Portofino, Icône Romantique de la Jet Set

Un ancien village de pêcheur niché au coeur de la Riviera, Portofino n’a qu’un mot pour plaire à la jet set— la discrétion.

« Ce petit village s’étend comme un croissant de lune autour d’un calme bassin. » Les mots de Guy de Maupassant capturent toute la finesse et l’enchantement de Portofino. Un petit village devenu lieu de villégiature iconique de la jet set — une histoire d’amour, d’amitié et de plaisir qui a su attirer plus d’un illustres visiteurs. L’amitié, d’abord. Lorsque l’acteur phare de ‘My Fair Lady’, Rex Harrison découvre Portofino, il y acquiert un domaine et ne tarde à y inviter ses amis. Clark Gable, Greta Garbo, Truman Capote, Maria Callas et Aristote Onassis.

L’amour, ensuite. En 1958 Fred Buscaglione chante ‘Love In Portofino’, véritable hymne à la Dolce Vita. Mais version jet set. C’est ici que Liz Taylor a vécu ses huit lunes de miel. Au coeur du Belmond Hotel Splendido, l’hôtel iconique de Portofino inauguré en 1901, qui compte dans son livre d’or les figures phares de la jet set. Hemingway, mais aussi le Duke et la Duchesse de Windsor. Pour ne citer qu’eux.

Tous sont venus trouver à Portofino l’enchantement. Au détour de ses petites rues, colorées et nichées dans une végétation luxuriante et simplement magnifique… Une magnificence que capture le film ‘Par-Delà Les Nuages’ de Michelangelo Antonioni et Wim Wenders — l’histoire d’une destination mirifique qui sert de théâtre aux histoires les plus folles. De la villa hantée qui fut le tombeau de Lord Carnarvon, lors même qu’il venait de déterrer celui du Pharaon Toutankhamon, en passant par la série de films Dior Cruise 2012 réalisée par Ellen von Unwerth… Portofino a tout de la destination romantique et légendaire!

Mykonos, l’Île Magique De La Jet Set


C’est une fois encore l’histoire d’une île de pêcheurs devenue le haut lieu de la jet set — où la nature, l’ésotérisme, le chic et le fun font très bon ménage!

Si la jet set répond aujourd’hui à mille et un synonymes, il est ici question de son âge d’or. Epoque où, dans les années 1950, un certain Aristote Onassis mouille par hasard son yatch dans les eaux sublimes et tranquilles d’une petite île de pêcheurs. Mykonos et sa nature sauvage. Mykonos et ses moulins iconiques. Mykonos et son insolente beauté deviennent rapidement le royaume dont la jet set rêvait. Il faut dire que les soirées initiées par Aristote Onassis avaient tout pour attirer ses amis. Sophia Loren et Paul Newman. Maria Callas. Grace Kelly et le Prince Rainier. Tous y ont trouvé le charme d’un luxe discret.

Sur l’île à l’atmosphère pittoresque, les légendes se forgent encore en 1958. Cette année là, c’est un pêcheur qui, sauvant un pélican d’une mort certaine, attire à Mykonos cette faune. Il se surnomme Petros, et Petros est le premier pélican de l’île — autant dire une icône! C’est aussi dans les années 1960 un film qui pique la curiosité de Jackie Kennedy. ‘Jamais le Dimanche’, film qui raffle tout aux Oscars de 1961, en même temps qu’il lance la mode des vacances en Grèce. Celles de Jackie seront ses premières — une visite non-officielle qui déclenche pourtant des scènes d’hystérie à son passage sur l’île. Mykonos, que l’on dit être l’île de naissance du dieu Apollo, vient de trouver sa déesse.

Car une fois Jackie devenue Jackie Onassis, celle-ci fait de Mykonos sa destination de prédilection. Elle y initie une Dolce Vita toute Grecque où, chaussée de sandales Liontis – dorées et ornées de feuilles d’olives – elle devient la muse autant que le modèle. Une décennie plus tard, c’est la liberté et le cadre à couper le souffle qui fait de Mykonos le lieu favori de la communauté gay. Mais pas n’importe laquelle — Jean Paul Gaultier et Valentino en tête… On la perd justement dans le club iconique de l’époque, Piero’s. Aujourd’hui encore, l’île fait pâlir Ibiza quand Scorpios ou Cavo Paradiso attirent à eux les Djs internationaux, autant que les personnes qui comptent. Car, peut être aujourd’hui plus qu’avant, la jet set trouve à Mykonos cette insouciance devenue bien rare!

La Vespa, un Livre pour le Symbole de la Dolce Vita

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Princesse soumise à un étouffant protocole, Audrey Hepburn, pendant ses Vacances Romaines, n’a pas une minute de liberté. Sous le charme d’un jeune journaliste, elle profite enfin d’un moment d’évasion, parcourant la ville sur une petite Vespa, avant que sa condition ne la rattrape… Née après les tragiques années 1940, la Vespa incarne le renouveau de l’Italie, patrie des arts et des belles mécaniques. Dès que l’on pense à l’Italie et à son soleil, on a cette image en tête : dans un tumulte indescriptible, un Italien élégant se faufile entre les voitures, klaxon bloqué et casque négligemment accroché au coude. La Vespa est devenue un mythe, un phénomène et une manière de vivre intimement liée au monde urbain.

La « Guêpe » marque alors un véritable tournant dans l’histoire du deux-roues, de par son confort, son design moderne mais surtout son aspect glamour et rétro. Elle est une véritable icône de mode, doublée d’un outil de mobilité, où se mêlent les sixties londoniennes, un petit air de Saint Germain, la chaleur d’Ibiza et une nonchalante Dolce Vita. Intemporelle, elle est adoptée par chaque génération comme symbole de liberté et d’émancipation.
 Devenu l’emblème d’une époque heureuse, ce motocycle unique en son genre incarne le symbole de l’amitié et de la liberté.

Valerio Boni, journaliste sportif spécialiste en motos et deux-roues, et Azzura Della Penna, journaliste mode, coutume et société italienne, se sont associés pour composer un livre inédit, rendant hommage à l’objet iconique. 

Le Rouge Valentino

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Ce fut un flash, une illumination, une révélation – bref, une inspiration. Valentino Garavani fut littéralement ébloui : « J’ai eu un des plus grands chocs de ma vie à Barcelone: alors étudiant, invité au théâtre de l’Opéra, émerveillé, je vis dans une loge une femme aux cheveux gris, très belle, habillée de velours rouge. Parmi toutes les couleurs portées par les autres femmes, elle m’apparut unique, isolée dans sa splendeur. Je ne l’ai jamais oubliée. Elle est devenue la déesse rouge. Fabuleuse. Je crois qu’une femme habillée de rouge est toujours magnifique, elle est au milieu de la foule l’image parfaite de l’héroïne. »

Il faut dire que le jeune Valentino est depuis longtemps fasciné par l’univers du cinéma, qu’il s’agisse d’Hollywood, du glamour pailleté de la Dolce Vita, ou de la grâce exquise des actrices : « C’est ainsi qu’est née en moi une admiration sans bornes pour les femmes symboles comme Lana Turner, Rita Hayworth, Ava Gardner, Marlène Dietrich. Surtout Marlène dans La Taverne des sept pêchés, Greta Garbo dans la Reine Christine. » Ainsi, l’héroïne Valentino se pare-t-elle de rouge, mais pas n’importe quel rouge – un rouge propre à la patte d’un couturier qui s’éprend à dessiner et à créer pour les seules personnes romantiques. Ainsi aussi se construit l’essence du style Valentino : une passion pour le rouge, symbole fascinant de la vie, de la mort, de l’amour, une force contre toute morosité ; et un design, le rococo –  ornements exquis développés à partir d’une base sculptée, rien de plus, rien de moins.

Son Rouge, Valentino le compose comme un entêtant mix de magenta, de jaune et de noir – une couleur flashy, mais également très seyante. A l’instar de ses robes, dont la première apparue en 1959, dès sa première collection : une robe de cocktail bâtie autour d’une jupe de tulle rose baptisée Fiesta. Depuis, il y a systématiquement une robe rouge dans les collections Valentino : « Une robe rouge est d’avantage qu’une façon de raconter : elle est synonyme de style » confie le couturier. Servi par une palette aux nuances voluptueuses : rouge écarlate, rouge feu… Depuis 1959, la maison italienne rend hommage à la couleur de la vie , elle en a même fait le thème d’une collection « Shangai » inédite dédiée à la Chine. Valentino use aussi d’aplats de couleurs vives pour transfigurer les formes de la robe. Courtes ou longues à diaphane , Le choix d’une robe Valentino est donc le choix de la distinction : le Rouge Valentino fait le bonheur des dames car il « les rend sensationnelles. Quand une femme habillée de rouge Valentino arrive dans une soirée, tout le monde la regarde. » C’est cela, la magie du Rouge Valentino – faire de la femme l’héroïne romantique de sa propre vie…

Le Rouge Valentino En Quelques Dates…

1959 : Fiesta  est la robe rouge Valentino présentée lors de la première collection.

1970 Jackie Kennedy vêtue d’une robe rouge Valentino fait la une de Life.

1981 : Brooke Shields vêtue d’une robe rouge Valentino fait la une de Time Magazine.

2000 : Parution de « Il Libro Rosso di Valentino » présentant 40 femmes vêtues de ces robes rouges.

2004 : Jennifer Aniston revêt la robe rouge mythique « Fiesta » Valentino. 

2007Claudia Schiffer est vêtue d’une robe rouge Valentino lors du gala à l’occasion des 45 ans de la maison de couture Valentino.

2008 : Lors du final du défilé printemps-été, toutes les mannequins sont vêtus de la même robe rouge. 

2012 Stacy Keibler vêtue d’une robe rouge Valentino lors du Golden Globe.

2013 : Dans la collection Shanghai, tous les nuances de rouge sont associées.

2014 : La bougie « Rouge Absolute » crée en collaboration avec Cire Trudon est présentée en édition limitée pour Noël.

2016 : Lily Collins est vêtue d’une robe rouge Valentino lors du gala du MET Costume Institute. 

2017Pierpaolo Piccioli a donné le ton de la saison à venir : déesses et mythologie grecque et une version tellement plus couture de l’iconique rouge Valentino.

L’Escarpin Cachet par Sergio Rossi

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Si luxe et haut artisanat riment aujourd’hui avec tradition et authenticité, c’est une poésie qui se retrouve également dans l’histoire de la maison Rossi. Seulement âgé de quatorze ans, le jeune Sergio fait l’école buissonnière pour s’atteler à l’art familial : confectionner des souliers de qualité. En 1950, le nouveau créateur prend les rênes de cette petite entreprise parentale, et entame un travail passionné d’expansion. Inspiré de l’oeuvre d’Helmut Newton, où courbures de jambes élancées et cambrure sont mises à l’honneur, Sergio Rossi designe des escarpins féminins à talons hauts. Le succès ne se fait pas attendre : en 1959, la signature du créateur chausse les pieds de la belle Anita Ekberg dans la Dolce Vita de Fellini. En chemin vers une reconnaissance européenne, le maître chausseur arpente les sentiers italiens, de Milan à Bologne, où il ouvre sa première boutique en 1966. Ses premiers hivers, minutieux et inventifs, donnent naissance à des sandales qui se vendent rapidement sur les plages de Rimini et dans ses boutiques bolognaises. Les décades 1970 et 1980 marquent enfin l’aboutissement de son travail : mis à contribution par des grands noms de la haute couture tels que Versace, Azzédine Alaïa, Dolce & Gabbana et Yves Saint-Laurent, Sergio Rossi chausse désormais toute la crème des tapis rouges. En effet, Sharon Stone, Teri Hatcher et Denise Richards sont encore imitées aujourd’hui par d’autres actrices et célébrités telles qu’Eva Longoria ou encore Zooey Deschanel.

Fort de cette croissance fracassante, l’esthétique et le confort des escarpins Rossi sont rachetés par le groupe Gucci en 1999. Jouissant d’une expansion globale grâce à soixante-dix-neuf points de vente différents dans le monde, la maison Rossi ne cesse de croître. Le succès atteint des sommets paroxysmiques en 2008, lorsque l’enseigne italienne reçoit comme nouveau directeur artistique le designer Francesco Russo. Ayant fait ses lettres de noblesse auprès de Miu Miu ou encore Costume National, on lui doit entre autres les fameuses sandales Tributes de Saint-Laurent. Affirmant vouloir faire « partie du corps de la femme sans jamais le recouvrir », le designer lance à l’occasion du mariage de Salma Hayek et François-Henri Pinault, directeur de Kering (ex Pinault-Printemps-Redoute), un soulier qui deviendra emblématique de la marque. Il décide ainsi commercialiser ce modèle particulier de chaussure open-toe extrêmement désirable. Maîtrisant le français seulement oral, le créateur souhaite nommer son œuvre « Caché », en hommage à la petite fente en amande qui laisse entrevoir le bout du pied. Toutefois, ce n’est pas de cette façon que l’ont interprété les équipes marketing de la maison, aboutissant à l’appellation « Cachet » qui nous est parvenue. « C’est la vie ! » plaisante F. Russo de cette surprise inattendue, qui ne dénature par néanmoins le côté sexy de sa création.

Cachet, du haut de son talon de 13,5 cm nous emporte dans un vide vertigineux élançant la silhouette féminine vers des sommets incroyables. Soulier « galbé et pointu » comme le voulait son designer, il se décline en plusieurs modèles, variant de couleur et système d’attache. Chaussures dont la plateforme massive de 3,5 centimètres est allégée par un talon tout en finesse et en courbure, Cachet est, indéniablement « un produit qui fut très bien reçu » et continue de l’être. Différent des autres modèles de peep toe, Cachet surprend par sa fente en amande, laissant entrevoir avec délicatesse la pointe du pied de sa détentrice. S’il semble difficile aux moins expérimentées de flâner chaussées de ces bijoux de cordonnerie, Francesco Russo maintient un seul mot d’ordre pour pouvoir fouler le pavé avec le maintien d’une reine : « Just practice. Practice, practice, practice ». Confort, un autre fétiche de la maison Rossi, toujours suivi de Qualité ; en effet, pas moins de cent-vingts manipulations sont réalisées sur les produits avant que ceux-ci ne rejoignent leurs points de vente situés désormais entre New-York, Wakiki, Costa Mesa, Beverly Hills, Paris et Dubai. En 2011, Cachet fait peau neuve à l’occasion d’une collection capsule iconique. Véritable œuvre d’orfèvrerie, le soulier cousu dans un cuir de crocodile exotique se pare de feuilles d’or vingt-deux carats et d’argent antique. Frottés minutieusement avec un savoir-faire dignes de la sculpture et de l’encadrement de tableaux, ces merveilles de luxe n’étaient disponibles qu’uniquement sur commande, poussant encore le rêve un peu plus loin.

 

La Vespa, un Livre pour le Symbole de la Dolce Vita

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Icône sociale espiègle, la Vespa, petit scooter des années 1940 devenu immortel, est encore aujourd’hui bien présent dans notre imaginaire et sur nos routes.

Princesse soumise à un étouffant protocole, Audrey Hepburn, pendant ses Vacances Romaines, n’a pas une minute de liberté. Sous le charme d’un jeune journaliste, elle profite enfin d’un moment d’évasion, parcourant la ville sur une petite Vespa, avant que sa condition ne la rattrape… Née après les tragiques années 1940, la Vespa incarne le renouveau de l’Italie, patrie des arts et des belles mécaniques. Dès que l’on pense à l’Italie et à son soleil, on a cette image en tête : dans un tumulte indescriptible, un Italien élégant se faufile entre les voitures, klaxon bloqué et casque négligemment accroché au coude. La Vespa est devenue un mythe, un phénomène et une manière de vivre intimement liée au monde urbain.

La « Guêpe » marque alors un véritable tournant dans l’histoire du deux-roues, de par son confort, son design moderne mais surtout son aspect glamour et rétro. Elle est une véritable icône de mode, doublée d’un outil de mobilité, où se mêlent les sixties londoniennes, un petit air de Saint Germain, la chaleur d’Ibiza et une nonchalante Dolce Vita. Intemporelle, elle est adoptée par chaque génération comme symbole de liberté et d’émancipation.
 Devenu l’emblème d’une époque heureuse, ce motocycle unique en son genre incarne le symbole de l’amitié et de la liberté.

Valerio Boni, journaliste sportif spécialiste en motos et deux-roues, et Azzura Della Penna, journaliste mode, coutume et société italienne, se sont associés pour composer un livre inédit, rendant hommage à l’objet iconique.