Le Beverly Hills Hotel

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Le Beverly Hills Hotel illumine, abrite et enflamme le tout Hollywood depuis plus d’un siècle. Il fut imaginé comme un palais : une architecture démesurée de 5 000 m² initiée par Elmer Grey, en 1911 ; un habillage de jardins tropicaux et de fleurs exotiques – créations du paysagiste Wilbur David Cook’s… L’hôtel ne tarde pas à attirer les esthètes de la planète. Affectueusement surnommé « Pink Palace » (référence à ses tonalités de rose et de vert) la ville de Beverly Hills a littéralement migré ses mondanités pour l’enceinte de ces murs colorés. En son sein aussi, le premier studio hollywoodien d’Al Christie. Le Beverly Hills Hotel est un véritable mythe qui sous son toit vit passer Charlie Chaplin, Sharon Stone ou encore Brad Pitt.

Et l’attrait de l’hôtel auprès des célébrités ne se démord pas. Elizabeth Taylor a séjourné dans l’un des bungalows, tandis que son père disposait de la galerie d’art du Pink Palace. Dans les années 40, à cause, grâce ou en l’honneur de Will Roger et Spencer Tracy, qui pratiquaient le Polo et aimaient à arroser leurs victoires au restaurant de l’hôtel, le nom The polo Lounge fut préféré à celui d’ El Jardin Restaurant. C’est d’ailleurs au sein de ce même restaurant que s’opèra une grande révolution : Marlène Dietrich le fréquentant à l’époque, en changea les habitudes le jour où elle apparut en pantalon – dress code jusqu’alors interdit aux femmes. La piscine et le Cabana Club entrent dans la légende en 1956 pour le film La Femme modèle, servant de décor au tournage d’une scène entre Gregory Peck et Lauren Bacall, dans le film de Vincente Minnelli. À la fin de la décennie, l’hôtel est définitivement sacré quand Marilyn Monroe et Yves Montand y séjournent durant le tournage du film Le Milliardaire. Le groupe The Eagles ira jusqu’à choisir un cliché du Beverly Hills pour leur album Hotel California en 1976…

Le Corset de Madonna par Gaultier Vendu pour 40000€

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Les deux corsets mythiques de scène de Madonna ont été mis en vente le mercredi 3 décembre chez Christie’s à Londres. Deux bonnets coniques à surpiqûre, de la soie verte et blanche, une multiplicité de sequins cousus main ajoutée de franges perlées : le plus célèbre des corsets de la Reine de la pop fascine toujours, et c’est avec émotion qu’il fut présenté sur le mannequin. 
 
Dessiné par Jean-Paul Gaultier pour le Blond Ambition Tour de la material girl, ce dessous revisité et porté comme un dessus a su devenir l’icône et le paraphe du couturier. Tout droit inspiré de sa robe-corset présentée dès 1984 et reprise pour sa collection « Barbès » de 1990, il incarne la ligne conductrice du style Gaultier qui détourne les codes : le corps féminin est ainsi sublimé par un savant mélange d’ancien et de nouveau, avec astuce et humour, entre tape-à-l’œil malin et glamour. 
 
Le couturier fait part de sa fascination pour cet objet de désir : « J’admire les corsets depuis que je suis tout petit. Enfant, ma grand-mère m’a emmené à une exposition, et un corset était présenté. J’ai tout de suite aimé la teinte rose pâle telle la chair, le satin couleur saumon, la dentelle. » On sent bien que, loin du fétichisme et de sa dimension historique, le corset Gaultier est révélateur de l’essence féminine et sensuelle.