Les Bijoux Sarah Jane Wilde pour Thom Browne Chez Colette

sarah_jane_wild_colette.jpg

L’artiste Américaine Sarah Jane Wilde et Thom Browne sont amis de longue date. Alors, lorsque le designer Thom Browne lui demande, déjà à l’automne 2014, d’imaginer une collection de bijoux pour accompagner les looks de son défilé, Sarah Jane Wilde signe sa première ligne d’atours pour la marque. Aujourd’hui, l’aura gothique de l’artiste Américaine se trouve une nouvelle fois conviée à réaliser une ligne de bijoux – une collection capsule vendue en exclusivité chez Colette jusqu’au 28 octobre 2017.

Ainsi se mêle à l’univers atypique et très sombre de Wilde, la fougue de Thom Browne. Le résultat ? 14 pièces réalisées de manière artisanale à Los Angeles, composées d’or, de rubis, de diamants et de saphirs. Mais le plus percutant dans cette collection, c’est l’entête des colliers, parures et autres bagues – inspirés des codes et du style de Thom Browne, les bijoux présentent ainsi des Sacs Baleine, des bracelets de perles Pince à Cravate ou encore Raquette de Tennis.

Des pièces joaillières opulentes, riches et forcément cool. Avec un esprit particulier, Sarah Jane Wilde explore donc les possibilités de l’or jaune – distillant avec entrain et beaucoup de désinvolture les ressources et l’éclat solaire d’une matière constellée à l’envie. Des chevalières au collier de perles naturelles 5 rangs, partout on retrouve le fameux motif tricolore, signature même de la griffe Thom Browne… Une édition ultra-limitée, disponible exclusivement chez Colette donc.

La Magnificence Anachronique de Louis Vuitton pour le Printemps-Eté 2018

louis-vuitton-rtw-spring-2018-paris-fashion-week-pfw-004.jpg

C’est dans les soubassements du musée du Louvre, dans le Pavillon de l’Horloge, à côté des vestiges du Paris médiéval, que la maison Louis Vuitton introduisait la semaine passée une collection un brin particulière… Pour le Printemps/Eté 2018, Nicolas Ghesquière est en effet allé piocher dans les références des costumes royaux datant du XVIIIe siècle l’essence du style Louis Vuitton. Il faut dire que cette année est particulièrement riche en référence historiques pour la maison, avec notamment l’ouverture d’une nouvelle boutique gargantuesque sur la Place Vendôme, là même où l’aventure de LouisVuitton a commencé. Avec cette collection, la manufacture a en réalité signifié comme jamais son lien historique avec la France, Paris et son empire passé.

L’une des pièces phares de cette collection – le manteau Frock tout fait de brocard résume à lui seul la magnificence de Vuitton, mais aussi et surtout, le génie de Ghesquière lorsqu’il s’agit de lier le passé de la mode au style du présent. « Il s’agissait d’explorer la façon d’incorporer le costume dans la mode contemporaine, dans une garde-robe urbaine. De l’anachronisme avec une pointe de romantisme. Je crois qu’on a tous besoin de ça en ce moment » précise le directeur artistique. Et il est vrai que cette pièce fait un bien fou ! Dans un brocard rose pâle mais métallisé, en soie brodée, le manteau semble incrusté de broderies tout simplement sublimes. Une pièce puissante qui se suffit à elle-même et qui, pourtant, évite l’effet tapisserie.

En réveillant ainsi des pièces si chères à l’histoire de France, Nicolas Ghesquière fait résonner la définition même de la pérennité du style. Et pour une fois, le passé ressemble à l’avenir ! C’est ainsi devant une audience très sélecte que s’est tenu ce spectacle relevant d’un véritable moment iconique pour la mode contemporaine. Catherine Deneuve, Léa Seydoux, mais aussi Julianne Moore, Natalia Vodianova et Jaden Smith comptaient parmi les invités de marque…

L’Imprimé Folk et la Nouvelle Femme Chloé du Printemps-Eté 2018

chloe_18.jpeg

C’est la première collection de Natacha Ramsay-Levi au poste de directrice artistique de la maison Chloé – et c’est aussi la première fois qu’une Française est à la tête de sa création depuis Martine Sitbon en 1988. Après avoir fait ses armes chez Balenciaga et Louis Vuitton époque Nicolas Ghesquière, voici que Natacha Ramsay-Levi délivre pour le Printemps/Eté 2018 une collection d’une exquise sensualité. La femme Chloé déroule ainsi un vestiaire exigeant, pointu mais si joyeux – des pantalons, des vestes, des jupes, des robes, des costumes se dégagent une aura bouillonnante de créativité, et d’inspirations !

« Les filles de Chloé ont un mélange suave de sophistication et d’humilité ; elles sont intemporelles mais jamais conventionnelles » précise Ramsay-Levi dans la note d’intention du défilé. Tout en restant ainsi fidèle à l’esprit d’indépendance et à l’allure cérébrale imaginés par la fondatrice Gaby Aghion, la nouvelle directrice artistique signe la pièce maîtresse de ce dressing dans la Robe jabot à l’imprimé folk. Il faut dire que son approche fut un brin différente. Au lieu d’imposer sa propre vision, Ramsay-Levi est allée piocher dans les archives les apports stylistiques de ses prédécesseurs.

De l’ère Karl Lagerfeld est justement venue l’idée des robes imprimées – mais la sienne est coupée dans un coton croquant, solide, et non dans la soie. L’imprimé, lui, pioche aussi dans le surréalisme de la fondatrice avec des mains et de drôles d’yeux. A Clare Waight Keller, elle emprunte aussi la légèreté, la sensualité des imprimés micro-floraux ; comme ceux que l’on distingue ici même… Et il y avait beaucoup de pièces à aimer dans cette collection Printemps/Eté 2018. Aux pieds de la belle Hayett McCarthy, les prochaines it shoes Chloé, une paire de bottes en python hautement désirables ! Comme elle, la femme Chloé est un brin plus forte et vigoureusement élancée pour la saison prochaine.

Le Trench Amusé de Burberry

burberry_2017.jpg

Lors de la semaine de la mode Londonienne, la maison Burberry a présenté son désormais tant attendu défilé see-now/buy-now. En prenant possession de la Old Sessions House, ancienne prison fermée au public depuis plus d’un siècle, la griffe au tartan mythique a choisi de renouer avec l’essence même de la Grande Bretagne ; à savoir, un style savamment désagencé. Dans cette mode toute faite de textures, de couleurs et de silhouettes surprenant l’oeil bienséant, Christopher Bailey pioche des archétypes, des looks comme des portraits de l’éclectisme Britannique. Et le 16 septembre dernier, c’est bien la tradition Burberry qui se liait à l’audace de la rue.

Devant un parterre de stars et d’icônes, de Kate Moss à Naomi Campbell, le défilé a introduit une ribambelle de retournements stylistiques : le plastique waterproof, très habituel dans la capitale Britannique, se fond ici dans la structure d’un trench luxueux ; des teintes vives épousent le célèbre tartan Anglais… Mais la pièce qui capture tout l’esprit de cette collection est inévitablement le trench amusé – un paletot coupé en gabardine tropicale, évidemment tissée en Angleterre. Pièce classique du vestiaire et de l’histoire de la Grande Bretagne, la trench flirte ici largement avec le second degré Britannique. A la fois léger et protecteur, sobre et élégant, le trench version Automne/Hiver 2017 s’amuse aussi de l’imagerie de l’Albion.

A travers des imprimés à dessins esquissés à la main dans les studios Burberry, Christopher Bailey joue en fait des classiques de cette culture populaire : Huffin & Puffin, ou encore le lapin d’Alice au Pays des Merveilles qui n’en peut plus de courir après le temps sur le dos d’un Double Decker ! Une pièce aussi attrayante que parfaitement atemporelle donc, qui insère un peu plus Burberry dans l’aura caustique et urbaine de l’époque. 

Les Nouveaux Atours Freywille

freywille1.jpg

Il n’existe pareil émailleur que la maison d’orfèvre Freywille. Fondée en 1951, la maison Autrichienne encapsule une sorte de savoir-faire ancestral, précieux et ô combien magnifique dans des atours hautement désirables. La maison s’attache à conjuguer à d’anciennes techniques de travail de l’émail, une esthétique délicate et intemporelle. Pionnière dans la création de bijoux d’art en émail précieux, la maison autrichienne s’est ainsi construite sur une vision inédite de l’ornementation, alliée à la plus haute technicité…

Cet été, Freywille imagine une collection chatoyante de trois pièces d’atour inspirée du célèbre artiste d’origine slave Alphonse Mucha, tenu pour être le maître de l’art nouveau au XX siècle. Déjà en 2006, l’émailleur avait rendu hommage à l’immensité du talent de l’actrice Sarah Bernard autour d’une collection – et c’est ce grand succès que Freywille tente bien réitérer avec sa collection Poésie d’Art, Poésie d’Amour et Passion. S’il fallait décrire l’énergie et la beauté de ces nouveaux bijoux, l’on parlerait surement de modèles féeriques et colorés, ici décorés et composés autour de lignes douces et fluides. Ses courbes spirales, le bracelet Freywille les conjuguent pour la première fois depuis la création de la maison à un cerclage à l’or rose…

Et c’est justement ce cerclage doré à l’or rose qui injecte aux collections une élégance moderne et une esthétique épurée évidemment inscrite dans la lignée des intemporels éternels! Les trois 3 collections Poésie d’Art, Poésie d’Amour et Passion sont ainsi réinterprétées avec des plumes de paon dans des nuances de pierres précieuses, animal emblématique de l’art nouveau, éminemment chéri par Alphonse Mucha. L’un des mouvements les plus précieux et sans doute les plus abouties lorsqu’on en vient à parler de beau, côtoie la noblesse des bijoux Freywille… Et le résultat ne peut qu’engendrer des pièces aussi magnifiques qu’elles sont iconiques.

Le Drapé Iconique De Lanvin

bloggif_5930432787de8.jpeg

Sa principale source d’inspiration était la féminité, dans tous ses états. Il y a chez Lanvin une volonté évidente de mettre en valeur les courbes féminine ; d’orner le corps, le voiler, le draper pour le sublimer un peu plus. En coupant ainsi le tissu dans son sens biaisé, le drapé né d’un ensemble de plis souples pour donner naissance à une sensualité et une liberté de mouvement, devenues depuis les synonymes du style Lanvin. Cette folie du drapé, on la doit aux inspirations de pièces persanes auxquelles Jeanne Lanvin tenait beaucoup.

Lorsqu’en 2001 Alber Elbaz prend la direction artistique de la maison, il ancre résolument le drapé dans les codes de la griffe. Orfèvre de la matière, Alber ainsi devenu “Alber de chez Lanvin“ enroule le corps, enchevêtre les tissus, les noue et les lie pour mieux les délier, les fait vivre, les faire virevolter au grès des pas de ses élégantes. Il crée des plis, des ombres et des lumières dans une soie lavée ; orne un tissu lisse de majestueuses vallées d’étoffe. Il se plaît alors à imaginer des vagues de tissus sur la peau – il les rêve, les imagine minutieusement tel un maître. Il esquisse la légèreté, usant et abusant de cette pratique qui donne presque un effet de seconde peau. Il fascine les initiés, rapproche ses créations de l’antiquité tandis qu’une joie toute en légèreté semble habiter ses sculptures de textiles.

Lanvin met son savoir faire au service de la délicatesse, de fourreaux qui glissent sur le corps et de coutures raffinées qui accroissent la splendeur de ce travail si particulier. Ce sens du détail enivre, ce travail de l’étoffe souligne la démarche tout en la subjuguant – ne jamais perdre de vue la sublimation de la femme, telle est en effet le mantra de la maison Lanvin. Successeur d’Alber Elbaz, Bouchra Jarrar s’empare à son tour de ce savoir- faire quasi-ancestral – du drapé iconique de Lanvin, Bouchra Jarrar injecte une dose de tailoring développant néanmoins une nonchalance sophistiquée. Qu’il soit col bénitier ou tissu ramené sur la hanche pour laisser tomber délicatement des plis tubulaires, le drapé assure une allure aussi féline que classique, parfois romantique, mais sans cesse réinventé.

Le Tailleur Tweedé Chanel Couture 2016

chanel2.jpg

La haute couture ne capture pas l’air du temps, elle en dessine les pourtours fantasmés. Et c’est sur cette idée que Karl Lagerfeld a choisi de célébrer la nature à travers un art incarnant l’apogée du pur artifice : pour réinterpréter un classique vieux d’un siècle, le directeur artistique de la maison aux deux C a pris le partie de l’approche écologique. « C’est amusant de le faire après avoir été high-tech » ajoute-t-il en coulisse. Il est vrai que la collection de l’automne passée intégrait l’impression 3D au cœur de l’artisanat français.

Alors la Couture 2016 réinvente le tailleur Chanel dans une veine plus spirituelle. Au Japon, il emprunte aussi l’importance de la silhouette. Et c’est ainsi que la veste du tailleur se gonfle au contact d’une jupe longue coupe I. Courte, avec les manches volumineuses, la veste du tailleur Chanel se teinte de couleurs naturelles – blanc, écru, grège, lin, et l’éternel beige, bien entendu. L’embellissement se fait inventive quand, à l’heure où les abeilles sont en voie de disparition, Karl Lagerfeld les pique, cristallisées, en broche pour orner d’un soupçon de conscience un art sublime car irraisonné.

La Collection Rose Piaget pour la Saint-Valentin

collier_rose_piaget_en_or_rose.jpg

Si la Saint-Valentin est là pour rappeler aux aimés combien ils sont chers, la maison Piaget, elle, compte bel et bien marqué l’évènement de l’éclat du diamant. Ce fut ainsi la rose qui fut choisie pour orchestrer la nouvelle collection ; emblème sans pareil de l’expression de la passion, ses pétales radiants se déploient dans une séduction aux multiples facettes. Féminine, raffinée, pulpeuse, joueuse ou délicate, chaque fleur conte une histoire unique, celle d’un amour qui fait battre le cœur.

A travers des créations joaillières et horlogères pleines d’audace, la rose prend ainsi le parti d’un riche bouquet fraîchement composé pour la Saint-Valentin. Sous son aspect le plus tendre, Piaget incruste la rose sur le cadran à fond argent de la montre Piaget Altiplano Rose en émail flinqué. Sertie de 668 diamants, la virtuosité inégalée de la manufacture vient cette fois révéler un cadran caché, à la façon de l’intensité d’une déclaration d’un amour passionné. Côté atours, la bague en or blanc s’enroule avec passion autour du doigt, proposant 71 diamants taille « brillant » pour donner vie à l’intense émotion qui unit deux amants ! Enfin, la nature éphémère et délicate de la rose est, elle, exprimée dans la dentelle d’or du pendentif Piaget Rose qui, par jeu d’entrelacs, vient s’enrouler autour du cou d’une femme, avec la promesse de ne jamais se faner. Oui, Piaget fige l’amour dans la noblesse des choses.

Possession de Piaget, Le Bijou Talisman

possession3.jpg

De l’or rose, un diamant symbole de chance, un design épuré joignant deux anneaux pour n’en faire qu’un : il n’en faut pas plus pour donner à la bague iconique de la ligne le pouvoir de tournoyer à l’infini. Evocation d’un monde de possibilités, ce mouvement circulaire magique n’est pas sans rappeler le cycle de la vie. Piaget rend ainsi compte d’une bague plus organique. Il faut dire que les atours sont un prolongement de notre vie, une trace, un souvenir indélébile d’un passé à embrasser. L’alliance, pièce phare de la collection Piaget Possession, est le symbole de l’union amoureuse. La bague aspire donc sans surprise à ancrer dans l’infini le partage, l’amour, et le bonheur… Mais celle-ci ne se contente pas de représenter l’amour matrimonial, elle mêle tous les visages de l’amour, rendant son éclat universel. Devenue pendentif précieux du collier de la ligne, la bague au mouvement éternel continue d’éblouir autour du cou de celle qui le porte. Au bras, l’anneau emblématique se retrouve aux deux extrémités d’un bracelet ouvert élégant. Ces bangles se déclinent désormais en or rose, constellé de diamants et en or blanc, entièrement serti.

La manufacture suisse a réussi le pari de conjuguer à son savoir-faire joaillier une expertise reconnue dans la fabrication de mouvements mécaniques extra-plats. De cette réunion de talents d’exception, Piaget est passé maître dans l’art d’élaborer des bijoux de luxe étonnants de discrétion, alliant à la perfection modernité et traditions. Aujourd’hui, la maison met à l’honneur une bague, ou plutôt un talisman ; un anneau tournant librement crée pour veiller sur l’amour. Esthétisme et sensorialité se joignent dans un rituel de joaillerie sensuel ; un geste qui lègue le monde à celle qui l’arbore…