Le Collier Zip, Icône De La Maison Van Cleef & Arpels

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C’est au XIXe siècle, aux Etats-Unis, que le zip fut inventé ; à l’origine destinée à fermer en un éclair les bottes et autre vêtement des marins et des aviateurs, la fermeture à glissière trouve un autre sens dans la réalisation de Van Cleef & Arpels. L’histoire s’esquisse en 1938 – s’esquisse seulement puisque l’idée d’une fermeture à glissière détournée en bijoux n’est que soufflée à la directrice artistique, Renée Puissant, par la Duchesse de Windsor, Wallis Simpson. Si elle conçoit immédiatement le rail comme devant se composer de diamants montés sur platine, la concrétisation dépend de la patience et de la ténacité des ateliers.

Après treize ans d’élaboration, en 1951, Van Cleef & Arpels commercialise enfin le tout premier modèle du Zip, un atour caméléon modulable qui se porte ouvert autour du cou, ou fermé autour du poignet. Les ateliers prirent soin de la flexibilité de l’objet qui, afin de garantir le parfait tombé, décalque dans une grâce infaillible la fluidité du mouvement féminin. Décliné en long sautoir ou en collier ras du cou, ce modèle phare fait aujourd’hui encore la renommée de la maison. Qu’il se porte ouvert ou fermé, le Zip est un alliage exceptionnel de prouesses, tant techniques qu’artistiques.

Partant d’un objet purement fonctionnel, destiné à être caché, la maison Van Cleef & Arpels détourne l’outil pour en tirer un bijou exceptionnel ; un atour au style intemporel ! Le Zip relie couture et haute joaillerie, domptant avec un savoir-faire joaillier les métaux et pierres fines et précieuses. Ainsi, ses deux rubans d’or brodés de petits crochets s’emboîtent les uns dans les autres pour se transformer en bracelet… Et tandis qu’hier les colliers Zip s’habillaient d’or jaune de diamants et de rubans de rubis ou d’émeraudes, aujourd’hui ils se modernisent et se dévergondent en s’accaparant de Saphirs multicolores, de Lapis Lazuli, de Perles ou de nacre blanche ; aussi de Turquoise ou de Chrysoprase… Qu’importe l’habillage, le Zip est cette pièce merveilleuse, une complexité d’un charme fou !

 

2015 : Un collier zip est estimé entre 200 000 et 300 000 livres lors des enchères de la maison Christie’s.

2015 : Pour la cérémonie des Oscars, l’actrice Margot Robbie porte un collier Zip Antique Colombine en or jaune, diamants et saphirs 

2014 : Pour redonner vie à son icone, Van Cleef & Arpels réalise quatre nouveaux modèles du collier Zip.

2014 : La maison propose un modèle du collier Zip, le Couture Princesse en or blanc, diamants et saphirs, de la collection peau d’Ane.

2012 : Le collier Zip fait partie des pièces Van Cleef & Arpels exposées au musée des Arts Décoratifs à Paris.

2011 : A l’occasion de la semaine de la couture, la maison revisite le collier Zip en proposant quatre nouveaux modèles

2011 : Pour le MET Ball, l’actrice Ginnifer Goodwin portait un collier Zip en or blanc serti de diamants, turquoise, chloromélanite et chrysoprase.

2006 : La maison propose un nouveau modèle du collier Zip épuré en or blanc et diamants.

2005 : Désormais le collier Zip est disponible sous forme de sautoir orné de pierres précieuses

2004 : Le collier Zip est réédité et le nouveau modèle se compose de 2 filets d’or gris brodés de crochets de diamants.

1954 : Un nouveau modèle du collier Zip, en or jaune, rubis et diamants est disponible. 

1952 : Les créateurs réalisent les premiers dessins des boucles d’oreilles Zip.

1951 : Un nouveau modèle du collier Zip, en platine, or jaune et diamants et disponible.

1951 : Une nouvelle version du collier Zip est disponible : celui-ci peut se refermer pour se porter en bracelet.

1950 : Le premier collier Zip est présenté en boutique.

1939 : La maison dépose le brevet du collier Zip.

1938 : A la demande de la Duchesse de WindsorRenée Puissant, directrice artistique de la maison, dessine la première esquisse du collier zip.

Le Tailleur Bar Printemps 2013 de Dior

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Le 12 février 1947, Christian Dior expose sa toute première collection Printemps-Eté, ligne Corolle et En huit, dans sa maison de couture, avenue Montaigne. Immédiat et éclatant, le succès est tel que Carmel Snow, la rédactrice en chef de Harper’s Bazaar, s’exclame : « Dear Christian, your dresses have such a new look ! ». Une expression éponyme devenant aussi iconique que le style qu’elle décrit.

Suivant la graphie du chiffre 8, la silhouette se présente tel un calligramme composé de nouveaux codes et dessinant la femme Christian Dior. La taille est étranglée, les épaules s’arrondissent et s’adoucissent, créant une sereine harmonie. La jupe, déployant la forme d’une corolle, est plissée et allongée jusqu’à mi-mollet : un volume, une technique et une longueur qui exigent un métrage considérable pour sa confection. Les basques sont rembourrées et se décollent des hanches, renforçant la délicatesse de la taille. Le couturier explique sa démarche créative : « Nous sortions à peine d’une époque démunie, parcimonieuse, obsédée par les tickets et les points-textile. Mon rêve prenait donc naturellement la forme d’une réaction contre cette pauvreté. […] Nous sortions d’une époque de guerre, d’uniformes, de femmes-soldats aux carrures de boxeurs. Je dessinais des femmes-fleurs, épaules douces, bustes épanouis, tailles fines comme lianes et jupes larges comme corolles ».

Une apostrophe à l’efflorescence et à la floraison que Raf Simons réinvestit cette année. Dans sa dernière collection Printemps-été 2013, le tailleur-bar est retrouvé. La veste au col croisé se décolle éternellement des hanches, la jupe arbore toujours le plissé. Le jeu sur les longueurs est frappant. La basque est géométrisée et allongée, métamorphosant la veste en une courte « robe-manteau » : des poches à rabat peuvent ainsi être rajoutées. La jupe quant à elle est raccourcie, simulant presque le fond de robe, à peine visible sous la veste-tailleur. Minimalisme et inversion des codes cassent ainsi l’élégance traditionnelle afin d’en dessiner une nouvelle. Les formes sont simplifiées, fluides, et habillées de noir. Un noeud souple et imposant, paraphe de Dior, parfait le dos de la tenue. Epure et composition chimérique s’allient savamment pour nous offrir la nouvelle fraîcheur florale et dioresque du tailleur-bar.

Demarchelier s’Expose à la A. Galerie

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Du 13 mai au 22 juillet prochain, la A. galerie, dans le seizième arrondissement de Paris, accueille l’exposition «Desire» du photographe Patrick Demarchelier. La rétrospective illustrera ses nombreux tirages mythiques, réalisés au cours de ces trente dernières années. 
 
Senseur d’instantanés de mode et de publicité, c’est en autodidacte et dès l’âge de 17 ans que Demarchelier se consacre à sa passion. Muni d’un appareil photo offert par son beau-père, il part en quête de spontanéité, de pudeur et de sensibilité. Devant la beauté de ses premiers clichés, le magazine Vogue lui demande de réaliser pour lui certaines séries mode, en France et aux Etats-Unis : ses images dévoilent à la fois désinvolture et pétillement, expressions d’un univers singulier et original. Capable de capter l’étincelle, l’instant infime qui met à nu toute personnalité sous son objectif, cet artiste qui dit aimer le «rire vrai et la beauté» nous confronte à l’intime naturel et à la sincère délicatesse. Il participe alors aux calendriers Pirelli et à de nombreuses campagnes publicitaires, notamment pour la maison Dior. 
 
Durant cette exposition estivale, une vingtaine de clichés seront affichés, mettant ainsi à l’honneur les muses les plus illustres du photographe, de Kate Moss à Gisele Bündchen en passant par Christy Turlington, Elle MacPherson ou encore Nadja Auermann. Exclusivement en noir et blanc, ces portraits discrets et émouvants de Demarchelier sont de véritables poèmes dédiés à la grâce et la beauté féminine.