Le Sac Dior Book Tote

dior-spring-2018-bags-22.jpg

Si le dernier it de la maison Dior est né de l’envie de Maria Grazia Chuiri d’un sac pour transporter ses livres, la pièce dessinée dans les studios de l’Avenue Montaigne célèbre pourtant bien plus qu’une inspiration. Aperçu lors du défilé de prêt-à-porter Printemps/Eté 2018 centré autour de l’artiste Niki de Saint Phalle, le sac Dior Book Tote a cela de captivant qu’il honore l’artisanat Mexicain autour d’un nuancier hypnotique. Un design éclatant qui tient d’un procédé unique — une technique de couture capable de combiner trois broderies différentes. 

C’est dans l’arrière-pays Florentin, dans la région de l’Ombrie, que le nouveau Dior Book Tote est confectionné. Une réalisation particulière puisque la pièce nécessite un million deux cent mille points de couture — près de 32 heures de travail réalisées par un atelier familial… Et le dernier it de la maison Dior a l’audace de marier 15 teintes plus pop les unes des autres!

Vert, orange, rouge, fuchsia, violet et bleu — ainsi enchevêtrées, les nuances cristallisent l’esprit Niki de Saint Phalle sur une pièce célébrant un artisanat ancestral. Un sac d’été donc, qui, avec toute la noblesse propre à la maison de Monsieur, fait dialoguer les cultures et les savoir-faire. 

 

La Blouse See-Through de Saint Laurent Version Printemps-Eté 2018

ysl18.jpeg

La mode pensée, imaginée et proposée durant tant d’années par le duo Yves Saint Laurent/Pierre Bergé recèle de mille et unes pièces iconiques. Et s’il est une chose qui jamais ne cesse d’inspirer cette grande maison, c’est Paris et la Tour Eiffel. Ainsi pour son second défilé à la tête de la maison Saint Laurent, l’Italien Anthony Vacarello a planté le podium YSL sur la fontaine du Trocadéro – en arrière-plan, la Tour Eiffel sur le point de s’illuminer. « Je veux raconter l’histoire de Saint Laurent, celle de Paris – rien de plus que ça » souligne Vaccarello. Il faut dire que dans la grandeur du cœur de Paris, les silhouettes qui défilaient le 26 septembre dernier rendaient un hommage particulier à cette mode qui rythme depuis longtemps déjà celle de la capitale.

Sans trop forcer, Anthony Vacarello reprend beaucoup du vocable d’Yves Saint Laurent. La collection Printemps/Eté 2018 est ainsi un voyage dans la couture du plus artiste des couturiers. Ce voyage s’ouvre avec les souvenirs hippies de Marrakech découvert en 1966, et se termine dans la tradition de la haute couture des l’ateliers Saint Laurent, portée jusqu’en 2002. Là, c’est la silhouette N°80 qui capte toute l’ampleur de cette tradition… Le mythique couvre-chef pointe fut travaillée la dernière fois lors la collection Automne/Hiver 2001, alors régie par le maître. La veste tuxedo aux revers exagérés démontre ici la volonté d’opulence de notre époque dans des lignes déjà explorées par Yves lui-même… Enfin, l’icône absolue de la maison, la blouse see-through se pense ici en plumetis flottant.

Une sensualité et un chic tout Parisien qui fait dire à Vaccarello : « Cette fille Saint Laurent – elle veut s’amuser. Elle n’est pas déprimée. Elle veut profiter de la vie ! » Justement, l’érotisme et l’hédonisme que distillent cette collection n’est pas sans rappeler l’aura Saint Laurent des années 80. Une décennie où Yves a définitivement ancré son vestiaire glamour mais libérateur dans le paysage international. Au pied de la Tour Eiffel donc, Kate Moss, Lenny Kravitz, Lou Doillon et Courtney Love ont assister à une déclaration extrême et audacieuse du leadership Saint Laurent sur une mode à l’érotisme suggéré plutôt qu’avoué… L’oeuvre de “l’amour fou, l’amour de deux fous” comme l’exprimait le déjà regretté Pierre Bergé.

Le See-through de YSL En quelques dates

1966 : Pour la collection Printemps/été Yves Saint Laurent dévoile partiellement la poitrine de la femme grâce à une robe de chiffon, en bleu marine organdi, dont «See-through» broderie paillettée couvrait la poitrine.

1967 : Un premier scandal: dans le film “Belle de Jour” de Bunuel Catherine Deneuve porte un voile noir Yves Saint Laurent en organdi avec des transparences, qui révèlent tout son corps.

1968 : Le “nude look” est né. Saint Laurent dessine la robe la plus emblématique de cet année la: une robe de chiffon entièrement transparente avec une ceinture en plumes d’autruche nommée le « See-through dress” (ou chemise).

1968 : Yves Saint-Laurent explore le concept du corps féminin au moyen du robe de mariée- bikini dans la collection Printemps/été.

1969 : Pour son triomphe aux Oscars 1969 Barbra Streisand porte un Arnold Scaasi tuxedo-nude look manifestement inspiré au « See-through dress » de Saint Laurent.

1969 : En occasion de la première du film “Slogan” Jean Birkin porte une mini-robe « see-through« . Elle deviendra une des muses d’YSL.

1970s : Après le scandal et un premier refus des magazines Americains et étrangers, le style « See-through » deviant populaire: le « See-through » est immortalisé par Helmut Newton.

1999 : La robe noire See-through évolue: Naomi Campbell présente un See-through bustier blue marine pour Yves Saint Laurent.

2002 : Pour la présentation de la dernière collection d’haute couture de sa glorieuse carrière, aux Centre Pompidou de Paris, Yves Saint Laurent choisit de revisiter sa légendaire robe « See-through”.

2010 : Quarante ans après sa création, Laetitia Casta rend hommage au look « See-through » d’Yves Saint-Laurent en portant sa robe mythique pendant les Césars du Cinéma 2010.

2014 : L’ancienne muse d’Ysl, Danielle Luquet de Saint Germain, met aux enchères sa collection d’haute couture. La légendaire robe « See-through » est vendue à un prix supérieur à 110.000 Euros.

2014 : Hedi Slimane revisits some iconic pieces like Le Smocking and the See through blouse.

2015 : Hedi Slimane revisite le concept de la chemise See-through en présentant la robe « Mono breast dress« .

2016 : Anthony Vaccarello développe le concept de nudité en proposant une nouvelle version de la chemise See-through et du Mono breast dress.

2017 : Anthony Vaccarello propose la robe See-through blouse pour homme (voir l’image 9 de 58).

Le ZigZag Missoni au Prisme de la Fête pour le Printemps-Eté 2018

missoni-rs18-1517.jpg

Fabbrica Orobia 15, Milan – c’est dans ce vaste espace industriel construit en 1920 qu’Angela Missoni a fait défiler sa collection Printemps/Eté 2018. L’une des rares griffes à transcender si aisément le zeitgeist célèbrera dans un an son 65e anniversaire ; c’est donc sans grande pompe que la directrice artistique fêtait cette saison ses vingt ans à la tête de l’entreprise familiale. « J’ai imaginé des jeunes qui se rendaient à une fête, ma fête ! » a-t-elle déclaré à la fin du défilé. Et elle a su « maintenir Missoni en bonne place malgré l’évolution du marché et les grands changements qui ont marqué la mode ces vingt dernières années. » Et la signature Missoni est aussi simple qu’efficace : un zigzag pour motif, et la maille pour tissu fétiche.

Pour figer ce moment important, Angela Missoni signe ainsi le look iconique du Printemps/Eté 2018 – une silhouette tout en légèreté, puisant la lumière d’une maille quasi transparente qui, en filigrane, diffuse le mythique motif zigzag. C’est dans les archives mêmes de Missoni qu’elle a piqué à ses vêtements cette allure comme des ‘chiffons de maille’. Impalpable, la garde-robe Missoni de la prochaine saison reprend aussi les couleurs de l’arc-en-ciel Missoni – du rose, du mauve, du vert pomme, et le puissant orange de la griffe… Pour couvre-chef, les belles Missoni adoptent aussi de gigantesques chapeaux. Là aussi, c’est logé dans le détail que les facettes de la maille Missoni captent la lumière pour mieux la renvoyer. Dans cette atmosphère festive et ultra-light, la signature iconique de la maison Italienne gagne en sensualité…

La Coupe, Maîtrise Absolue d’Hussein Chalayan

defile-hussein-chalayan-printemps-ete-2018-londres-look-9.jpg

Hussein Chalayan est l’un des designers les plus aboutis de sa génération – un designer mêlant très tôt la haute technologie à la mode dans des pièces au succès commercial jamais contesté. Au tournant du XXIe siècle, Time magazine le place parmi les 100 innovateurs les plus influents du nouveau siècle – il est alors le seul designer mode cité. Ses défilés ne sont pas seulement reconnus pour leur créativité. C’est aussi et surtout le génie de la coupe et de la couture qui laisse pantois nombre de rédactrices mode. Justement, pour son défilé Printemps/Eté 2018, la maison Chalayan replace au cœur de son propos la coupe et la puissance la simplicité.

Pièce majeur de cette collection, ce costume coupé en gris ardoise et piqué d’un châle ultra-léger noir. Pensée comme une célébration de sa légendaire réputation, la pièce maîtresse démontre le talent exquis de Chalayan – un talent qui une fois de plus pioche dans l’art le contre-propos du temps. Ce voile, à ne pas s’y méprendre, n’a rien à voir avec l’Islam, des mots mêmes du designer. C’est plutôt du côté de Magritte qu’il faut chercher la référence : Hussein Chalayan interroge en fait l’identité à l’heure du tout digital. Derrière ce voile en mousseline noir, c’est donc l’identité en construction qui s’incarne ; une identité tant malmenée par le désir de se faire remarquer pour exister, dans un monde digital régit par la crainte de manquer quelque chose. Le FOMO en anglais.

Représentant les filtres sociaux, le voile noir accompagne ici une draperie exquise où l’habilité du couturier libère une silhouette douce au raffinement extraordinaire. Pourtant, rien ne dépasse, rien ne bronche : le tissu semble à peine travaillé… Et c’est bien là que s’incarne toute la magie Hussein Chalayan pensée pour la saison Printemps/Eté 2018. Une magie toute faite de savoir-faire et d’intellectualisme à l’heure d’une vulgarité si facilement érigée en avant-garde.

A lire également : http://www.icon-icon.fr/fr/mode-et-accessoires/pret-porter/le-vetement-sans-dimensions-ah-2017-2018-dhussein-chalayan

La Coupe Balmain, le Code Phare de la Griffe

allure11.jpeg

La maison du 44 rue François Ier est très vite devenue l’un des parangons de la couture Française. A l’aube d’une nouvelle modernité, Pierre Balmain dessine la silhouette d’une femme puissante et galbée dans des volumes très pointus et élaborés. Les épaulettes, la ceinture, la taille cintrée – les éléments de l’équation Balmain ont beaucoup à voir avec l’étude de l’architecture du fondateur. Pierre Balmain avait toujours en tête cet œil d’architecte : « La couture est l’architecture du mouvement » jugeait-il souvent. Ses robes, le couturier les pensent cintrées pour souligner chacune des cambrures d’un corps en mouvement. « Il y a certainement une grande parenté entre l’activité de l’architecte et celle du couturier. Que l’un construise en pierre et l’autre en mousseline, que l’un ambitionne de braver les siècles et l’autre exige de ne faire qu’une saison ne constituent pas de différences essentielles. » Très vite, ses tailleurs à la coupe droite et sobre, les longues robes de bal, les vareuses de coolie, les jupes du soir en hermine et le pantalon panthère deviennent les pièces iconiques d’un temps où le gotha à Hollywood se fait l’ambassadeur de la griffe. Partout dans le monde, les femmes sont sublimées dans des jupes aux tailles resserrées qui, indéniablement, marquent les épaules et soulignent la taille et la poitrine.

Avec l’arrivée du nouveau siècle, la mode Balmain s’actualise en même temps que sa direction artistique. Et c’est Christophe Decarnin qui pose les fondements de l’allure Balmain 2.0. Dans son numéro d’Août 2009, Vogue Paris parle de « clubbing couture » – des robes aux coupes ultra seyantes, ondulant au millimètre près, le tout dans des matières opulentes à l’extrême. Le travail du dessin et de la coupe du fondateur se précise : la silhouette est ultra dessinée, les hanches au maximum gainées… Glamour et sexy à souhait, bientôt la femme Balmain d’Olivier Rousteing s’enveloppe dans des mètres d’étoffe aérienne qui, découpée à merveille par le savoir-faire couture de la maison, propose un côté puissant. La matière redessine les lignes du corps comme une armure !Balmain, c’est sexy, et jamais vulgaire. Dans ce graphisme parfait du corps, les pièces donnent de l’envergure à la femme et, c’est la coupe qui impressionne avant toute autre chose.

L’allure Rousteing est baroque, maximale, glamour et fière – sans un tailoring rigoureux, impossible d’atteindre une telle magie sur le corps. « C’est une femme de caractère à la féminité assumée » comme le directeur de la création aime à le rappeler. Cette femme qui trouve dans les pièces Balmain la seconde peau venant magnifier ses formes. « Mes filles veulent être sexy veulent prendre des risques. Elle repoussent leurs limites. […] J’essaie de montrer que les femmes sont des femmes, et pas les cacher derrière du maquillage, ou avec des formes bizarres. Je tente simplement de montrer que je suis fier d’avoir des femmes réelles et fortes avec des personnages réels et forts sur le podium. » Des femmes qui arpentent la rue comme le podium avec cette assurance de porter ce qui va à son corps. Et c’est là tout le secret du chic Balmain : une coupe drastique et affriolante d’excellence.

Le Rose Shocking par Schiaparelli – Printemps/Ete 2016

sch.jpg

« L’essence même de la haute couture est de créer l’extraordinaire à partir de l’ordinaire. » Ainsi la note de défilé indiquait-elle le fil rouge de la collection. Une collection fantasque tout en légèreté qui rappelle aussi que la mode est bien plus belle lorsqu’elle réinvente le commun des mortels ! Et cette fois-ci, c’est à l’art de la table, à la nourriture et au reste que Bertrand Guyon dédicace sont inspiration. Baptisée Dîner de Gala ou les plaisirs du goût, la collection met en exergue un savoir-faire et une sensibilité fusionnés dans une rare concoction.

Du surréalisme, évidemment, de l’humour, heureusement, et voici que le défilé s’ouvre sur les valeurs fondatrices de la maison Schiaparelli. Parmi ces robes de bal toutes gonflées et gourmandes comme des soufflets, celle-ci… Rose, ce rose Shocking qui captive, avec son col néo-crinoline, son drapé en biais ou plissé soleil, revet son allure toute rococo. Et tandis que la sensualité des matériaux naturels vient caresser la peau, l’on découvre la grammaire de l’ allure Schiaparelli : l’osmose du beau, du bon et de l’esprit.

Le Tailleur Bar Dior Printemps-été 2016

dior2.jpg

Une maison sans directeur artistique n’est jamais chose inconséquente. Le duo Serge Ruffieux et Lucie Meier, qui en assure l’intérim, a ainsi plongé au cœur des archives de Monsieur, pour donner à Dior l’allure couture post-moderne, déjà initiée et sublimée par Raf Simons. Et c’est la cour du musée Rodin qui avait servi de théâtre à la collection placée sous les signes de la chance et des superstitions.

Comme un hommage au goût de Christian Dior pour l’innovation et la recherche de formes nouvelles, le travail de Ruffieux et Meier tournait autour des broderies, des coupes et de décolletés travaillés avec la plus grande virtuosité par les ateliers. Épaules dénudées, décolletés décalés, l’amour de la nature partagé par Monsieur Dior s’incarnait aussi dans les fleurs, les insectes et autres volatiles qui, au détour d’une veste drapée ou tombant nette, surgissaient dans un mouvement très néo-couture.

Et c’est dans cet esprit que le Tailleur Bar fut complètement réinventé. « Repenser l’architecture particulière de la veste Bar, pour dénuder son dos tout en marquant sa taille, ou pour dégager les épaules tout en assurant de la tenue aux manches et au buste » pouvait-on lire dans le communiqué presse. Il est vrai que la veste gagne en désirabilité lorsque les manches extra-longues se font creuser pour démultiplier la sensualité du geste. En laine écrue, brodée de brins de muguet, l’une des fleurs fétiches de Christian Dior, la veste Bar s’impose donc sous nos yeux dans une attitude douce et libre, mais nuancée.

Le muguet de Dior en Quelques Dates

Les années 1940 : Ainsi que sa rose bien-aimée, Dior a une passion pour le Muguet. Il le porte comme ornement sur ses vêtements et depuis le début le muguet devient un des traits distinctifs de la maison Dior.

1954 : Christian Dior célèbre le muguet en nommant la collection Printemps/été exactement comment sa fleur bien-aimée.

1956 : Avec le maître parfumeur Edmond Roudnitska, il crée «Diorissimo», un parfum avec une intense note de muguet

1956 : Christian Dior crée une robe finement brodée avec muguets et faux diamants. La robe apparaîtra dans le film «Paris Palace Hotel».

1957 : Christian Dior dessine la robe emblématique «Le muguet», dans le cadre de sa nouvelle collection «Libre».

1959 : Grâce à Roger Vivier, les muguets entrent en scène sur les chaussures Dior.

1957 – 2000 : Même après la mort de Dior, le muguet devient un symbole emblématique de la maison. Pendant trois décennies Yves Saint Laurent, Marc Bohan et Gianfranco Ferrè, maintiendront la fleur bien-aimée du créateur au centre de ses collections.

Les années 2000 : L’intérêt de Dior pour le muguet trouve expression dans plusieurs secteurs du luxe. De la décoration d’intérieur aux arts de la table, jusqu’aux accessoires pour hommes et au design des vitrines. Baby Dior fait une grande utilisation des muguets ainsi que le cristal Dior en baccarat.

2000s : Pendant son histoire Dior a célébré plusieurs fois les muguets à travers les joyaux. Mais Victoire de Castellane va en fait plus loin, en dédiant certains uniques et précieux chefs-d’oeuvre à cette fleur.

2007 : Pour la collection Automne/Hiver John Galliano rend hommage au muguet Dior, en renouvelant à travers son style une emblématique robe Dior noire. Gisele Bundchen porte une emblématique broche Dior des années 1950 inspirée des muguets.

2012 : A l’occasion du 1er Mai, la maison Dior rend hommage au model «Muguet», avec un événement virtuel dédié à la célèbre robe de soirée de la collection Haute Couture 1957 Printemps/été.

2014 : Pour la collection Automne/Hiver Raf Simons transforme les muguets en un motif pour homme, au point que manteaux, pulls et costumes sont recouverts de fleurs. L’événement porte totalement sur la fleur: les invités sont accueillis avec un bouquet de muguets et une brève brochure qui explique son importance pour la maison.

2016 : Maria Grazia Chiuri célèbre le muguet avec une robe cousue main et finement brodée avec des perles et  autres matériaux précieux.