Miuccia Prada

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« Je veux faire des vêtements qui sont beaux, bien sûr, mais aussi des vêtements qui sont intéressants, réfléchis et à leur place » – Miuccia Prada

Alexander Wang

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« Tout le monde peut s’habiller chic et glamour…mais c’est la façon dont les gens s’habillent le week-end qui est le plus fascinant. » – Alexander Wang

Bette Midler

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« Donnez à une fille la paire de chaussures qu’il lui faut et elle conquérira le monde » – Bette Midler

Jean-Paul Aron

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« Si la mode ne changeait pas, c’est qu’il n’y aurait plus de vie » – Jean-Paul Aron

Le Smoking Saint Laurent

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S’il y a une pièce qu’une femme se doit d’avoir dans sa garde-robe, c’est bien le Smoking Saint Laurent. « S’il fallait représenter la femme des années 70 un jour dans le temps, c’est une femme en pantalon qui s’imposerait car le pantalon est devenu une des pièces maîtresses de la garde-robe de la femme moderne » disait le maître de l’élégance à la française. Le Smoking a révolutionné l’univers de la mode en y ajoutant un je-ne-sais-quoi de minimalisme androgyne, ouvrant la voix au « power suit » des années 80. Pierre Berger ajoutera : « J’aime le Smoking parce qu’il représente l’instant où Yves a donné le pouvoir aux femmes. »

Lors de son défilé en 1966, le couturier « bouscule » les normes en introduisant le Smoking, le tout premier costume destiné aux femmes. La seconde vague féministe ayant tout juste débuté, le costume pour dame demeurait une alternative controversée à la petite robe noire. Le veston est droit ou croisé, à revers de satin brillant ou de soie. Le pantalon est du même tissu que celui de la veste, la chemise en mousseline : elle apporte au tailleur-pantalon une souplesse et une subtilité résolument féminines. A la place du noeud papillon, Saint Laurent appose un ruban de soie flou. Le jabot se substitue au col des chemises masculines.

On se souvient de la mondaine new yorkaise Nan Kempner qui s’était vue refuser l’entrée du très sélectif restaurant La Côte Basque pour avoir porté le Smoking. Sa réponse ne se fit pas attendre puisqu’elle ôta son pantalon, simplement vêtue de la veste en guise de robe very-short. Inconsciemment, Nan Kempner illustra parfaitement les propos d’Yves Saint Laurent : « J’ai toujours cru que la mode n’était pas uniquement destinée à embellir les femmes mais aussi à les rassurer, leur donner confiance. »

Depuis, la griffe française perpétue l’héritage Saint Laurent en réinventant constamment le costume pour chaque saison. Dans sa collection Printemps-été 2013, Hedi Slimane réincarne totalement la femme Saint Laurent. Les différents codes sont réinvestis, la ligne élégante et androgyne est retrouvée. Le vêtement est comme en adéquation avec son temps : l’allure est nonchalante, la démarche instinctive, la féminité simple et évidente.

La Petite Veste Noire de Chanel

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L’unique but de Coco était d’habiller la femme le mieux possible : dessiner le buste, allonger la taille, dégager les bras. Sous le tissu, les coutures de la petite veste noire témoignent de cette histoire. 

A Salzbourg, la dame aux camélias croise, dans un hôtel, un liftier dont l’uniforme appelle à elle l’image d’une veste à quatre poches. On raconte que son amant de l’époque, le duc de Westminster, lui lègue ce goût proprement british pour le tweed. Sans surprise, la couturière opte pour cette chair : une laine moins lavée afin d’y garder souplesse et moelleux. La peau est invitée  à côtoyer la veste à travers la soie, le taffetas et le jersey. Le perfectionnisme qui meut l’avant-gardisme de la demoiselle la conduit à ouvrir le monde de la Mode à une petite veste aux lignes nettes.

Coupée droite, la jaquette est articulée de manière à donner une aisance aux mouvements : Chanel veut des femmes gracieuses, de celles dont les pas glissent. Le devant du vêtement est monté en fil droit, sans pince poitrine, faisant de ce tissu un tout. Le dos en est séparé par une simple colonne de coutures. Le secret de ce tombé parfait : une chaînette dorée ourle la doublure. Devenue depuis signature de la maison, seule à employer cette technique servant l’impeccable verticalité. 

Pour Gabrielle Chanel, tout devait avoir une fonction et, elle se devait d’être pratique. Son esprit se distille dans chacune des parties de son chef d’oeuvre. Les quatre poches devaient être en mesure d’abriter un mouchoir, un bout de papier ou, un briquet. Quant aux manches montées au sommet de l’épaule, l’aspect étriqué n’est illusoire : grâce à une pièce de tissu placée juste sous l’aisselle, le mouvement du bras se libère du carcan du vêtement.

Des galons enserrés de cordons y sont apposés : libre et inventive, ils sont la matérialisation de l’imaginaire Chanel. Chacun d’eux était singulier, car « par principe, j’invente toujours, je ne fais rien qui existe déjà. Je me consacre à l’unique » disait Gabrielle Chanel. D’or, de soie, ou d’argent, ils sont néanmoins toujours en complexion avec les boutons. Traitées comme de précieux bijoux, les attaches ont pris vie sous différents traits, dont les plus aimés par la créatrice étaient ceux à tête de lion. 

La petite veste continue d’enchanter. Déjà un an que l’exposition qui lui était consacré posait ses valises au Grand Palais à Paris. Karl Lagerfeld a su maintenir encore cette année dans sa collection Printemps-Eté 2014, cet héritage tout en y posant sa patte : les motifs de boutons s’agrandissent avec le double C, le trèfle à quatre feuilles ou le Camélia ; se colorant de différentes teintes selon les saisons. Finalement, c’est une sorte d’éternelle jeunesse que véhicule cette pièce qui, par ailleurs, est la plus copiée au monde.