fragrance intemporelle, entre virilité et séduction.