Le Manteau Confucius de Paul Poiret

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Enfant doué, gâté par une mère et trois sœurs attentives, le jeune Paul témoigne tôt d’une irréductible fantaisie. Baccalauréat en poche, et après une courte expérience comme livreur chez un fabricant de parapluies – idée de son père pour casser son orgueil -, il est engagé comme assistant par Doucet, séduit par ses croquis. Débauché pour remplir ses obligations militaires, à son retour il entre comme modéliste chez Worth. De 1901 à 1903, il y parfait sa connaissance de la haute élégance mais ses créations en marge de l’époque provoquent son départ précipité. Heureusement, madame Poiret, consciente du talent de son unique fils, lui avance cinquante mille francs pour qu’il s’établisse à son compte. Rue Auber, Paul Poiret laisse libre court à son génie protéiforme faisant de lui un véritable éclaireur de son temps.

L’Asie, avec le Japon et la Chine mais également la Perse, fournissent à Poiret quantité d’inspirations qui se mêlent et s’interpénètrent si bien qu’il est parfois impossible de les préciser. Son surnom de « Poiret le Magnifique » en référence à Soliman le Magnifique, sultan du 16ème siècle, convient parfaitement à cet homme pour qui l’Orient – compris dans une vision exotique – fut une source d’inspiration inaltérable. Dans ses mémoires, il se souvient de l’époque où il travaillait chez Worth et relate le mauvais accueil qui fut réservé au manteau « Révérend », d’inspiration chinoise, par la princesse Bariatinsky. « C’était un grand kimono carré en drap noir, bordé d’un biais de satin noir ; les manches étaient larges, jusqu’en bas et finissaient par des parements de broderie comme les manches des manteaux chinois. » Choquée par la simplicité de la coupe, qui se résume à un grand rectangle de drap plié en deux, la princesse aurait qualifié ce manteau de « pomme frite ». La simplicité et les lignes fluides contrastent avec les robes encore très ajustée de début des années 1900. Sous le titre « Confucius », il fut repris avec succès peu après l’installation de Paul Poiret, 5, rue Auber, en septembre 1903. Une photographie publiée dans le Figaro Modes du 15 février 1905 montre l’actrice Lillie Langtry le portant.

The Fetish Box Clutch par Diane Von Furstenberg

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The Fetish Box Clutch se dessine sous le crayon de Yavan Mispelaere pour Diane Von Furstenberg. Luxe et fantaisie se mêlent pour incarner l’inessentiel quotidien : la montre, le dé, l’oeil ou la bouche se changent en minaudière, prenant enfin allure d’accessoire.
Depuis 1974, ses modèles révolutionnent l’histoire de la mode : l’iconique robe portefeuille traduit l’audace et, sans surprise, celle-ci se retrouve sur les femmes de caractère. La collection Rendez-vous de cet automne s’inscrit dans le même registre où l’humour enraille la mode conventionnelle : neuf modèles de minaudières surréalistes faites comme des boîtes secrètes.
Proposées en un nombre très limité – de 25 à 50 exemplaires numérotés pour chaque modèle – elles sont réalisées à la main, dans les ateliers italiens de la maison. Cuir, cristaux et broderies se marient aux motifs fantaisistes : du cœur rouge en perles au cadran d’horloge, en passant par l’imprimé nuage ou téléphone, l’intérieur s’orne d’un miroir en forme d’oeil stylisé qui, probablement, saura porter chance et protection à sa propriétaire.

Miuccia Prada

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« Tout le monde (ndlr : les créateurs) a une théorie sur ses propres collections de nos jours. J’en ai marre des théories.  J’en ai marre des théories. Cette collection (A/H 2013) parle du plaisir de la mode ».