Shalimar de Guerlain : une Légende de Parfum

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Ce parfum qui a été créé en 1925 par Jacques Guerlain est le fruit d’un pur hasard. En effet, on raconte que c’est en jetant, dans un flacon de son célèbre parfum jicky, une dose de vanille, qu’est née cette légende.

Un parfum inspiré d’une histoire d’amour, celle de Chah Djahan, empereur d’Orient, qui imagine un magnifique jardin nommé Shalimar, en hommage à sa défunte épouse. Cette traduction du « temple de l’amour » convenait à merveille à ce parfum aux notes romantiques. Présenté pour la première fois en 1925 durant l’exposition des Arts Décoratifs à Paris, dans un flacon et réalisé par les cristalleries de Baccarat, Shalimar qui est de la famille des orientaux, suscite le désir, invite à la découverte des sens, évoque un royaume où tout n’est que sensualité et célébration du corps féminin. « Porter Shalimar, c’est laisser ses sens prendre le pouvoir », disait son créateur. Best-seller incontesté de la maison, cette icône ne laissera insensible aucune âme. Parfum de la tentation, du désir, qui donne envie de se rapprocher, Shalimar a figuré dans des films tels que « The Women » de Cukor en 1945, comédie de tromperies et mensonges dans laquelle est impliquée une séduisante vendeuse en parfumerie.

Icône de la maison Guerlain, ce jus traverse le temps sans prendre une ride. Nouveau chapitre de l’histoire Shalimar, « Shalimar parfum initial » qui perpétue cette alchimie qui rend ensorcelante le chef d’œuvre de Jacques Guerlain. Serge Gainsbourg avait vu juste en chantant dans sa célèbre chanson « Initials BB elle ne porte rien d’autre qu’un peu d’essence de Guerlain dans les cheveux ». Vingt ans après sa mort, la maison Guerlain lui rend hommage en utilisant cette ode à la femme pour sa dernière campagne publicitaire.

Prada : Slippers, l’Elégance Stupéfiante à L’Italienne !

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Le « style Prada » est unique et original par les formes, couleurs et matières choisies. Sous l’impulsion de Miuccia Prada, la marque continue de nous surprendre à travers une originalité faite de perfection et d’élégance, dont elle seule a le secret.

Visant une clientèle aimant sortir des sentiers battus, et jouer avec la mode, chaque collection présentée est ponctuée de surprises et de pièces incontournables. Miuccia et Patrizio Bertelli (son mari) continuent ensemble de nous insuffler le chic à l’italienne, à travers cette nouvelle collection pétillante et inattendue, les Slippers du soir. Grande tendance de cette saison, qui constituent un bon compromis chic et original à la ballerine et à l’escarpin.  

Miuccia fidèle à une thématique kitch et baroque, nous propose des ornements précieux et de sublimes mélanges de matières. De quoi donner un coup de folie à son allure, et d’allier le psychédélique au raffiné. La créatrice se montre comme elle aime l’être, indomptable et imprévisible. « Tout le monde (ndlr : les créateurs) a une théorie sur ses propres collections de nos jours, j’en ai marre des théories. Cette collection parle du plaisir de la mode ».

Et ce génie de la mode nous fait plaisir en nous offrant l’occasion d’être chic et décalé, par un style déjà bien affiné du raffinement à l’italienne. On remarque le détails et la finesse des pièces, au lieu de simples chaussons de ville, elle nous présente les véritables souliers d’une cendrillon moderne, frappés par la ferveur italienne et l’extravagance juvénile. Impétueuse et ingénieuse elle se démarque, encore une fois là ou on ne l’attendait pas. La collection des chaussures Prada déjà vaste et variée vient d’accueillir une nouvelle collection appelée à devenir incontournable. Chaque pièce ornée de velours, écussons, paillettes, pierres ou bijoux, s’adoptera comme un accessoire  précieux, légèrement impétueux mais terriblement chic. 

Le style Prada avec ses contradictions, Miuccia a encore subvertit les codes et nous a séduit.

Alber Elbaz

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« Je ne veux pas faire le it-bag de la saison. Ni être l’enfant terrible de la mode qui foisonne de créativité pendant trois ans et qui, brusquement, se met à faire des tee-shirts blancs. La Couture, ce n’est pas une histoire de tapis rouge, ni un reality-show, mais du savoir faire » Alber Elbaz, Directeur Artistique de Lanvin.

Le City Guide Louis Vuitton 2013

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Plus que de simples guides de voyage ; de véritables cartes au trésor vous menant vers les plus belles découvertes : mode, luxe, littérature, gastronomie, rien n’est oublié et l’envie de lister consciencieusement tous les établissements référents se fait impérieuse. Ces ouvrages sondent tout simplement l’âme d’une ville en faisant découvrir ou redécouvrir des lieux inconnus mais aussi et surtout méconnus. Ce n’est pas moins d’une cinquantaine de journalistes et d’écrivains qui participent à ce projet chaque année. Mais les City Guides, ce sont aussi de véritables petits bijoux travaillés et aux finitions scrupuleuses : un design chic, coloré, avec une couverture en cuir imprimée du célèbre logo de la marque.

Les éditions 2013 font escale cette année à Tokyo, San Francisco, New York, Paris ou encore Saint-Germain-des-Prés. A travers la caméra du réalisateur Romain Chassaing, on y découvre quelques fameuses adresses. Chaque nouvelle parution est également l’occasion de donner la parole à une personnalité de la ville – ébéniste, cantatrice, star du 7e art…

Les City Guides de Louis Vuitton savent se rendre indispensables autant pour les voyageurs que les touristes mais aussi pour les gens qui y vivent.

L’épopée Manga Selon Gucci

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Pour sa première campagne de l’année, Gucci associe sa collection printemps-été Croisiére au dessinateur et auteur Hirohiko Araki. Un coup de maître de la directrice des créations Gucci, Frida Giannini, qui nous offre une campagne prestigieuse. Deux univers trés différents cohabitent au sein d’une seule et même épopée, afin de célébrer deux événements, le 90éme anniversaire de la marque et le 30éme anniversaire de Hirohiko Araki . On retrouve la collection Croisiére aux matières légères et élégantes réhaussées de couleurs criardes, un romantisme presque féérique. 

Hirohiko écrit donc une histoire inédite composée d’images poétiques et dynamiques où l’on retrouve le graphisme de l’univers manga allié au design de la maison Gucci. Il reprend son héroïne pour incarner une jeune étudiante, Jolyne Cujoh, qui hérite d’un trésor siglé Gucci constituant un ensemble de pièces emblématiques de la nouvelle collection. Ainsi elle entame un fabuleux voyage pour percer les secrets de ce sublime héritage. Dans cette rocambolesque épopée, Hirohiko intègre des personnages d’après des couturiers de renom dont Gucci: « la magnifique Collection Cruise de Frida, avec ses couleurs et ses designs graphiques affirmés, a mis mon esprit en ébullition dès qu’elle me l’a présentée. A partir de là, les personnages et le scénario me sont venus tout naturellement. Cette collaboration a été extrêmement stimulante », déclare Hirohiko Araki.

Le résultat est fantastique, une épopée poétique faite de longues silhouettes sublimées par un trait fin et aguéri, parsemée de fleurs et de couleurs vives. Le manga nommé « Jolyne, Fly High with Gucci », fait un éloge grandiose à l’univers Gucci bercé par des références à l’histoire de la marque comme les mocassins ou encore le motif Flora. Les illustrations de Hirohiko Araki seront exposées dans 70 boutiques de la marque à travers le monde à partir de mi-février.

« C’est sans aucun doute l’une des collaborations les plus agréables sur laquelle j’ai pu travailler. Les personnages créés par Hirohiko apportent une énergie, une sensualité et un attrait qui donnent vie à ma Collection Cruise de manière irrésistible. Je suis persuadée que son installation interpellera les gens et les fera s’arrêter dans toutes les villes du monde, et qu’ils s’immergeront dans le fabuleux monde fantastique qu’il a créé » déclare Frida Giannini.

Il est donc de bon goût de se laisser entraîner dans une histoire inédite signée Hirohiko Araki pour Gucci.

Jean-Michel Basquiat Rappelé le Temps d’une Vente aux Enchères

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1960, Brooklyn accouche d’un artiste de plus. Jean-Michel Basquiat y naît. Une palette aux tons acidulés ; une silhouette distinguée ; il parvient à lier, dans chacune de ses œuvres, la terrible vérité, la dénonciation et le rêve, opérant l’illusion de la joie. 

Enfant, il n’existe qu’à travers le dessin. En 1976, avant de mettre fin à sa carrière de lycéen, Basquiat rencontre Al Diaz, qui, comme lui, s’évade des somnifères scolaires au travers du graff. La même année, ils errent dans Manhattan à la recherche de toiles de béton. D’étranges symboles pullulent alors sur les murs, non sans une certaine poésie. La signature de Basquiat est simple : « SAMO » ou « same old shit ». Cette époque le fait s’imprégner d’un monde. Comme les graffitis se superposent, s’évincent et se piétinent, son œuvre est un patchwork. Lorsque l’adolescent décide de vivre seul, il est définitivement banni du domicile familial. Pour assurer sa survie, il vend cartes postales et t-shirts sur les trottoirs de sa ville natale. Le soir, il fréquente le Mudd Clud et le Club 57. Là, il rencontre Madonna, Bowie mais c’est le télescopage avec Andy Warhol, auquel il vend l’une de ses cartes postales, qui renverse son univers de sens artistique. Ses toiles sont alors la rhétorique de son optique : son âme vibre et matérialise la rue et ses éléments; pauvreté, voitures, enfants, tout est samplé, mêlé aux cultures éteintes qui le hantent. 

Influencé par Dali, Picasso, Warhol ou Goya, Basquiat travaille un désordre qui ne l’est que faussement, superposant écritures, collages, peintures ; chargeant le tout d’une allégresse indispensable à ce qu’il vise : la dénonciation du racisme et de l’hyper-consommation. Le succès rapidement arrive et, adulé, respecté, l’artiste n’en reste pas moins seul. Incompris de ses pairs et de sa famille, son âme trépasse et ne peut que trouver le kief au contact d’un dérivé du pavot : l’héroïne. Lorsque Andy décède en 1987, celle-ci, déjà éreintée, s’éteint. Il était le seul à savoir le toucher. 

1989, un an après la mort du peintre, Andam Clayton, bassiste de U2, incite le groupe à acquérir Untitled (Pecho/oreja) un indescriptible imaginaire primitif qui ravit l’homme. Acquise collectivement, la toile accompagne de son aura les séances d’enregistrement au studio de Dublin, trônant aux murs de celui-ci. En 2008, ils s’en séparent, créant un premier événement de plus de 5 millions de livres sterling. Voilà que le 12 Février, la toile est remise sur le marché. La société de vente aux enchères, spécialisée dans l’Art, Sotheby’s la proposera. Estimée entre 7 et 9 millions de livres, la toile est entre temps devenue un mythe. Autant que son géniteur qui, comme toute étoile, ne peut se contenter de l’appartenance à une unique galaxie.