Le Sac Lady Dior, Must Have Absolu

Un concentré de la couture de la maison Dior, avec ses charms et son cannage, le Lady Dior doit beaucoup au hasard.

Diana, Lady Di Et Le Lady Dior

1994. Un petit nouveau entre au répertoire maroquinerie de la maison Dior – en interne, on l’a baptisé Chouchou. En 1995, le dossier de presse de la maison Parisienne annonce: “Lady, Lady Di, Lady Dior“. Que s’est-il passé entre temps?

Diana Spencer, Princesse de Galles, s’est entre temps rendu à Paris, pour assister au vernissage de l’exposition Cézanne au Grand Palais, en 1995. Bernadette Chirac, alors Première Dame, demande conseils à la maison Dior pour offrir un cadeau à son invité…

Ce jour de 1995 donc, vu entre les mains de Lady Di, le sac Dior est littéralement intronisé. Désormais appelé Lady Dior, transcendé par la grâce d’une Lady Di à la réputation infaillible, il se vend à 100.000 exemplaires cette seule année.

Dans ce léger jeu de mots en cascade où l’égérie s’énonce là sans être, Lady Diana comme un nom escamoté – c’est à la fois le climat d’une époque éprise de statut, et le prestige d’un nom de la haute couture et du luxe qui se concentrent.

Ce sac, on le dirait dessiné par le maître lui-même. Par sa grande technicité, le Lady Dior s’ancre en complet écart avec le minimalisme environnant des années 90.

L’Emblème De La Couture Dior

Mais si le sac est devenu si iconique, c’est que la pièce emprunte nombre de ses gimmicks au vocabulaire déjà iconique de la maison de Monsieur. Il y a d’abord ce porté main – démarche très couture initiée, sinon inventée, par Christian Dior. Vient ensuite son caractère audacieux, en rupture avec les codes de l’époque. Comme elle le fit dans l’après-guerre en rendant aux dames cette allure de femme-fleurs, la maison Dior initie avec Chouchou une véritable révolution dans l’allure des sacs à mains – le porté épaule et les sacoches sont alors légion.

Chouchou respire aussi toute l’élégance et le raffinement du 30 Avenue Montaigne. Sa surpiqûre cannage, signature même Dior, est ici constituée d’un réseau de coutures obliques et perpendiculaires. Sa poignée en forme d’arceau, symbole du geste féminin, confère à la pièce sa gestuelle couture quand, les charms qui l’ornent égrainent magnifiquement les quatre lettres qui font toujours autant rêver le monde. D.I.O.R.

Pour fabriquer ce miracle couture, il ne faut pas moins de 130 pièces… À l’instar d’une parure sur mesure, ces différentes pièces sont assemblées autour d’un moule. Pour plus de précision, collées entre elles, les faces seront ensuite cousues à la piqueuse pilier.

Rien n’est laissé au hasard. Les œillets sont pressés, puis ajustés pour être parfaitement à l’horizontal. Comme les poignées sont lourdes, des renforts entre les deux épaisseurs de cuir viennent structurer le sac pour ne pas qu’il s’affaisse. Enfin, le huitième (un signe Dior) et dernier artisan s’assure, lui, de la perfection de l’objet : 1 à 2 % des sacs ne passent pas ce test. Il faut donc neuf heures, en comptant le temps de séchage, pour concevoir le Lady Dior.

Le Lady Dior, Un Objet d’Art

Le Lady Dior est si pur qu’il constitue une toile très facile à réinventer. En 2014, la toile se pare ainsi du mythique léopard Dior.

En novembre 2016, à Art Basel Miami, la maison Dior introduit le projet Lady Art. Le plot? Un sac iconique revisité par des artistes de renom.

Les beaux-arts sont depuis longtemps au cœur de la création Dior – déjà du temps de Monsieur, nombre de ses amis comptaient parmi les artistes les plus influents de leur temps. Des noms comme ceux de Max Ernst, Alexander Calder, Alberto Giacometti et Pablo Picasso furent en effet exposés dans la galerie de Christian Dior.

C’est cet héritage que retravaille désormais Maria Grazia Chiuri. Avec des artistes contemporains, tels Hong Hao, Friedrich Kunath, Jamilla Okubo, et Spencer Sweeney ou encore Daniel Gordon, le Lady Dior achève son statut de légende de la mode.

Hypnotique, perforé, graphique, conceptuel, volumineux, romantique, en velours imprimé en relief et nuage en cuir d’agneau… Le Lady Dior se prête à toutes les audaces !

Un caractère particulier qui se dévoile au fil de campagnes publicitaires éminemment inspirées — avec pour égérie, Marion Cotillard, depuis 2008. De quoi ravir les générations à venir, tant le Lady Dior incarne un concentré diorifique, indémodable.

La Bague de Fiançailles de Meghan Markle

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Si la bague de fiançailles de Meghan Markle fut évidemment l’oeuvre d’un orfèvre, il n’en reste pas moins que les lignes et l’arrangement furent pensés et dessinés par le Prince Harry. Et pour assembler les éléments du bijou le plus convoité de la décennie, le fils cadet de Diana fut très inspiré. Kensington Palace l’annonçait : « L’anneau de Madame Markle a été façonné à partir d’un morceau de Welsh Gold, offert par Sa Majesté la Reine. La bague du prince Harry sera une bande de platine avec une finition texturée. »

La tradition veut pourtant que les princes de la famille royale ne portent pas d’alliance – dérogation à la règle donc, Harry portera le signe de son union avec Meghan Markle. Mieux, le Prince a tenu à composer le bijou de son aimée à partir d’un diamant taille cousin en provenance du Botswana (un pays que le couple affectionne tout particulièrement). Pour compléter cet atour hautement fabuleux, il a aussi et surtout composé avec deux joyaux blancs issus d’une tiare ayant appartenue à la regrettée Lady Di…

« Comme je n’ai pas pu rencontrer sa mère, c’est important pour moi de savoir qu’elle fait partie de tout cela » avait déclaré Meghan Markle lors de ses fiançailles. Et il est vrai que la pièce est aussi somptueuse et raffinée que Diana l’était. Un bijoux hautement symbolique qui, sur un anneau en or jaune très fin, illustre et scelle l’un des amours les plus iconiques de ce début de siècle !

Le D-Bag de Tod’s, un Sac Déjà Icône

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C’est un véritable tournant qui s’amorce pour la maison Tod’s à la fin des années quatre-vingt-dix. 1997 marque l’année de sa première collection de sacs, avec pour premier modèle le bien-nommé D-Bag. Il est ainsi baptisé à l’époque en hommage à la princesse Diana qui, en adoptant le D-Bag, a fait de celui-ci un véritable succès auprès des femmes. Depuis sa création, il exprime les valeurs classiques et chics de la marque italienne pour en symboliser la haute qualité. Le D-Bag : la conjugaison au féminin du sac de docteur et du sac bowling, le tout dans une réinterprétation des plus exactes. Depuis ses débuts, le D-Bag a évolué, adoucissant sa structure et sa silhouette au fil des années. Dans sa version la plus récente, le modèle acquiert deux anses et une lanière ; l’occasion de le porter de manière plutôt raffinée ou, avec plus de décontraction. Au fil des années, Tod’s n’hésite pas à innover à travers déclinaisons en matières diverses et couleurs peps.

Caroline de Monaco, Cindy Crawford, Kristin Scott Thomas, Hilary Clinton, ou encore Kate Middleton, nombreuses sont les princesses, actrices, mannequins ou chanteuses à avoir adopté l’iconique D-Bag. 2013 marque le retour en force du D-Bag à la Fashion Week de Milan. Pour cette collection printemps-été 2015, les nouvelles formes du D-Bag arborent une élégance à la fois de saison et intemporelle, avec de nouvelles déclinaisons. La marque en a également profité pour lancer le D-Cube Bag, une réinterprétation du D-Bag à l’aspect plus géométrique. Aujourd’hui et peut-être plus que jamais, le D-Bag est définitivement a considérer comme un objet de désir