La Robe Portefeuille Diane von Furstenberg, Indomptable pour le PE 2019

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Elle voulait autrefois créer une robe sensuelle aux yeux de l’amant, présentable à ceux de belle-maman — pour le Printemps/Eté 2019, Diane von Furstenberg veut une pièce capable d’habiller sa petite-fille, sa CEO et elle-même. A New York cette semaine, la maison introduisait ainsi une version savamment catchy de l’iconique robe à décolleté cache-coeur. Fluide et légère. Et toute cette collection prenait pour point de départ l’idée de femme pionnière. 

 

« Nathan [Jenden, le directeur artistique actuellement en congé de maladie] m’a dit: ‘Vous êtes une pionnière.’ » C’est donc là que s’est forgée la pertinence d’une robe portefeuille indomptable pour la saison prochaine ; une pièce à la puissance avérée au contact de la femme qui l’enfile. Mélange d’imprimés décalquant fleurs sauvages et python, c’est dans un tissu vaporeux que se coupe une icône jamais démodée. Une pièce audacieuse qui, avec l’élégance qu’on lui connait, fait toute la différence !

La Wrap Dress Entre dans une Nouvelle Modernité

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Si l’histoire de la Wrap Dress est indéniablement liée au tournant chic et jet set des années 70, c’est que sa conceptrice, l’ex-princesse Diane Von Fustenberg, l’a imaginée pour des occasions bien spéciales. Pensée pour être l’ultime pièce liant l’élégance d’une femme du bureau au dîner, la robe portefeuille devient très vite l’emblème des belles d’un nouveau temps… Portée par Betty Ford et Gloria Steinem, il n’est alors meilleure publicité que celle de Diane Von Fustenberg elle-même posant en une de Newsweek en Mars 1976. Et aujourd’hui, tandis qu’à la tête de la griffe est un homme, Jonathan Saunders, voici que l’icône un peu passée retrouve l’évidence de son sex appeal dans une coupe des plus allumées !

            « Vous vous rendez compte, il s’est inspiré de quelqu’un que j’ai moi-même connu au Studio 54 ? » souligne Diane von Furstenberg en backstage du défilé Printemps/Eté 2018. Il faut dire que Saunders propulse la griffe dans une nouvelle ère – une ère où Jane Forth, it-girl de l’époque Warholienne, fait figure d’inspiration première. De ce glamour tout fait des synergies d’un Manhattan mode et arty, Jonathan Saunders extrait une robe portefeuille pointue et dangereusement désirable. Une Wrap Dress à la composition mixte,tirant royalement vers une allure piquante de désinvolture. « La couleur et les imprimés fonctionnent si bien en terme d’ADN de la marque, il est donc facile pour moi de travailler avec ça. »

 Justement, le combo est divin : rayures hypnotiques des seventies, sequins et coupe innovante dans une toile enduite archi-légère – il n’en fallait pas plus pour servir l’une des pièces les plus imposantes de la prochaine saison. « Plutôt que d’être une robe portefeuille en jersey, j’ai utilisé la coupe en biais sur des soies et des satins pour poursuivre ce sentiment de fluidité, de féminité et de simplicité, mais pour moi, ça me paraît être un produit plus pertinent pour l’instant. » Et on ne peut que constater l’agilité du directeur artistique de Diane von Furstenberg en cette troisième saison…

La Neo Robe-Portefeuille DVF Printemps-Eté 2017

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Trois mois. Jonathan Saunders n’a eu que trois mois depuis sa nomination à la direction artistique de la griffe Diane Van Furstenberg pour préparer sa collection Printemps/Eté 2017, présentée à la Fashion Week de New York. Si la période fut courte, le résultat, lui, brille d’évidence – un équilibre parfait entre le classicisme DVF et la sensibilité postmoderne du nouveau designer qui se retrouve dans la robe-portefeuille.

Icône parmi les icônes de Diane Van Furstenberg, la pièce fut imaginée dans les années 70 comme un habit ‘correct’ – « bon genre, mais sexy : en fait, le garçon vous aimait dedans et sa mère était d’accord avec ça » résume la créatrice. Déjà à l’époque, la robe est pensée recouverte d’imprimés : léopards, serpent, panthère, ou trempée dans l’art abstrait, la pièce est rapidement un succès. Mais la tendance s’essouffle, et étrangement, à la fin des années 90, Diane Von Furstenberg est surprise de voir une nouvelle génération s’approprier son classique.

En expérimentant la joie de la coupe, le charme instantané et les courbes que la robe confie au corps, cette nouvelle génération de femmes, sa fille Tatiana en tête, s’approprie ainsi l’icône : les down town girls la portent accompagnée de Doc Martens, tandis qu’en Uptown, on l’accompagne de stilettos Manolo Blahnik. DVF relance alors la production de la wrap-dress. Et aujourd’hui, c’est la toute première fois qu’un autre designer s’attache à penser la mythique pièce.

Revue par Jonathan Saunders, la robe portefeuille gagne en volume, en sexyness et en contemporanéité. Courbes asymétriques, jeu de coupes affûtées mais fluides, la neo robe-portefeuille apparaît dans de nouvelles dimensions. Mais il y a encore beaucoup de l’ADN DVF – notamment les imprimés. Ici désunis, les imprimés s’entrechoquent comme pour éclairer l’éclectisme de l’époque. Pour la saison Printemps/ Eté 2017, le décolleté se fait aussi plus radical : comme coupée à même le sein, dans une asymétrie aussi renversante que maîtrisée, la neo robe-portefeuille se perçoit telle « une forme narrative unique. » Ajoutée à cela des manches extra-longues, et voici que la wrap-dress s’inscrit dans ce qui semble être la silhouette de la décennie.

La Robe Portefeuille de Diane Von Furstenberg

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En janvier 1970, elle glisse trois exemplaires de sa robe moderne et sensuelle dans une mallette, et s’en va frapper à la porte de la grande prêtresse de la mode en personne, la grande Diana Vreeland, directrice légendaire du Vogue américain. « Elle n’est pas venue me voir avec une idée, s’étonnait Diana Vreeland. Elle est venue avec une offre globale, un produit, un projet élaboré de bout en bout. »

Diane explique que cette idée lui est venue tout naturellement, après avoir vu Julie Nixon Eisenhower porter un petit haut cache-cœur avec une jupe portefeuille à la télévision : « Pourquoi ne pas associer les deux et en faire une robe ? ». Ces années post-mai 68, à la recherche de praticité, adulent cette robe infroissable, lavable en un clin d’œil, réalisée dans un imprimé vif et moderne, comme un antidote à tous les fastes dans la haute couture. La première robe portefeuille, commercialisée en 1973, se transforme aussitôt en phénomène. Sans bouton ni fermeture à glissière, enfilée le matin pour aller au travail, elle poursuit la journée sans broncher, couplée à des talons hauts et accessoirisée d’un bijou pour une soirée habillée. The Wrap, aussi sexy que pratique, devient un emblème de la libération de la femme.

Au sommet du succès en 1976 – Diane von Furstenberg expédie cette année-là vingt-cinq mille robes par semaine à ses divers dépositaires américains-, la robe portefeuille de Diane coûtait à peine soixante-quinze dollars. Après un bref passage à vide, une nouvelle génération de clientes remet à l’honneur The Wrap. Ces jeunes femmes s’arrachent les modèles des années soixante-dix dénichés dans les friperies. Soudain, elles redécouvrent les joies de la coupe parfaite, du jersey juste assez moulant pour mettre en valeur la silhouette.  Ainsi, la robe portefeuille par Diane von Furstenberg  continue à répondre aux besoins de la femme active. Comme le dit Kim Cattral dans Sex and the City : « She’s just so, so…Diane ! ».

 La Robe Portefeuille Automne-Hiver 2015-2016 de Diane von Furstenberg

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En janvier 1970, Diane von Furstenberg glisse trois exemplaires de sa robe moderne et sensuelle dans une mallette, et s’en va frapper à la porte du chamane de la mode : la grande Diana Vreeland, directrice légendaire du Vogue américain. Diane lui doit l’émergence et le succès de la Wrap dress. Depuis plus de quarante ans, les silhouettes Fürstenberg élèvent la séduction drapée dans le jersey de soie. Sur le thème de la séduction, précisément, son vestiaire de l’hiver 2015-2016 multiplie les ajours, les dentelles et les matières compliquées. « Séduction. Durant la journée, elle dirige son monde, la nuit, elle suscite les fantasmes » nous conte-t-elle dans ses notes de collection automne-hiver 2015-2016. « Opérant incognito dans une parka de soirée, c’est un agent double. »

Prenez un classique, la « wrap dress ». Juste sexy comme il faut, la voici qui s’élance dans des envolées trompe-l’œil et faussement stricte, tantôt fleuries dans un drapé qui, en prenant de la longueur, s’émancipe et s’orientalise par le biais de motifs. Une poésie donc, et un charme fou inédit qui rappelle qu’une pièce de prédilection qui surprend à l’infini n’est qu’une grande icône.

La Robe Portefeuille de Diane Von Furstenberg

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En janvier 1970, elle glisse trois exemplaires de sa robe moderne et sensuelle dans une mallette, et s’en va frapper à la porte de la grande prêtresse de la mode en personne, la grande Diana Vreeland, directrice légendaire du Vogue américain. « Elle n’est pas venue me voir avec une idée, s’étonnait Diana Vreeland. Elle est venue avec une offre globale, un produit, un projet élaboré de bout en bout. »

Diane explique que cette idée lui est venue tout naturellement, après avoir vu Julie Nixon Eisenhower porter un petit haut cache-cœur avec une jupe portefeuille à la télévision : « Pourquoi ne pas associer les deux et en faire une robe ? ». Ces années post-mai 68, à la recherche de praticité, adulent cette robe infroissable, lavable en un clin d’œil, réalisée dans un imprimé vif et moderne, comme un antidote à tous les fastes dans la haute couture. La première robe portefeuille, commercialisée en 1973, se transforme aussitôt en phénomène. Sans bouton ni fermeture à glissière, enfilée le matin pour aller au travail, elle poursuit la journée sans broncher, couplée à des talons hauts et accessoirisée d’un bijou pour une soirée habillée. The Wrap, aussi sexy que pratique, devient un emblème de la libération de la femme.

Au sommet du succès en 1976 – Diane von Furstenberg expédie cette année-là vingt-cinq mille robes par semaine à ses divers dépositaires américains-, la robe portefeuille de Diane coûtait à peine soixante-quinze dollars. Après un bref passage à vide, une nouvelle génération de clientes remet à l’honneur The Wrap. Ces jeunes femmes s’arrachent les modèles des années soixante-dix dénichés dans les friperies. Soudain, elles redécouvrent les joies de la coupe parfaite, du jersey juste assez moulant pour mettre en valeur la silhouette.  Ainsi, la robe portefeuille par Diane von Furstenberg  continue à répondre aux besoins de la femme active. Comme le dit Kim Cattral dans Sex and the City : « She’s just so, so…Diane ! ». 

Proenza Schouler Remporte au CFDA le Prix du Womenswear Designer

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C’est un nouveau triomphe pour le duo américain, sacré pour la cinquième fois en seulement dix ans, meilleur créateur féminin de prêt-à-porter au Council of Fashion Designers Awards.

Les « Oscars » de la mode, couronnent une fois par an, depuis 51 ans les meilleurs créateurs de l’industrie de la mode américaine. La maîtresse de cérémonie, Diane Von Furstenberg, a récompensé les œuvres avant-gardistes d’un tandem plus complice que jamais, virtuose de la coupe épurée et structurée. C’est un véritable empire que sont en train de bâtir Lazaro Hernandez et Jack McCollough, inséparables depuis leur rencontre à la Parson School of Design de New York en 1999.

Les rois de la mode américaine règnent décidément en maîtres sur la ville de New York, on pourra en effet admirer quelques pièces de leur cru à l’exposition « Punk : chaos to couture » du Metropolitan Museum of Art jusqu’au 14 août.

S’inspirant régulièrement des influences du grunge américain pour leurs collections, les créateurs de Proenza Schouler sont mis à l’honneur au côté d’autres grands noms de la mode comme Vivienne Westwood ou Rei Kawakubo. Paul Valéry disait avec justesse que « Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n’est rien », que les deux créateurs se rassurent, car ils possèdent incontestablement, les deux.

Retrouvez le portrait des créateurs de Proenza Schouler.