Les Nouveautés J12, Première, Boy∙Friend et Code Coco Chanel au Baselworld 2019

Les icônes de la rue Cambon ne changent pas. Elles poétisent le temps, le comprennent pour mieux se réinventer — elles sont J12, Première, Boy∙Friend ou Code Coco.

S’il fallait conter l’odyssée horlogère de la Maison Chanel, on commencerait évidemment par rappeler la Première — une pièce exclusivement créée pour les femmes en 1987. C’est que l’icône Première distille déjà beaucoup de la grammaire iconique de la rue Cambon : forme octogonale empruntée au bouchon du flacon N°5, celle même de la place Vendôme… Un bracelet multiple reprenant les mythiques lanières de cuir tressées dans la chaîne du 2.55. Voici donc qu’en 2019, la collection Première s’enrichit d’une version phare en or jaune sur bracelet effet velours ; quand la Première ne se dévoile pas dans une version inédite teinte d’un noir intense. La Première Rock.

La métamorphose clé présentée à Baselworld 2019 concerne la montre J12 — à l’orée de ses 20 ans, la J12 se transforme sans se dénaturer. C’est Jacques Helleu, alors directeur artistique des parfums et de l’horlogerie Chanel, qui la dessine sportive, toute noire et intemporelle. La J12, il la dessine pour lui. Inspiré de deux univers qu’il aime plus que tout, l’automobile et la voile. D’autant que la silhouette des voiliers de l’America’s Cup donne le ton des courbes de la montre. Bientôt, elle prendra le nom de ces mêmes voiliers. Les J12. Sacrée première icône horlogère du 21ème siècle dès sa commercialisation, la J12 de Chanel révolutionne le monde de l’horlogerie avec sa robe de céramique noire. Aujourd’hui, Arnaud Chastaingt lui offre une cure de jouvence en augmentant délicatement l’épaisseur de sa boîte.

Mais la nouveauté la plus époustouflante de ce Baselworld 2019 est bien la nouvelle collection ‘Mademoiselle Privé’. Conçue comme la collection « dévoilant les symboles que Mademoiselle chérissait et les éléments dont elle aimait s’entourer », elle présente des pièces littéralement uniques car produites en un seul exemplaire. C’est, cette année, l’univers poétique desparavents de Coromandel qui inspire au Studio de Création de l’Horlogerie Chanel une pièce comme l’expression des savoir-faire d’excellence des Métiers d’Art. Le Sautoir Mademoiselle Privé Coromandel. Une pièce en or beige 18 carats, rassemblant près de 400 diamants pour un total de 7,62 carats… Une pièce d’exception, et c’est peu dire à la vue du résultat tout juste époustouflant — oeuvre d’émailleurs, graveurs, ciseleurs, sertisseurs… Un numéro 5 merveilleusement entrelacé aux branches de cerisiers.

Sous le Signe du Lion, Le Nouveau Chapitre Joaillier de Chanel

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Août 1920. Coco Chanel est dévastée. Son grand amour, Boy Capel, vient de disparaître dans un accident… Et c’est à Venise et son charme chimérique que la couturière doit sa rémission. Là, au coeur de la cité des Doges, Coco découvre la présence réconfortante d’un animal totem. Son signe astrologique, en même temps que le gardien de la Sérénissime — le Lion devient l’élément du langage symbolique de la rue Cambon ! Quelques années plus tard, en 1932, la toute première ligne de joaillerie composée par Chanel met en vedette des bijoux tous fait de diamants, mettant en scène le lion… 

 

Mais devant la bronca des joailliers de la place Vendôme, Chanel est forcée à la démonter. Entièrement. C’est en ce sens que la collection de Haute Joaillerie Sous Le Signe du Lion célèbre depuis 2013 l’oeuvre magistrale de Mademoiselle. La collection s’ouvre cette fois sur un nouveau chapitre et, autour de 8 pièces aussi inspirées qu’audacieuses, place le lion au coeur de bijoux magistraux ! Des médailles bleu lapis et blanc astral — référence au lion de la place Saint Marc. Des bagues lion en or jaune 18 carats, diamants et lapis-lazuli décalquent dans une splendeur rare le lion sculptural de Venise. Celui-là même qui trône dans un style baroque vénitien ! Des pièces à l’allure astrale, infiniment chargées de mystère…

‘L’Année dernière à Marienbad’: La Robe Chanel de Delphine Seyrig

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Si la maison Chanel est depuis toujours connue pour être le mécène de plus d’une oeuvres d’avant-garde, là voici qui renouvelle ses voeux envers le Septième Art. Contribuant cette fois à la restauration d’un chef d’oeuvre du cinéma Français, Chanel concourt à la conservation d’un pan de l’histoire artistique. Réalisée en 1961, le film ‘L’Année Dernière à Marienbad’ conte un huis clos onirique où se confondent illusion et réalité. Dans un palais baroque Allemand entouré de jardins à la Française, l’actrice principale, Delphine Seyrig brille par son aura de femme atemporelle et distante, conventionnelle et flamboyante. Glissée dans des robes à la simplicité renversante — ces mêmes robes signées Chanel. 

Dans le rôle de A, la femme à la chevelure courte et brune, Delphine Seyrig adopte les pièces phares de la maison Chanel. En vedette, la petite robe noire en mousseline. ‘La Ford Chanel’ devient ici « la robe à la Marienbad“ — dentelles foncées et perles claires, l’équation Chanel, déjà mythique, démontre ici toute sa force narrative. La robe créait tout de l’aspect mythique et distant du personnage de Delphine Seyrig… Forte d’une souplesse, mouvante, épitomé de l’économie d’effets de la rue Cambon, la pièce rend à l’actrice cet air silencieux, dévoué, toute à la fois doux et amer. Une robe éthérée entrée dans la légende — Brigitte Bardot, ayant vue Delphine Seyrig dans ‘L’Année Dernière à Marienbad’, s’habillera désormais selon les codes Chanel. 

Aujourd’hui, la maison Chanel qui survit au mythe concourt à remettre au goût du jour l’un des films les plus influents de l’histoire. Agnès Varda, Jacques Rivette, Ingmar Bergman et Federico Fellini, ou plus récemment Inception de Christopher Nolan… Nombre de réalisateurs lui empruntent concepts narratives et style visuel. En collaboration avec Studio Canal, Chanel lui redonne ainsi toute sa gloire d’origine à l’aide de la numérisation et la restauration en 4k, menées à partir des négatifs originaux.  Et tout y est: la beauté du contraste, la puissance des images d’origine du film… Des costumes quintessence du chic; la photographie et l’éclairage délicats et élégants développés par Sacha Vierny et Alain Resnais à l’aide d’un objectif Dyaliscope — tout ici témoigne du chef-d’oeuvre. Le film original a reçu un Lion d’Or il y a près de 60 ans. Le 5 septembre prochain, la version restaurée sera diffusée à la Mostra de Venise, avant sa projection en salle partir du 19 septembre 2018.

Inside Chanel Episode 23 : Coco à Biarritz

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Si à Deauville Gabrielle déjà révolutionnait les costumes de bains des élégantes, c’est à Biarritz que Chanel ancre définitivement sa maison de couture. En 1915, lors même que la Première Guerre mondiale éclate, s’apprêtant à renverser l’équilibre de tout un monde, Coco, elle, est sur le point d’imposer le nouvel ordre du chic. Sur la côté Basque, Biarritz alors attire l’aristocratie, la haute bourgeoisie et les artistes Européens en quête de sérénité – l’impératrice Eugénie y a ses habitudes ; Chanel bientôt y installera sa première maison de couture.

La première décennie 1900 met ainsi les femmes sur le devant de la scène ; palliant à l’absence des hommes partis en guerre, lors même qu’en Angleterre, les suffragettes font entendre leur voix – c’est dans ce contexte que Gabrielle Chanel initie une mode moins contraignante. Une attitude à son image. Elle les veut voir danser, et nager, sans entraves ; oser et aimer sans crainte des regards. A Biarritz donc, Boy Capel lui offrit son soutient financier, indispensable à l’acquisition d’un manoir du XIXe siècle, la villa de Larralde. Là, sur le trajet stratégique de la plage et du casino, Chanel inaugure sa première maison de couture – et c’est ici une autre bataille qui se joue.

En moins d’un an, les élégantes perçoivent le talent de Coco ; sa réputation est faite lorsque le magazine Harper’s Bazaar titre « la charmante robe chemise de Chanel. » A la fin de la guerre, en 1918, tout ce que l’Europe compte de tête couronnées, d’élégantes et d’esthètes s’habillent chez Chanel. Coco peut savourer sa victoire – elle est une femme célèbre, une couturière reconnue, une femme d’affaire, et une femme indépendante. Elle venait de rembourser les avances consenties par son amour Boy Capel. Le 22 Juin prochain, la maison Chanel diffusera ainsi l’épisode 23 d’Inside Chanel ; le récit de l’épisode Deauvillais de Mademoiselle, au fil d’images d’archives colorisées.

 

Ritz, le Prestige a 120 ans

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Juin 2016, après quatre ans de rénovation, le mythique Palace de la Place Vendôme réouvre ses portes – à l’intérieur demeurent tout du faste, du charme et de l’illustre histoire du Ritz ! Inauguré le 1er Juin 1898, le Ritz procède de l’audace et de l’influence du suisse César Ritz… L’homme qui introduit, sinon inventa, l’art nouveau de l’hôtellerie chic et de la haute gastronomie. Oui, le Ritz respire le bon goût à la Française ; en même temps qu’il en ancre les jalons dans l’éternité. Mobilier précieux, dorures, moulures, éclairage par de fabuleux lustres scintillants de diamants – dès son ouverture, le Ritz compte parmi sa clientèle ce que le monde à de plus distingué… Les Rothschild, la comtesse de Pourtalès, Galouste Gulbenkian, le grand-duc Michel en exil de la cour de Russie, Anna Goud, Boni de Castellane.

En 120 ans, le Ritz a attiré plus d’un(e) élégant(e) ; conquis par son service, son restaurant et ses suites impressionnantes de beauté. Et lorsque l’on conte l’histoire de Paris, c’est souvent le Ritz qui tient lieu d’épicentre ! Bercé par la magie de son décor feutré, Cole Porter qui pouvait rester huit heures d’affilées assis au piano – on raconte qu’il y composa Begin the Beguine. Le roi d’Espagne Alphonse XIII y dégustait du Dom Pérignon accompagné de cognac avec des fraises. Marcel Proust y observait la haute société, Maria Callas la charmait. Coco Chanel y vécut les dernières trente-quatre années de sa vie.

« Lorsque je rêve d’un après-midi au paradis, l’action se passe toujours au Ritz à Paris » écrivait jadis Ernest Hemingway. Lui n’a rien de moins que célébrer la libération de 1944 au bar qui aujourd’hui porte son nom. Et les murs du Ritz ont aujourd’hui tellement plus à raconter. « Le Ritz a gardé son style, à la fois fastueux et intimiste. C’est un palace et un mythe, un hôtel connu dans le monde entier qui sort incontestablement du lot » remarque Stéphane Aubert, directeur associé d’Artcurial pour la vente “Il était une fois… le Ritz Paris” qui s’est tenue en Avril dernier. On y déambule comme on le ferait dans un palais du bon goût Français – on voyage à travers le temps, transporté par la magnificence d’un lieu à tout jamais nourri de rêveries, à tout jamais là pour protéger les grands trésors d’un siècle passé !

Le Tweed Chanel en Ballade, de Hambourg à Moscou

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1917, alors que la Russie est en proie à la révolution du siècle, l’aristocratie fuit rapidement en direction de Paris – là, le compositeur Russe Igor Stravinsky, Sergueï Diaghilev ou encore la Grande-Duchesse Maria Pavlovna se mêlent aux avant-garde Parisiennes. Parmi elles, la couturière qu’est Coco Chanel ! Et la Dame aux Camélias soutient ses protégés – financièrement mais pas que. Alors qu’en 1924 la première représentation du ballet « Le Train bleu », œuvre de Diaghilev et Cocteau, fait fureur, l’assistance et le Tout-Paris remarquent surtout la confection des costumes. L’oeuvre est signée Coco Chanel.

Dès lors, Chanel deviendra bien plus qu’une maison de mode. Et en 2018, seize ans après le premier défilé Métiers d’art, Karl Lagerfeld poursuit l’engagement de Gabrielle dans la préservation des arts les plus nobles. A Moscou, la semaine passée, la déjà mythique collection Métiers d’art 2017/18 dédiée à Hambourg défilait au cœur du VDNKh, le Vystavka Dostizheniy Narodnogo Khozyaystva. En vedette – le tweed iconique de la maison travaillé dans un fil nacré. L’essentiel du vestiaire Chanel se compose ainsi dans une complexion hypnotisante de laine, rubans de velours et fils de lurex !

Une fois entrelacés, les fils forment des motifs quadrillés qui ne sont pas sans rappeler les entrelacs des canaux et des ponts de Hambourg… Ponctuées de touches bleutées, voilà ses couleurs qui distillent l’impression de containers qui s’imbriquent sur les docks de la ville – une invitation au voyage qui embarque en ballade le tweed jusqu’à Moscou !

 

La Broderie Chanel en Russie

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Gabrielle Chanel partageait avec la Russie des liens aussi étroits que les doubles C entrelacés de sa griffe. Alors, lorsque l’actuel directeur artistique emporte sa collection Métiers d’Art à Moscou, c’est évidemment pour faire la part belle à l’engagement Chanel pour les métiers précieux et en danger. Initiée au début des années 2000, les défilés Chanel Métiers d’Art se destinent ainsi à travailler exclusivement avec les savoir-faire ancestraux. Et déjà, en 1921, Coco participait à sa façon à la sauvegarde de ses talents.

Lorsqu’en 1921 elle fait la rencontre de la grande-duchesse Marie Pavlovna, sœur de Dimitri, alors réfugiée à Paris, c’est pour la soutenir à la création d’un atelier de broderie nommé Kitmir. Pendant longtemps, la grande-duchesse Marie Pavlovna travaillera en exclusivité pour la maison Chanel – la même année, Coco lance sa collection Russe ! Vareuse, pelisse et blouse richement brodée du costume traditionnel ravissent le tout-paris.

Cette fois à Moscou, c’est Chanel qui introduit sa broderie, à présent aux mains des ateliers Montex. Du volume engendré par la technique de crochet de Lunéville, ainsi que des machines Cornely, naissent ici des motifs en trois dimensions. « C’est fait d’une façon très artisanale dans le meilleur sens du mot, parce que dans artisanal, il y a art. L’art de bien faire. Un art appliqué » souligne Karl Lagerfeld. Et il est vrai que les géométriques et l’asymétrie de cette robe du soir distillent dans les riches broderies tout de l’austère raffinement de la maison Chanel !

 

 

 

Chanel et le Défilé Métiers d’Art s’en Vont à Moscou

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Coco Chanel partage plus d’une histoires avec la Russie – une histoire d’amour, de mécénat, d’art et de rencontre. Il faut dire qu’après la révolution de 1917, l’intelligentsia et l’aristocratie Russe trouvent refuge à Paris. C’est là que Gabrielle rencontra et hébergea le célèbre compositeur Igor Stravinsky et sa famille ; coopéra avec Sergueï Diaghilev et Jean Cocteau, avant de soutenir le Sacre du Printemps de Nijinski! A l’époque aussi, Coco succombe pour l’extrême sophistication du grand-duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar Nicolas II…

« Tout Occidental doit avoir succombé au charme slave pour savoir ce que c’est. Je fus fascinée » racontait la Dame aux Camélias. Et d’art il est surtout question ici – l’esthète qu’elle est met un point d’honneur à défendre le travail et les performances éminemment visionnaires de ses amis Russes ! C’est ainsi que Karl Lagerfeld choisit Moscou afin de présenter une seconde fois les silhouettes Métiers d’Art 2017/18 de la collection Paris Hamburg. Une collection où la ville natale du Kaiser est mise à l’honneur.

Col marins, fantasmes et reflets Hambourgeois sur le tweed iconique – cette fois, les savoir-faire les plus précieux de l’époque furent mis au pli d’une collection hautement symbolique. Une collection où colliers, pendentifs, broches et sacs à main prenaient tour à tour des allures de conteneurs, de bouées ou autres images résultant d’une vision d’Hambourg ! Une collection différente et hautement référencée où travail des brodeurs Maison Lesage et Atelier Montex, le chapelier et le modiste Maison Michel, ou encore le plumassier Lemarié et le bottier Massaro subliment les souvenirs d’antan…

 

La Petite Veste Chanel Version Matelassée de l’Automne/Hiver 2018

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La petite veste Chanel signe une silhouette aussi identifiable que le double C. Réinventée chaque saison autour d’un gimmick innovant, c’est en version matelassé car pensée pour une activité extérieure, que Karl Lagerfeld la conçoit pour la saison prochaine. Fluidité, souplesse, et chic, la petite veste Chanel incarne en effet tout de l’ADN de la maison de la rue Cambon. Et c’est à en Autriche, à Salzbourg, que Gabrielle Chanel la pense pour la première fois. Là, dans l’hôtel où elle séjourne, la dame aux camélias croise un liftier dont l’uniforme appelle à elle l’idée d’une veste à quatre poches…

            Ainsi, la petite veste Chanel de l’Automne/Hiver 2018/19 se pense au prisme d’un autre des codes mythiques de la maison. Teinte en noir et blanc, signature même de Gabrielle, la petite veste décline ici une inspiration un brin plus sportswear. Il faut dire que l’époque est à l’activité outdoor et, dans cet hymne à l’automne, Karl Lagerfeld n’oublie pas de célébrer une autre de ses textures sophistiquées et non moins iconiques. Ici adapté pour faire face à des températures fraîches, le matelassé vient en effet signer la pièce-phare de la saison prochaine. Devenu texture emblématique de la maison, Coco se l’est là encore appropriée d’après des gilets portés par les palefreniers qui travaillaient dans les hippodromes…

             Muée en doudoune ultra-chic, l’iconique petite veste de tailleur sans col signe ici l’intérêt même d’une pièce de la rue Cambon. Comme le précise Karl Lagerfeld « Chanel, c’est la vie même, des vêtements qui ont une possibilité de vie. » Portée par la mannequin Adesuwa Aighewi, la pièce phare de la saison prochaine devient donc porteuse de l’idéal de la mode Chanel – une mode qui se vit, se porte, se touche et se réinterprète à l’envie…

Coco Mademoiselle, Un Parfum Espiègle et Excessif

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C’est au tournant du XXIe siècle que la maison Chanel comprend toute l’importance de protéger, pour les pérenniser, les savoir-faire ancestraux du plein-pays français. Dans cette quête, la maison de Coco acquiert nombre d’ateliers et notamment à Grasse, les terres mêmes de la parfumerie. En 2001 donc, Chanel se place comme garant de la haute parfumerie, et confie à Jacques Polge de réviser l’équation du parfum Coco. Ainsi porté par le baroque et l’Orient qui composent le fond de la fragrance, le nez de la maison initie un jus inédit. Imaginé comme une envolée fraîche et vive, Coco Mademoiselle révèle toute sa délicatesse à travers un bouquet floral inattendu… Cette petite touche boisée fait inlassablement penser à la « nature après la pluie ».

Et c’est bien là que se niche et se forge la personnalité du Coco Mademoiselle. Déposé au creux du cou, le parfum incarne l’audace, la fougue et l’extrême élégance de Gabrielle. Il est la signature orientale de Chanel. Coco Mademoiselle c’est la traduction olfactive de ce que le tailleur est pour la mode et la couture – un classique au goût du jour. Icône sensuelle de la parfumerie contemporaine, le Coco Mademoiselle distille évidemment tout de la rose et du jasmin de Grasse. Espiègle et provocant, tout à la fois léger et excessif, il demeure aujourd’hui encore le meilleur parfum pour attester et affirmer d’une féminité sans compromis. Et il n’y a qu’à remarquer ses égéries.

En 2001 lors de son lancement, nulle autre que Kate Moss incarne cette ode à la liberté de Gabrielle Chanel. Depuis 2007, l’image du parfum est liée à la délicatesse et l’allure très altière de Keira Knightley. Avec elle, Mademoiselle Coco se fait séductrice. Dans ses tribulations parisiennes, la femme Coco aime à séduire, charmer, danser, jouer, bref elle aime conquérir la vie. Iconique car subrepticement provocant, ce parfum devient très vite le préféré des femmes qui osent ; celles qui aiment à s’envelopper d’un parfum enivrant, et ô combien ensorcelant. Oui, la femme Coco Mademoiselle est ainsi libre, spontanée, sensuelle et belle à s’en damner. Mythique, tout simplement.