Le Manteau Légèreté des Ateliers Versace

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« Atelier Versace, c’est de la couture authentique. J’ai voulu mettre à l’honneur la construction et la déconstruction, la provocation étant d’éliminer du tissu pour accentuer la modernité de la Couture. » Donatella Versace renoue pour la saison prochaine à l’essence même de sa Couture : une mode équilibrée entre désinvolture des années 50 et matières ultra-contemporaines. Trente-et-une silhouettes ultra-travaillées qui, sans surprise, sourient aux matières les plus luxueuses. Comme une exploration de l’élégance à travers les époques, Donatella Versace s’essaie à transcender toutes les femmes : passant de la glamazone moderne indépendante à une femme à l’élégance plus classique, la fille Versace inspirée adoucit la force de sa silhouette aux travers d’épaules arrondies. Les manteaux extravagants semblent littéralement s’emparer du corps des mannequins.

Mais cette fois, la fourrure se fait légère. En patchwork de vison, la voilà qui épouse certaines rivières de cristaux, tout en finesse. Le manteau légèreté des Ateliers Versace est ainsi un opulent manteau en organza de soie où s’immiscent un patchwork de vison bleu et d’imperceptibles chaînes en cristaux, créées par la maison Swarovski, spécialement pour cette collection. Les couleurs vives se font rare : le noir et le bleu nuit règnent en maître dans une collection privilégiant les teintes sombres. Entre sensualités poussées à l’extrême et féminité épanouie, l’artefact s’articule autour de la déconstruction –  une déconstruction par ailleurs savamment orchestrée. Le tout dévoile savamment le corps de la femme.

 
 

Versace Eyewear Icon Stones Sublimées par Kate Moss

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La mode constitue pour Donatella une arme, qu’elle compte bien mettre entre les mains des femmes. Un personnage sans demi-mesure qui cherche essentiellement le glamour, la sensualité, et la liberté dans sa création. Théâtrale et très rock and roll dans son attitude, c’est dans cette veine qu’elle édite la collection Eyewear Icon Stones. Destinée à consacrer l’immense héritage de la maison fondée par son frère en 1978, la ligne revient sur le design du glam’ à l’Italienne. Des codes esthétiques devenus iconiques aujourd’hui revisités sous une forme effective : résolument contemporaines, les lunettes s’incarnent ainsi sous des lignes souples et sobres quand les formes, elles, se font papillon ou oversize. Solaires ou de vue, les lunettes Icon Stones sont aussi voluptueuses et précieuses que les bijoux de la ligne mode dont elles sont inspirées. Au travers de nombreux détails particulièrement précieux, la griffe mêle une extrême féminité à un jeu de contraste osé fait pour provoquer. 

Et, qui mieux que Kate Moss peut incarner la sensualité révoltée ? À bientôt 39 ans, la brindille reste la plus grande ; sa légende semble aussi inoxydable que celle d’une icône : une icône sauvage, sexy dans une sorte d’insolence insouciante et fatale, bref, l’icône ou le visage d’une époque. Sous la direction artistique de Giovanni Bianco, Kate pose donc avec cette moue qu’on lui connaît devant l’objectif de Mert Atlas et Marcus Piggott. Pour l’occasion, la voilà qui retrouve son brun d’adolescente. Sur son nez, les atours papillons Icon Stones : les branches rehaussées du motif symbolique qu’est la Medusa Versace, mais cette fois, celle-ci se pare de 132 cristaux et vient, à trois reprises, s’apposer sur l’extérieur des branches. Un détail d’un extrême raffinement appelé à devenir légendaire.