L’Edition Limitée du Parfum Alaïa

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Cercles, demi-lunes ou triangles, ces motifs géographiques, Azzedine Alaïa les projette depuis longtemps déjà sur ces créations coutures. Que ce soit sur une robe, au revers d’une chemise, incrusté sur une pochette ou un sac, le perforé est le sceau même du couturier – constellé pour qu’à travers lui se devine la peau, le jeu intriguant de voilé-dévoilé vient aujourd’hui accompagner la première senteur du créateur.

 Une matière dont les ouvertures cachent autant qu’elles révèlent, une signature visuelle apposée depuis sa première application sur le cuir d’une ceinture-corset conçue dans les années 80.

Et c’est ainsi qu’Azzedine Alaïa, le designer Martin Szekely et des artisans verriers ont mû l’écrin de l’eau Alaïa en un photophore emplis de mystère. Le motif perforé, d’apparence opaque, révèle ici sa magie une fois le flacon mis en lumière. Une création d’exception, qui, sans tapage, atteint la précision parfaite d’une création Azzedine Alaïa.

 

La Robe Pucci

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Lui est issu d’une lignée de la noblesse Italienne ; Elle est une fille pauvre de Los-Angeles. Qu’importe, la mode se moque des conventions et n’hésite pas à pulvériser les barrières sociales. Et, celle d’Emilio Pucci infuse une énergie nouvelle à la mode des années 60 : le temps est à la libération du corps de la femme qui se love alors dans des tissus fluides aux couleurs acidulées, aux imprimés pop et graphiques.

Le « prince des imprimés » est couronné lorsque sa création entre en communion avec une Marilyn Monroe captivante. Dans cette robe Pucci à col bateau, couleur menthe à l’eau, le tissu de soie légèrement chiffonné découvre, gentiment, des jambes très blanches et très fines entremêlées dans une pose Pin-up. Mais ici, point de cliché, car lorsque Pucci rencontre Marilyn c’est le fantasme qui s’affranchit dans une élégance détachée.

Elle qui ne cessait de libérer ses formes des carcans du vêtement, habite cette robe avec réserve et délicatesse lors de son voyage à México, au printemps 1962. Six mois plus tard, elle est retrouvée inanimée. Le 8 août de la même année, la femme qui a su éveiller les sens d’hommes, de femmes et la bonne conscience d’êtres pieux, fut inhumée dans cette même robe ; sans tapage mais avec une grâce sans limite, Marilyn repose dans une jeunesse infinie.

 

La Robe 50’s

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Le rêve se réalise : la guerre est finie, les Trente Glorieuses s’amorcent. Le temps est venu de vivre, et quelle vie! De capiteuses fêtes prolifèrent un peu partout dans Paris, bercées ou, plutôt, transfigurées de rockabilly! Mais la vie est peut-être ailleurs… Sur la lune?

Après la guerre, et parce qu’il s’associe au fabricant de tissu Boussac, Christian Dior retourne la femme, et le sablier du temps, lorsqu’en 1947, il légifère en faveur des épaules rondes, sans rembourrage. La femme Dior est une fleur, une corolle, dont la taille fine est enroulée d’une quarantaine de mètres de tissu bombé de soie, de laine, de dentelle ou de plumes. Carmel Snow, l’éditrice de la version américaine d’Harper’s Bazaar, déclame à ce propos : « Dear Christian, your dresses have such a new look! »¹.

Oui, M. Dior, vos créations étaient conçues pour émerveiller la femme, ou pour faire de la femme une merveille. La robe n’a plus l’utilité qu’on le lui connaissait et, très vite, le New Look s’invite dans les foyers, dans l’architecture ou pour l’aménagement intérieur, l’opulence et l’optimisme se voient enNew Look!

Dans le courant des années 40, le phénomène luxe s’empare de nouveau de la planète mode, amené par la nouvelle vague de couturiers, portée par Jacques Heim et Nina Ricci. La société civile française est, elle, jusqu’en 1952, sujette au rationnement. Et, rapidement, le coton mène à une « qualité » amputée de quelques luxueuses matières ; en couture, cela se fait au profit de coupes ajustées, peut-être, plus folles. En 1958, Jacques Charrier, couturier de la maison Jacques Esterel, dessine à BB, une robe aux allures de fleurs : la robe Vichy, teintée de carreaux roses et blancs, est créée, trainant dans son sillage, un hommage au New Look.

Givenchy, dès ces années, marque, en gentleman de la couture, son style – une désinvolte élégance – sur les robes des plus belles. Il destina néanmoins les meilleures à la gracile Audrey Heburn, qui, en 1954, reçut l’oscar de la meilleure actrice en robe dentelle ivoire signée Givenchy pour son film « Vacances Romaines »². La bouleversante décennie de raffinement est assurément féminine : la pin-up est née, tournant, à l’image de sa jupe colorée, dans le sens du vent – jamais à bout de souffle.

1. Dictionnaire international de la mode, collectif sous la direction de Bruno Remaury et Lydia Kamitsis, édition du Regard, Paris 2004
2. Kerry Taylor in association with Sotheby’s, PASSION FOR FASHION, 29th November 2011

The Pucci Dress

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Lui est issu d’une lignée de la noblesse Italienne ; Elle est une fille pauvre de Los-Angeles. Qu’importe, la mode se moque des conventions et n’hésite pas à pulvériser les barrières sociales. Et, celle d’Emilio Pucci infuse une énergie nouvelle à la mode des années 60 : le temps est à la libération du corps de la femme qui se love alors dans des tissus fluides aux couleurs acidulées, aux imprimés pop et graphiques.

Le « prince des imprimés » est couronné lorsque sa création entre en communion avec une Marilyn Monroe captivante. Dans cette robe Pucci à col bateau, couleur menthe à l’eau, le tissu de soie légèrement chiffonné découvre, gentiment, des jambes très blanches et très fines entremêlées dans une pose Pin-up. Mais ici, point de cliché, car lorsque Pucci rencontre Marilyn c’est le fantasme qui s’affranchit dans une élégance détachée.

Elle qui ne cessait de libérer ses formes des carcans du vêtement, habite cette robe avec réserve et délicatesse lors de son voyage à México, au printemps 1962. Six mois plus tard, elle est retrouvée inanimée. Le 8 août de la même année, la femme qui a su éveiller les sens d’hommes, de femmes et la bonne conscience d’êtres pieux, fut inhumée dans cette même robe ; sans tapage mais avec une grâce sans limite, Marilyn repose dans une jeunesse infinie.

Flashback 2012 : La Robe Olympique Par Stella McCartney

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La collection « Summer » 2012 de Stella McCartney prenait des airs de grande répétition pré-olympique. Clin d’œil, peut-être, à sa nomination comme créatrice des athlètes britanniques des olympiades 2012.

Stella McCartney nous a livré une collection résolument sportive mais très chic. La fille des Beatles insuffle un courant d’air frais à l’univers de la mode et nous offre une partition enlevée, avec à la clé, la it-robe de l’été 2012. Une robe inspirée de l’univers de la natation et déclinée en plusieurs modèles (version asymétrique ou tee-shirt), imprimés (pois ou croix) et couleurs (bleue, rouge ou verte). Les maîtres mots derrière cette création: youthful casual-chic, “a real celebration of energy… and fitness », précise la créatrice.

Les icônes les plus glamours ont adopté la fameuse robe imprimée. De Nicole Kidman à Gwyneth Paltrow en passant par Sienna Miller, Chloé Moretz ou encore Helena Christen, toutes s’affichaient avec.