Entre Ciel Et Terre, La Chaise Shang Xia

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Produit de longues heures de travail artisanal, la chaise Shang Xia symbolise à la fois passé, présent et futur. Pour cela, chacune des pièces faites de bois de santal rouge (zitan), bois noble et réputé pour sa résistance, est savamment travaillée par un maître artisan pour ensuite être assemblée selon le procédé artisanal qu’est l’assemblage à tenons et à mortaises pour finalement être polie. De ce fastidieux parcours ressort une création contemporaine empreinte d’histoire et de savoir-faire. La rareté ainsi que la préciosité des matériaux déjà utilisés à l’époque pour la confection du mobilier impérial additionnées à chaque étapes de la confection, du séchage à la sculpture en passant par le polissage, font de chaque chaise une pièce unique. Pour la confection d’un de ces objets d’art, seules les mains de l’artisan ainsi que sa patience sont mises à l’épreuve, entre tradition et modernité, le procédé utilisé s’appuie sur un héritage de plus de 5000 ans, une caractéristique fortement ancrée dans la culture de la maison affiliée au groupe Hermès.

Le design simple mais expressif de l’objet est basé sur la tradition du design chinois et s’appuie fortement sur la transmission à la fois du savoir-faire, mais aussi de l’esthétique caractéristique d’un style de vie aujourd’hui oublié. Au delà des courbes, du traitement des bois et de la finition qui prennent plusieurs mois d’élaboration, c’est une véritable philosophie qui ressort de la confection de ces chaises, appartenant à la collection « Dan Tian Di », ce sont les enseignements millénaires de la culture chinoise qui se retrouvent, dans l’harmonie de l’objet et de l’espace. Ces chaises, véritables œuvres d’arts aux lignes épurées ne sont pas moins que l’essence même d’une culture véhiculant à la fois grâce et harmonie dans la plus pure perpétuation de la tradition asiatique.

La mission que s’est donnée Shang Xia, au travers de sa directrice artistique, Qiong Er Jiang, est de poursuivre et de perpétuer les savoir-faire artisanaux du « pays du milieu », la redécouverte de l’art de vivre chinois, un art au patrimoine traditionnel si riche. La chaise Shang Xia est le fruit de cette recherche, son esthétique tant sobre qu’élégante est empreinte d’histoire et de souvenir, véritable marqueur de la philosophie de la maison, elle même inspirée d’un proverbe chinois disant « Hériter du passé construit l’avenir ». Au travers d’un objet d’exception, c’est un véritable lien générationnel qui se crée et qui séduit, tant par sa réalisation que par toutes les valeurs et l’héritage qu’elle représente.

La Montre Royal Oak par Audemars Piguet

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1972. Audemars Piguet décide de braver les tendances du temps en imaginant une montre de luxe en acier inoxydable. La Royal Oak, littéralement « Chêne Royal », est née d’un pari audacieux : à une époque où nul montre ne s’imagine sans l’or, dans un climat d’expérimentation artistique et d’effervescence intellectuelle, la manufacture décide de mettre au monde une montre faite d’acier. Montre depuis devenue légendaire, elle a initialement fait l’objet de critiques féroces, voire de mépris… Il faut dire que la Royal Oak a osé bousculer les conventions les plus conformistes de l’horlogerie mécanique. Son histoire, son nom, la Royal Oak le doit à l’un des navires de guerre de la marine royale britannique. Un navire baptisé en l’honneur de l’arbre dans lequel le roi Charles II s’était perché pour échapper à ses ennemis. Quelque quatre siècles plus tard, le designer Gérald Genta s’inspira de la coque en chêne consolidée par des plaques d’acier pour imaginer puis dessiner le bracelet de la montre, et des sabords de forme octogonale pour la lunette. Le résultat : une esthétique complètement novatrice – une lunette octogonale enchâssée au boîtier par huit vis en or blanc et son bracelet intégré. Mieux, à l’origine, toutes deux sont dotées d’un cadran de couleur bleu tout à fait caractéristique.

C’est cela, l’androgyne Royal Oak. Reconnaissant un acte radical et une œuvre d’art authentique, le connaisseur ont vite fait d’adopter ce bijou, création d’Audemars Piguet, la plus ancienne manufacture de haute horlogerie à ne pas avoir quitté le patrimoine de ses familles fondatrices. Au fil du temps, l’épopée de la Royal Oak, une iconoclaste devenue emblème de la maison Piguet, consacre avec brio l’indépendance farouche d’Audemars Piguet. Cette indépendance qui mit au monde la première montre sport chic de l’histoire de l’horlogerie. Et aujourd’hui, la nouvelle Royal Oak Perpetual Calendar possède un mouvement extra-fin, à vrai dire si fin que la précision en est sans faille. A tel point que l’indication astronomique des phases de lune, complexe et détaillée, requière une correction une fois tous les 125 ans… Et rien de plus. Peut-être est-il aussi bon de savoir que la Royal Oak 2015 se décline en acier et dans une version en or rose 18 carats…

Les Talismans de Chanel

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Certains en elle ont vu une femme dangereusement libre. Gabrielle Chanel a sa vie durant cherché à imprégner ses créations de son aura, et d’une spiritualité toute particulière. En fait, Coco ne cherchait pas à ce que la femme porte son vêtement, mais à ce qu’elle soit portée, et même soulevée par sa toilette ou ses atours. Oui, Coco Chanel fut la première couturière à s’aventurer sur le terrain très précieux de la haute joaillerie. Rejetée et humiliée lorsqu’en 1932, Chanel est forcée de démanteler une par une ses parures de diamants… Mais le temps est passé, et la maison Chanel s’est imposée. Depuis, la griffe n’a de cesse d’émerveiller les foules, prenant pour habitude de présenter des pièces symboliques, qu’il s’agisse de porte-bonheur, de grigris, de totems ou d’objets fétiches, tous chers à Gabrielle. Et cette année, la haute joaillerie de la maison Cambon mue ces atours en de véritables talismans. Des objets précieux confectionnés dans les ateliers. Éblouissantes par la lumière qu’elles dégagent, presque hypnotiques, les cinq nouvelles parures Chanel se nomment Envoutante, Magnétique, Secrète, Fascinante, Attirante…

En 1932 donc, Chanel injectait des traits de sa personnalité dans sa collection de joaillerie : les étoiles filantes témoignent de sa superstition, de son penchant pour l’occulte et la numérologie. Aujourd’hui, les joyaux magnétiques sont des grigris à la magie irremplaçable. Éclatants de mille feux, les totems s’imaginent sous l’influence esthétique du motif quadrilobe. Toutes marquées d’un trèfle à quatre-feuilles, entourées de pierres précieuses, comme le saphir, ou de perles de culture japonaises, l’effet scintillant des pièces est renforcé par l’utilisation d’émail et de laque multicolore… Un ravissement tel qu’on aimerait qu’ils ne nous quittent plus. La broche Fascinante, en or blanc et ornée de camélias dessinés dans un bleu profond, ou la bague Mystérieuse en cabochons de cristal de roche et laque noire, sont autant de trésors ce cette collection haute joaillerie de la maison Chanel… 

La Robe Vestale de Versace

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« Nous avons voulu montrer le côté plus doux de Versace. » Habituellement conquérante car sexy, Donatela Versace fait cette fois le choix de glisser sa femme dans des robes juvéniles, où découpes et décolletés audacieux érigent un corps au summum de sa subversion. Sur un podium consciencieusement constitué de 25 000 orchidées capturées dans un verre transparent, les créations Ateliers Versace défilées pour une collection haute couture décrite comme « un drame éthéré de déconstruction et de bords francs somptueux. Ce sont les passions d’une femme, exposées et sublimées. » Peut-être plus romantique, surement plus romanesque, la femme Versace s’amuse ici de son charme dans des robes follement gracieuses, et incroyablement stylisées.

Dans une profusion de couleurs pastel et de mousseline de soie, la féminité Versace est d’une subtilité rare. Les ourlets de nombreuses tenues étaient ainsi effilochés, conférant un aspect flou, romanesque et poétique. En fait, Donatela Versace refusait cette saison de céder aux sirènes du ton sur ton. Et c’est ainsi que dans un tissu long et vaporeux subtilement teint dans un turquoise doux, le bustier de la robe se mue en un corset aux coupes verticales, dur et graphique. Des découpes psychédéliques réalisées dans des pans de robe fluides, voici comment l’héritage de Gianni Versace refait surface : dans une note sage mais déconstruite, les vestales d’aujourd’hui n’oublient en rien la subtilité des défis du monde qui les entoure.

Quand le Luxe s’Expose en Art

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Ce vendredi 12 et samedi 13 septembre 2014, le Comité Montaigne invitait vingt-neuf des fabriques de rêve parisiennes à exposer un objet extraordinaire. Et il tint promesse de cet instant précieux. Balenciaga, Chanel, mode et joaillerie, Christian Dior, Louis Vuitton, le Théâtre des Champs-Elysées, ou encore Fouquet… Chacun d’entre eux livra son univers, l’essence de son savoir-faire, lors d’une promenade qui, assurément, se révèla extraordinaire.

Durant deux jours donc, ces hauts-lieux deviendront les galeries les plus prisées de la capitale ; la raison : des œuvres d’art, des pièces antiques ou les révélations exclusives d’une pièce qui surplombe la création de ces maisons seront présentées au public. La « Promenade pour un Objet d’Exception », ou quand le luxe révèle tout son art.

La Robe Volute de Chanel Haute Couture A/H 2015

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L’appellation Haute Couture sous-entend un travail de coupe et de couture. Pourtant, rien de tout cela ici. « C’est la Haute Couture sans Couture », a déclaré le Kaiser. Tout a été moulé plutôt que cousu. Il y avait cependant, silhouette après silhouette, l’apparence d’une splendeur si exquise qu’elle ne pouvait être réalisée que dans les ateliers Chanel, habitués depuis longtemps à faire face à l’impossible, et à le maîtriser. Karl Lagerfeld a voulu tâter, déchiqueter, manquer de respect aux codes, dans le but de faire émerger quelque chose de neuf. Il ouvre ainsi une fenêtre de fantaisie sur certaines créations, forçant l’attrait de proportions folles qui rappellent qu’il s’agit de Haute Couture. Mais les silhouettes restent sages, les longueurs se prolongent.

Entre Ciel et Terre, la Chaise Shang Xia

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Produit de longues heures de travail artisanal, la chaise Shang Xia symbolise à la fois passé, présent et futur. Pour cela, chacune des pièces faites de bois de santal rouge (zitan), bois noble et réputé pour sa résistance, est savamment travaillée par un maître artisan pour ensuite être assemblée selon le procédé artisanal qu’est l’assemblage à tenons et à mortaises pour finalement être polie. De ce fastidieux parcours ressort une création contemporaine empreinte d’histoire et de savoir-faire. La rareté ainsi que la préciosité des matériaux déjà utilisés à l’époque pour la confection du mobilier impérial additionnées à chaque étapes de la confection, du séchage à la sculpture en passant par le polissage, font de chaque chaise une pièce unique. Pour la confection d’un de ces objets d’art, seules les mains de l’artisan ainsi que sa patience sont mises à l’épreuve, entre tradition et modernité, le procédé utilisé s’appuie sur un héritage de plus de 5000 ans, une caractéristique fortement ancrée dans la culture de la maison affiliée au groupe Hermès.

Le design simple mais expressif de l’objet est basé sur la tradition du design chinois et s’appuie fortement sur la transmission à la fois du savoir-faire, mais aussi de l’esthétique caractéristique d’un style de vie aujourd’hui oublié. Au delà des courbes, du traitement des bois et de la finition qui prennent plusieurs mois d’élaboration, c’est une véritable philosophie qui ressort de la confection de ces chaises, appartenant à la collection « Dan Tian Di », ce sont les enseignements millénaires de la culture chinoise qui se retrouvent, dans l’harmonie de l’objet et de l’espace. Ces chaises, véritables œuvres d’arts aux lignes épurées ne sont pas moins que l’essence même d’une culture véhiculant à la fois grâce et harmonie dans la plus pure perpétuation de la tradition asiatique.

La mission que s’est donnée Shang Xia, au travers de sa directrice artistique, Qiong Er Jiang, est de poursuivre et de perpétuer les savoir-faire artisanaux du « pays du milieu », la redécouverte de l’art de vivre chinois, un art au patrimoine traditionnel si riche. La chaise Shang Xia est le fruit de cette recherche, son esthétique tant sobre qu’élégante est empreinte d’histoire et de souvenir, véritable marqueur de la philosophie de la maison, elle même inspirée d’un proverbe chinois disant « Hériter du passé construit l’avenir ». Au travers d’un objet d’exception, c’est un véritable lien générationnel qui se crée et qui séduit, tant par sa réalisation que par toutes les valeurs et l’héritage qu’elle représente.

La Fourrure Fendi

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Fendi serait-elle l’indomptable bête de scène de la sphère stylistique ? A en croire stars et « happy few », une création Fendi serait un véritable trophée de chasse. Effectivement, il semblerait bien que la Belle (maison italienne) ait tout misé sur le charme de la Bête, en particulier sa fourrure. On se l’imagine d’abord cohabiter dans des ambiances apaches, safariennes, ou encore très ou trop proche de l’animalité, cette fourrure, LA fourrure, particularité de la Maison Italienne Fendi. Célèbre grâce à la réussite de l’équilibre créatif parfait entre accessoires et prêt-à-porter, la Maison Fendi, fondée en 1925 par Adèle et Eduardo Fendi, devient incontournable dans le milieu select de la mode.

D’un ADN fait de savoir-faire traditionnel et familial, de créativité et de nouvelles technologies, la génération Fendi fête ses 80 ans de succès en 2005. Travailler la fourrure comme du tissu, est pour la famille, une véritable façon de se distinguer au fil des saisons : mouvements inédits, nouvelles teintes, effets inouïs font des pièces finales, de véritables œuvres d’art qu’on apprivoise tout de suite.

Lorsqu’en 1965, Karl Lagerfeld rejoint la famille Fendi, c’est un véritable tournant qui s’opère : la passion sauvage des italiennes pour la fourrure dans les années 70 / 80 aura raison des plus grands podiums, puis du quotidien des plus Extravagantes. Karl Lagerfeld, alors directeur artistique de la maison Fendi, présente en 1966, la première collection de fourrures Haute Couture. Ainsi, il invente le double F, griffe toujours indémodable et représentant bien évidemment Fendi. Toujours d’actualité et bousculant les préjugés, la maison italienne remet au goût du jour le Péquin, un imprimé à rayures propre à Fendi, dans sa collection croisière 2013.

Ainsi, on se l’invente coexister dans une fraîche atmosphère de paysages alpins, cette fourrure Fendi. Portée par les plus élégantes, encore amoureuses du temps où la fourrure n’était que synonyme de richesse et de distinction. Et c’est en foulant l’épaisse couche de neige, que le chic italien et la délicatesse à la Fendi se dévoilent, presque de manière innée. Ne soyez plus de mauvais poil l’hiver venu, Karl et Silvia passeront à l’attaque pour capturer l’élan (créatif) et la démesure carnassière. Instinct oblige !