Le sac Dionysus, Icône du Nouveau Siècle

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Avant d’être l’un des directeurs artistiques les plus gonflés et les plus créatifs du paysage mode de ces dernières années, Alessandro Michele officiait au sein de la maison Gucci à la tête de la création des accessoires. 14 années de présence au sein de la maison Florentine, dont 8 passées aux côtés de sa prédécesseure Frida Giannini. Et lorsqu’en 2015, Michele est nommé à la direction artistique de la maison, l’homme enchante bien au delà du monde de la mode, et ce, dès sa première collection. Parmi cette explosion de créativité, qui par le même temps remet Milan au centre de la fashion planète, critiques, journalistes et fashionistas repèrent déjà une pièce hors du commun : le sac Dionysus, un inédit.

Dans le plus grand respect du savoir-faire et de l’histoire de la maison Italienne, Alessandro Michele vient en effet d’insuffler un tout nouvel aspect aux codes de la griffe. En empruntant la toile monogramme si iconique dans l’univers Gucci pour l’apposer sur un sac à forme réduite, Michele actualise notamment le mythe de Dionysos. Dévoilée lors du défilé Automne/hiver 2015, la pièce instaure une nouvelle signature Gucci – le fermoir à tête de tigre. Scellée du sceau appartenant au Dieu de la vigne, du vin, de l’ivresse et du théâtre, l’icône de la maison est à présent un sac dépoussiérant toutes les normes pour laisser entrer le public dans la folie de la créativité. Et le succès est au rendez vous.

L’an passé, la ligne Dionysus s’agrandissait de huit nouvelles déclinaisons – des pièces placées sous le signe du voyage, largement inspirées de huit des grandes villes du monde. Mais ici, c’est bel et bien le dandysme, l’androgynie, la Renaissance Italienne et la flamboyance Gucci des 70’s qui embrasent la beauté de la pièce. Mieux, la maison a aussi mis en place la possibilité d’un DIY – abeilles, libellules et papillons, Gucci a vu les choses en grand pour cet objet du désir, pensant même à mettre à disposition de sa clientèle des cristaux Swarovski pour la customisation du Dionysus. Indéniablement, le sac Dionysus est l’icône du nouveau siècle.

Les sacs Gucci profitent d’un savoir-faire inaltérable , depuis 1947 , date de sa création l’un des sacs les plus connus refait son apparition lors des défilés printemps-été 2010 et Automne-hiver 2017-2018 : Le sac Gucci Bambou, inspiré des selles de cheval.

 

La Robe Géométrique Proenza Schouler Printemps-Eté 2017

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L’esthétique Proenza Schouler s’est rapidement distinguée à la Fashion Week de New York, et ce dès leur premier défilé – l’audace des coupes, des matières et des couleurs apportées par le duo de designer a propulsé leur succès. Pour la saison Printemps/ Eté 2017, ils semblent ainsi avoir renoué avec la géométrie de leur succès. Robe sculpture, chargée de différentes matières et de couches, voici que les plis scrutent enfin le podium de la maison – tant de soin et d’attention furent apportés aux vêtements qu’il est impossible ici de dénigrer le luxe au profit de l’instant ! Non, Proenza Schouler ne concourt pas au prêt-à-acheter.

Sexy and edgy, le duo de designer contribue à reconfigurer les codes du BCBG Américain – parfait pour les it-girls down town. Comme à son habitude, Proenza Schouler est allée piocher dans différentes ethnies l’ornements des pièces. Cette année, c’est au Japon que se trame cette collection. En quête d’un métier qui pourrait tisser de minuscules bandes de cuir, le duo s’est inspiré des techniques de coupe japonaises. Dans cette robe géométrique, ce sont aussi les sculptures d’Alexander Calder et le marbre étrange de Giovanini Lorenxo Bernini qui animent le mouvement et l’association de couleurs fascinantes.

Proenza Schouler a aussi cherché à expérimenter des couches de tissu rectangulaire afin de produire une nouvelle longueur – McCollough voulait en fait du court cette saison, mais n’a pas voulu faire de mini. Le résultat est ainsi cette espèce hybride de longueur bordée de plumes d’autruche, réalisée à Paris. Associée au pouvoir des couleurs primaires, la robe Proenza Schouler touche alors à la pure émotion.

 

La Nano Malle Louis Vuitton Printemps-Été 2016

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Ce fut une collection futuriste qui défila la semaine passée à Paris sous la bannière Louis Vuitton – une collection composée comme la fusion des derniers résultats de la technique jumelés au savoir-faire ancestral de l’artisanat Vuitton. Et, pour la première fois depuis son arrivée au sein de la direction artistique de la maison, l’un des designers les plus intrépides de sa génération impose sa patte cybernétique au sein de l’identité Louis Vuitton. Le luxe se fait urbain, comme une évidence. Entraîné dans une néo-métropole, le futur engageant imaginé par Nicolas Ghesquière est tout simplement fascinant : une allure futuriste mais réelle, accentuée par des motifs galactiques tirant vers le gris et le bleu, à l’image du cosmos. Sur ces silhouettes très conquérantes, Ghesquière vient pourtant imposer le monogramme LV, estampillé sur des vestes et des blousons en cuir… Oui, le Printemps-Été 2016 est tout de cuir et de métal chez Louis Vuitton.
Conquérantes, dynamiques et incroyablement censées, les silhouettes ayant défilé la semaine passée jouent des contrastes et des superpositions chères à Nicolas Ghesquière : les cuirs souples jamais agressifs élèvent l’allure Vuitton vers un pragmatisme très avant-gardiste. Et c’est ainsi que les looks s’affranchissent des carcans de la féminité. Les silhouettes ont en effet un côté androgyne, avec des gilets d’homme, des pantalons ou bermudas fluides… Et comme à chaque saison depuis son arrivée, Ghesquière aime actualiser les pièces iconiques de la maison Louis Vuitton au contact d’un flow crazy-cool. Pour la saison prochaine, la mini-malle LV imaginée l’an passé se présente cette fois-ci dans une version nano : des courbes inédites, à portabilité extrême. En cuir épi, décoré ou non, la nano-malle Louis Vuitton possède des coins circulaires ; une forme inédite et fantaisiste donc, qui se porte du bout des doigts au travers d’une hanse pas plus grande que cela ! L’espièglerie assumée de Ghesquière vient donc ici mettre au monde un nouveau sac iconique pour la maison Louis Vuitton – assurément !

La Jupe GG de Gucci

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Revendiquant un style haut en couleur, Alessandro Michele est littéralement en train de redonner vie à l’esthétique Gucci. Résolument audacieux, grandement exubérant, généreusement colorés, le défilé égrena un style oscillant gentillement entre androgynie assumée et romantisme contemporain ! Entré en poste en janvier 2015, le directeur artistique de la maison Gucci signe ici l’hiver prochain comme, un peu années 80, un peu années 20, et très années 70, portant bien haut l’amour des tissus.

En témoigne la jupe GG, une soie pop d’un gris argent qui sent bon l’excentricité racée des muses Gucci. Longue et fluide, rêveuse dans la forme et élitiste sur le fond, la pièce gagne en désirabilité quand, au côté d’un top simplissime, là voici qui contribue à reformuler les codes de l’élégance italienne – un hit en devenir !

Le Ballet Russe, Eternel Icône, par Yulia Yanina

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La maison Yanina couture a cela de grandiose qu’elle jouit d’un charme unique, et d’une aura emprunte de mystère – sans la fondatrice, Yulia Yanina, rien de cela : imprégnée de l’essence de la grande Russie d’antan, poètes et chorégraphes semblent aujourd’hui guider son crayon vers un amour immodéré pour les belles matières. Un romantisme assumé jusque dans les détails de la collection automne-hiver 2016.

Pour ouvrir le défilé, Déborah Hung, femme d’un milliardaire chinois, incarne l’idéal Yanina en robe blanche très couture. Oui, la maison invite au ballet russe, très stylisé : l’interprétation couture du Lac des Cygnes orchestre ainsi des silhouettes au port de tête altier et des robes composées de sublime agencement de tulle à tutus, de broderies, de taffetas et de velours… 

Enchantée et poétique la mise en beauté est légère et aérienne, tandis que le graphisme des robe atteint le paroxysme des arabesques. Élégant, le tissu s’emporte de gris perle et argenté, tandis que dans des teintes nuageuses les broderies élèvent la collection au rang de fantasme réifié. Un succès.

La Robe De Bal Simone Rochas Printemps-Été 2016

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L’armée Simone Rochas est de celles arborant des tutus houssés de mousseline rebrodée de roses, et des derbys fantaisie collés sur semelle Plexi… Une silhouette identifiable entre milles qui, cette saison encore, se trouve célébrée sur le catwalk. Alessandro Dell’Acqua a ainsi livré une vision fantaisiste et hyperbolique de l’ADN Rochas, influencée cette fois-ci par la force de la nature propre à l’art de la mise en scène du mouvement surréaliste. C’est donc une saison Printemps/ Eté 2016 placée sous le signe de l’hyper-féminité que propose le directeur artistique de la maison ; une poésie au charme très edgy.

Les vêtements étaient tout d’abord en proie à des volumes étonnants et rafraîchissants. Puis, ce sont les embellissements caricaturaux que l’on remarque comme un clin d’œil à la vieille école de la couture, tandis que sur certains looks la technique d’impression 3D fut utilisée… En résumé, Alessandro Dell’Acqua a ici hissé une féminité mixant poésie et extravagances… La femme Rochas semble ainsi s’animer d’une personnalité artistique doublée d’un quotient de séduction très subtile. Sa robe de bal est composée en découpes graphiques venant s’assagir au contact d’un nœud XXL piqué sur la poitrine… Oui, la femme Rochas aime la subtilité et l’espièglerie, cela, même si la robe dévoile un peu de son anatomie. La robe de bal Rochas se présente comme une pièce au charme immense, et à la désirabilité absolue !

La Mini-Jupe Courrèges Printemps-Été 2016

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“Cela faisait longtemps“ disait l’invitation du défilé Courrèges. Après près de treize ans d’absence, ce mercredi la maison Courrèges a fait son grand retour sur les podiums, prenant bien soin de mettre en avant tout l’avant-gardisme qui fit sa réputation. Sur la scène d’un vaste amphithéâtre blanc situé dans les sous-sols de l’Opéra Bastille, Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant firent un début acclamé. Eux qui mirent de côté leur ligne Copernic pour se concentrer pleinement sur celle de la maison d’André Courrèges, ont pris la bonne décision que de revenir à ses basics : créer des vêtements dans des tissus « lourds » pour procéder au mouvement.

C’est ainsi que le duo a présenté une collection composée de 15 modèles, déclinés dans 15 matières et 15 couleurs différentes… Soit 225 possibilités ! Mais les pièces iconiques de Courrèges ont pris un twist 2016 : la mini jupe vernis aspect froissé coupée dans du vinyle épouse ou plutôt enveloppe la taille tandis que le boutonnage argent aspect industriel en rehausse le style. Là est clairement la patte Coperni, celle d’un boutonnage surprenant et graphique. La promesse du style dans la simplicité.