La 45e Edition Du Festival Du Cinéma Américain De Deauville


Les mythiques planches de Deauville s’apprêtent à accueillir une édition placée sous la présidence de Catherine Deneuve!

Du 6 au 15 septembre 2019, l’icône de la Coté Fleurie servira une nouvelle fois de ville hôte au plus cool des festivals de cinéma. Et c’est peu dire. L’ambiance qui règne au Festival du Cinéma Américain de Deauville n’est à nulle autre pareille — entre humour, détachement et approche peu compétitive de l’exercice, les acteurs et actrices, aussi glorieux soient-ils, trouvent ici l’occasion de lâcher prise. Comme voulue par le Duc de Morny, Deauville est toujours cette station balnéaire où il fait bon être vu, tout détendu.

C’est par exemple Danny Kaye qui, en 1980, inaugure le festival en arrivant à quatre pattes sur la scène du cinéma du Casino. Buzz Aldrin en tenue d’astronaute sur la plage de Deauville. Ou encore la projection du mythique Flashdance d’Adrien Lyne qui, une fois terminée, voit le public refuser de quitter la salle de projection! Oui, au Festival du Cinéma Américain de Deauville, les stars côtoient leurs fans dans une ambiance très déridée!

Et cette année, c’est l’actrice la plus exaltante de la galaxie, Catherine Deneuve, qui présidera le Festival. Non-compétition oblige, le palmarès, déjà connu, récompensera pêle-mêle: ‘Les Misérables’, de Ladj Ly, du Prix d’Ornano-Valenti. ‘Wasp Network’ d’Olivier Assayas, dont le directeur du festival Bruno Barde dit: « Il y a chez Olivier Assayas le plaisir du cinéma, du filmage et de sa ponctuation que l’on sent à chaque plan, chaque séquence et chaque scène. Une hélice d’avion, un vol, une perspective, un baiser, un travelling. Olivier applique parfaitement l’adage de Truffaut : un bon film est un film qui a un point de vue sur le monde et un point de vue sur le cinéma. »

Diffusé en avant-première de sa sortie Française aussi, le très attendu film de Woody Allen, ‘Un Jour de Pluie à New York’. Avec Elle Fanning, récompensée par le prix Nouvel Hollywood à Deauville l’an dernier. Oui, car si le Festival compose la plus belle vitrine du cinéma Américain, il n’en oublie pas moins de faire le lien entre les icônes passées d’Hollywood et leur pendant contemporain. Et puisqu’il s’agit bien souvent de rappeler le passé au présent, la maison Chanel compte cette année parmi les partenaires luxe du Festival — un hommage appuyé à tout ce que Coco doit à Deauville. Son beige, sa marinière, le jersey iconique mais surtout, ce style qui n’appartient qu’à cette ville… Glamour et chic, jamais ampoulée!

Les Go-Go Boots d’André Courrèges

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Milieu des années 1960. De Londres à New York, la rue vibre au pas d’hommes et de femmes férus de mode et de musique — le Youthquake envoie toute une jeunesse avide de liberté sur les pistes des discothèques ! À Hollywood, sur le Sunset Strip, en 1964, la première discothèque américaine emprunte son nom à la toute première discothèque, créée à Paris, rue de Seine, en 1947 — le Whisky a Go-Go. C’est là, à Hollywood, qu’en 1966, sous l’influence du LSD, Jim Morrison livre en live la version œdipienne de la chanson The End. À l’intérieur, des danseuses en minijupes et bottes mi-mollet font le spectacle perchées dans des cages suspendues au-dessus de la piste de danse. La fascination est totale : bientôt, aux quatre coins du monde, les filles copient le style éminemment moderne de celles que l’on surnomment déjà les go-go danseuses. À leur pied : des bottes imaginées à Paris, par André Courrèges.

Collection Hiver 1964, « Space Age ». André Courrèges fait défiler sur son podium futuriste une paire de bottes coupée dans un vinyle blanc. Les Go-Go Boots sont nées. Avec elles, la silhouette phare des années à venir : plus la jupe est mini, plus la chaussure grimpe sur la jambe. Enfilé, lacé ou zippé, le soulier prend sa forme iconique dans une version monochrome, à bout carré et talon bas complétée d’une simple encoche. Mais en Mars 1966, les Go-Go Boots deviennent un phénomène planétaire aux pieds de Nancy Sinatra ! La légende est née.

Le morceau ‘These Boots Are Made for Walkin’ fait le tour des radios — à l’écran le clip frais et très en phase avec l’époque fascine autant qu’il fait des émules. Celui que l’on surnomme « Le Corbusier de la mode » vient de donner aux femmes le symbole d’un pouvoir nouvellement acquis. Nancy Sinatra, fille de Frank, elle, chante leur hymne. Et c’est toute une nouvelle génération de femmes indépendantes qui voit dans les Go-Go boots l’icône de leur émancipation.

Le Grand Hyatt Cannes Hôtel Martinez

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Au fil des années, le Martinez est devenu une institution. Une institution qui domine de ses sept étages la mer Méditerranée. L’hôtel fut construit dans les années 1930, et, de cette époque, conserve toute l’allure du style Art Déco. Aujourd’hui, le palace conjugue cette sophistication au confort et à la technologie moderne. Ainsi, parmi les services de l’hôtel, existent le piano-bar L’Amiral, le L.Raphaël Beauty SPA de 900 m² (comprenant centre de remise en forme, fitness, massages, salon de beauté, coiffeur) et la piscine privée extérieure chauffée. C’est un hôtel… de luxe. Mais un luxe très raffiné, et même très affairé : l’effervescence qui habite ses murs durant la période des festivals à de quoi dire long : photographes, journalistes, employés, hôtes et visiteurs viennent profiter du bar et de la terrasse dans un mélange parfait de simplicité et d’efficacité. Il n’est donc pas étonnant de croiser parmi ses clients réguliers des stars à la hauteur de Monica Bellucci ou Juliette Binoche.

Et des histoires, les murs du Martinez en ont tonne à raconter. 2004, Quentin Tarantino est président du jury. Après le traditionnel dîner de préouverture, les jurés dînent au restaurant La Palme d’or. « Quentin Tarantino a entraîné le chef et le sommelier dans un cours de danse particulier mené par Benoît Poelvoorde alias Claude François (dans le film Podium) sur l’air d’Alexandrie, Alexandra », raconte l’hôtel. « Le réalisateur américain vient très régulièrement au Festival de Cannes et aime passer du temps à l’hôtel. Décontracté, il a pour habitude de s’installer au bar notamment pour prendre son café chaque matin tout en lisant rigoureusement la presse cinéma… Il y a quelques années, notre barman lui a fait découvrir le mojito, qu’il aime à prendre depuis. » Placé directement sur la Croisette, le Martinez a sa propre plage privée, et un restaurant où opère le chef étoilé Christian Sinicropi. Inspiré par des artistes plasticiens à l’instar de Skaka ou Laurent Mô, le chef Christian Sinicropi n’hésite pas à faire appel à eux pour participer à ses créations culinaires : l’environnement aidant, cinéma, cirque (Gruss), céramiques et dessins se rencontrent le temps d’un plat servi comme un scénario à La Palme d’Or, la table iconique de Cannes.

Le Grand Hyatt Cannes Hôtel Martinez

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Inauguré en 1929, l’hôtel Martinez de Cannes résonne encore des notes de jazz et de la gaieté des Années Folles. Construit dans un style Art Déco, son imposante bâtisse est inscrite depuis 2001 à l’inventaire général du patrimoine culturel. L’hôtel a participé depuis le début de son histoire au conte féérique qu’est le Festival de Cannes. Situé sur le célèbre Boulevard de la Croisette, le palace accueille régulièrement de nombreuses personnalités du monde du cinéma et des médias. Il connaît un changement de nom en 2013, pour devenir le Grand Hyatt Cannes Hôtel Martinez suite au rachat du groupe américain. A quelques mètres du Palais des Festivals et des Congrès, c’est dans ce lieu mythique qu’est décerné chaque année La Palme d’Or. Sans oublier la fameuse montée des marches, le tapis rouge où se côtoient les grandes stars du cinéma.


Sa renommée est également dûe à ses 409 chambres dont 27 suites, sa plage privée la Zplage, et son restaurant gastronomique 2 étoiles Michelin – La Palme d’Or -, le seul à Cannes. Ce restaurant accueille chaque année, selon une vieille coutume, les membres du jury et son président – la veille de l’ouverture de la compétition officielle. Clint Eastwoord, Leonardo DiCaprio et autres Brad Pitt sont autant d’habitués de ce restaurant étoilé. En outre, la piscine privée extérieure et le Spa Martinez de 900 m² rendent cet endroit particulièrement prisé des stars et autres acteurs lors du festival.

Avant la création du festival, l’endroit était plus prisé par des intellectuels comme Paul Valéry ou des industriels comme André Citroën qui venaient s’y ressourcer. Mais depuis, il devint en quelque sorte le lieu de villégiature des stars hollywoodiennes et des égéries du 7ème art avec notamment Liz Taylor, Charlie Chaplin et plus récemment Scarlett Johansson ou Monica Bellucci. Le Martinez peut être également un lieu de fête. En témoigne le concert que Jamiroquaï a offert aux festivaliers en 2011, des festivaliers excités et ravis par un show haut en couleurs dans les salons du Martinez. Si les propriétaires sont désormais qataris et les gestionnaires américains, nul doute que nombre de stars et autres acteurs passeront leur festival dans ce lieu iconique par excellence.

Gucci Première Choisit la Belle Blake Lively

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Gucci Première est un jus saisissant composé d’un mélange de bois sophistiqué et de musc sensuel, sur lesquels viennent s’épouser des fleurs blanches, une bergamote effervescente, et un cuir. Un parfum qui oscille entre force et sensualité, à l’image du concept dont il se veut la senteur : le glamour intemporel d’Hollywood. Si le parfum est l’ultime touche d’une tenue, il n’est pas étonnant que Gucci Première soit inspiré de la collection du même nom vue pour la première fois fors de la montée des marches cannoises : des robes du soir des plus ensorcelantes, pensées pour les stars hollywoodiennes. Comme parfum, Gucci Première est là pour rendre hommage à l’étoile dont chacune des femmes fut parées ; Frida Giannini, directrice de la création, ajoute « Gucci Première est féminin, fascinant et aussi séduisant que la robe de soirée parfaite ». L’allégorie du cinéma se poursuit jusque dans le flacon qui le renferme. Un flacon couleur or qui, subtilement, n’est pas sans rappeler une certaine statuette…

Et justement, sans équivoque cette fois, l’esthétique de la bouteille évoque le glamour et le faste d’une première de film. Alors, qui d’autre qu’une actrice moderne et saisissante pour incarner l’esprit de la fragrance ? Pour son allure unique, Blake Lively fut choisie parce qu’elle incarne aussi bien les valeurs classiques d’Hollywood qu’elle détient le charisme, le style, les codes et l’intelligence d’une icône moderne. Elle est, pour Frida Giannini « la muse parfaite pour Gucci Première ». La mise en scène de la campagne publicitaire lui donne raison puisque, sous la réalisation de Nicholas Winding Refn, connu notamment pour le film DriveGucci Première et Blake Lively se cristallisent autour de la beauté d’un moment saisissant où Blake apparaît dans une robe somptueuse tout en se préparant pour le tapis rouge : la première d’un film, la première d’une cérémonie des Oscars, finalement, ce tout peut résumer la montée en puissance d’un parfum qui prend tout son temps pour émerveiller.

La Collection Serpenti De Bulgari

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Avant d’être catapultés au rang d’ultimes must-have par le mythique film Cléopâtre, les bijoux à l’allure serpentine de Bulgari s’affichent dans les vitrines de la place Vendôme en 1932 déjà. La ligne s’appelle “Tubogas“, et fait référence à l’esthétique industrielle de rigueur à l’époque. Le squelette donne à ses bracelets-montres un rendu d’une souplesse reptilienne ; pareil au corps du  serpent, le voilà qui s’enroule aux poignets grâce à des charnières en or flexibles, elles, par le biais d’un ressort caché. Mais la popularité du joaillier romain n’est pas encore totalement faite. En 1962, c’est à Hollywood que la passion pour Bulgari s’amorce. Hors-plateau, Elizabeth Taylor porte à son poignet une montre particulière ; en or, on y distingue la queue et la tête d’un serpent clairsemées de diamants et d’émeraudes.

L’adoration de l’actrice pour les perles rares et chères l’a tout naturellement menée à la boutique Bulgari, située à deux pas des studios de tournage – Cinecitta, à Rome. Elle n’échappe pas à l’objectif du photographe de plateau qui immortalise l’actrice, dans la fougue impériale d’une beauté des plus sensuelles. Il n’en fallut pas plus pour que le joaillier romain bascule dans la postérité. D’autant que sur ce même plateau, deux monstres du cinéma s’éprennent l’un de l’autre : Richard Burton, alias Marc-Antoine, épousera Liz Taylor. Leur romance publique le mènera à avouer, non sans dérision, que « le seul mot qu’elle connaisse en italien, c’est Bulgari ». Il confirme la dévotion de Miss Taylor pour les précieux. La maison romaine lui signera d’ailleurs une collection exceptionnelle. Cinquante années plus tard, il ne reste de la légende, que les bijoux qui l’ont accompagnée.

En 1975, Bulgari met à l’honneur d’une campagne de publicité, des bracelets aux écailles d’émail coloré. Ses interprétations contemporaines d’un des emblèmes antédiluviens de l’art, symbole de sagesse, d’éternité et de vie, semblent travailler avec toute l’application et la grâce des statues antiques ; synthèse parfaite entre rigueur géométrique et onirisme des formes. Diana Vreeland, rédactrice en chef du Vogue US, est conquise par ce réalisme ; elle écrira : « le serpent est le motif dans le vent dans l’univers de la joaillerie… On ne s’en lasse jamais ». Aujourd’hui, la collection Serpenti ne cesse d’être actualisée ; comptant en son sein des montres, des bijoux précieux, des lunettes, et des sacs à main d’un raffinement rare. En 2013, elle entre définitivement dans l’histoire de l’art joaillier avec l’édition d’un livre consacrant le style Serpenti. Bulgari, Serpenti Collection abrite près de 80 photographies et esquisses originales des ouvrages les plus iconiques d’une ligne qui vogue sur les siècles.

Le Borsalino

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Alors que la mode française du Second Empire triomphe et que les chapeaux haut-de-forme règnent en maître, un chapelier crée une petite révolution depuis l’Italie. Après avoir travaillé dans la chapellerie Camagna puis fait ses armes à Paris, Giuseppe Borsalino fonde en 1857 son propre atelier à Alessandria, au sud de Turin. Il y conçoit un chapeau dont le feutre est constitué de poils de lapin ou de castor. De par ces nouvelles matières, le couvre-chef gagne en finesse et souplesse et par là même en allure, notamment grâce au creux sur le haut de sa couronne. Ce coup de génie vaudra au Borsalino d’être consacré « Grand Prix » à l’exposition universelle de Paris en 1900, à Bruxelles en 1910, à Turin en 1911 et encore une fois à Paris en 1931. Lorsque son fondateur meurt en 1900, la maison Borsalino produit près 750 000 chapeaux par an.

Borsalino donna son nom à sa création, pourtant l’histoire de son chapeau de feutre est telle qu’il arbore plusieurs noms. À partir de 1882, on l’appelle aussi Fedora d’après une pièce de théâtre dans laquelle joua « La Divine » Sarah Bernhardt. Depuis toujours, le Borsalino a habillé les plus grandes têtes d’Hollywood et de la culture. Indiana Jones, malgré ses aventures rocambolesques, ne le perd jamais et Hemingway en était fan. Alors qu’Al Capone et ses acolytes en font leur signature dans les années 30, Humphrey Bogart ne le quittait jamais, à tel point que le feutre est également surnommé le Bogart. Tombé quelque temps dans l’oubli à partir des années 1960, le Borsalino voit sa notoriété exploser avec le film éponyme de Jacques Deray en 1970 où Alain Delon et Jean-Paul Belmondo se déchirent sous le soleil de Marseille. Le grand public souhaite alors s’identifier aux deux monstres sacrés du cinéma français, tandis que les plus grandes stars continuent de l’affectionner. Qui ne se souvient pas en effet du King of the Pop, Michael Jackson, faire ses premiers pas de Moonwalk sur Billie Jean, coiffé d’un Borsalino en 1983 ?

Âgée de 158 ans, la chapellerie Borsalino poursuit toujours la fabrication de ses chapeaux dont le plus connu reste son fedora, selon les mêmes procédés artisanaux qu’en 1857. Entre soufflage, faufilage, refoulage, mouillage, foulage, un feutre Borsalino passe par près de 70 étapes de fabrication et la plupart des machines datent de la création de la maison. En 2006, le musée Borsalino a ouvert ses portes au sein de l’usine d’Alessandria, dévoilant le savoir-faire et l’histoire de la marque au public. D’autres maisons ont repris à leur compte le borsalino comme Tommy Hilfiger ou Maison Michel dont les fedoras, souvent oniriques, confèrent une certaine fraîcheur à une tenue. Enfin pour ceux qui rechigneraient à porter du lapin ou du castor, le Borsalino se décline en paille, laissant de côté son allure gangster pour un style fleurant bon l’été.

Le Del Rey de Mulberry

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 Il faut partir du nom, qui est commun au sac Mulberry et à Elizabeth Woolridge Grant : Lana Del Rey. Un mélange de Lana Turner, actrice hollywoodienne des années 1940-1950, mythique icône glamour, et de la Chevrolet Delray, 1954, voiture symbole de l’American Dream. Lana Del Rey, 2011, chanteuse semi-réelle, au glamour vieilli et contemporain. Qu’est-ce que Lana Del Rey ? Une moue un poil boudeuse, une voix suave, douce, traînante, à rendre délicieusement nostalgique. Des cheveux ondulés comme ceux d’une sirène.

Jusqu’ici, pas grand-chose à voir avec la maison Mulberry. Et pourtant… Femme-lego, Elizabeth s’est construite du tout au tout, petit à petit, jusqu’à devenir la Lana que nous connaissons. Tout comme Mulberry, qui se construit à travers les femmes à qui elle dédie un sac. Après Alexa Chung en 2010, c’est une autre pièce qui s’ajoute au puzzle : le Del Rey. 

Emma Hill, directrice artistique de Mulberry, dit « [adorer] les références nostalgiques de Lana à un glamour suranné, et le fait que son look soit à la fois rétro et moderne. C’est ce qui nous a inspirés pour créer un sac intemporel, raffiné et élégant, mais aussi pratique, qui conviendrait à toutes les femmes… ». Le rêve de Lana dans un sac, une pièce mythique pour celle qui a bâti son propre mythe. Et maintenant, à vous de rêver.

La Collection 7-inch par Olympia le-Tan

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Quel est le seul objet réconciliant stars et littérature sur le red carpet ? Les minaudières-livres d’Olympia le-Tan. Depuis 2009, la designer franco-britannique mêle ses deux passions, la broderie et la littérature en proposant à chaque saison ses minaudières reprenant des couvertures originales de livres chinés chez les bouquinistes de New York ou Londres, mais aussi à la librairie Shakespeare & Co à Paris, vrai temple de la littérature anglaise.

 Articulant ses collections autour de différents thèmes qui prennent vie grâce à l’imagination de la styliste – on peut penser à la collection 2011 de bagages brodés de noms d’hôtels inventés et de logos rétros de compagnies aériennes – cette année c’est en hommage à la musique des années 30 aux années 60 qu’Olympia le-Tan a imaginé sa nouvelle ligne de sacs.

 C’est tout un univers que construit la styliste autour de ses créations, réalisées en France à la main, en éditions ultra-limitées. Lors de la dernière Fashion Week, c’est tout le gratin de la mode qu’Olympia le-Tan a fait swinguer pour la sortie de sa dernière collection 7-inch, articulée autour de pochettes de vinyles parmi lesquels Rock Around the Clock, Cry Baby Blues et des classiques de Louis Armstrong sans oublier les livres, sa marque de fabrique, qu’elle choisit en lien avec le Jazz.

 Elle crée par la même occasion une collection de prêt-à-porter aux imprimés dessinés par son père Pierre le-Tan, célèbre illustrateur et faisant appel à Ronnie Spector, ex-Ronettes pour interpréter son tube « Be My Baby ».

Tout un univers donc, faisant honneur au Jazz, au Blues ainsi qu’aux prémices du Rock’n’Roll, en créant son propre girls band, comme un rêve de petite fille enfin réalisé.