L’Exposition Louboutin, Évènement de L’Année

« Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » un jeu de mots amusé à la hauteur des pièces exceptionnelles réunies au Palais de la Porte Dorée.

Louboutin, Exposition A Ne Pas Manquer A Paris

« Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » — « C’est un jeu de mots entre exhibition en anglais qui signifie exposition et le fait de révéler une partie de soi aux autres, raconte le créateur de 57 ans. Les deux sont assez proches, mais il y a une notion plus subversive dans le fait de s’exhiber qui me plaît, car en montrant mon travail je m’expose de manière plus intime » explique Christian Louboutin.

Et il est vrai qu’en 30 ans de carrières, Louboutin a des choses à conter. A commencer par ses créations follement divines, fruit d’une imagination non moins inspirée.

Dans ce Palais de la Porte Dorée où lui est venue sa première inspiration en observant un panneau de signalétique, s’expose désormais les chefs-d’oeuvre du virtuose de la chaussure.

Mais Christian Louboutin tient à le rappeler: « cette exposition n’a rien d’une rétrospective, il s’agit d’une célébration. »

Une célébration mettant à l’honneur les codes chers à sa maison. Du rouge Louboutin en passant par l’iconique escarpin Pigalle — « Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » est aussi l’occasion de (re)découvrir les pièces nées de collaborations aussi fascinantes que réussies. Avec David Lynch ou encore les studios Disney… Autant d’objets du désir devenus icônes de notre temps !

L’Exposition ‘Les Mots Dalle-Ore’ A La Galerie Marciano

Elle cite parmi ses maîtres Basquiat ou Twombly — Corinne Dalle-Ore investit la galerie Marciano Contemporary, jusqu’au 2 janvier 2020.

L’univers de Corinne Dalle-Ore résonne comme l’essence même de son inspiration — cette artiste Parisienne puise dans ses voyages et sa vie semi-nomade une myriade d’impressions, de sensations, d’émotions qu’elle tend à imprégner sur la toile. Curieuse et observatrice, Corinne Dalle-Ore déchire, colle, peint, écrit, convole sur la toile autour de couleurs tantôt explosives tantôt sourdes — l’idée? Faire jaillir des visions inspirées, à partir de portraits entrés dans la culture populaire. Et justement, cette culture populaire coule littéralement dans l’encre de ses toiles.

Affiches publicitaires, bandes-dessinées, icônes Pop et figures de la mode… Ce que Corinne Dalle-Ore apprécie le plus, c’est l’esthétique désuet et délicieusement kitsch des années 50-60. Et le détourner la ravit d’autant plus ! Sur ses toiles, les teintes, les matières et les grains si particuliers viennent éveiller les sens — ses toiles ont une dimension tactile.

Et sa galerie de portraits laisse deviner sa volonté de titiller les impressions du public. Des personnages emblématiques du XXe siècle, engagés, politiques, adorés ou détestés… Corinne Dalle-Ore les extrait de leur contexte pour en accentuer les traits ! « Mon travail se construit autour de l’icône, enchevêtrement de collages et peinture mais la peinture prend le dessus pour oublier le collage… un peu comme du photo painting ». Dans ses peintures, mémoire et passé se mêlent au présent pour insuffler une vision tantôt franche ou inédite, poétique ou drôle sur les icônes de notre temps. Avec une délicatesse intéressante, Corinne Dalle-Ore distille une vision personnelle entre nostalgie et modernité, provocation ou adoration.

Mais surtout, l’oeuvre de Dalle-Ore veut célébrer les femmes fortes, au destin complexe et au caractère bien trempé. Des femmes qui, à l’instar de Frida Kahlo, Coco Chanel ou encore Marilyn Monroe, ont ouvert la voie à une vision inédite de la femme; titillant allègrement sa place dans l’art et la culture. « Je m’identifie beaucoup à ces femmes. J’aime leur beauté, ce charisme.  Marilyn, je l’ai transformé en sainte. J’ai transformé Kate Moss en Frida Kahlo… » Un groupement d’oeuvres figuratif, laissant entrevoir des perspectives fantaisistes et libres. A découvrir avec délectation au 4 place des Vosges. C’est bien cela qui se laisse voir jusqu’au 2 janvier 2020 à la galerie Marciano Contemporary.


L’Expo ‘Picasso Primitif’ au Musée du Quai Branly

picasso.jpg

Un artiste de la trempe de Picasso est à l’avant-garde, c’est à dire au-delà des dires et croyances d’une époque. Sa relation aux arts dits “primitifs”, Pablo Picasso l’amorce en 1907 lorsqu’il acquiert sa première oeuvre non-européenne, un tiki des îles Marquises. La même année, l’artiste fait la découverte du musée du Trocadéro alors spécialisé dans l’art Africain – la même année, il travaillait sur Les Demoiselles d’Avignon mais, ce qu’il vit là fut si fort qu’il en reprit la trame pour l’achever en juillet de la même année. La suite, on la connait : c’est justement cette toile qui marque le tournant décisif de sa carrière. Aujourd’hui et jusqu’au 18 Juin prochain, l’exposition du Quai Branly Picasso Primitif rend compte avec force et passion d’une relation privilégiée, loin des clichés de l’époque. Divisée en trois parties, la première partie “Chronologie” établit de façon factuelle les oeuvres que Picasso a vues, celles qu’il a acquises, celles avec lesquelles il a vécu. Dans une deuxième partie intitulée “Corps à corps”, l’exposition interroge la façon dont Picasso et ces grands artistes se rejoignent dans l’expression d’archaïsmes universaux, l’activation des pouvoirs de l’image. Enfin, dans la troisième partie, le ‘primitif’ ne s’entend plus dans son sens littéral et déprécié.

D’ailleurs, l’exposition s’ouvre sur une citation intéressante. Le primitivisme dont il est question ici se doit d’être pensé à rebours des approches formalistes : « L’art nègre ? Connais pas ! » voilà la réponse que Picasso donne en 1920. « Mes plus pures émotions, je les ai éprouvées dans une grande forêt d’Espagne, où, à seize ans, je m’étais retiré pour peindre. Mes plus grandes émotions artistiques, je les ai ressenties lorsque m’apparut soudain la sublime beauté des sculptures exécutées par les artistes anonymes de l’Afrique. Ces ouvrages d’un religieux, passionné et rigoureusement logique, sont ce que l’imagination humaine a produit de plus puissant et de plus beau. Je me hâte d’ajouter que cependant, je déteste l’exotisme » précise Picasso dans une correspondance à Guillaume Apollinaire.

Et en effet, Picasso voyait dans l’art Africain la quintessence de l’expression elle-même ; autour de ces figures se dessinent les formes archétypales, primordiales de la nudité, de la verticalité… Ainsi, le célèbre tableau Jeune Garçon Nu, exécuté en 1906 puise son graphisme, ses lignes et finalement sa vérité dans une Statue Anthropomorphe découverte au Nigéria, alors en Afrique occidentale. « Je veux faire le nu comme il est. Il faut qu’il se fasse de lui-même. Je ne veux pas, moi, faire le nu, je veux qu’on ne puisse pas faire autrement que de voir le nu comme il est » indique Picasso cité par Hélène Parmelin. Et c’est en ce sens que Picasso a toujours puisé dans l’art Africain l’essence d’une création inspirée, épurée et finalement à la force élémentaire !

L’Altiplano de Piaget et La Grande Ligne Mythique Horlogère

piaget.jpg

C’est dans la boutique du 7 rue de la Paix que Piaget exposera les plus belles pièces extra-plates de son patrimoine… Passé maître dans l’art de l’extrême miniaturisation, l’occasion sera enfin donnée de retracer physiquement le savoir-faire extraordinaire des mouvements de la manufacture suisse. La rétrospective plonge ainsi les visiteurs en immersion complète dans l’univers de la finesse légendaire. De l’extérieur, la vitrine mise en scène dans un bleu profond fusionne avec l’univers de l’homme Piaget : à travers l’utilisation de mobilier au design fuselé, de la table Djuna Takahama à chaise Le Corbusier, en passant par les maîtres à penser que furent Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand.

L’exposition La Grande Ligne Mythique Horlogère sera aussi l’occasion de présenter un nouveau chronographe extra-plat à remontage manuel : l’Altiplano Chronographe. Un nouveau record de finesse pour cette ligne aux attributs contemporains et épurés qui, une fois de plus, accueille une complication horlogère majeure. De cet art exigeant dans lequel la manufacture excelle depuis 1957, le mouvement à remontage manuel 883P opère dans 4,65 mm pour s’insérer dans un boîtier de 8,24 mm d’épaisseur… Une incarnation moderne de la pureté et de l’élégance harmonieusement ancrée dans cette nouvelle création au caractère sobre et intemporel.  

La Dentelle, Calais et Balenciaga

bal.jpg

C’est à la Renaissance, en Italie et dans les Flandres, qu’est née la dentelle ; rapidement, le tissu se propage dans toute l’Europe, entre le XVIe et XVIIe siècle. Deux siècles plus tard, sous l’impulsion de la mécanisation des ateliers, le motif se démocratise et, après la Seconde Guerre mondiale, devient l’apanage des grands couturiers – tout particulièrement celui de Cristóbal Balenciaga. Couturier européen, anglais par sa formation de tailleur, français grâce à sa parfaite connaissance de la haute couture parisienne, Balenciaga devient un couturier ouvert à toutes les modes du monde. Et à toutes les influences : ses créations évoquent le souvenir des robes des Espagnoles peintes par Goya ou Zuolaga, ou encore celles des saintes de Zurbarán. Des portraits de Goya, Balenciaga reprend le léger flottement de la dentelle en bordure des tenues. De Zurbarán, Cristóbal décalque les jupes sculptées des représentations de saintes. Pour traduire cet effet, il fait spécialement imaginer par le fabricant suisse Abraham le gazar ; un textile qu’il apprécie au moins autant que la dentelle. La dentelle qu’il employa aussi bien en ornementation qu’en textile. Jouant des motifs, des couleurs, mais aussi de leurs utilisations, Balenciaga aura exploré toutes les manières d’employer la dentelle. Mieux, l’artiste en a magnifié les caractéristiques, dans le seul but de répondre au nouveau besoin de l’époque : paraître jeune et moderne. Taillée pour des robes à taille basculée, il lègue la dentelle dès 1957 à sa clientèle qui, dès lors, se glissera dans des robes sac ou baby doll… Oui, l’originalité du couturier tient aussi à la façon dont il sculpte la silhouette dans la transparence et la légèreté. En réalité, Balenciaga aimait à exacerber la féminité que confère la tenue de la dentelle.

Aujourd’hui, et jusqu’au 31 août, c’est à Calais que l’œuvre de Balenciaga se dévoile sous un jour encore jamais abordé : « Balenciaga, magicien de la dentelle ». Et justement, c’est notamment à Calais que se fournissait le couturier pour l’ensemble de sa production, tant celle de Paris que celles de Saint- Sébastien, Madrid et Barcelone. L’exposition devient ainsi une manifestation à caractère pédagogique, où les pièces parisiennes s’affichent aux côtés de nombreuses tenues jamais exposées en France, car confectionnées dans ses trois maisons espagnoles de Saint-Sébastien, Madrid et Barcelone. Trois pièces rares faites en Espagne donc (avant l’arrivée du couturier à Paris en 1936) inaugurent l’exposition. La plus ancienne, la robe courte du soir datée de 1927, déborde d’émotion tant elle illustre l’influence de deux couturiers français sur le jeune Espagnol : la technique du tulle plissé évoque le travail de Madeleine Vionnet ; le volume, lui, rappelle les robes de style de Jeanne Lanvin. Avec près de 75 tenues, des accessoires (chapeaux, gants, souliers) en passant par des photographies et des croquis d’atelier, l’exposition permet pour la première fois un vaste panorama de la création du couturier espagnol. Car oui, la dentelle, étoffe si fragile, a été utilisée par le couturier pour bon nombre d’accessoires qui, indispensables, accompagnent les tenues de cocktail. En réunissant ainsi vêtements de haute couture et détails sur les arcanes de la fabrication, l’exposition propose trois niveaux de lecture : le premier, en relation avec l’histoire sociale, le second avec la mode, le dernier avec les techniques de création. Enfin, construite au cœur d’une authentique usine de dentelle datant du XIXe siècle, la Cité de la dentelle et de la mode présente avec une poésie toute moderne l’un des couturiers les plus mystérieux du siècle dernier.

Les Cowboys et les Indiens d’Andy Warhol

image-work-warhol_mother_and_child-34072-450-450.jpg

Le terme Pop Art est inventé dans les années 60 ; terme qui puise tout à la fois dans la culture populaire contemporaine et dans le pouvoir des images. Substantiellement lié à la société de consommation, le pop art l’utilise comme principale source d’inspiration, le plus souvent de façon ironique. Andy Warhol en sera le pape. Le style Warhol, c’est finalement trois choses : des couleurs vives, une technique graphique, et le sujet en gros plan. Par son procédé de sérigraphie, le Pope désacralisera les images, les icônes ; c’est l’art lui-même qu’il désacralisera en rendant l’oeuvre reproductible à souhait. De cette façon, l’oeuvre de Warhol raconte le monde des années 70 et 80. Son objectif était simple : populariser et commercialiser l’art contemporain, le rendant ainsi accessible à tous. Fasciné par l’artefact tribal, Andy Warhol captera la figure emblématique de Russel Means, ce défenseur de la cause indienne. Ce que veut l’artiste : fixer l’image pour elle-même, et non pas la réalité derrière cette même image. En 1986, il peint ce qu’on tient pour être son ultime série : Cowboys et Indiens, pensée comme un panorama.

L’exposition Cowboys and Indians met ainsi en lumière un aspect politique du Pope : faire de l’art quelque chose d’accessible à tous avec un message profond. Ainsi, lorsqu’Andy Warhol se penche en 1986 sur cette série de peintures, c’est avec l’idée que les oeuvres d’art peuvent communiquer davantage sur les valeurs de l’esthétique tribale que les dires de cowboys américains. Cette suite se compose de 10 sérigraphies de grand format toute en contraste où Warhol fait appel aux icônes de la culture populaire occidentale – Annie Oakley, le général Custer, John Wayne et Teddy Roosevelt – pour leur opposer d’authentiques images d’Indiens d’Amérique à la sauce warholienne – Mère et Enfant, les poupées Kachina, Masque de la côté Nord-Ouest… Au final, l’exposition se fige autour de l’éclectisme ; un des fers de lance de l’artiste. Pour admirer ces récentes acquisitions, c’est du 23 août au 26 octobre, au Tamastslikt Cultural Institute, à Pendleton, en Oregon.

La Parenthèse So British de Dior Chez Harrods

diorharrods.jpg

Dior s’invite chez Harrods ! L’élégance française s’impose, depuis le 16 mars dernier, dans ce haut lieu du luxe britannique : pendant un mois, les vitrines du grand magasin Harrod’s serviront d’écrin au pop-up store de Dior. Rendant hommage aux icônes britanniques qui ont auréolé la maison, Raf Simons installe une collection couture, parfum et maquillage exclusive, autour des couleurs mythiques du royaume de Windsor.

Cette véritable exhibition est l’occasion pour Dior de faire (re)découvrir ses mythiques fragrances, telles les parfums J’adore et Miss Dior, ou d’en lancer de nouvelles : Gris Montaigne, créé par le nez de la maison François Demachy autour de notes de bergamote de Calabre, de rose de Turquie, de patchouli, de jasmin Sambac et de mousse boisée, sera ainsi dévoilé. Côté maquillage, la palette de fards et gloss Claridge’s 48 s’expose, évoquant le jour où Miss Dior, première fragrance lancée par le couturier, fut dévoilée au sein du célèbre palace londonien. La poudre My Lady affiche la silhouette du Lady Dior, le sac mythique créé pour Lady Diana. Côté couture, les sacs et pochettes s’habillent de tartan. Le sac Diorissimo voit la vie en vert : Dior s’amuse à réinterpréter les teintes emblématiques de chez Harrod’s, ce célèbre temple de la mode.

Pour un « coffee-break », un Café Dior est expressément construit pour l’occasion. On peut notamment y déguster de délicieux cupcakes frappés du sigle Dior. Pour une expérience des plus addictives et Diorific. So chic !