Le Grand Hyatt Cannes Hôtel Martinez

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Au fil des années, le Martinez est devenu une institution. Une institution qui domine de ses sept étages la mer Méditerranée. L’hôtel fut construit dans les années 1930, et, de cette époque, conserve toute l’allure du style Art Déco. Aujourd’hui, le palace conjugue cette sophistication au confort et à la technologie moderne. Ainsi, parmi les services de l’hôtel, existent le piano-bar L’Amiral, le L.Raphaël Beauty SPA de 900 m² (comprenant centre de remise en forme, fitness, massages, salon de beauté, coiffeur) et la piscine privée extérieure chauffée. C’est un hôtel… de luxe. Mais un luxe très raffiné, et même très affairé : l’effervescence qui habite ses murs durant la période des festivals à de quoi dire long : photographes, journalistes, employés, hôtes et visiteurs viennent profiter du bar et de la terrasse dans un mélange parfait de simplicité et d’efficacité. Il n’est donc pas étonnant de croiser parmi ses clients réguliers des stars à la hauteur de Monica Bellucci ou Juliette Binoche.

Et des histoires, les murs du Martinez en ont tonne à raconter. 2004, Quentin Tarantino est président du jury. Après le traditionnel dîner de préouverture, les jurés dînent au restaurant La Palme d’or. « Quentin Tarantino a entraîné le chef et le sommelier dans un cours de danse particulier mené par Benoît Poelvoorde alias Claude François (dans le film Podium) sur l’air d’Alexandrie, Alexandra », raconte l’hôtel. « Le réalisateur américain vient très régulièrement au Festival de Cannes et aime passer du temps à l’hôtel. Décontracté, il a pour habitude de s’installer au bar notamment pour prendre son café chaque matin tout en lisant rigoureusement la presse cinéma… Il y a quelques années, notre barman lui a fait découvrir le mojito, qu’il aime à prendre depuis. » Placé directement sur la Croisette, le Martinez a sa propre plage privée, et un restaurant où opère le chef étoilé Christian Sinicropi. Inspiré par des artistes plasticiens à l’instar de Skaka ou Laurent Mô, le chef Christian Sinicropi n’hésite pas à faire appel à eux pour participer à ses créations culinaires : l’environnement aidant, cinéma, cirque (Gruss), céramiques et dessins se rencontrent le temps d’un plat servi comme un scénario à La Palme d’Or, la table iconique de Cannes.

Château d’Yquem : dans un Verre, la Grandeur

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Il faut aller dans le Sauternais, petite région sublime, niché dans la vallée de la Garonne, et qu’un micro-climat sourcilleux administre fort bien, pour y avoir donné Château d’Yquem et son raisin. Le domaine, vieux de quatre siècles, est grand de 113 hectares. Là, la vigne est traitée en princesse ; elle ne reçoit aucune chimie et ses grappes sont inspectées puis cueillies à la main, dans le respect d’une tradition ancestrale, héritée sur douze générations. On y trouve deux cépages français de légende : le Sémillon et le Sauvignon. Soumis à une météorologie très singulière, et associés à une variété des sols exceptionnelle, ils ont permis que soit produit ce vin liquoreux, à la fois chaud et léger.

Humer sa robe couleur or c’est s’emplir soudain d’effluves intenses de fruits mûrs (mirabelle, abricot) et de fruits secs (figue, coing). Le célèbre nectar donne également à sentir quelques notes exotiques de mangue et d’épices qui forment des parfums subtils et chatouilleurs aime à dire Pierre Lurton, chef de cave d’yquem. En bouche son amplitude est incomparable, car ce vin déploie de l’opulence. Et puis il y a tout ce raffinement complexe qui nous trouble : une infinie suavité, un velours de caractère mais délicat, une exquise douceur qui finalement l’emporte…

Château d’Yquem est le seul premier cru supérieur de tous les crus classés de Sauternes. Sa soumission à la nature, c’est-à-dire au climat capricieux faisant loi sur ses coteaux, fonde sa préciosité, son excellence et son caractère exclusif. Une année sur dix en moyenne, le domaine, insatisfait du résultat donné par son vignoble, renonce à mettre en bouteille sa récolte, après que celle-ci ait nécessité un an complet de travail besogneux et minutieux. C’est faire le choix d’adosser pour toujours le nom d’Yquem à une exigence qualitative rarement observée ailleurs. Ce vin hautement prestigieux est une incarnation du luxe français, de l’art très français du savoir-vivre. Ce qui remplit un verre dans lequel on verse cette sève magique, ce liquide harmonieux, cette boisson si douce pour le regard, c’est probablement la grandeur.

Un vin mythique est un vin qui provoque à tous les coups des émotions. Au même titre que le Château d’Yquem , d’autres domaine tels que ceux de la Romanée-Conti ou encore le Château Lafite partagent des philosophie très respectueuse de la nature grâce à une  transmission d’un savoir-faire ancestral d’hommes et de femmes et sur l’excellence et le raffinement des vins qu’ils contribuent à produire.

Louis Vuitton, Célébration du Monogram

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Le monogramme de la maison Louis Vuitton, deux lettres entrelacées, sont à elles seules le symbole d’une histoire, d’un patrimoine et garant d’un savoir-faire traditionnel à la française. La toile Monogram de la maison Louis Vuitton, utilisée par Georges Vuitton depuis 1896 en remplacement du damier, est aujourd’hui un sceau connu et reconnu internationalement. Cette signature artistique est composée des initiales L et V, hommage à Louis Vuitton, elles même cerclées de trois autres motifs dont, un diamant concave scellant en son centre une fleur, une unique fleur aux couleurs inversées puis un cercle renfermant une nouvelle fleur  de forme concave. Véritable allégorie de l’excellence, reconnaissance universelle, tant de caractères personnifiés au travers de cette empreinte qui, ce jour, cent soixante ans après la création de la maison, s’aperçoit reconsidérée par 6 créateurs et artistes pour une édition limitée renversante.
Depuis sa création, le Monogram Louis Vuitton a été revisité maintes fois, notamment par d’habiles et expérimentés artistes tels que Richard Prince ou Takashi Murakami. Une nouvelle étape est en marche avec « icône et iconoclastes », un projet finement intitulé à l’initiative du directeur artistique Nicolas Ghesquière et de la directrice générale adjointe Delphine Arnault. Récemment annoncé, cet événement en corrélation avec les 160 ans de l’ouverture de la première boutique Louis Vuitton rue Neuve-des-Capucines, vise à célébrer autant l’anniversaire que la toile monogrammée en elle même, « le célébrer tout en défiant les règles du classicisme » selon Delphine Arnault. Pour cela, six éminents artistes, chacun excellant dans son domaine ont été invités à revisiter, selon leur inspiration cette iconique toile. Le chausseur Christian Louboutin, la photographe Cindy Sherman, le couturier Karl Lagerfeld, la styliste Rei Kawakubo, le designer Marc Newson et l’architecte Frank Gehry, heureux élus de la célèbre griffe vont devoir imaginer et interpréter à leur manière, un bagage ou un sac à main en toile, intégrant le sigle mis à l’honneur. Chaque artiste, ayant reçu carte blanche de la part de Nicolas Ghesquière, va pouvoir, tout en restant fidèle aux codes Louis Vuitton, exprimer sa vision du célèbre logotype.
Du design industriel de Newson à l’anticonformisme de Kawakubo, l’objectif est clair, comme l’explique la vice présidente « Nous souhaitions faire appel à des personnalités qui travaillent avec audace, à la fois avec leur esprit et avec leurs mains. J’ai trouvé cela fascinant et amusant de les réunir et de voir leurs différents points de vue sur le Monogram ». Ces modèles d’exception, réfléchis par certains des plus grands artistes de talent de cette époque seront dévoilés lors de la soirée de lancement le 7 novembre prochain tandis que la collection sera quant à elle, disponible dans une sélection de magasins Louis Vuitton. Un projet captivant d’un point de vue artistique mais aussi, comme l’affirme une fois de plus Delphine Arnault « très spécial parce que les personnalités qu’on a choisies sont fascinantes ».

L’Art de la Malle par la Maison Moynat

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C’est en 1849, dans le quartier de l’Opéra, que la maison Moynat s’installe. Rapidement devenue une référence en matières d’objets de voyage, la manufacture a en fait saisi les attentes d’une clientèle pour qui créativité et nouveauté devaient rimer avec pérennité du savoir-faire. En axant le design de ses malles autour d’un très beau travail de boiserie et de bijouterie, « à la main comme toujours », Moynat a matérialisé la parfaite panoplie transportable de l’élégant. Son savoir-faire traditionnel et sur-mesure, ses innovations… voici ce qui a rendu les malles plus légères et imperméables ; qualité irréprochable et fini impeccable ont, eux, forgé sa réputation. L’étiquette de la maison, elle, s’incarne dans la griffe dessinée par Henri Rapin, une trame formée par un enchainement de lettres M pour une signature discrète et élégante. Le style est très épuré et simplet pour laisser le tout résider dans le glamour et le raffinement. Voilà pourquoi les malles Moynat ont traversé deux siècles. Aujourd’hui, la maison défend ce savoir-faire ancestral pour renaître et perpétuer son histoire, celle de l’une des plus vielles marques parisiennes.

Pour que cela se fasse, les deux symboles intemporels de l’art du voyage que sont Moynat et l’Orient Express, train mythique récemment remis en fonction, ont décidé de s’unir pour revenir ensemble sur le devant de la scène. « C’est aussi une belle opportunité qui permet de renouer d’anciens liens et d’en tisser de nouveaux », affirme Ramesh Nair, directeur artistique de la maison. Et à cette occasion fut créée la malle de beauté, une création à l’extrême délicatesse qui a demandé 250 heures d’un travail méticuleux. La malle de beauté Orient Express est recouverte de cuir de veau de couleur bleue tanné de manière végétale, et, gainée de cuir souple beige clair. Son tout se structure autour d’un bois de peuplier, et ses charnières sont en pommier, bois réputé pour sa résistance, pour la beauté de sa teinte et pour la finesse de son grain. Et ces charnières sont comme une véritable merveille d’ébénisterie. En somme, la pièce est une allégorie du savoir-faire d’excellence de la maison Moynat. Mais l’enchantement de cette malle opère surtout lorsqu’on l’ouvre. Le miroir rétro éclairé s’allume automatiquement à l’ouverture, dévoilant un intérieur sophistiqué ; des tiroirs ont été conçus sur-mesure de manière à ce que le propriétaire y découvre la magie d’une bouteille de parfum. Et non n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un flacon Baccarat servant d’écrin au parfum Shalimar tel qu’on pouvait se le procurer pendant les années folles…

Le Grand Hyatt Cannes Hôtel Martinez

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Inauguré en 1929, l’hôtel Martinez de Cannes résonne encore des notes de jazz et de la gaieté des Années Folles. Construit dans un style Art Déco, son imposante bâtisse est inscrite depuis 2001 à l’inventaire général du patrimoine culturel. L’hôtel a participé depuis le début de son histoire au conte féérique qu’est le Festival de Cannes. Situé sur le célèbre Boulevard de la Croisette, le palace accueille régulièrement de nombreuses personnalités du monde du cinéma et des médias. Il connaît un changement de nom en 2013, pour devenir le Grand Hyatt Cannes Hôtel Martinez suite au rachat du groupe américain. A quelques mètres du Palais des Festivals et des Congrès, c’est dans ce lieu mythique qu’est décerné chaque année La Palme d’Or. Sans oublier la fameuse montée des marches, le tapis rouge où se côtoient les grandes stars du cinéma.


Sa renommée est également dûe à ses 409 chambres dont 27 suites, sa plage privée la Zplage, et son restaurant gastronomique 2 étoiles Michelin – La Palme d’Or -, le seul à Cannes. Ce restaurant accueille chaque année, selon une vieille coutume, les membres du jury et son président – la veille de l’ouverture de la compétition officielle. Clint Eastwoord, Leonardo DiCaprio et autres Brad Pitt sont autant d’habitués de ce restaurant étoilé. En outre, la piscine privée extérieure et le Spa Martinez de 900 m² rendent cet endroit particulièrement prisé des stars et autres acteurs lors du festival.

Avant la création du festival, l’endroit était plus prisé par des intellectuels comme Paul Valéry ou des industriels comme André Citroën qui venaient s’y ressourcer. Mais depuis, il devint en quelque sorte le lieu de villégiature des stars hollywoodiennes et des égéries du 7ème art avec notamment Liz Taylor, Charlie Chaplin et plus récemment Scarlett Johansson ou Monica Bellucci. Le Martinez peut être également un lieu de fête. En témoigne le concert que Jamiroquaï a offert aux festivaliers en 2011, des festivaliers excités et ravis par un show haut en couleurs dans les salons du Martinez. Si les propriétaires sont désormais qataris et les gestionnaires américains, nul doute que nombre de stars et autres acteurs passeront leur festival dans ce lieu iconique par excellence.

L’école Van Cleef & Arpels Ouvre ses Portes Place Vendôme

Depuis sa création en 1906, Van Cleef & Arpels incarne une virtuosité joaillère et c’est dans une optique de partage que la Maison a décidé, le 29 janvier dernier, d’ouvrir une école afin de « lever le voile sur ce monde très secret ». Depuis plus d’un siècle, la maison à inventé des techniques et des savoir-faire remarquables comme le « cercle mystérieux », « les pierres de caractères » ou bien les « complications poétiques » qui selon Marie Vallanet-Delhom, la présidente de l’école, doivent être transmises afin que l’éducation du goût et de l’oeil, en matière de joaillerie, soit une connaissance qui perdure de génération en génération.

 

 

La Lady Dior S’envole sous L’objectif de Jean-Baptiste Mondino

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Le roman continue ; depuis six ans, Marion Cotillard incarne à merveille cet idéal de la femme Dior. A la romance dramatique de la campagne de 2013 succède cette année une campagne fraîche de romantisme. Pour l’iconique sac Lady Dior, la belle se glace sur papier en lévitant avec charme et élégance. Devant l’objectif de Jean-Baptiste Mondino, Marion Cotillard se fait libre et insouciante ; toute en grâce aérienne, la voilà sublimée, pleine de sensualité naturelle et pondérée. A son bras, le Lady Dior se pare de nouvelles traductions. En cuir fuchsia, en crocodile brun ou habillé d’imprimés floraux et graphiques, l’icône n’a jamais cessé de se métamorphoser : « Élégant et intemporel, il est toujours question de le renouveler de manière surprenante et créative ». Et cette année, l’accent est mis sur la féminité. Une féminité qui s’incarne pour se refléter à la fois en terme de couleurs et d’imprimés. Et ainsi, les nouvelles interprétations du sac iconique lèguent une représentation de la féminité moderne. A l’instar de son égérie, le Lady Dior se fait le fer de lance d’une élégance en dehors des modes ; libre de se réinventer avec une créativité toujours exagérée à se régénérer. Pour cette année, la maison Dior imagine une belle éthérée : Marion Cotillard se fait angélique dans des robes délicates. Glissée dans les pièces issues de la collection Pre-Fall 2014 dessinée par Raf Simons, l’actrice figure cette distinction, ce chic diorific, mais, comme ça, l’air de rien.

Une campagne rétro, sensuelle et sourdement sexy, en noir et blanc – la signature Mondino. Pour composer la réclame, le photographe est allé puiser son inspiration dans les sauts de Philippe Halsman. En 1952, ce dernier, alors qu’il photographiait la famille Ford pour le 50e anniversaire de la marque, eut l’idée de demander à Madame de sauter devant l’appareil. Ainsi il s’aperçut que le fait de sauter obligeait ses sujets à ne plus se concentrer sur l’apparence qu’ils voulaient se donner. En 2014, les sauts Mondino capturent la saisissante grâce d’une Marion imagée en danseuse de ballet. Comme une ballerine jetée dans les airs, Cotillard rebondit en réalité sur un trampoline. Dans les créations délicatement féminines de Raf Simons, sur la pointe des pieds, l’égérie est capturée à diverses phases d’une danse. Le fond gris, lui, assure de laisser l’attention centrée exactement sur l’essentiel : les nouvelles versions du sac iconique sublimées de l’aura affriolante de simplicité de l’actrice. Ultra féminine, Marion Cotillard donne la réplique aux versions cuir lisse à motifs floraux ou au cannage traditionnel du Lady Di. Jean-Baptiste Mondino met donc pour Dior en image le chic indéniablement Français, tellement imité, mais jamais égalé. Un chic qui, à l’image des clichés, renvoie le sac à son élégance atemporelle.