Le Café Royal Hôtel de Londres

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Le bâtiment qui abrite ce lieu d’exception de Regent Street fut, à l’origine, nommé Café Royal par Daniel Nicolas Thévenon, un négociant en vins français. Nous sommes en 1865. Année après année, son architecture et sa cave longtemps considérée comme la meilleure du monde lui vaut une solide réputation. Il n’en faut pas plus pour attirer les personnalités du monde des arts et des lettres. On raconte que dans ses hauts murs de pierres, l’écrivain Anglais Oscar Wilde aimait y déjeunait ; tous les jours, à 13 heures sonnantes, il prenait place à la même table.

Un siècle plus tard, c’est le digne héritier du dandy que l’on y retrouve : mais à une autre époque d’autres mœurs : c’est le soir qu’Andy Warhol aimait y déambuler. Et le lieu ravi les plus hautes sommités. Le lieu est très apprécié de la famille royale ; il en accueillit les membres, à l’instar de Georges VI ou Lady Di. Après la restauration et la transformation qui l’ont métamorphosé en hôtel contemporain entre 2008 et 2012, le Café Royal a su conserver toute son histoire ; gravée sur les œuvres architecturales du bâtiment, aujourd’hui classé.

L’hôtel est un superbe mélange d’art, d’histoire et de modernité. Et aujourd’hui, il compte 159 chambres et 6 suites historiques comme la suite « Tudor », qui mêle à la perfection l’histoire au chic anglais. Dans l’édifice, plusieurs restaurants, un club privé, des salles de réunion parées de toutes les nouvelles technologies, et un espace bien-être disposant d’un spa, d’une salle de fitness et d’une piscine couverte. Autant de services qui font de cet hôtel l’un des plus attractifs de Londres. Idéalement situé près de Bond Street et Mount Street, les clubs très sélects et les galeries d’art du quartier historique de Saint James, achèvent d’en faire l’incontournable point de chute de tout Londonner. Mieux, il offre une vue imprenable sur la place Piccadilly Circus, la rue réputée pour le scintillement des multiples enseignes lumineuses qui la recouvre. Une curiosité baroque et insolente ; une référence de l’hôtellerie de luxe à découvrir au plus vite !

Le Hyatt Regency de Thessalonique

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L’histoire de Thessalonique s’écrit en 315 avant Jésus­ Christ. Cette année ­là, Cassandre de Macédoine fonde la ville avant de la baptiser du nom de son amour : Thessalonique, demi­ sœur d’Alexandre le Grand. Sur cette ville édifiée comme un gage d’amour règne une atmosphère toute particulière. Située au fond du golfe Thermaïque, Thessalonique fut, dès son origine, à la croisée de grandes routes commerciales. Avec le temps, la ville prit l’allure d’une cité industrielle et commerçante ; assez pour déborder de créativité. La beauté de ses églises byzantines en a fait en effet une ville d’art, à la croisée des époques, et des cultures.

A l’image de la majorité des villes portuaires, Thessalonique est cosmopolite, et la concurrence entre les trois grandes communautés, musulmane, orthodoxe et juive a su entraîner une sorte d’émulation. Et c’est ainsi que la ville déborde aujourd’hui de vie, et de créativité. De la Tour­ Blanche à l’église Sainte-Sophie défilent des siècles d’art et d’histoire, de magie et de mythes… Cet héritage, le Hyatt Regency Thessaloniki a su le capturer et l’élever au fil d’un hôtel luxueux et ô combien fabuleux, à l’image du Park Hyatt Paris-Vendôme et de l’Hotel Martinez de Cannes.

Un complexe fait comme un bouquet d’immeubles planté parmi un jardin de palmiers, illuminé de nénuphars et autres fleurs de lotus… Le lieu est simplement parfait pour un city break – situé à 15 minutes du centre ville de Thessalonique, l’hôtel est idéalement situé à un peu plus de 2 heures du Mont Pelion grec et des plages de Chalkidiki. A proximité de la Turquie et de la Bulgarie, le Hyatt Regency Thessaloniki est tout aussi proche des plus beaux vignobles grecs. Les 134 chambres que propose l’hôtel méritent en effet leurs cinq étoiles. La luxueuse propriété propose des accommodations modernes et élégantes, avec des piscines extraordinaires, tennis, squash, sauna, hammam, et jacuzzi. Les chambres donnent ainsi sur un bel espace extérieur apparié avec un service d’excellence. L’architecte, Alexander Kravetz, exerçant depuis Londres, su en effet fondre l’hôtel dans un paysage des plus sauvages. L’un de ses derniers ajouts : l’Asian Spa, un espace exclusif proposant des bienfaits spécialement imaginés pour le Hyatt Regency Thessaloniki. 

L’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers, L’Âme du Dom Pérignon

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Un lieu exceptionnel – l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers a vu passer les humbles et les puissants, les rois et les religieux. Au commencement était un songe, celui de saint Nivard, cinquième évêque de Reims, neveu du roi Dagobert. Un jour du premier siècle de notre ère, l’homme regagnait Reims en passant par Épernay – fatigué par sa route, il fit une halte sur les terres d’Hautvillers, où il s’assoupit contre un arbre. Il rêve – dans son sommeil, il voit une colombe dessiner des cercles autour d’un hêtre. Lorsqu’il ouvre les yeux, c’est avec surprise et effroi qu’il voit que l’oiseau est toujours là, volant autour de l’arbre contre lequel il s’était endormi ! L’évêque ne s’y trompe pas : c’est une inspiration divine l’invitant à bâtir une nouvelle abbaye. Il fonde alors l’abbaye d’Hautvillers et la place sous la règle de saint Benoît. Nous sommes vers 650. L’abbaye prospère en dépit des vicissitudes de l’histoire : détruite par les Normands en 882, restaurée puis brûlée par les Anglais en 1449, rebâtie puis rasée par les Huguenots en 1564. « (…) Grâce aux dons de Catherine de Médicis. Elle connaîtra une nouvelle apogée à la fin du 17ème siècle avant d’être démantelée en 1793 ».

Longtemps plus tard, lorsque Pierre Pérignon prit ses fonctions de procureur à l’abbaye en 1668, le moine se fixe pour mission de créer le « vin le meilleur du monde ». Il veut moderniser l’abbaye, agrandir le domaine viticole pour assurer à la communauté́ des revenus suffisants, et en développer le rayonnement. Sur sa pierre tombale l’on peut ainsi lire : « Ci-gît Dom Pérignon, pendant quarante-sept ans cellérier dans ce monastère, son administration des affaires familières lui mérita les plus grands éloges, recommandable par ses vertus et plein d’amour paternel pour les pauvres. » Un esprit visionnaire et une audace extraordinaire l’amènent à tout réinventer, de la plantation des vignes, à leur mélange en passant par le procédé d’élaboration du vin. On raconte même qu’il est à l’origine de la découverte du champagne ! Grâce à lui, Saint-Pierre d’Hautvillers devient le plus grand domaine viticole de la Champagne.

Dom Pierre Pérignon sait en effet que le terroir d’Hautvillers peut se transcender et susciter une expérience inspirée et inspirante : il comprend que le règne de Louis XIV se distingue par l’excellence et l’inventivité́. Le Roi-Soleil réunit à sa Cour les artisans les plus remarquables et les artistes les plus célèbres – et il en fera indéniablement parti. Nombreux sont les hommes de pouvoir et d’Église comme Léon X, François 1er ou Charles Quint ayant apprécié les « vins tranquilles de la rivière de la Marne. » Il faut dire que le vin de Dom Pérignon a la particularité d’être une cuvée millésimée, qui n’est élaborée que lors des années exceptionnelles. Et cette tradition perdure encore aujourd’hui. Dès l’arrivée à Saint-Pierre d’Hautvillers, la présence singulière du monastère intrigue et fascine… Ici, une chose incroyable est née, une chose qui a changé́ à tout jamais l’histoire de l’art de vivre – c’est bel et bien le caractère sacré de l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers qui veille depuis des millénaires sur le champagne Dom Pérignon.

Le Rouge Valentino

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Ce fut un flash, une illumination, une révélation – bref, une inspiration. Valentino Garavani fut littéralement ébloui : « J’ai eu un des plus grands chocs de ma vie à Barcelone: alors étudiant, invité au théâtre de l’Opéra, émerveillé, je vis dans une loge une femme aux cheveux gris, très belle, habillée de velours rouge. Parmi toutes les couleurs portées par les autres femmes, elle m’apparut unique, isolée dans sa splendeur. Je ne l’ai jamais oubliée. Elle est devenue la déesse rouge. Fabuleuse. Je crois qu’une femme habillée de rouge est toujours magnifique, elle est au milieu de la foule l’image parfaite de l’héroïne. »

Il faut dire que le jeune Valentino est depuis longtemps fasciné par l’univers du cinéma, qu’il s’agisse d’Hollywood, du glamour pailleté de la Dolce Vita, ou de la grâce exquise des actrices : « C’est ainsi qu’est née en moi une admiration sans bornes pour les femmes symboles comme Lana Turner, Rita Hayworth, Ava Gardner, Marlène Dietrich. Surtout Marlène dans La Taverne des sept pêchés, Greta Garbo dans la Reine Christine. » Ainsi, l’héroïne Valentino se pare-t-elle de rouge, mais pas n’importe quel rouge – un rouge propre à la patte d’un couturier qui s’éprend à dessiner et à créer pour les seules personnes romantiques. Ainsi aussi se construit l’essence du style Valentino : une passion pour le rouge, symbole fascinant de la vie, de la mort, de l’amour, une force contre toute morosité ; et un design, le rococo –  ornements exquis développés à partir d’une base sculptée, rien de plus, rien de moins.

Son Rouge, Valentino le compose comme un entêtant mix de magenta, de jaune et de noir – une couleur flashy, mais également très seyante. A l’instar de ses robes, dont la première apparue en 1959, dès sa première collection : une robe de cocktail bâtie autour d’une jupe de tulle rose baptisée Fiesta. Depuis, il y a systématiquement une robe rouge dans les collections Valentino : « Une robe rouge est d’avantage qu’une façon de raconter : elle est synonyme de style » confie le couturier. Servi par une palette aux nuances voluptueuses : rouge écarlate, rouge feu… Depuis 1959, la maison italienne rend hommage à la couleur de la vie , elle en a même fait le thème d’une collection « Shangai » inédite dédiée à la Chine. Valentino use aussi d’aplats de couleurs vives pour transfigurer les formes de la robe. Courtes ou longues à diaphane , Le choix d’une robe Valentino est donc le choix de la distinction : le Rouge Valentino fait le bonheur des dames car il « les rend sensationnelles. Quand une femme habillée de rouge Valentino arrive dans une soirée, tout le monde la regarde. » C’est cela, la magie du Rouge Valentino – faire de la femme l’héroïne romantique de sa propre vie…

Le Rouge Valentino En Quelques Dates…

1959 : Fiesta  est la robe rouge Valentino présentée lors de la première collection.

1970 Jackie Kennedy vêtue d’une robe rouge Valentino fait la une de Life.

1981 : Brooke Shields vêtue d’une robe rouge Valentino fait la une de Time Magazine.

2000 : Parution de « Il Libro Rosso di Valentino » présentant 40 femmes vêtues de ces robes rouges.

2004 : Jennifer Aniston revêt la robe rouge mythique « Fiesta » Valentino. 

2007Claudia Schiffer est vêtue d’une robe rouge Valentino lors du gala à l’occasion des 45 ans de la maison de couture Valentino.

2008 : Lors du final du défilé printemps-été, toutes les mannequins sont vêtus de la même robe rouge. 

2012 Stacy Keibler vêtue d’une robe rouge Valentino lors du Golden Globe.

2013 : Dans la collection Shanghai, tous les nuances de rouge sont associées.

2014 : La bougie « Rouge Absolute » crée en collaboration avec Cire Trudon est présentée en édition limitée pour Noël.

2016 : Lily Collins est vêtue d’une robe rouge Valentino lors du gala du MET Costume Institute. 

2017Pierpaolo Piccioli a donné le ton de la saison à venir : déesses et mythologie grecque et une version tellement plus couture de l’iconique rouge Valentino.

Les Enchères 007 chez Christies

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C’est une vente aux enchères un brin particulière qui, prenait place dans les locaux Londoniens de la maison Christies. A l’ordre du jour, parieurs et collectionneurs se sont arrachés la Seamaster 300 portée par James Bond lui-même lors du tournage du dernier Spectre. Au poignet de Daniel Craig, la pièce devint ainsi exceptionnelle.

Boitier en acier et cadran noir, la lunette bidirectionnelle noire en céramique polie avec la technologie Liquidmetal signe le caractère d’un modèle très singulier. Montée sur un bracelet NATO, aux cinq rayures gris et noir, et animée par un des mouvements les plus innovants, la montre s’est ainsi envolée pour la somme de £92 000. Et puisque Bond a du cœur, l’intégralité des bénéfices de la vente ont été reversés à Médecins sans Frontières.

Les Rockstuds De Valentino

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L’allure Valentino ? En trois mots : délicate, élégante, et fluide. C’est en ce sens que le duo Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli a repris les reines artistiques de la maison Valentino en 2008, sous la direction du PDG Stefano Sassi. Si l’histoire et le succès de la maison Valentino sont incontestablement liés à l’Italie, à la Dolce Vita et l’atmosphère fellinienne, le duo Chiuri-Piccioli a vite fait de développer une étiquette toujours plus élégante et féminine. Mais en 2010, le voici qui initie Valentino à une nouvelle attitude, celle d’un luxe un peu voyou. C’est ainsi que pour la saison automne-hiver 2010 les designers présentent la collection Rockstuds, manifeste racé à l’indiscipline. A Paris, la foule s’extasie, surprise de voir des silhouettes hautement élégantes ponctuées d’une chaussure à studs, montée sur un talon sage de 6cm. En réalité, le succès des Rockstuds réside dans cette irrévérence, puisque la tradition stylistique veut que par nature, sur un tel talon, les chaussures aient un galbe classique, et finalement assez conservateur. Mais les Rockstuds présentent, elles, un design insolent et sexy. Le monde de la mode semble en émoi : il y a en effet bien longtemps qu’il attend quelque chose de comparable ; une création alliant féminité, punk et insolence dans une complexion si luxueuse et élégante. Qui d’autre que la maison Valentino aurait pu parvenir à un équilibre si parfait ?

C’est ainsi que depuis l’hiver 2010, ces chaussures trônent au rang des it-shoes. Iconiques et intemporelles, le succès des Rockstuds réside aussi dans ce qu’elles se déclinent à l’infini. Noir, blanc, beige, rouge, bleu marine, rose, vert, jaune, zèbre, rayé, gris tourterelle, avec ornement, sans, studs noir ou doré… Leur design pointu, flirtant indécemment avec les chevilles, épouse à la perfection le galbe du pied. Les Rockstuds se muent aussi en plusieurs versions, 10 cm, 6.5 cm avec une double courroie à la cheville ou encore version ballerine… Sans concession, leur cambrure est insolente et longiligne. Un peu dame, un peu emmerdeuse, les Rockstuds incarnent à la perfection les chaussures des filles d’aujourd’hui : insolentes pour certains, fascinantes pour d’autres, elles n’en sont pas moins racées, et hautement distinguées.