Le Parfum Poison Girl par Dior

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L’histoire de l’olfactive collection Poison entame son récit en 1985, année où le 30 avenue Montaigne édite un parfum à l’allure quelque peu provocante. Il y a tout d’abord le nom, Poison, sorte de promesse à l’augure douteuse. Puis vint le flacon : un jus capturé dans un écrin en forme de pomme, archétype même du fruit défendu… Peu s’en faut alors pour que la fragrance Poison commence à faire, beaucoup, parler d’elle. Il faut dire que la senteur a tout de l’ultime outil de séduction – quelques gouttes parviendraient à renverser une assemblée tant dans le sillage s’éploie une facette charnelle comme démultipliée.

En 2016, le nez François Demachy et ses associés signent une fragrance contemporaine, à la fois florale et gourmande, douce et amère : Poison Girl. S’il conserve toute la sensualité de son ainé, le parfum réinvente la sensualité dans une veine plus pop, et un poil farouche. C’est « surtout une question de caractère. J’avais une image de jeunesse. Une femme très volontaire, presque provocatrice, voire même scandaleuse. » avoue Demachy. Sans compromis, la senteur se saisit d’emblée – elle annonce tout, tout de suite.

Et c’est ainsi que Poison Girl démarre sur une senteur très vivifiante d’orange. Cette note hespéridée lui confère un profond dynamisme et éveille d’emblée les sens de quiconque en pourfend le sillage. Puis, l’odeur se construit et emprunte un chemin particulièrement féminin. On y trouve un énorme bouquet de fleurs composé de roses de mai, cultivées dans la région de Grasse, ainsi que de roses de Damas. Ces dernières, symbole d’élégance travaillé depuis longtemps par Monsieur Dior lui-même, apportent la touche glamour à cette essence. Enfin vint le sillage de Poison Girl, plus enveloppant au contact de la fève tonka du Venezuela qui ici dégage un aspect velouté. Incarnée par Camille Rowe, la senteur s’inscrit comme un succès auprès des néo-élégantes !