L’Hôtel Hermitage Monte-Carlo

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Construit au tournant du siècle, c’est à l’architecte Nicolas Marquet, aidé par Gustave Eiffel, que l’on doit la magnificence de l’Hôtel Hermitage. Depuis classé monument historique, l’Hermitage distille tout le charme et le raffinement d’une époque ô combien salutaire – sa façade à encorbellements, ses fresques, ses colonnes de marbre rose et son jardin d’hiver coiffé d’une éclatante coupole de verre et d’acier… Tout ici n’est que luxe et volupté ! Et à l’heure du Grand Prix de Monaco, l’Hôtel Hermitage fait figure de retraite où apprécier le plus fin des arts de vivre.

Tourné à la fois sur le port de Monaco, le palais princier et la cathédrale de la Principauté, le palace capture une vue époustouflante sur la richesse du Rocher. Une richesse qui s’apprécie notamment dans l’assiette – son restaurant gastronomique, une étoile au Guide Michelin, Le Vistamarn fut ainsi longtemps chapeauté par le Chef Joël Garault. « Cette étoile salue le travail acharné de toute une équipe. Nous avons su nous remettre en question et l’arrivée de recrues provenant d’établissements étoilés nous a permis […] d’améliorer encore nos plats dans les cuissons, les assaisonnements mais aussi l’esthétique. Nous avons réagi avec promptitude et le résultat est là ! Mais au-delà de cette étoile, la fidélité de notre clientèle demeure la gratification la plus importante. »

Il est vrai que la clientèle vient des quatre coins du monde pour apprécier, la parenthèse de l’instant, tout le faste et la noblesse du savoir recevoir de l’hôtel Hermitage. Si le palace est tenu au secret, on raconte que les têtes couronnées du monde entier et les plus grandes stars concourent à la sublime réputation du lieu. Un lieu qui offre aussi un Spa des Thermes Marins Monte-Carlo sur plus de 7000m2. Le luxe absolu se niche dans le détail de ces thermes somptueux. De véritables joyaux…

Le Homard Bleu d’ Anne Sophie Pic

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Lorsqu’en 1973, le décès de son père, le chef Jacques Pic, force Anne Sophie Pic à reprendre en main les cuisines, la jeune femme est inquiète, exigeante, et en perpétuelle recherche. Une fragilité d’artistes autodidactes qui lui permet de se mettre en question, sans cesse. Avec le temps, ce doute, permanent et fondateur, devient sa marque de fabrique. La rencontre de son mari fait aussi figure d’expédient : à ses côtés, Anne Sophie Pic imagine un restaurant éponyme comme une bulle hors du temps, intime, cosy et ouverte sur les jardins. « Un restaurant gastronomique doit raconter une histoire vraie, l’histoire d’un lieu, d’un plat, d’un chef » déclarait Anne Sophie Pic, il ya quelqte temps. Ainsi l’espace du restaurant s’organise ainsi autour d’un lustre en cristal, lui-même délimitant trois espaces éclairés de larges baies vitrées. Mais la patte Pic réside dans le choix de produits d’excellence : du coquillage de la côte d’émeraude, au ris de veau du Velay, l’extase culinaire s’écrit réellement avec l’accord homard bleu, fruits rouges et céleri. « J’ai créé le homard fruits rouges voilà plus de dix ans et il est très vite devenu un plat phare de la maison. A l’époque, j’avais imaginé marier l’acidité de la fraise des bois, de la framboise et du cassis avec le piquant du poivre vert et la vivacité du céleri. »

Trois étoiles au Guide Michelin… Une évidence. Porté par son succès, Anne Sophie Pic propose aujourd’hui une réinterprétation de ce homard presque iconique. Une traduction gustative de l’évolution de sa cuisine ; résultat d’un travail de recherche autour des sauces. De plus en plus, le chef recherche l’équilibre, travail la note juste dans ses sauces. Dépouillée du beurre et de l’huile pour les créer au plus proche de la nature, Anne Sohie Pic s’intéresse à la vivacité et la quintessence du goût ! Pour ce homard, elle imagine ainsi un dashi aux fruits rouges. Le dashi, c’est ce bouillon d’algues kombu et de copeaux de bonite séchée, base de la cuisine japonaise. Dans l’assiette, le homard repose ainsi sur un lit de fruits rouges frais, de betteraves accompagnées du chutney et du dashi fruits rouges. L’expérience gustative mêle le goût fumé du dashi et le goût acidulé des fruits rouges rehaussé par l’acidité de l’épine-vinette… Une explosion de saveur, jouant donc sur l’amertume, l’acidité et le fumé. Un mets précieux qui propulse le plat signature du chef comme une icône de la gastronomie.