La Portugieser d’IWC

1636651.jpeg.transform.buying-options_watch_1000.jpeg

1868. Lorsque l’Américain Florentine Ariosto Jones fonde en Suisse la maison IWC, il est loin de se douter de l’impact considérable qu’elle aura sur le monde de l’horlogerie. En combinant les talents exceptionnels des artisans Suisses avec les technologies d’ingénierie modernes de son pays, IWC est en mesure de livrer des pièces aussi esthétiques qu’extrêmement précises. Preuve s’il en fallait une, la Portugieser, l’icône même de la maison. 

C’est au tournant des années 1930 que deux négociants Portugais approchent la maison — leur but, faire réaliser une montre bracelet aussi précise qu’un chronomètre de marine! A une époque où les garde-temps sont petits et peu puissants, IWC doit innover. Seule possibilité, utiliser un calibre de montres de poche 74 et 98. Dès lors, la Portugieser doit adopter un boîtier surdimensionné — des dimensions imposantes équilibrées par un jeu d’aiguilles feuilles élancées. Dès lors, le design devient la signature iconographique Portugieser! 

En interne, on la baptise Schaffhausen. La pièce est produite en 1939, imposant dans le même temps le goût d’une nouvelle époque pour les montres à grand boîtier. Jusque dans les années 1990, la Portugaise ne répond à aucun impératif commercial. Produite ça et là, son déclin s’opère sans agiter grand monde. Mais voilà qu’un jour que Kurt Klaus, meilleur horloger de la région, fait visiter les ateliers d’IWC basés à Schaffhausen, il remarque que le client porte au poignet une Portugaise 325. Il n’en faut pas plus pour charmer l’intéressé — une collection est alors développée autour du modèle original. En 1993, l’occasion du 125e anniversaire de la maison relance l’icône sur le marché. Sa minuterie chemin de fer, son esthétique et sa taille  marquent profondément les esprits — cette fois, le succès est extraordinaire. Désormais incontournable, la Portugieser entrent au panthéon des icônes horlogères. 

La Nouvelle Hennessy X.O. Edition Limitée par Marc Newson

image002.jpg

Le nouvel objet du désir signé Hennessy est l’oeuvre du designer Australien Marc Newson – reconnu par ses pairs pour être la figure de proue d’un design audacieux. Après avoir enchaîné les collaborations avec des maisons comme Louis Vuitton, Apple ou encore le MoMA à New York et le Centre Pompidou, Marc Newson signe la nouvelle Hennessy X.O. Edition Limitée. Et cette fois, c’est la mythique couleur cuivre de ce cognac d’exception qui sert de fil rouge à la conception d’une carafe non moins iconique !

En épurant ainsi la bouteille à son maximum, Marc Newson en réinterprète en fait les motifs traditionnels ; raisins et feuilles. Mieux, ces stries ne sont pas sans évoquer les sillons creusés dans la terre par les vignerons qui cultivent les vignes… « Pour moi, les rayures soulignent vraiment la force de la forme de la carafe. Quand elles attrapent la lumière, elles mettent en évidence à la fois la bouteille et son contenu » explique Marc Newson.

Et il est vrai que l’objet est composé autour d’une superbe harmonie entre lumière et design, assemblage et finition… Un caractère qui sied si bien à la profondeur et la puissance du cognac Hennessy X.O. Une bouteille pensée comme un objet de collection, à découvrir et acquérir dès à présent auprès des cavistes spécifiés par Hennessy !

La Manhattan de Meyrowitz

manhatttan-acetate-noire.jpg

Etablie en 1875 à New York, la maison Meyrowitz lie rapidement sa tradition Parisienne à la culture Américaine. Comme en témoigne l’icône et objet du désir le plus vendu de la maison – la Manhattan. De Londres à Paris en passant par la Grand Pomme, la Manhattan s’inspire de nombre de lignes et références – inspirée d’un dessin des années 50, la lunette est aussi et surtout un hommage au talent exceptionnel de Woody Allen !

« Son succès international est tel que c’est une joie d’accueillir nos clients qui arrivent en nous disant : ‘J’aimerais avoir une Manhattan’ » commente Jean-Manuel Finot, directeur général à Paris. Et il est vrai que la Manhattan a tout du it – rééditée en 2002 avec ses cotes et dimensions actuelles, la pièce est réalisée dans la pure tradition de Meyrowitz… Charnières rivetées et brillantage à la main, la lunette distille tout de l’aura et du luxe d’une paire d’époque.

Un style éternel qui sied tout aussi bien les hommes que les femmes. Coulée en noir, sa couleur de prédilection, la Manhattan parvient à faire ressortir ses volumes avec une grâce convaincante ! Mais, succès oblige, l’icône de la maison Meyrowitz est aujourd’hui disponible dans des teintes d’imitation corne ou écaille… Pourtant, c’est taillée en écaille de tortue véritable, matière désormais très rare, qu’elle distille tout de la sophistication d’une si grande maison !

La Nouvelle Collection d’Intérieure signée Hermès

hermes.jpg

Au sein des collections du sellier Parisiens, les papiers peints et tissus d’ameublement tiennent une place particulière – un univers rythmé de couleur, d’éclat et de gourmandise qui laisse l’oeil se balader le long d’un raffinement certain. Parce qu’elle ouvre sur des horizons surprenant, doux et rayonnant, la nouvelle collection d’intérieure de la maison Hermès signe un nouveau langage graphique. Supports privilégiés de la narration, le sellier a confié à l’illustrateur Italien Gianpaolo Pagni la création de cet univers aussi enchanteur qu’élégant. Le tissage est ainsi une alchimie sans cesse réinventée ; fait de coton, laine ou faille de soie, les tissus apportent une touche de légèreté et de liberté. Architecturant l’espace qu’ils investissent, les tissus et papiers invitent ici à jouer de différentes échelles, pour (re)constituer des perspectives singulières.

Côté papiers peints donc, Gianpaolo Pagni a imaginé quatre lignes inédites. ‘Les Carreaux’ reprennent le célèbre dessin de l’univers de enfantin afin d’honorer les jeux de construction. La ligne ‘Milleraies’ est, elle, réalisée à partir d’un unique tampon appliqué en continu, évoquant non sans poésie la patine d’une étoffe côtelée. ‘Mille Jeux Jetons’ reprend les dés, cubes et petits chevaux, sans oublier les boîtes destinées à les ranger… Un papier peint qui se métamorphose alors

en une véritable table de jeu. Mieux, ses couleurs couleurs vives souligne un désordre joyeux. ‘Briques’ signe l’utilisation excessive mais mesurée d’un tampon dessinant un H. Un outil graphique qui se répète là à l’infini pour bâtir comme un mur de briques. Enfin, la composition ‘Les Cabanes Dans’ est l’oeuvre de l’illustrateur Nigel Peake, qui imagine une ribambelle de cabanes colorées…

Les tissus d’ameublement respirent la fantaisie et la magie distillée par la maison Hermès. Pour réaliser ‘Rubans broderie’, Gianpaolo Pagni reprend le mythique point sellier en construisant des rubans à l’aide de deux tampons qu’il associe et applique de façon à former un labyrinthe de lettres… Et comme par magie, toutes ensembles elles donnent à lire le mot ‘Hermès’, en lettres capitales. ‘Clic clac quadrillé’ laisse, elle, deviner la rencontre de deux dessins. Clic clac, de Julie Abadie – un carré de 1979 réduit à son essence – et un quadrillage aux effets tamponnés, de Gianpaolo Pagni. Reproduit ici en bicolore, la finesse de l’écriture du tissu se révèle sur faille de soie… Une collection hautement désirable à découvrir sans plus attendre.

Richard Orlinski, Born Wild

horse.jpg

Son oeuvre se déploie autour du concept « Born wild », visant à transformer les pulsions négatives face à l’animal en sentiment positif, et la sauvagerie, en beauté. « la violence animale, sauvage, est utilisée à bon escient. Contrairement à celle de l’homme souvent inutile de par les faits de guerres ou de meurtres ». Ses animaux, taillés à la serpe, tendent, dans un souci de perfection, à magnifier la réalité. Leurs proportions sont parfois modifiées pour accentuer leur férocité, leur force ou leur majesté, émotion renforcée par la couleur puissante de ses oeuvres et par leur taille, souvent monumentale. Les formes du sujet, simplifiées, gomment le détail pour que l’animal ne devienne qu’une multitude de facettes lisses ou une complexe dentelle métallique.

Accordant beaucoup d’importance à la vision du spectateur, Richard Orlinski dit sculpter « pour sublimer la réalité et créer des oeuvres d’art vivantes, belles et intemporelles, qui suscitent l’émotion dans le regard de l’autre ». Un but qu’il tend à atteindre puisque ses oeuvres, exposées un peu partout, notamment dans des lieux publics puisque l’artiste « adore l’idée de pouvoir amener le musée aux spectateurs » et l’artiste dit vouloir : « casser les codes » et que son œuvre doit « être accessible, y compris aux jeunes qui peuvent acquérir mes sculptures miniatures pour quelques centaines d’euros. L’art n’a pas de frontières. » ainsi ses créations touchent un public très large, de l’amateur d’art connaisseur à l’enfant émerveillé en passant par des clients comme Sharon Stone, Rihanna, Harrison Ford, ou encore David Guetta.

Dernièrement, c’était au tour de l’ex-Beatles Paul McCartney de craquer pour ses œuvres. Richard Orlinski lui a remis en mains propres sa création, qui ne pouvait être autre qu’une guitare. Des collectionneurs se battent également pour ses œuvres comme le milliardaire Richard Bronson ou un collectionneur italien qui a investit 10 millions d’euros pour une pin-up sortant de la bouche d’un crocodile en or massif, un record pour l’artiste. Les prix de ses œuvres présentées aux enchères s’envolent et lors d’une vente, une panthère or et diamants a été acheté 680 000 euros par un client privé. L’artiste s’investit artistiquement dans les causes humanitaires et participe à de nombreuses ventes de charité comme en 2014 ou 30 à 40  œuvres d’artistes renommés ont été vendues aux enchères chez Christie’s au profit de l’association « La Chaîne de l’Espoir ». Lors d’une soirée de charité qui regroupait The Global Gift Foundation, Unicef et The Eva Longoria Foundation, Richard Orlinski a mis des œuvres en ventes pour la bonne cause et une sculpture Panthère a vu les enchères s’envoler à 18 000 euros.

La Table Saarinen : le Best Seller des Temps Modernes

table1.jpg

C’est le genre de meubles dont l’histoire fut éclipsée par le succès et les copies : la Table Saarinen est en effet l’un des meubles cultes de l’histoire du design. Intemporelles, copiées mais jamais égalées, elles allient sobriété et élégance pour trouver leur place dans tous les types d’intérieur. C’est en 1956 que le designer Eero Saarinen édite la collection Saarinen Tulip – avec elle, il fait le serment de mettre fin à « l’univers laid, confus, chaotique » qu’il observe de tout temps sous les tables et les chaises – le misérable fouillis de pieds ne sera définitivement plus de ce monde. Ainsi la table Saarinen Tulip devient l’un des projets les plus célèbres de Eero Saarinen – véritable classique des temps modernes, l’objet a cela d’exceptionnel qu’il se caractérise par un chant biseauté qui accentue sa légèreté quelqu’en soit sa dimension.

En s’appuyant sur sa formation initiale de sculpteur, Eero Saarinen a en fait raffiné son design en puisant ses lignes dans des formes organiques. Coulé en marbre ou stratifié, le plateau est ainsi tenu par un pied Tulip en fonte d’aluminium protégé par un revêtement Rilsan blanc ou noir. En d’autres termes, le très beau plateau ovale en marbre « Arabescato », ou blanc veiné gris, est soutenu par un piétement central en fonte d’aluminium poli à la machine et protégé par un revêtement Rilsan blanc. Le marbre est recouvert d’un vernis polyester transparent brillant le protégeant des tâches… Exemple même des pièces de design intemporel car simples et organiques, la Table Saarinen prend place aujourd’hui dans de nombreux musées, hôtels et galeries à travers le monde entier. La pièce est ainsi depuis toujours éditée par Knoll International – chaque pièce originale porte la signature de Eero Saarinen sous le plateau, dans un mariage entre élégance et légèreté ; un design à l’encombrement minimum pouvant se décliner dans une infinité de tailles et de marbres…

Les Nouvelles Tendances Maison du Bon Marché

2.jpg

A l’image d’un Paris en pleine mutation, le XIXe siècle fut aussi et surtout symbolisé par la création du premier Grand magasin Parisien – Le Bon Marché qui, en proposant de multiples innovations – prix fixes, marges réduites, livraison à domicile, échange d’articles, vente par correspondance, mois du blanc, soldes, concerts privés, coin bibliothèque – arrive en réalité à bousculer le quotidien des femmes de l’époque, les guidant un peu plus vers leur émancipation. L’histoire s’écrit en 1852 lorsque Aristide Boucicaut fils de chapeliers, monte à Paris pour être calicot.

Plus tard, il transforme, avec son épouse Marguerite, une simple échoppe en un « grand magasin » parisien singulier au large choix où l’on entre librement et déambule sans être importuné. Le Bon Marché est né. Bientôt, dans le monde entier, le modèle commercial inventé par ce couple précurseur et révolutionnaire sera copié… Lorsqu’en 1984 le groupe LVMH prend possession des lieux, la nouvelle équipe décide de repositionner le magasin. L’idée : faire du Bon Marché le magasin Parisien le plus sélectif de la capitale. Alliant tradition et modernité, dans un cadre chaleureux et convivial, Le Bon Marché devient un lieu haut de gamme où les valeurs d’authenticité et le culturel viennent se mêler étroitement au plaisir d’acheter… Ainsi, si la Rive Gauche est souvent considérée comme le profil chic de la Seine, il est à parier que le Bon Marché y a un grand rôle à jouer.

Il faut dire que le Bon Marché reflète à lui seul cet esprit Rive Gauche: une ouverture sur le monde, un goût pour la culture, une tradition sans cesse revisitée… Ici, pas d’explosion de l’offre, pas de frénésie de consommation. Et c’est ainsi que la cahier de tendances maison introduit par le Bon Marché pour l’Automne/Hiver 2017 distille l’empreinte d’un temps passé. Cette saison, l’humeur est ainsi à l’opulence victorienne où les textiles baroques, les velours capitonnés et les marbres Palazzo rappellent les splendeurs d’un passé que les designers d’aujourd’hui remettent au goût du jour ! Cette saison aussi, le Bon Marché renoue avec le confort Second Empire pour un classicisme réinventé dans des volumes dramatiques mais aussi fantasques que l’idée du boudoir… Une collection à découvrir dès la rentrée prochaine.

Le Fauteuil 675 de Robin Day, Emblème du Design du XXe siècle

fauteuil675.jpg

Robin Day, considéré comme l’une des plus grandes figures du design Anglais, est en effet un pionnier du genre. En 1952, il parvient à aller au delà de la difficulté de former une chaise avec des accoudoirs à partir d’une seule et même pièce faite en contreplaqué – en créant une forme courbée à l’aide d’une inclinaison singulière plutôt que de la double courbe évidente il met au monde le Fauteuil 675. Oeuvre manifeste d’un design privilégiant la dimension technique et pratique de l’exercice, Robin Day conçoit ainsi un dossier moulé doté d’accoudoirs à partir d’une seule et même pièce remplissant ainsi les deux fonctions. Dès lors, l’esthétique du Fauteuil 675 est née. En offrant un équilibre subtil entre beauté sculpturale, grand confort et soutien optimal, la pièce est toute à la fois classique et innovante.

« Une pièce réussie doit remplir sa fonction correctement, sa construction doit être solide et son design doit être le reflet de ces deux éléments » précisait alors Robin Day. Ainsi lorsqu’en 2015 est proposée la réédition du Fauteuil 675, celle-ci est récompensée par un prestigieux Design Guild Mark Award – il faut dire que la pièce est l’abrégé même de la discipline. Et cette année, enfin depuis le 27 Mai dernier, l’icône est réinventée en exclusivité par le magasin Case. Dans une édition spéciale avec une assise tapissée du tissu emblématique Mourne Check – un mélange de lin, laine et coton tissé artisanalement sur les métiers originaux des années 1950 – un piètement en acier tubulaire noir venant associer le tout, le Fauteuil 675 s’accapare de la post-modernité avec un charme plus que désiré!

Un élément emblématique du XXe siècle qui trouve ici un écho plus qu’apprécié au XXIe, voici que le Fauteuil 675 imaginé par Robin Day s’ancre dans l’époque avec une facilité presque déconcertante tant l’objet est indémodable. Une pièce à l’équilibre parfait aujourd’hui déclinée en trois coloris ; la collection des nouveaux Fauteuil 675 demeure cependant très limitée puisqu’elle ne comprend que 50 pièces pour chacune des couleurs. Mieux, rééditée dans ses dimensions et ses spécificités d’origine par la Fondation Robin et Lucienne Day, cette édition se compose d’un dossier et d’accoudoirs en noyer contreplaqué moulé et incurvé. A découvrir sans plus attendre dans la boutique The Conran Shop à Paris.

 

Le designer Robin Day est également le créateur du fauteuil Léo.

La Chaise Beetle, Design Biomimétisme

chaise1.jpg

On leur devait déjà la Masculo chair pour Gubi en 2008 ; en 2013, le duo de design progressiste Italo-danois GamFratesi, composé d’Enrico Fratesi et Stine Gam, met au jour la Beetle Chair, une pièce de design au confort solennel et à l’esthétique très léchée. Beetle n’est pas une « énième chaise banale » puisqu’elle s’inspire de l’anatomie des insectes et du scarabée, d’où son nom Beetle. En réinterprétant les caractéristiques physiologique de l’insecte, les designers ont ainsi recomposé la conception du scarabée afin de l’introduire sur une chaise au design stupéfiant – et rien ne manque : forme coquille, mobilité et rigidité extérieure, mollesse intérieure plus que fascinante, c’est dans un respect du confort et de la fonctionnalité que le duo GamFratesi est parvenu à achever une pièce au biomimétisme parfait. S’inspirer d’une forme déjà existante dans la nature est un procédé qu’utilise aussi le designer George Nelson avec  la Coconut Chair qui est considéré comme l’une des icônes du « Mid-Century-Modern ».

En combinant force des classiques Danois avec le subtil raffinement Italien, voilà qu’ils ajoutent encore et toujours des éléments aussi beau que surprenant, tout simplement. Pouvant être habillée avec un choix très large de tissus et de cuirs, la Beetle réinterprète l’assise et le dossier dans une fabrication à l’aide d’une seule pièce de plastique moulée dans une forme ergonomique qui assure un excellent confort et maintien. Une coque reposant sur un piétement en laiton : « Notre travail est d’équilibrer entre le traditionnel et le surprenant. Souvent, il suffit d’un petit détail pour atteindre ou briser une expression et nous sommes très sensibles à cela » précise GamFratesi.

Subtile et pure, il est justement peu surprenant de voir la chaise Beetle de GamFratesi compter aujourd’hui parmi les icônes du design actuel ; tous les éléments qui l’a composent sont aussi parfaitement liés et travaillés de façon précise donc fascinante… Une icône contemporaine toute chic et confortable qui prouvent une fois de plus que les contrastes sont souvent la clé d’une inspiration réussie. En combinant une démarche artisanale simple et fonctionnelle purement scandinave à la tradition et flamboiement Italien, Enrico Fratesi et Stine Gam ont ainsi fait entrer une nouvelle équation du design née d’une recherche sur l’héritage des grands maîtres.

 

Découvrez une autre chaise design iconique : la All Plastic Chair de Jasper Morrison

Le Carrosse de Xavier Veilhan

carrosse.jpg

« L’art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur. » Xavier Veilhan le dit lui-même : spécialement conçu pour répondre le long d’un axe est-ouest traversant tout le domaine de Versailles, Le Carrosse, accueillait en 2009 les visiteurs dès leur arrivée dans la Cour d’honneur du Château.

Coulée dans un violet qui tend au pourpre, Le Carrosse joue de l’œil dans une combinaison entre formes reconnaissables et flou artistique, n’oubliant pas d’intégrer la perspective. « De loin, on le perçoit comme un logotype. Plus on s’approche, plus il se décompose, comme la chair se décompose en cellules sous la peau », dit l’artiste. En réalité, le jeu va plus loin : l’attelage est un moyen de transport dans l’espace, et voici qu’ici, il se déplace aussi dans le temps. Présentée avec ses animaux captés en plein galop, la sculpture est la représentation d’un objet du XVIIe siècle saisi avec les moyens du XXe siècle.

Et on en sait plus en s’approchant. Devant les éléments morcelés d’un origami géant dont la signification se perd, Le Carrosse renoue avec l’esprit de la Renaissance et imagine sur ordinateur toute la décomposition du mouvement d’un attelage en proie à fuir. Celle de Louis XVI ? Peut-être. En tout cas, c’est XavierVeilhan qui impulse, dirige, et signe son œuvre. D’ailleurs, son dernier projet Merzbau Musical, rappelant le travail du dadaïste Kurt Schwitters, a été celui retenu pour représenter le Pavillon français lors de la Biennale de Venise, en 2017 !