Prada: That’s 70’s Show!

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Muccia Prada se rêvait en politique. Féministe activiste, engagée auprès du Parti communiste italien, la doctorante en sciences politiques a préféré agir au moyen du luxe.

La petite fille du fondateur du groupe Prada est intégrée au monde de la mode en 1978 : finesse, sobriété, calme et savoir-faire constituent alors le vocable de la marque. Lorsqu’elle reprend la firme, la réservée Muccia se dévoile et fait virevolter les codes : fantasques et originales, ses créations ne tardent pas à impressionner par leurs espiègleries.

Pour cet automne/hiver, l’italienne joue sur le motif vintage, mêlé de kitch et de cosy. Une élégance controversée qui fait dire de la maison Prada qu’elle se pare d’un étonnant classicisme baroque : le pur style italien des années 70 fait surface. Les diamants, les perles et la soie s’effacent. Laissant place à des créations graphiques aux tissus lainés colorés, ajustées de souliers psychédéliques aux teintes glacées, au talon très moyenâgeux mais, tellement déluré. Seul l’iconique sac Prada revient, telle une balise basique, au milieu de ce méli-mélo.

La “Segnora“ allègue, lors de son défilé, « Tout le monde (ndlr : les créateurs) a une théorie sur ses propres collections de nos jours, j’en ai marre des théories. Cette collection parle du plaisir de la mode ». Cela se voit, cela se sent et, cela se vit dans ces vêtements.

The Fetish Box Clutch par Diane Von Furstenberg

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The Fetish Box Clutch se dessine sous le crayon de Yavan Mispelaere pour Diane Von Furstenberg. Luxe et fantaisie se mêlent pour incarner l’inessentiel quotidien : la montre, le dé, l’oeil ou la bouche se changent en minaudière, prenant enfin allure d’accessoire.
Depuis 1974, ses modèles révolutionnent l’histoire de la mode : l’iconique robe portefeuille traduit l’audace et, sans surprise, celle-ci se retrouve sur les femmes de caractère. La collection Rendez-vous de cet automne s’inscrit dans le même registre où l’humour enraille la mode conventionnelle : neuf modèles de minaudières surréalistes faites comme des boîtes secrètes.
Proposées en un nombre très limité – de 25 à 50 exemplaires numérotés pour chaque modèle – elles sont réalisées à la main, dans les ateliers italiens de la maison. Cuir, cristaux et broderies se marient aux motifs fantaisistes : du cœur rouge en perles au cadran d’horloge, en passant par l’imprimé nuage ou téléphone, l’intérieur s’orne d’un miroir en forme d’oeil stylisé qui, probablement, saura porter chance et protection à sa propriétaire.

Le Pauline par Moynat

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Au XIXe siècle, pour la pièce de théâtre « Viveurs », l’actrice de la Comédie Française Gabrielle-Charlotte Réju dite Réjane, met à l’honneur une malle en crocodile turquoise. Discrètement frappée de la distinction Moynat. 

1849, à l’heure où le baroque chapeaute le luxe, un malletier lui préfère une allure fonctionnelle, principalement discrète : une toile monogramme imprimée sur les doublures. Pauline Moynat, fondatrice de la maison éponyme, imagine, pour ses malles, une courbe calquée sur l’inclinaison des nouvelles voitures de cette fin de siècle. Le but : épouser leur pourtour. Incurvées, élégantes et épurées, ses créations scellent sa réputation. Cependant la conquête du parterre n’est pas faite : de la mémoire collective, le nom de la maison se dissipe.

Qu’importe, les étoiles sont là pour rappeler le ciel : en 2012, le Pauline réintègre le passé de la marque, le surpassant même. Léger, pratique, aux courbes onctueuses ; ses arrondis n’épousent plus la carrosserie mais, la ligne féminine du corps. Une sensualité née d’une communion entre le sujet et l’objet. Dès sa sortie, le Pauline illumine Natalia Vodianova. Portable au quotidien, pour toutes les occasions, il se décline en une pléthore de couleurs, cuirs et tailles, de quoi plaire à toutes les Réjane de ce théâtre qu’est la ville.

Entre modernité délicate et élégance sereine, il est le symbole de notre nouvelle ère : discrète mais exceptionnelle.

Objets de Désir de la Fashion Week de Londres

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Un tourbillon de couleurs, d’inspirations et de matières nous parvient des îles britanniques, à l’occasion de la Fashion Week de Londres, pour l’Automne-Hiver 2013-2014. De l’iconique tartan Burberry au velours façon Christopher Kane, en passant par les patchworks colorés de Vivienne Westwood, Londres s’affirme dans un éclectisme élégant et raffiné.

Le Sac Falabella de Stella McCartney

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L’Ecologie et l’environnement sont dans l’air du temps. Stella McCartney nous le prouve avec son it-bag Falabella chic et rock, constitué de cuir végétal et simili python.

La créatrice britannique, végétarienne convaincue, a conçu ce sac afin de défendre le respect de l’environnement. La créatrice explique que « la fourrure ou la peau animale n’est pas une obligation pour être créatif et avoir du succès ». Porté en sac à main, en bandoulière ou en pochette, le Falabella a déjà séduit Victoria Beckham, Charlize Theron et la célèbre actrice Naomi Watts qui l’emmènent partout avec elles dans leur vie quotidienne. Kylie Minogue le réserve quant à elle à ses soirées mondaines et prouve que ce sac Falabella est à la fois urbain et hippie chic.

Ses coloris divers, ses imprimés pop fluo et sa chaine métallique font de ce sac un objet usuel et tendance. Le Falabella possède un panel de dimensions différentes : un sac inespéré pour les femmes. Toutes les stars valorisent ainsi le travail de Stella McCartney dont les valeurs philosophiques sont sans cesse applaudies.

Très récemment, la jeune créatrice a ainsi fait appel à quelques artistes afin de lancer une nouvelle gamme de Falabella unique et artistique : David Foox a ainsi crée un it-bag en version peinte qui s’est vendu aux enchères tout récemment, au profit d’organisations environnementales. Originalité et créativité sont donc les maitres mots de Stella McCartney assurant à sa carrière un succès incontestable. On lui souhaite !

2012 Flashback : Le Nouveau Speedy de Louis Vuitton

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Le Speedy est connu pour être le sac d’Audrey Hepburn. En 1965, la maison Louis Vuitton crée à sa demande un modèle plus petit : le Speedy 25. Un modèle qui ne cessera de l’accompagner !

Pour des clientes résolument plus urbaines et en mouvement, le Speedy se pare en 2011 d’une bandoulière réglable et amovible.

En 2012, la maison Vuitton décline le Speedy en version monogram empreinte. Le sac mythique est décliné en cinq coloris, de l’orange foncé Orient au bleu profond Infini. Fidèle à sa forme sa forme originelle, il se pare de nouvelles finitions : des tirettes pour la fermeture à glissière et des rivets en laiton.

Ce must-have de l’élégance est à découvrir dès le 1er Septembre !

L’Art Du Voyage Par Louis Vuitton

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Heureux qui comme L’express Vuitton a fait un beau voyage… Le 19 juillet dernier, la locomotive Louis Vuitton Express terminait à Shangai un long périple débuté à Paris, quelques mois plus tôt. Un voyage qui n’est pas sans rappeler l’expédition Paris-Pékin et la traversée à pied du désert de Gobi, équipée de malles Vuitton. L’expédition, cette fois-ci, avait une tonalité très fashion, pour célébrer l’ouverture à Shangai de la première Maison Louis Vuitton, dans le centre commercial du Plazza 66.

Autour d’une reproduction à l’identique d’une locomotive à vapeur de la fin du XIXème siècle, était présentée la collection de prêt-à-porter automne hiver 2012-2013. Un défilé inspiré et signé Marc Jacobs aux accents de malle aux trésors. Des wagons Vuitton descendaient les élégantes, laissant aux grooms le soin de transporter valises et sacs griffés du majestueux LV pour le plus grand émerveillement de stars occidentales et chinoises : Alexa Chung, Gong Li, Laetitia Casta, Fan Bingbing et bien d’autres encore.

L’Iconique 2.55 de Chanel

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Le 2.55, produit emblématique de la maison Chanel, résume à lui seul l’esprit Coco Chanel. Son obsession de libérer la femme. L’inspiration du 2.55 lui est venue de la manière dont elle aimait porter ses jumelles sur les hippodromes, mains dans les poches, allure d’homme libre. Œillets, chaînes tressées en cuir et laiton, fermoir à tourniquet « mademoiselle » et cuir matelassé, le 2.55 pour février 1955, marque le retour en force du Mademoiselle Chanel.

Dans les années 1980, Karl Lagerfeld inscrit le 2.55 dans la légende en remettant ce petit joyau au goût du jour. Il épaissit la chaîne, change le mythique fermoir par un fermoir au logo de la marque, le célèbre double C entrecroisés, et le décline dans toutes les tailles, de l’étui à cigarettes au fourre tout. Le 2.55 devient l’accessoire absolu!

Classique et intemporel, cette pièce phare de la maison Chanel continue de nous faire rêver. En bleu électrique dans les bras de la Gossip Girl, Blake Lively, ou en rouge piquant sur Vanessa Paradis, quel que soit le modèle, le plaisir est d’être pris la main dans le sac, Chanel 2.55, bien sûr!

 

 

La 2.55 de Chanel en Quelques Dates

 

1955 : Le 2 février 1955, le sac 2.55 est créé par Coco Chanel, 72ans, qui souhaite libérer les mouvements des femmes. Elle le crée avec une anse longue qui permet de le porter à l’épaule et non plus de devoir le tenir à la main. Les sources d’inspiration sont le monde des courses hippiques avec ses motifs matelassés, son appartement de la rue Cambon et son passé à l’orphelinat d’Aubazine.

1960 : Brigitte Bardot, emblème de la mode dans les années soixante, se pare du 2.55.

1960 : Audrey Hepburn, elle aussi reconnue pour sa beauté et son style vestimentaire l’adoptera au cours des années soixante.

1962 : Jackie Kennedy porte du Chanel à de maintes reprises, elle a également beaucoup porté les différents sacs de la marque dont le fameux 2.55.

1962 : Elizabeth Taylor le choisira de couleur blanche.

1965 : L’actrice américaine Jane Fonda, femme du directeur français Roger Vadim, est photographiée avec le 2.55.

1968 : Mia Farrow, célèbre actrice américaine est vue avec le fameux sac à plusieurs reprises.

1970 : Catherine Deneuve, toujours classique et élégante, l’adopte.

1988 : Karl Lagerfeld réinterprète le 2.55 en remplaçant le fermoir « Mademoiselle » par le logo au  double « C » de Chanel et la chaine est arborée d’une lanière en cuir tressé. Il devient le « Timeless Classic ».

1990 : Lady Diana, après avoir adopté le tailleur Chanel, se pare du sac 2.55 lors d’évènements publics.

2005 : Grand retour du 2.55 sur le marché à l’occasion des 50 ans de sa création, plus « bling bling ». Karl Lagerfeld réintroduit aussi la version avec le fermoir Mademoiselle.

2007 : Karl Lagerfeld crée la version la plus luxueuse du sac 2.55 en édition limitée qu’il appellera le « Diamond Forever ». Ce sac a un fermoir au double C en or blanc serti de 334 diamants, une chaine en or blanc et est en cuir d’alligator. Il a été produit en seulement 13 exemplaires.

2008 : Rihanna adopte le 2.55 pour assister à des défilés.

2010 : Le sac « Boy Bag », une version plus sportive inspirée du 2.55 et à son matelassage, est inventé et beaucoup apprécié des célébrités.

2010 : Lady Gaga toute vêtue de Chanel promeut son nouvel album.

Les années 2010 : La 2.55 commence à être produit en milliers de déclinaisons, de la version vernie à des versions colorées.  

2011 : Karl Lagerfeld lance une collection capsule du 2.55 sertie de cristaux et de perles.

2012 : Chanel présente deux versions révolutionnaires du 2.55 adressées aux nouvelles générations, le « Lucky Charms » avec tous les symboles porte-bonheur de Coco Chanel.

2012 : Miley Cyrus, avec son look très rock’n’roll, succombe à son tour au 2.55.

2013 : Kate Moss toujours à la pointe de la mode, ne pouvait ne pas avoir dans son dressing l’iconique sac.

2014 : Chanel propose une version pochette du 2.55 pour la collection Printemps/été.

2016 : Lors de la collection des Métiers d’Art, le 2.55 délaisse son iconique matelassé pour un cuir de veau souple. Karl Lagerfeld réalise une série de vidéos mettant en scène l’actrice Kristen Stewart.

2017 : Chanel lance une version du 2.55 en tissu Denim très streetwear.

Mai 2017 : Pour la collection croisière 2017/2018, Karl Lagerfeld s’inspire de la Grèce antique et imagine des Timeless aux tons naturels tels que l’écru, le beige, le marron en crochet, en toile tressée ou encore en tweed.

Juin 2017 : Dans le cadre de la Collection Métiers d’art Paris Cosmopolite, le 2.55 se fait sobre en veau velours ou s’agrémente de broderies inspirées des tapisseries du Ritz.

Octobre 2017 : Pour la collection printemps-été 2018, le Boy et le Timeless se parent de PVC irisé pour accompagner le tweed iconique.

Octobre 2017 : Chanel crée la montre « Code Coco », reprenant le fermoir Mademoiselle et le matelassé du 2.55.