Le Retour de l’Ensemble Courrèges pour le Printemps/Eté 2019

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La designer allemande Yolanda Zobel présentait à Paris sa toute première interprétation de l’univers Courrèges — pour l’occasion, c’est au coeur du siège historique de la rue François-Ier que s’est tenu le défilé Printemps/Eté 2019. Titré “The Future is Behind you”, la collection proposait en effet une vision inédite pour la maison ; vision qui tient à s’éloigner franchement de l’utilisation du vinyle, donc du plastique. Dans un monde engloutit sous la matière, Yolanda Zobel coupe ainsi les nouvelles pièces Courrèges à même les 6.000 mètres de vinyle encore en stock… 

 

« On ne peut pas lancer quelque chose de nouveau sans dire au revoir au passé. » C’est en cela que la collection recélait de pièces faisant écho aux silhouettes phares du fondateur. Parmi elles, la silhouette n°26 présentait une vision rafraîchie de l’ensemble Courrèges très années 60. Une combinaison d’extérieur célébrant aussi les teintes dragées chères à André Courrèges ! Eternelle jeune fille, la femme Courrèges du Printemps/Eté 2019 regarde vers l’avenir, sans ne rien perdre de sa fraîcheur. 

 

Associant ainsi l’esthétique 60’s au beige intemporel de la maison, Yolanda Zobel parvient à mêler dégaines chic et sage — des silhouettes qui « mêlent les genres, les origines ethniques, les âges. » Toutes « à la fois structurées et inachevées, fluides, féminines mais déterminées et innovantes » les lignes signent ici un retour sincère à l’iconoclasme d’André Courrèges — tout en éco-responsabilité !

La Pièce Ludique Courrèges de l’Automne/Hiver 2017-2018

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Depuis qu’ils sont à la tête de la direction artistique de Courrèges, Sebastien Meyer et Arnaud Vaillant semblent réinjecter une dose efficace d’avant-gardisme et de style aux codes iconiques de la maison. Expérimentation, science-fi et véritable amour du vêtement et de la matière, le duo de designers s’attache à dépasser les limites du corps pour inventer ou plutôt pour réinventer des silhouettes aussi uniques que désirables, et ce à chaque saison.

Il y a exactement cinquante ans, Courrèges débutait la production de sa collection éponyme au même endroit – dans ces ateliers Rue François Ier, en 1967. Pour l’Automne/Hiver 2017-2018, le duo a ainsi fait le choix d’une présentation-exposé, qui n’est sans rappeler l’apostrophe du tout premier défilé ! S’ils ont pris le temps d’expliquer au par-terre présent leur démarche créative, c’est principalement car  Sebastien Meyer et Arnaud Vaillant  aiment à mettre le vêtement, sa construction, sa technicité et son intellectualisme au cœur de toute l’activité de la griffe. Photographiés par Reto Schmid, les portraits qui en résultent ont été exposés dans la pièce, fermant le cercle d’un spectacle progressif.

Ingénieusement repensées, les célèbres faits de Courrèges se trouvent ici quelque peu modernisés, ou plutôt conjugués à l’écriture Meyer et Vaillant – ce sont des couleurs, des pièces tantôt urbaines tantôt décalées qui charment aujourd’hui l’audience. Des blousons croppés aux mini-jupes colorées en vinyle, aux trench-coats devenus vestes, aux manteaux techniques et aériens, toujours vernis : ici se construit une collection comme un dialogue avec les icônes de la griffe. Pièce maîtresse de ce défilé Automne/Hiver 2017-2018, cette robe aux découpes flatteuses et bien pensées qui assure d’être le must-have Courrèges de la prochaine saison!

La Mini-Jupe Courrèges Printemps-Été 2016

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“Cela faisait longtemps“ disait l’invitation du défilé Courrèges. Après près de treize ans d’absence, ce mercredi la maison Courrèges a fait son grand retour sur les podiums, prenant bien soin de mettre en avant tout l’avant-gardisme qui fit sa réputation. Sur la scène d’un vaste amphithéâtre blanc situé dans les sous-sols de l’Opéra Bastille, Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant firent un début acclamé. Eux qui mirent de côté leur ligne Copernic pour se concentrer pleinement sur celle de la maison d’André Courrèges, ont pris la bonne décision que de revenir à ses basics : créer des vêtements dans des tissus « lourds » pour procéder au mouvement.

C’est ainsi que le duo a présenté une collection composée de 15 modèles, déclinés dans 15 matières et 15 couleurs différentes… Soit 225 possibilités ! Mais les pièces iconiques de Courrèges ont pris un twist 2016 : la mini jupe vernis aspect froissé coupée dans du vinyle épouse ou plutôt enveloppe la taille tandis que le boutonnage argent aspect industriel en rehausse le style. Là est clairement la patte Coperni, celle d’un boutonnage surprenant et graphique. La promesse du style dans la simplicité.

La Robe Trapèze De Courrèges

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Apparaît alors la petite robe blanche trapèze qui dynamite le vestiaire bourgeois en prennant le contre-pied des silhouettes traditionnelles et apprêtées de la précédente décennie. Sa particularité ? Une coupe trapèze structurée qui libère les hanches et dévoile les jambes au-dessus du genou. La forme géométrique et plate de la robe insuffle l’allure futuriste d’une femme des temps modernes. Le blanc immaculé accentue cette impression de tenue venue tout droit du cosmos. Elle signe le renouveau de la mode des années 60, prémisse des années 70, qui deviendra plus libérée et audacieuse. De par sa formation d’ingénieur, les créations d’André Courrèges sont extrêmement construites et architecturées. L’utilisation de matériaux nouveaux en est la preuve. Regardant vers l’avenir tout en restant en phase avec son époque, il provoqua la révolution chahutant le monde du design, de l’art et de l’industrie. La robe trapèze pose les bases du style Courrèges, devenant du même coup une référence absolue de la mode française.

Elle accompagne le mouvement de libération des femmes, habille des corps en mouvement qui s’attaquent au marché du travail. Par ailleurs, les adolescentes y trouvent une forme d’expression de libération et d’affirmation de leur féminité. Au sommet de sa gloire, Twiggy portera la robe minimaliste dans un style « Classic with a twist », ou « mod dress » d’où le terme même de la tendance « mod », désignant un modernisme peu conventionnel. Toutes les icônes chics l’adoptent, Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Romy Schneider ou encore Françoise Hardy. Créateur de génie, André Courrèges a marqué lui aussi durablement la mode. Yves Saint-Laurent salue le talent novateur pour affirmer que la mode ne sera plus jamais la même suite à « l’explosion Courrèges ».

La Robe Trapèze de Courrèges

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Apparaît alors la petite robe blanche trapèze qui dynamite le vestiaire bourgeois en prennant le contre-pied des silhouettes traditionnelles et apprêtées de la précédente décennie. Sa particularité ? Une coupe trapèze structurée qui libère les hanches et dévoile les jambes au-dessus du genou. La forme géométrique et plate de la robe insuffle l’allure futuriste d’une femme des temps modernes. Le blanc immaculé accentue cette impression de tenue venue tout droit du cosmos. Elle signe le renouveau de la mode des années 60, prémisse des années 70, qui deviendra plus libérée et audacieuse. De par sa formation d’ingénieur, les créations d’André Courrèges sont extrêmement construites et architecturées. L’utilisation de matériaux nouveaux en est la preuve. Regardant vers l’avenir tout en restant en phase avec son époque, il provoque la révolution chahutant le monde du design, de l’art et de l’industrie. La robe trapèze pose les bases du style Courrèges, devenant du même coup une référence absolue de la mode française.

Elle accompagne le mouvement de libération des femmes, habille des corps en mouvement qui s’attaquent au marché du travail. Par ailleurs, les adolescentes y trouvent une forme d’expression de libération et d’affirmation de leur féminité. Au sommet de sa gloire, Twiggy portera la robe minimaliste dans un style « Classic with a twist », ou « mod dress » d’où le terme même de la tendance « mod », désignant un modernisme peu conventionnel. Toutes les icônes chics l’adoptent, Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Romy Schneider ou encore Françoise Hardy. Créateur de génie, André Courrèges marquera lui aussi durablement la mode. Yves Saint-Laurent salue le talent novateur pour affirmer que la mode ne sera plus jamais la même suite à « l’explosion Courrèges ».

Les « Go-Go Boots » Courrèges 1967

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Alors que la maison s’est doucement réveillée il y a peu de temps, les « Go-Go Boots » signe toujours cette révolution du vestiaire féminin des années 60. Surnommé « Le Corbusier de la mode », ses lignes géométriques et futuristes l’amènent à traiter de nouveaux matériaux à l’image de ses bottines de vinyles blanches empruntées à l’imaginaire de la bande dessinée de science-fiction.

Le Trench Courrèges

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Un duo de publicitaires, Jacques Bungert et Frédéric Torloting, récents acquéreurs de la maison Courrèges. Un pari, « ressortir uniquement les modèles intemporels », sans jouer la carte vintage.

Un style, une signature toujours précurseur et, indémodable : simplicité, chic parisien, facile à relever, confortable à porter. Des lignes géométriques, des modèles architecturés, des pièces qui exhortent la pop culture tant elles sont taillées dans le vinyle ou le PVC ; lorsque l’on voit le retour des silhouettes seventies de ces dernières années, on comprend que peu de maisons peuvent se vanter de les avoir initiées.

Et, quoi de mieux qu’un trench qui ne ressemble à aucun autre pour assurer la filiation non-conformiste de la griffe : retrouvé dans les archives, un cliché de Peter Knapp figeant un trench dessiné pour la saison automne-hiver 1969, sculpté dans une matière plastique blanche, inspire celui d’aujourd’hui. Il revient dans un vinyle bleu, blanc, rouge ou noir et, pour ne pas lasser, il est retravaillé en gabardine sergée ainsi qu’en néoprène dans deux versions courtes, plus curieuses.

« Je dois faire court, car la femme monte l’escalier… Ma robe est faite pour habiller juste » confessait André Courrèges. Quarante ans après avoir contribué au succès de la mini-jupe en faisant de la réinterprétation Courrèges l’allié des beautés Bardot, Hardy ou, Deneuve, le trench authentique et sans faille qui renaît sous nos yeux, risque de faire faire les mêmes aveux.