Le Collier en Perles d’Akoya de Mikimoto

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Si Gabrielle Chanel a su porter avec distinction des colliers de fausses perles, Kichiki Mikimoto nous dédie depuis 1893 les plus précieuses et exceptionnelles gemmes sorties des mers et océans. Entre tradition et design, cette maison de joaillerie propose des bijoux uniques tels de véritables écrins magnifiant la perle. 

Le plus réputé d’entre eux est évidemment le collier que Joe DiMaggio avait offert à son épouse Marylin Monroe. Ce chocker d’une longueur d’environ 40cm révèle un style simple et brut. Les perles, quant à elles, sont produites par les huitres d’Akoya au Japon. Ce sont les perles les plus célèbres, réputées pour leur lustre intense et leur luminosité opaline. Le fermoir, détachable, reste le seul élément fantaisiste: une forme de plume en or blanc et une boule pavée de diamants. Alliance de raffinement et de douce séduction, ce sautoir sait révéler avec sobriété et délicatesse la beauté de toute femme.

Figure de la parisienne par excellence, la perle est ainsi mise à l’honneur, aussi bien pour la grâce qu’elle incarne que celle qu’elle reflète. Symbole de bonheur, de pureté et d’amour, elle captive et enchante hommes et femmes. 

N°5 de Chanel : Une Version Nomade en Édition Limitée

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Alors que la maison de la rue Cambon s’apprête à commercialiser en France le tout nouveau format de son iconique fragrance, c’est à Londres que la maison aux deux C a choisi d’exposer la rétrospective de la création de Gabrielle Chanel. Intitulée « Mademoiselle Privé », l’exposition se tiendra au sein de la très célèbre Saatchi Gallery – du 13 octobre au 1er novembre 2015, le focus tiendra sur l’année 1909. Si nombre d’expositions eurent déjà pour qualité la mise en valeur de la création Chanel, Mademoiselle Privé est la première rétrospective à se concentrer sur la construction de l’empire à travers l’oeil de Karl Lagerfeld, actuel directeur artistique de la griffe.

Mais c’est aussi et surtout la personnalité charismatique de Coco qui sera mise à l’honneur, tandis que la prestigieuse galerie promet de conter la légende du Chanel N°5, qui n’est autre que le parfum le plus connu au monde. Et justement, le 16 octobre prochain sera introduit le nouveau format de 35ml – un flacon à portée de main servant d’écrin à l’eau de parfum et à l’eau première. Mais attention, il s’agit là d’une édition limitée. Une version miniature de toute l’audace, de la liberté et de l’innovation de Gabrielle Chanel – un flacon que l’on peut glisser dans son sac à main, histoire d’être toujours accompagnée de l’élément olfactif des grands voyages.

Le Tweed Chanel

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On l’a compris : chaque détail de la maison Chanel a été inspiré par les éléments marquants de la vie de Coco, et le tweed n’y a pas échappé. Ce tissu d’outre-manche, elle le doit à l’un des hommes qui a partagé sa vie : le Duc de Westminster. L’homme le plus riche d’Angleterre, doté d’une élégance britannique qui sut la séduire six ans durant. Leur relation permit à Gabrielle de découvrir la campagne anglaise et ses particularités, dont le tweed. Habituellement utilisé par les hommes en hiver, apprécié pour sa résistance, il faisait partie intégrante du vestiaire de son amant de l’époque. Célèbre pour avoir pris aux hommes tout ce qu’elle pouvait de leurs vêtements pour le confier aux femmes, Gabrielle Chanel a une nouvelle fois frappé. Elle remanie ainsi la garde-robe du Duc et de ses compatriotes pour la féminiser au possible ; imposant du même coup ce tissu si british comme l’un des codes d’une des griffes les plus parisiennes qui soit.

Le tweed, Chanel l’a présenté à sa façon, en 1954, des années après la fin de sa relation avec le Duc de Westminster. 1954 sonne en fait la réouverture de la maison de la rue Cambon, et pour l’occasion, elle fait fort : le tweed prend la forme de la petite veste à boutons dorés qui fait encore la réputation de la marque aujourd’hui. Mais, le tweed de Chanel n’est pas le tweed anglais : il est plus souple, moins lavé, plus féminin en somme, et sûrement plus libre. Après tout, la liberté de mouvement de la femme a toujours été l’effet recherché par la couturière, et elle y tenait !

Les Américaines ont été les pionnières, les premières à adopter le tweed à la Chanel. Les Françaises les ont suivies, et le reste du monde aussi. L’engouement pour le tweed n’a pas cessé depuis, qu’on le porte en veste, en jupe ou en tailleur complet. La maison Chanel ne l’a jamais abandonné et continue de le réinventer chaque saison. Si le plus emblématique reste le tweed noir et blanc, il se pare aujourd’hui de rose, de brun, de bleu, se métamorphosant au contact de couleurs phares, au fil collections et des saisons, sans jamais se dénaturer, surtout quand il s’essaie à la maroquinerie. Karl Lagerfeld a réussi à donner à ce tissu connoté vieux bourgeois, le côté séducteur, trendy et parfaitement contemporain, sans rien perdre de son essence toute d’élégance, et ce par exemple dans le récent défilé Haute Couture de la maison.

Le tweed Chanel est de ceux qu’on hérite, de ceux que l’on garde, précieusement, jalousement, bref, il est celui que l’on transmet, puisqu’il est une valeur sûre. L’une des créations les plus emblématiques de la maison Chanel. Le tweed Chanel n’a rien perdu de son caractère et continue de s’afficher sur le dos de it-girls  comme Gigi Hadid , Kendall Jenner et autres célébrités.

Le tweed Chanel en quelques dates

1924 : Coco Chanel emprunte des vêtements de sport à son amant, le Duc de Westminster, et charge une usine écossaise de fabriquer ses emblématiques tissus en tweed. C’est le début des premières robes Chanel en tweed.

Les années 1930 : Coco Chanel commence à mélanger ses classiques tissus en tweed avec de la laine, de la soie, du coton et même de la cellophane. Marlene Dietrich est l’une de ses clientes.

1934 : La mode du tweed se répand comme du feu, quand un magazine affiche l’image de l’actrice Ina Claire avec une robe Chanel en tweed brun.

1954 : Dans l’hôtel autrichien Baron Pantz, Coco remarque une veste tyrolienne avec quatre poches et des ornements tressés, portée par un membre du personnel. C’est une robe masculine qu’elle transformera en une robe féminine avec le tweed : c’est la naissance de la légendaire veste Chanel en tweed.

1955 : Une version tressée de la veste Chanel en tweed présentée pendant la saison précédente figure dans la nouvelle collection.

1962 Brigitte Bardot est une des premières utilisatrices de la nouvelle variante de la veste Chanel en tweed.

1963 : Jackie Kennedy, icône de la mode, est une des plus grandes admiratrices de la veste Chanel en tweed.

1983 – Aujourd’hui Karl Lagerfeld réadaptera et réinventera les vestes et robes en tweed en les mélangeant avec les nouvelles tendances.

1997 :  Lady Diana tombe amoureuse de la veste en tweed présentée dans la collection Automne/Hiver. La princesse deviendra une ambassadrice parfaite pour cette robe.

Les années 2000 : Puisque l’univers de Chanel s’étend, le tweed pénètre aussi d’autres catégories de produits comme les chaussures, la lunetterie, les accessoires, les sacs, l’horlogerie et la cosmétique.

2007 : Keira Knightley est le nouveau visage de Mademoiselle Chanel. Vestes et robes en tweed, pour elle, deviennent obligatoires.  

2012 : la collection des Métiers d’Arts Paris-Edimbourg est un hommage à l’Ecosse, que Chanel avait découvert grâce au Duc de Westminster et dont elle s’inspira pour ses créations en tweed.

2013 : Karl Lagerfeld photographie une campagne Automne/Hiver 2013/14 en apesanteur pour laquelle trois mannequins furent appelées à se glisser dans des pièces emblématiques en tweed.

2014 : L’évocation de l’identité Chanel est constante, ainsi le tweed pour la collection Haute Couture Printemps/Eté 2014  évoque les  perles de Mademoiselle Chanel avec les reflets nacrés de l’organza.

2015 : L’emblématique collection 2015 Printemps/été est une des meilleures célébrations du tweed Chanel.

2016 : Le tweed de Chanel entre aussi dans le domaine de la Haute Horlogerie: les versions masculines et féminines de la montre Boy-friend sont nées.

Mars 2016 : le tweed mêle héritage et modernité dans la collection Automne/Hiver 2017, en mixant total look rose, carreaux, pied-de-poule, chiné et ponctuations de lurex.

Avril 2016 : pour la collection couture 2016, c’est au Japon que Karl Lagerfeld emprunte sa spiritualité et sa célébration de la nature pour réinterpréter le tweed.

Décembre 2016 : pour les 15 ans des défilés des Métiers d’Art, le tailleur jupe en tweed est parée de galons de perles, de fleurs et feuilles de tweed et de broderies florales.

Juillet 2017 : pour la collection Automne/Hiver 2017/18, les mannequins défilent dans des complets pensés en tweed, jusque sur le chapeau de Mademoiselle.

 

La Montre Boy.Friend de Chanel

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Il n’est sûrement d’autres garde-temps dans la grammaire de la maison de la rue Cambon qui reflètent aussi bien l’attitude boyish de sa fondatrice que la nouvelle Boy.Friend. Cette attitude, on raconte que c’est à son grand amour Arthur Capel – décédé brutalement en décembre 1919 – qu’elle la doit. Lui qu’elle surnomma Boy… celui-là même qui prendra au sérieux ce qu’Etienne de Balsan prenait pour des velléités de travail, une toquade ; celui-là même  qui verra Coco se couper la chevelure à la garçonne et imposer le style masculin à un moment où l’ultra-féminité et les falbalas de la Belle Epoque sont la norme. Cette écriture du style Boyish, Chanel, la puisera aussi auprès du Duc de Westminster et la traduira avec le coup de force de son retour : la veste en tweed, où deux grandes poches sont appliquées pour que les femmes plongent aisément les mains, geste alors reservé aux hommes.

Aujourd’hui, la maison Chanel livre un vibrant hommage à Coco en dessinant un garde-temps inscrit dans le vocabulaire horloger de la maison et respectant les codes qui ont fait du style Chanel une légende. Avec sa sobriété, son esthétique épurée et sa forme identifiable, la Boy.Friend porte en elle l’art de twister aux éléments du vestiaire masculin un dessin tout à la fois classique et contemporain, puisque c’est à la montre Première qu’elle emprunte ses courbes. C’est tantôt dans un format XL de 37 x 28,6 mm, tantôt dans un format Large de 34,6 x 26,7 mm que la boîte incurvée de la Boy.Friend révèle une nouvelle dimension esthétique. Soulignée par de nombreux angles biseautés et des finitions satinées et polies, deux couleurs d’or, blanc ou beige, et ornée de diamants ou non, mettent en lumière un garde-temps à la forme oblongue et dépouillé de chiffres.

En adoptant une attitude masculine, la Boy.Friend bouscule et transforme l’académisme de l’horlogerie féminine. C’est en effet reliée à un bracelet en alligator Mississipiensis que la Boy.Friend vient enserrer et boucler le poignet des femmes, éveillant par là même le charme de l’allure garçonne. En plongeant dans les archives de la bouleversante mort du grand amour de Gabrielle, Chanel dépouille le temps de ses chiffres et, dans une dernière pirouette, respecte la spiritualité salvatrice de la Dame aux Camélias qui un jour s’est dit « qu’il suffit de porter quelque chose au poignet pour avoir confiance en l’avenir. » Déclinée en six versions toutes plus désirables les unes que les autres, la montre Boy.Friend est à découvrir depuis le 1er septembre.

Le Matelassé Chanel

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L’histoire même de Coco Chanel est empreinte de mystères et de non-dits, des secrets qui, n’entraînant que suppositions, ont forgé la légende de la Dame aux Camélias. Il en est de même pour le matelassé. Elle l’utilise pour la première fois lors de la conception de son sac emblématique, le 2.55 – rien n’est dit sur sa véritable inspiration. Une fois de plus, c’est de Chanel dont on doit faire l’éloge, puisque Gabrielle a fait de l’un des codes de la maison de la rue Cambon, un sceau intemporel de la garde-robe féminine. Certains disent que le matelassé en losange surpiqué lui a été inspiré par les vestes des lads et des jockeys qu’elle croisait sur les champs de courses. D’autres diront que ce sont les tapis des chevaux qui attirèrent son attention. D’aucuns s’entendent à dire qu’elle n’a pas eu à franchir la porte de son appartement, puisque les coussins de son sofa auraient suffi à faire émerger l’idée. On a aussi avancé l’hypothèse que les losanges faisaient référence aux vitraux de l’abbaye d’Aubazine dans laquelle Gabrielle Chanel fut élevée. Aucune de ces idées n’a été confirmée ; mais aucune n’en est pour autant absurde. On peut imaginer qu’un élément marquant de sa vie l’ait mis sur ce chemin, mais lequel ? Il n’y a que Mademoiselle qui le sait.

S’il a fait son entrée dans la maison de la rue Cambon sur le 2.55, le matelassé ne s’est pas contenté d’orner cette unique pièce, aussi emblématique soit elle. Non, le motif fut en effet décliné dans d’autres domaines dans lesquels s’est diversifiée la maison. On le retrouve en cuir sur les bottes et souliers, ou embellissant les branches des lunettes de certaines collections solaires. Les losanges se rétrécissent et se parent des métaux les plus précieux lorsqu’ils sont appliqués sur les pièces de joaillerie, et de haute horlogerie. Le domaine des cosmétiques n’y échappe pas : ce sont les palettes d’ombres à paupières qui se capitonnent, pour un rendu esthétique qui respecte à la perfection l’élégance et les codes de la maison. Et le monde de la mode n’a pas trop attendu avant de copier le matelassé, s’appropriant une nouvelle fois l’une des signatures de Chanel : « Il n’y a pas de succès sans copie ou sans imitation » disait-elle. Chanel a puisé dans le vestiaire des hommes pour garnir celui des femmes. Elle a à nouveau mis en lumière une icône intemporelle de la mode, un indispensable, le matelassé : à croire que la mode contemporaine n’aurait jamais été la même sans Gabrielle.

 

Le Matelassé en Quelques Dates Clés :

Collection Automne-Hiver 2017-2018 : Le défilé nommé « Chanel Ground Control » est sur un thème futuriste, nous y découvrons des mannequins emmitouflés dans des couvertures de survie matelassées.

Octobre 2017 : Chanel crée la montre « Code Coco », reprenant le fermoir Mademoiselle et le matelassé du 2.55.

Juillet 2017 : Pour la pré-collection Automne-Hiver 2017-2018 Cara Delevingne porte à son dos un cartable argenté XXL matelassé.

Mai 2017 : Sortie du nouveau sac « Gabrielle » de Chanel lors du défilé prêt-à-porter Printemps-Eté 2017, bicolore et matelassé dont les 4 ambassadeurs sont : Cara Delevingne, Kristen Stewart, Pharell Williams et Caroline de Maigret.

Automne-Hiver 2016-2017 : Lors du défilé les mannequins portaient comme maquillage un smoky eyes matelassé réalisé par Tom Pecheux.

Collection de lunettes : Les lunettes Automne-Hiver 2016-2017 ont pour égérie Willow Smith qui nous présente la ligne « Futuristic » dans laquelle nous découvrons un matelassage réalisé au laser sur les verres.

Décembre 2016 : Pour le défilé de la collection Métiers d’Art 2017, le 2.55 fait peau neuve puisqu’on le découvre matelassé en veau velours surpiqué noir.

Juillet 2016 : Keira Knightley devient l’égérie Joaillerie de la maison de la rue Cambon pour présenter la nouvelle collection « Coco Crush » qui présente pas moins de 48 pièces de Haute Joaillerie inspirées du célèbre motif matelassé.

9 Mars 2016 : Dans le Grand Palais, Karl Lagerfeld nous dévoile une nouvelle collection pour l’hiver dans le lequel nous retrouvons les codes de la mythique maison de la rue Cambon : des perles, du tweed et bien sûr du matelassé, cette fois sur les manteaux.

Printemps- Eté 2016 : Le thème de ce défilé est sur le voyage et Karl Lagerfeld revisite les valises qu’il nomme « Coco Case », Elles s’ornent de matelassage en s’inspirant des codes de la maison.

Printemps-Eté 2016 : Cara Delevingne est égérie de la nouvelle collection Eyewear de la maison Chanel, la mannequin pose avec plusieurs modèles dont des solaires en forme de masques gravés d’un matelassage au laser.

Automne-Hiver 2015-2016 : Nous retrouvons cette saison le motif matelassé sur les vestes en tweed, en soie : le motif était mis à l’honneur dans cette collection.

2015 : Sortie de la ligne de Joaillerie « Coco Crush » qui s’inspire du motif matelassé du 2.55 sur des bagues en or jaune ou blanc.

Printemps-Eté 2014 : La collection Prêt-à-Porter de cette année nous présente des sacs avec un matelassage beaucoup plus épais qu’habituellement.

Automne-Hiver 2013-2014 : Dans ce défilé nous retrouvons sur certains vêtements le motif du célèbre matelassage de la maison.

Décembre 2012 : Chanel élabore une collection spéciale fêtes nommée « Eclats du Soir » dans laquelle se trouve une palette de quatre couleurs appelée « Harmonie du Soir » qui reprend la forme des boutons des célèbres vestes en tweed avec un motif matelassée et des doubles C entrelacés.

2012 : Le matelassé prend des formes XXL sur le Houla Hoop Bag de la maison de la rue Cambon.

Mars 2012 : Chanel sort en exclusivité et en édition limitée une palette d’ombres à paupières « Ombres Matelassées »

Janvier 2012 : La maison Chanel nous présente une collection spéciale Sport dans laquelle on a pu voir des étuis de canne à pêche ressemblant fortement au 2.55, un vélo avec des effets matelassés et des pochettes de raquette de tennis avec le même effet.

Collection Automne-Hiver 2011-2012 : La maison sort une paire de bottes fourrées entre la basket et des après-skis de ville, elles ont le motif matelassé sur le côté et sont bicolores.

Juin 2011 : Pour la sortie de la collection limitée de make-up « Byzance », la maison revisite les fards et sort 4 nouvelles teintes au motif matelassé.

2010 : Cette année est inventé par Karl Lagerfeld le « Boy Bag » qui est inspiré du 2.55.

Automne 2009 : Pour sa collection Venise, la maison de la rue Cambon sort une ligne de maquillage dans laquelle se trouve 2 fards à paupières « Iréelle Duo » délicatement matelassés.

Septembre 2009 : Lily Allen devient l’égérie de la nouvelle ligne de sac de la marque « Coco Cocoon » un gros sac matelassé très casual.

2 Février 1955 : Le matelassé est utilisé pour la première fois par Gabrielle Chanel lors de la création de l’iconique 2.55.

Le Tailleur Selon Coco Chanel

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« Avec deux tailleurs noirs et trois chemises blanches – une pour le matin, une pour l’après-midi et une pour le soir – chaque femme pourrait conquérir le monde, le coeur de celui qu’elle aime et rester d’une grande élégance. » Coco Chanel

Le Soulier Bicolore de Chanel

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Dans la frénésie de l’après-guerre, la modiste Gabrielle Chanel entreprend de révolutionner l’allure des femmes. Au grè de ses amants, au fil de ses voyages, de ses rencontres et de ses loisirs, Coco n’a de cesse d’observer, d’analyser et de décortiquer de son œil d’esthète les composants des vêtements arborés. L’histoire du soulier bicolore s’esquisse sur le yacht du duc de Westminster. L’œil affûté de la visionnaire imprime sur sa rétine les souliers portés par ces hommes : toile naturelle et bout en cuir noir, il est amusant de retrouver un graphisme identique sur les sandales à semelle épaisse et bout noir nonchalamment jetées sur l’épaule de son ami danseur et chorégraphe, Serge Lifar. Il faut dire qu’à l’époque activités sportives ou mondanités se pratiquent chaussé de souliers en toile beige et bout en cuir noir… pour dissimuler les éventuelles taches. Chanel tient là l’esthétique de sa prochaine icône. 1957, fidèle à sa vision d’une femme élégante, racée et distinguée, car libre dans ses mouvements, Mademoiselle Chanel s’en inspire pour confectionner un escarpin ouvert, beige à bout noir, bordé d’une fine bride élastique sur le côté. Exit la boucle ! Pour la première fois, un élastique maintient le talon. Et ici réside l’une des grandes innovations techniques de l’histoire de la chaussure. Mais Chanel est avant tout une artiste – une virtuose du vêtement : le parti-pris bicolore, c’est aussi et surtout une façon de composer autrement la silhouette. En effet, le bout noir légèrement carré raccourcit le pied, tandis que le beige se font dans l’ensemble et allonge la jambe.

Puisqu’ « une femme bien chaussée n’est jamais laide », avec cette seule paire, Gabrielle Chanel s’est assurée de répondre aux exigences des élégantes ; ce pour toutes les heures du jour et de la nuit. La couturière a voulu son soulier confortable, et parfaitement adapté aux nouvelles vies de ces femmes modernes. Raymond Massaro et son père, bottiers attitrés de la maison Chanel, ont donc conçu une sandale asymétrique où la bride ne maintient que le côté extérieur du pied pour lui laisser le plus de liberté possible. On court, on danse, et on s’élance dans la ville avec une aisance et une facilité toute nouvelle tant la tension de l’élastique sur l’arrière de la cheville pare à tous les mouvements. Comme le rappelle malicieusement Raymond Massaro : « la pire chose qui puisse arriver, c’est qu’une femme en veuille à son bottier lors d’une soirée.». Le soulier bicolore est ainsi fait pour ne jamais embarrasser: composé autour d’une esthétique graphique et plein bon sens, l’icône est une griffe « Massaro pour la maison Chanel.»

Les Talismans de Chanel

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Certains en elle ont vu une femme dangereusement libre. Gabrielle Chanel a sa vie durant cherché à imprégner ses créations de son aura, et d’une spiritualité toute particulière. En fait, Coco ne cherchait pas à ce que la femme porte son vêtement, mais à ce qu’elle soit portée, et même soulevée par sa toilette ou ses atours. Oui, Coco Chanel fut la première couturière à s’aventurer sur le terrain très précieux de la haute joaillerie. Rejetée et humiliée lorsqu’en 1932, Chanel est forcée de démanteler une par une ses parures de diamants… Mais le temps est passé, et la maison Chanel s’est imposée. Depuis, la griffe n’a de cesse d’émerveiller les foules, prenant pour habitude de présenter des pièces symboliques, qu’il s’agisse de porte-bonheur, de grigris, de totems ou d’objets fétiches, tous chers à Gabrielle. Et cette année, la haute joaillerie de la maison Cambon mue ces atours en de véritables talismans. Des objets précieux confectionnés dans les ateliers. Éblouissantes par la lumière qu’elles dégagent, presque hypnotiques, les cinq nouvelles parures Chanel se nomment Envoutante, Magnétique, Secrète, Fascinante, Attirante…

En 1932 donc, Chanel injectait des traits de sa personnalité dans sa collection de joaillerie : les étoiles filantes témoignent de sa superstition, de son penchant pour l’occulte et la numérologie. Aujourd’hui, les joyaux magnétiques sont des grigris à la magie irremplaçable. Éclatants de mille feux, les totems s’imaginent sous l’influence esthétique du motif quadrilobe. Toutes marquées d’un trèfle à quatre-feuilles, entourées de pierres précieuses, comme le saphir, ou de perles de culture japonaises, l’effet scintillant des pièces est renforcé par l’utilisation d’émail et de laque multicolore… Un ravissement tel qu’on aimerait qu’ils ne nous quittent plus. La broche Fascinante, en or blanc et ornée de camélias dessinés dans un bleu profond, ou la bague Mystérieuse en cabochons de cristal de roche et laque noire, sont autant de trésors ce cette collection haute joaillerie de la maison Chanel…