La Collection Rose Piaget pour la Saint-Valentin

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Si la Saint-Valentin est là pour rappeler aux aimés combien ils sont chers, la maison Piaget, elle, compte bel et bien marqué l’évènement de l’éclat du diamant. Ce fut ainsi la rose qui fut choisie pour orchestrer la nouvelle collection ; emblème sans pareil de l’expression de la passion, ses pétales radiants se déploient dans une séduction aux multiples facettes. Féminine, raffinée, pulpeuse, joueuse ou délicate, chaque fleur conte une histoire unique, celle d’un amour qui fait battre le cœur.

A travers des créations joaillières et horlogères pleines d’audace, la rose prend ainsi le parti d’un riche bouquet fraîchement composé pour la Saint-Valentin. Sous son aspect le plus tendre, Piaget incruste la rose sur le cadran à fond argent de la montre Piaget Altiplano Rose en émail flinqué. Sertie de 668 diamants, la virtuosité inégalée de la manufacture vient cette fois révéler un cadran caché, à la façon de l’intensité d’une déclaration d’un amour passionné. Côté atours, la bague en or blanc s’enroule avec passion autour du doigt, proposant 71 diamants taille « brillant » pour donner vie à l’intense émotion qui unit deux amants ! Enfin, la nature éphémère et délicate de la rose est, elle, exprimée dans la dentelle d’or du pendentif Piaget Rose qui, par jeu d’entrelacs, vient s’enrouler autour du cou d’une femme, avec la promesse de ne jamais se faner. Oui, Piaget fige l’amour dans la noblesse des choses.

Le Clicq’call de Veuve Clicquot pour la Saint-Valentin

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Si le design Veuve Clicquot trône, reconnaissable parmi les grands crus, cela est bel et bien dû à l’audace d’une maison bouillante d’ingéniosité. Connue et admirée pour son caractère innovant, voici qu’elle met au service de Cupidon toute l’attention nécessaire au messager des cœurs. Un seau à champagne en forme de mégaphone qui sert d’écrin au Rosé Non Vintage, l’intention est certes amusante et avec un message écris sur-mesure, voilà qu’elle relève du génie !
La maison Veuve Clicquot transforme en effet le champagne en cadeau personnel et très, très attentionné. Avec un message sur-mesure, la Saint-Valentin prend des allures ! Sans la bousculer mais la fêter, le coffret Clicq’call permet d’enregistrer son propre message, tout en offrant au destinataire la possibilité de répondre en enregistrant un tout autre. Oui, les occasions d’offrir sont sans fin. Et puis, rien de plus personnel que de le dire soi-même après tout…

Le Bikini, Une Histoire de Femme et de Morale

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Le bikini est apparu pour la première fois à l’époque romaine, il y a plus de 1500 ans. Institué en 1946 par Louis Réart, son parcours n’a été que tensions, amour et désamour. Le créateur de maillot de bain, Louis Réart donc, conçoit le bikini en finalisant le travail de Jacques Heim, l’inventeur du plus petit maillot de bain au monde : l’atome. La légende veut que l’idée lui soit parvenue en regardant les femmes retrousser leurs vêtements de plage dans le but d’obtenir un meilleur bronzage. Il en réduit alors un peu plus les dimensions et, conscient du caractère explosif de ce deux pièces, ne trouvant aucun mannequin prêt à le porter, engage la strip-teaseuse du Casino de Paris, Micheline Bernardini. Il baptise sa création bikini, du nom de l’atoll de Bikini près des îles Marshall.

Dès que le seuil du quotidien fut franchit par ce tissu découpé en quatre triangles reliés par des cordes, il s’attira les foudres de l’Eglise et des bien-pensants. En Espagne, en Belgique, en Italie, le bikini fut immédiatement interdit sur les plages ! Affolés par cet outil de perversion qui normalise le dévêtu, il a fallu au bikini le vecteur du septième art pour sortir de cette catégorisation. En 1956, Brigitte Bardot s’affiche en bikini vichy dans le film « Et Dieu créa la femme ». La course au bikini est lancée : Marilyn, Rita Hayworth, Jayne Mansfield, toutes l’arborent, toutes le rendent raisonnable autant que désirable.

Mais c’est sur les épaules des James Bond girls que le bikini endosse ses lettres de noblesse. En 1962, Ursula Andress, la première James Bond girl, dans 007 contre Dr. No, s’extirpe en fredonnant d’une eau onirique dans un bikini blanc, ceinturé. De la fameuse scène du bikini elle affirme aujourd’hui : « c’est ce bikini qui a fait de moi une star ». Si l’affirmation ne semble pas tenir compte du sex-appeal de Miss Andress, ce qui est certain c’est qu’elle a contribué à faire de lui, l’icône de la pop culture américaine. Dans ces années là, l’engouement populaire pour les surf movies parvient à contenter l’opinion quant au caractère sensuel et non sexuel du bikini. L’année 2002, c’est Halle Berry qui incarne l’idéal de la femme fatale et, comme Ursula quarante ans plus tôt, c’est dans un modèle quasi-similaire de bikini, teint cette fois en orange, qu’elle ancre définitivement le bikini au rang des indispensables. Finalement, plus que l’histoire d’un vêtement, c’est le récit du cheminement d’une morale que conte le bikini.

La Dirty Corner d’Anish Kapoor

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Le succès d’Anish Kapoor n’est pas récent. Depuis les années 1970, l’artiste anglo-indien est une figure incontestée de la scène britannique. Né en 1954 à Bombai, l’homme est considéré comme l’un des plus grands sculpteurs contemporains. Cette reconnaissance, Anish Kapoor la doit autant à sa maîtrise des formes et des couleurs, qu’à son usage pleinement novateur de matériaux tel que le marbre, la cire, les miroirs, le plastique ou encore les poudres… Et l’artiste en fait un usage très spécifique ; de ces substances vivement colorées, Kapoor aime à recouvrir des reliefs de plâtre aux formes abstraites avant de les disperser à même le sol à l’occasion de chacune de ses expositions. La double identité d’Anish Kapoor déteint aussi sur sa renommée. Exempt de toute catégorie, refusant obstinément d’entrer dans quelques termes identitaires que ce soient, Kapoor réveille ainsi la figure de l’artiste universel. En fait, Anish Kapoor fabrique des «objets  incertains », dont l’interprétation ne peut être univoque. L’art contemporain est incertain, et c’est en cela qu’il provoque la panique. Ses créations ont ainsi le mérite de rarement laisser les gens indifférents.

            La plus imposante de ses œuvres s’est ainsi installée dans le parc du château de Versailles, remplissant toutes ces expectations. Le Dirty Corner, un tunnel d’acier rouillé de 60 m de long s’ouvre en direction du château par une sorte de trompe, qualifiée de « très sexuelle » par Kapoor. Il est entouré d’excavations et d’énormes blocs de pierre (jusqu’à 25 tonnes), certains peints en rouge sang… Vagin de la Reine ? Pas du tout. Anish Kapoor évoque lui-même « une forme qui pourrait être féminine, allongée sur le gazon, comme une reine égyptienne ou une sphinges. » Nous sommes donc loin de l’interprétation abusive qui créa la polémique. Mais qu’importe, puisque ce qui se joue de subtil dans le travail de Kapoor, c’est qu’il exhibe non pas une reine, Marie Antoinette, mais une femme qui a construit son univers à Versailles autour de l’univers des plaisirs. C’est d’ailleurs en partie cela qui fit basculer la France dans la révolution en 1789  — le scandale des plaisirs royaux. Et c’est ainsi qu’Anish Kapoor entre un peu plus dans la légende, en ramenant l’art à sa fonction primaire, car il s’agit avant tout d’une forme de production là pour éveiller la liberté, rappeler l’irrévérence, et élever les corps dans l’incertitude.

La Robe Corolle Haute Couture Dior Automne/Hiver 2016

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Afin de réaliser sa collection haute couture 2016, Raf Simons est parti de quelques concepts : la pureté, l’innocence, l’opulence, mais aussi la décadence. Dans un temps coincé entre deux, la saison couture de Dior s’écrit à l’aune des maîtres primitifs flamands. Nous parlons de ceux d’Anvers, cette ancienne région des Pays-unis, aujourd’hui nommés Pays-Bas. En les faisant rencontrer les maîtres artisans de la haute couture française, Raf Simons réussit la synthèse difficile entre techniques plastiques et art majeur. Le résultat lui-même détonne : entre réserve ecclésiastique, envolée champêtre et décadence d’Ibiza, l’artiste met au jour une nouvelle femme Dior, libre, et encore plus stylisée.

            Ouvert, fermé, exposé, le corps appairait plus vivant que jamais. Dans cette robe corolle, les femmes fleurs de Christian Dior prennent vie dans un sens inédit. Eclairée à la lumière du Jardin des Délices du peintre Jérôme Bosch, la modernité de la féminité de Raf Simons se cache là. Dans ces références artistiques allant jusqu’au pointillisme qui vient griffer, pour l’embellir, la robe corolle de la collection couture 2016. Comme les fleurs habituelles de Dior, il brouille ici la tradition de manière impressionniste, sur des robes aux proportions follement XIXe. Une pièce hautement désirable. Oui, Raf Simons parvient ici à transformer le passé pour donner sens à aujourd’hui.

La Robe Vestale de Versace

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« Nous avons voulu montrer le côté plus doux de Versace. » Habituellement conquérante car sexy, Donatela Versace fait cette fois le choix de glisser sa femme dans des robes juvéniles, où découpes et décolletés audacieux érigent un corps au summum de sa subversion. Sur un podium consciencieusement constitué de 25 000 orchidées capturées dans un verre transparent, les créations Ateliers Versace défilées pour une collection haute couture décrite comme « un drame éthéré de déconstruction et de bords francs somptueux. Ce sont les passions d’une femme, exposées et sublimées. » Peut-être plus romantique, surement plus romanesque, la femme Versace s’amuse ici de son charme dans des robes follement gracieuses, et incroyablement stylisées.

Dans une profusion de couleurs pastel et de mousseline de soie, la féminité Versace est d’une subtilité rare. Les ourlets de nombreuses tenues étaient ainsi effilochés, conférant un aspect flou, romanesque et poétique. En fait, Donatela Versace refusait cette saison de céder aux sirènes du ton sur ton. Et c’est ainsi que dans un tissu long et vaporeux subtilement teint dans un turquoise doux, le bustier de la robe se mue en un corset aux coupes verticales, dur et graphique. Des découpes psychédéliques réalisées dans des pans de robe fluides, voici comment l’héritage de Gianni Versace refait surface : dans une note sage mais déconstruite, les vestales d’aujourd’hui n’oublient en rien la subtilité des défis du monde qui les entoure.

Le Réjane de la Maison Moynat

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Pauline Moynat fonde la maison éponyme en 1849, et choisit de s’installer à deux pas de la Comédie Française. Cela tombe juste, le théâtre la passionne. Son talent faisant, elle devient rapidement fournisseur officiel des théâtres parisiens ; dans les années 1880, à force de coulisses et de représentations, Pauline découvre une actrice très prometteuse dans les années 1880 – son surnom : Réjane. Quelques années plus tard, elle lui dédie un sac. A l’image de la liberté et de l’éclectisme dont fait preuve par la comédienne, le Réjane se fait polyvalent et polymorphe ; à tout moment de la journée, toute femme peut l’arborer comme un sac à main classique ou à l’épaule, grâce à sa bandoulière amovible. Coupé dans diverses matières, teint dans des tons classiques (bleu, noir, ou taupe), le Réjane se fait chic et versatile. « Son fermoir, petit bijou scellé, délicat et féminin, est l’un des fermoirs brevetés pour les tout premiers sac-valises de la maison, à la fin du XIXe siècle. Un précurseur du mouvement Art Déco », confie Guillaume Davin, président de Moynat. Après un passage dans l’oubli, il est aujourd’hui comme exhumé, plutôt magnifié, par le directeur artistique de Moynat, Ramesh Nair.

Transfuge de chez Hermès, diplômé de l’Institut Français de la Mode, il est « un passionné d’archives, courant les puces, surfant la toile pour mieux encore s’imprégner de l’histoire de la maison et perpétuer les formes… » d’après les dires du président de Moynat. Hier comme aujourd’hui, le Réjane se pense comme une œuvre d’art : « une fois que les cuirs et doublures ont été choisis, les panneaux du corps sont découpés dans les zones principales de la peau afin que le grain corresponde. Ensuite, les pièces métalliques sont montées ; puis la doublure est cousue à l’extérieur. De cette façon, les composants métalliques ne sont pas exposés à l’intérieur du sac, assurant une finition lisse. Ce savoir-faire est ce qui définit la maison pour Ramesh Nair : « Chaque sac est fait du début à la fin par un seul artisan. Chaque pièce est unique et porte la touche personnelle de la personne qui l’a fait ». Une singularité et une signature emblématique de la maison donc.

Le Réjane est ainsi l’expression de l’âme de l’actrice, considérée par le New-York Times de l’époque « la plus élégante de Paris. » La nouvelle boutique Moynat au Bon Marché Rive Gauche sert d’écrin à ce bijoux au chic intemporel. Un écrin Rive Gauche couleur havane pensé comme une galerie d’art, façonné d’après les courbes de la célèbre malle Limousine. C’est à l’architecte Gwenael Nicolas, directeur du studio japonais Curiosity, que fut confiée l’élaboration de ce cabinet de curiosités chaleureux, sublimé par un travail minutieux du bois et du cuir, rappelant l’ambiance de l’Orient-Express. »