Le Tailleur Bar Dior se Teinte d’Or pour la Haute Couture Hiver 2018- 2019

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Rien ne sert de conter une nouvelle fois l’histoire du New Look et la révolution que Christian Dior initia en 1947. La maison qui porte son nom, ses ateliers et son savoir-faire sont là pour en témoigner. Et la semaine passée à Paris, au cœur des jardins du Musée Rodin, l’actuelle directrice artistique de la maison Dior a cherché à distiller l’essence, la nature même de la Haute Couture. Activité particulière et éminemment traditionnelle, la Haute Couture résonne tout particulièrement avec la grammaire Dior – il faut dire que Dior le couturier est parvenu à imposer une nouvelle vision de l’exercice sans en chercher la flamboyance.

Les ateliers, gardiens de la pensée Dior, ont ainsi assisté Maria Grazia Chiuri lorsque celle-ci a voulu revenir aux fondamentaux de l’Avenue Montaigne. Des fondamentaux qui passent inévitablement par l’interprétation de l’icône absolu de la maison – le tailleur-bar, pièce vedette de cette collection Haute Couture 2018-2019. Et la pièce cultive l’audace de ses débuts. Taillé dans sa forme originelle, le tailleur-bar s’accompagne ici d’un pantalon mais, façon or Dior. Oui, c’est bel et bien coulé dans cette teinte, dont Cocteau disait qu’elle faisait partie intégrante de l’univers Dior, que Maria Grazia Chuiri initie la combinaison la plus désirable de sa collection couture.

Cela, puisque le tailleur-bar a la force des intemporels – une pièce qui, fidèle aux gestes codifiés, se permet l’audace d’une telle teinte ! Ainsi twistée, l’icône Dior flirte avec le statut de pièce sacré ; une pièce comme hommage au passé de la maison, qui ouvre les nouvelles générations à la merveille qu’est l’exercice de la couture. Une élégance qui se murmure dans les détails plutôt qu’elle n’hurle sa singularité.

Doria Arkoun

Le Lady, Lady Di, Lady Dior

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1994. Un petit nouveau entre au répertoire maroquinerie de la maison Dior – en interne, on l’a baptisé Chouchou. Et il a déjà tout d’un sac remarquable. Chouchou est une pièce à forte identité ; un sac reconnaissable entre mille. C’est que la pièce emprunte nombre de ses gimmicks au vocabulaire déjà iconique de la maison de Monsieur. Il y a d’abord ce porté main – démarche très couture initiée, sinon inventée, par Christian Dior. Vient ensuite son caractère audacieux, en rupture avec les codes de l’époque. Comme elle le fit dans l’après-guerre en rendant aux dames cette allure de femme-fleur, la maison Dior initie avec Chouchou une véritable révolution dans l’allure des sacs à main – portés épaule et sacoches sont alors légion. Chouchou respire aussi toute l’élégance et le raffinement du 30 de l’Avenue Montaigne. Sa surpiqûre cannage, signature même Dior, est ici constituée d’un réseau de coutures obliques et perpendiculaires. Sa poignée en forme d’arceau, symbole du geste féminin, confère à la pièce sa gestuelle couture quand, les charms qui l’ornent égrainent magnifiquement les quatre lettres qui font alors rêver le monde entier – D.I.O.R.

            130 pièces sont à assembler pour réaliser un sac Lady Dior. Cette harmonie précise porte en elle l’empreinte inimitable du style de Monsieur Dior. Alors, lorsqu’en 1995 la première dame de l’époque, Bernadette Chirac, contacte la maison afin d’offrir un sac unique à Lady Diana pour sa visite à Paris, Dior ne se trompe guère. Au vernissage de l’exposition Cézanne tenue au Grand Palais, on aperçoit Chouchou, nommé « Princesse » pendant ce court laps de temps, au bras de Lady Diana. Il n’en faut pas plus pour introniser la pièce. Chouchou devient le Lady Dior et dès lors, l’un des accessoires les plus iconiques de l’histoire.

            Depuis 2008, Lady Diana a laissé place à Marion Cotillard pour être l’égérie de ce sac éponyme. Cuir, velours, satin, jean, python, crocodile, tweed, jacquard… Le Lady Dior procède d’une telle équation qu’il est perméable à toute création. C’est ainsi qu’en 2016, la maison Dior introduit le projet Lady Art. Le plot : une icône revisitée par des artistes de renom. Les beaux-arts étant depuis longtemps au cœur de la création Dior – les noms comme ceux de Max Ernst, Alexander Calder, Alberto Giacometti et Pablo Picasso furent en effet exposés dans la galerie de Christian Dior. C’est cet héritage que retravaille aujourd’hui Maria Grazia Chiuri avec des artistes tels Hong Hao, Jamilla Okubo ou encore Lee Bul. Le Lady Dior est définitivement une pièce qui jamais n’a cessé d’inspirer les femmes !

 

Le Lady Dior en Quelques Dates Clés :

2017 : La maison Dior célèbre ses 70 ans aux Galeries Lafayette et présente la collection « I feel blue » où nous retrouvons un Lady Dior souple en veau brodé.

2017 : Pour la collection croisière 2018, Maria Grazia Chiuri revisite ses classiques, dont le sac Lady Dior qui est décliné dans des nuances terreuses et organiques.

2017 : Seconde édition du projet Lady Art, où la Maison Dior s’associe à dix artistes contemporains venus du monde entier.

2016 : L’ouverture de la House of Dior à Londres a pour objectif de réinventer le mythique sac Dior.

2016 : Marion Cotillard incarne une fois de plus la femme Dior, sur la campagne publicitaire Lady Dior Printemps/été 2016.

2016 : Introduction du projet Lady Art, dans lequel des artistes de renom revisitent l’iconique Lady Dior.

2014 : Nouveau film publicitaire, dans lequel nous retrouvons Marion Cotillard, mettant à l’honneur un Lady Dior argenté.

2014 : La campagne publicitaire signée Jean-Baptiste Mondino présente Marion Cotillard s’envolant dans un saut gracieux.

2013 : Campagne publicitaire réalisée par Tim Walker avec l’éternelle Marion Cotillard dévoilant les nouveaux Lady Dior « à l’esprit pop et aux couleurs acidulées et brillantes. »

2013 : Collaboration entre l’artiste Pop Art Andy Warhol et la Maison Dior qui aboutit à des pièces délicates comme un Sac Lady Dior imprimé d’un escarpin dessiné à la main.

2013 : Dior s’invite chez Harrods, à Londres, et nous retrouvons la silhouette du sac Lady Dior, affichée par la poudre My Lady.

2013 : La campagne publicitaire avec l’incontournable Marion Cotillard, capturée par Jean-Baptiste Mondino présente un Lady Dior version Raf Simons qui prend une esthétique moderne, un brin plus géométrique.

2012 : Les pièces iconiques de la maison Dior s’invitent au Printemps Haussmann, où nous retrouvons entre autres le sac Lady Dior.

2012 : La Maison Dior propose à Marion Cotillard, après plus de 4 ans de collaboration, de créer sa version du Sac à main Lady Dior.

2012 : Publicité Lady Dior dans les Hamptons avec l’éternelle Marion Cotillard.

2012 : Le nœud, code incontournable de la Maison Dior fait son apparition sur l’emblématique sac Lady Dior.

2011 : Lancement du film L.A. by Dior, avec Marion Cotillard et écrit par John Cameron Mitchell.

2010 : Le sac Lady Dior apparaît en version gris colombe, couleur reflet de la maison Dior.

2008 : L’actrice française Marion Cotillard devient ambassadrice de la Maison Dior.

1996 : Avec la bénédiction de Lady Diana, « Chouchou » est renommé « Lady Dior ». La légende est née.

1995 : Bernadette Chirac fait appel à la Maison Dior pour créer un sac unique à offrir à Lady Diana pour sa visite à Paris. Le sac Lady Dior, nommé « Princesse » pendant un court laps de temps semble parfait.

1994 : Création du premier Lady Dior, à ses débuts appelé « Chouchou ».

Les Roses Dior en Broderie pour l’Automne/Hiver 2018

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Depuis qu’elle est à la tête de la direction artistique Dior, Maria Grazia Chiuri n’a de cesse de revisiter les codes de la maison à l’aune d’un engagement féministe. La semaine passée à Paris, c’est l’anniversaire de Mai 68 et ses contrepoints stylistiques qui ont inspiré à la designer italienne une collection manifeste. « Tout est parti d’une exposition d’art sur Mai 68 à Rome. Mais aussi de cette expression inventée en 1965 par Diana Vreeland “Youthquake” » explique Maria Grazia Chiuri.  On retrouve ainsi une collection mettant en avant le point de croix, l’artisanat et la broderie. Pièce vedette de ce défilé, les roses Dior en broderie sur une robe diaphane signent un hommage à la vision de Monsieur.

            Fleur iconique de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne, la rose était en effet la préférée de Christian Dior. À Granville, dans les jardins de la villa familiale qui borde la mer, Dior s’est forgé cette sensibilité et cette culture unique dans la roseraie aménagée par sa mère. Plus tard, le couturier cisèlera ses femmes en fleurs avec une sensibilité très particulière. Et c’est toute cette sensualité que l’on retrouve pour l’Automne/Hiver 2018/19 dans ces roses Dior en broderie sur une robe diaphane… Hommage stylisé à la fleur préférée de Monsieur, cette pièce honore en même temps la sérénité et l’allure des sixties !

            De cet imprimé de fleurs tiré des archives, Maria Grazia Chiuri a confié la réalisation de cette robe brodée aux ateliers du Vermont – une maison parisienne acquise en 2013. Entre les murs du musée Rodin, la maison Dior ancrait ainsi sa silhouette phare de l’Automne/Hiver 2018/19 dans une exploration des archives datées de 1968. Aux murs, des coupures de la presse mode datant de l’époque. Et, à défaut de le décalquer, Maria Grazia Chiuri parvient à insérer cet héritage dans les évènements actuels de la société – c’est peut-être ça, le Flower Power d’aujourd’hui.

Maison Christian Dior, la Déclaration d’Amour au Parfum

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« Une goutte de parfum, et vous êtes habillés en Dior. » La maxime de Monsieur essentialise l’idée derrière la nouvelle collection de parfum qu’est Maison Christian Dior. Du village de Grasse à la boutique iconique du 30 de l’Avenue Montaigne, le conte olfactif de la maison Dior se comprend de multiples façons. Il y a le marbre et les tissus, la sensualité des matières et la profondeur des couleurs, le toucher et la fougue de l’élégance – c’est bien tout cela qui compose la création de Monsieur. Alors, lorsque fut confiée à François Demachy l’élaboration d’une collection sentant bon l’esprit, l’audace et le raffinement de la maison, c’est naturellement dans un mouvement excessif de liberté qu’il composa cette ode au parfum. « Je crée ces parfums en faisant fi des contraintes techniques, du calendrier, des modes et des tendances. Cet univers est ma recréation, dans le sens premier du terme. »

Maison Christian Dior fut ainsi le nouveau terrain de jeu de François Demachy – une collection qui transcende le romantisme, la passion et l’amour pictural des émotions dans des parfums, des bougies, des savons et une série de plaisirs parfumés. Comme autant de chapitres olfactifs de l’histoire de Christian Dior, la collection nous guide à travers cet univers. Avec cette distinction jamais affectée. Pour François Demachy, « elle se balade en Orient, en Asie, partout où mes voyages me mènent. Qu’ils soient réels comme avec Sakura et Balade Sauvage qui ont été inspirés par de véritables escapades. Ou bien qu’ils soient fantasmatiques comme avec Diorama ou Souffle de Soie. D’autres fragrances sont aussi des voyages imaginaires, inspirés par une matière première d’exception comme Purple Oud qui raconte un Orient rêvé. »

Tout ici est à sentir, à ressentir. La vie en Dior est désormais aussi un voyage sensoriel de quelques 70 heures de plaisir à travers des bougies, des savons, et même une collection inédite de foulards à parfumer – baptisée Mitzah. Muse de Christian Dior, elle portait toujours un foulard de soie noué à son poignet… Mieux, dans ces écrins d’une extrême sophistication on célèbre les icônes de la maison. Gipsy devient ici une ode à la reine des fleurs de Grasse. Le vert effervescent de Lucky veut révéler un muguet moderne, un peu caché. Quand le doré de Jasmin des Anges appelle à la gourmandise, le violet doux de Dioramour est lui une caresse poudrée… Et bientôt, d’autres créations parfumées suivront – des plaisirs inédits à offrir comme autant de déclarations d’un amour tout simplement fou ! 

Le Parfum Bois d’Argent par Christian Dior

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« On n’imagine pas à quel point créer un parfum demande du savoir-faire et de la précision. Le processus créatif est si prenant, si exigeant, que je me sens autant Parfumeur que Couturier. » Dès 1947, Christian Dior bouleverse et retourne les codes de la silhouette avec sa première collection couture. Dès 1947 aussi, l’artiste du vêtement assume de parfumer les salons de son premier parfum, l’éternel Miss Dior. Couturier Parfumeur, dès ses débuts Monsieur Dior voit dans le parfum un supplément d’allure, la « finishing touch », ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence. En 2015, comme un hommage à la vocation visionnaire de la maison, le nez François Demachy imagine une collection d’eaux singulières, où l’on embouteille le New Look, où l’on voyage vers les maisons chères à Christian Dior, de Granville à Milly-la-Forêt, où l’on croise celle qui fut sa muse, Mitzah Bricard…

Aussi, constante dans l’histoire de la Parfumerie Dior, l’utilisation des notes florales se fait également le fil conducteur de cette collection. De l’Oriental à la Cologne, du féminin au masculin, chacune des onze fragrances est composée avec les matières les plus nobles et les plus précieuses de la parfumerie. Ces parfums, fabriqués et conditionnés à la main, furent manufacturés comme des artefacts, suivant scrupuleusement tout le savoir-faire et l’expertise des ateliers de la maison. « Des matières rares, des parti-pris olfactifs osés, une création sans limite… Cette collection est le reflet d’une liberté que seul le vrai luxe peut permettre » résume François Demachy. Parmi ses senteurs, Bois D’argent souffle un vent intime et intimiste. Un parfum laissant sur son passage flotter des notes enveloppantes et singulières. Au cœur de ce bois, l’Absolu d’Iris de Florence, véritable fantasme de parfumeur, répand ses senteurs poudrées, à peine boisées, dans le ton d’un accord sensoriel ambré, épicé autour de l’Encens du Yémen et la Myrrhe de Somalie. A l’instar des mots de son compositeur, « Bois d’Argent se dessine comme un trait… Epuré, extrêmement contemporain. C’est un parfum qui, sous sa tendresse, cache une composition de haute précision. »

Une Nouvelle Version pour la Veste Bar Dior

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A quelques pas des Invalides, l’artiste Pietro Ruffo avait imaginé un décor décalquant la savane africaine. Dans la cour Vauban de l’Hôtel des Invalides, un jardin luxuriant fut ainsi recréé à partir d’une carte gravée en 1957 par Albert Decaris, retrouvée dans les archives de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne… Cette carte servie de point de départ à Maria Grazia Chiuri pour composer sa mappemonde rêvée. Au milieu des rhinocéros, lions et autres girafes en bois, les modèles défilaient ainsi pour présenter la seconde collection Haute Couture imaginée par Maria Grazia Chiuri pour la maison Dior. Intitulée « Mind the Map », c’est autant de diverses variantes du mythique gris Dior mais aussi et surtout celle de l’iconique veste Bar qui retinrent toute l’attention. « Christian Dior a traversé le monde dès 1947. Cette fois-ci, nous avons fait venir les cinq continents à Paris » a déclaré Sidney Toledano, PDG de Christian Dior.

Et c’est justement pour des aventurières en partance pour différentes sortes de conquête du monde que la directrice artistique de la maison a imaginé une pléthore de silhouettes finalement très proches de celles des premières exploratrices. Au milieu des laines pied-de-poule, des chevron de laine, ou encore des cachemire prince-de-galles, les pièces de la première partie du défilé introduisaient une flopée de matières au raffinement certain. « J’ai voulu utiliser des matières vraiment anglaises, celles que Monsieur Dior utilisait » explique la designer italienne. Mais c’est au moment de la seconde partie que se dévoile toute la sensualité de la femme Dior imaginée par Maria Grazia Chiuri

En haut, une veste tailleur Bar légèrement moins accentuée que l’original vient comme allurer une jupe à la transparence ô combien élégante. La complexion des deux apparaît illustrer comme nulle autre la rencontre entre l’héritage de Monsieur et la sensuelle féminité de la première directrice artistique de la maison. « On se souvient souvent des robes à fleurs de Monsieur Dior, des robes du soir, mais c’était un couturier qui faisait beaucoup de vêtements pour la journée, des vestes, des chemisiers » souligne-t-elle. « A cette époque-là, la haute couture était destinée au quotidien, pas uniquement aux occasions spéciales. » Et c’est justement ce qui se lit dans cette association entre veste Bar et jupon de tulle extra-long, fourni et brodé de plumes, plus à même de sublimer la femme Dior lors d’un cocktail. C’est une sorte de haute couture à explorer tous les jours à laquelle invite finalement Maria Grazia Chiuri.

Le pied-de-poule de Dior en quelques dates

1947 : Né initialement comme motif pour travailler la laine chez les bergers écossais, le pied-de-poule devient un tissu de mode pendant les années 1930, après avoir été utilisé par l’aristocratie Anglaise. A compter de 1947 il est devenu une vraie signature personnelle de Christian Dior et est progressivement entré dans ses collections.

1947 : Le pied-de-poule devient rapidement un élément clé de Dior. Christian Dior choisit ce motif pour orner le flacon du parfum Miss Dior. Mais Miss Dior sera seulement le premier. Diorissimo et d’autres parfums Dior montreront le même motif décoratif.

1959 : Pour la première fois dans l’histoire, Roger Vivier utilise le motif pied-de-poule pour une chaussure Dior.

1957 – 1960 : Le pied-de-poule est un must pour le nouveau directeur artistique Yves Saint Laurent, mais il commence à modifier formes, couleurs et structures du motif pied-de-poule.

1961 – 1988 : Le pied-de-poule est encore un élément clé des collections que Marc Bohan signera pendant deux décennies.

1989 – 1996 : Gianfranco Ferrè guide les femmes Dior dans une nouvelle ère mais le pied-de-poule est encore là, sur les vetêments féminins et les anguleux-masculins costumes pour femme.

1995 : Le sac «Lady Dior» est né. Et une version avec le motif pied-de-poule  ne pouvait être absente.

Les années 2000 : En tant que symbole de Dior, le pied-de-poule est expérimenté dans plusieurs secteurs: du Baby Dior aux chaussures, cosmétiques, lunetterie, montres.

1997 – 2011 : Perturbation c’est la vraie religion de John Galliano à la tête de Dior, mais le pied-de-poule est encore là. Toutefois, à un certain point il essaie de réinventer le pied-de-poule à travers le motif “CD” qui utilise les initiales de Christian Dior.

2012 – 2016 : Raf Simons choisit une solution à mi-chemin entre classicisme et innovation. Et le pied-de-poule est le principal protagoniste, plus que jamais depuis 1947. 

2017 : Maria Grazia Chiuri doit intercepter millennials, streetwear, style urbain et l’utilisation de nouveaux materiaux, dessins, formes et motifs innovants, mais le pied-de-poule ne cesse d’être protagoniste de la maison Dior.

Dior Restructure le Smoking pour sa Collection Anniversaire

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La collection Printemps/Eté 2018 de la maison Dior était spéciale pour bien des raisons. Tout d’abord, 2017 signe le début des célébrations des 70 ans de la maison de Monsieur. Puis, hasard du calendrier, c’est aussi l’année des 10 ans de Kris Van Assche à la direction artistique de l’homme Dior. Alors, lorsque la maison du 30 de l’Avenue Montaigne honore son héritage, c’est évidemment avec toute la magie que cet héritage exige. Le 5 Juillet prochain s’ouvre ainsi une exposition au Musée des Arts Décoratifs de Paris, comme une rétrospective s’amorçant sur les modèles originaux du fondateur. Et la semaine passée, lors de la Fashion Week Homme Parisienne, c’est tout le savoir-faire des ateliers masculins que Kris Van Assche mis une fois de plus au défi de sa créativité.

Baptisée Late Night Paris (fin de soirée à Paris), la collection trace avant tout une liaison sans pareille entre tailoring et streetwear. Ainsi, les coutures apparentes sur certains costumes mettaient en vedette de larges bolducs marquées à l’adresse de son atelier, N°3 de la rue de Marignan. Sous la verrière du Grand Palais transformé en discothèque, le smoking iconique de Dior s’éprend ainsi d’une liberté toute nouvelle similaire à celle d’une première nuit de fête… Techniquement, ce fut la réflexion sur le processus de composition du vêtement et une interrogation des proportions qui guidèrent le coup de ciseau du designer. Pour le Printemps/Eté 2018, la pièce mythique des ateliers masculins Dior se réinvente ainsi dans une savante déconstruction mêlant effets de volumes et audaces créatives dans des silhouettes impeccablement contrôlées.

Pantalons de costume oversize, le bas d’une veste de costume prise pour ceinture, un blazer sculpté tel un long manteau d’été dans une laine noir… L’homme de l’Eté 2018 s’amuse des codes et se présente dans un costume en léger décalage. La pièce remarquable de ce défilé est d’ailleurs la veste iconique signée Dior Homme qui ici se voit être coupée sans dos ou sans manche mais qui préserve toute la distinction de la maison lorsque se révèle une queue de pie taillée dans le biais ! Comme un clin d’oeil détonnant et rafraîchissant au passage à l’âge adulte, Kris Van Assche signe son défilé anniversaire de détails phares qui, assurément, feront école dans les années à venir.

Christian Dior – Esprit de Parfums, L’Exposition A Ne Pas Manquer

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Tout juste un an après que la dernière demeure du couturier-parfumeur, le Château de La Colle Noire, a réouvert ses portes dans la région de Grasse, le Musée International de la Parfumerie revient sur l’histoire des parfums Dior, en s’ancrant tout naturellement dans le paysage grassois. Né à la fin de la Belle Epoque, en même temps que la parfumerie moderne, Christian Dior n’aura de cesse d’injecter dans cette industrie toute sa passion et sa fascination pour les fleurs. Après avoir composé la silhouette de la Femme-fleur, Monsieur Dior s’invente aussi un destin de couturier-parfumeur.  En créant immédiatement le chypre Miss Dior pour accompagner les silhouettes du New Look d’un « sillage de désir », Dior ancre en réalité la parfumerie Française dans la région de Grasse.

De son jardin normand de Granville, en passant par ses années de galeriste dans le Paris des Années Folles jusqu’aux années sombres de l’Occupation où il trouve justement refuge dans la région grassoise avec sa famille, l’exposition retrace, ou plutôt, offre au visiteur la possibilité de déambuler dans l’enfance, la jeunesse puis la maturité d’un homme pas comme les autres. Dans sa dernière maison, le Château de La Colle Noire, l’homme avait planté des dizaines d’hectares de vignes, d’arbres, de roses de Mai, de lavandin et de jasmin ! Une passion d’ailleurs partagée par sa soeur Catherine devenue également cultivatrice, non loin de là, de fleurs à parfums.

Les parfums Dior furent ainsi imaginés pour constituer la touche finale indispensable des silhouettes – ici, des robes Miss Dior, d’hier et d’aujourd’hui, dialoguent ainsi avec les flacons de Diorama, d’Eau Fraîche, de Diorissimo ou d’Eau Sauvage, autant de créations iconiques imaginées par le maître parfumeur Edmond Roudnitska. Plus loin dans l’exposition, c’est toute une collection de flacons rares – des éditions de prestiges très limitées – qui s’offre au visiteur…  Pièces antiques et amphores de collection donc, le tout est à découvrir au cœur de la région de Grasse, du 15 Mai au 1er Octobre 2017.

 

 

Splendor De Dior : Une Collection Inédite De Maquillage

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Secret, rare, et précieux, l’esprit couture de Monsieur semble aujourd’hui être rappelé pour raviver une collection inédite de make-up. Imaginée par Peter Philips, l’artiste derrière la création et l’image du maquillage de la maison Dior, la collection synchronise l’exception des savoir-faire couture à une palette étourdissante. Le résultat : une collection de Noël qui en appelle à un look comme la quintessence de Dior – Splendor. Et Splendor c’est Diorific Matte Fluid, Diorific lipstick, Diorific vernis, Diorshow fusion mono et le Dior blush Splendor. Les rouges signent ici un bouche couture – mate et nourrie, celle d’une féminité sophistiquée et flamboyante. Affranchie.

Une beauté en mouvement, libérée et festive, tel est l’esprit de la collection Splendor – il y a du merveilleux, des étoiles dans cette édition Splendor. A la manière d’un artisan d’art, Peter Philips transpose la virtuosité des ateliers Dior autour de l’éclat du sequin. Cette féminité sophistiquée par une palette étourdissante – comme les fards Gold Diorific. Pour la première fois, l’atelier Vermont, brodeur d’art et partenaire privilégié de la maison Dior, met en effet son savoir-faire au service du maquillage. C’est ainsi que la synergie entre couture et beauté se révèle dans une  lumière d’or compacte embossée du fameux motif Dior brodé au fil d’ornements en sequins or. Texture exceptionnelle, ce sont des éclat d’or qui effleurent la peau… Un luxe feutré à déposer sur les pommettes, et les saillantes du visage, ou au creux du buste.

Le Dior Lady Art

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La maison Dior est connue pour la relation très particulière qu’elle entretient avec le monde de l’art – en faisant cette fois-ci collaborer six artistes Britanniques et Américains, la maison de Monsieur Dior repousse les limites de son savoir-faire. Ce projet consiste en effet en une véritable carte blanche donnée à ces artistes ; l’objectif : transposer leur univers tantôt fantasmagorique tantôt glacé au langage iconographique de la griffe Dior. Six artistes se sont ainsi vus confier les rênes du Lady Dior. Jason Martin, connu pour ses effets d’oscillation, a réalisé des tableaux monochromes monumentaux qui s’apparentent à des sculptures texturées. Pour Dior, l’artiste imagine des courbes hautes de presque 2 centimètres comme des accumulations de pigments. Sur le Lady Dior, l’oeuvre fut ainsi réalisée selon une technique particulière qui permet de travailler le cuir en lui procurant une ondulation unique et sensuelle.

Puis vint le tour de Daniel Gordon : loué pour son travail sur la couleur et l’art d’associer différents pigments pour générer des imprimés, l’artiste a réinterprété l’emblématique cannage en redessinant ses lignes graphiques. Rendus plus spontanés, presque naïves, les grigris Dior gagnent en poésie. Matthew Porter, le photographe qui apostrophe la lumière comme personne, fasciné qu’il est par le crépuscule et l’aube, surtout lorsqu’ils se posent sur les rues de San Francisco, reproduit pour la maison Dior l’une de ces scènes favorites. Sur le côté du Lady Dior, les éléments du cuir sont assemblés un à un pour recomposer une image inspirée de l’univers automobile et de l’art du camouflage. Mat Collishaw, lui, produit habituellement tour à tour des photographies ou des installations, prenant toujours la nature pour point de départ. Axé souvent dans le détail, il offre ici à Dior son univers très visuel, marqué par des thématiques telles que la vie et la sexualité. Inspiré de l’une de ses œuvres majeures, il créé sur le sac l’impression de deux papillons en très haute définition. Les ailes veloutés dans un soucis de réalisme, l’icône s’imprègne ainsi de la poésie des contrastes.

Dans le même esprit, Chris Martin a repris le dessin de la grenouille, issu de l’une de ses œuvres majeures – Frog 01. Composée de lignes abstraites de paillettes, il ajuste la création Dior en y incrustant des personnages historiques et des scènes cachées à l’oeil dans un premier temps, rendant ainsi le Lady Dior encore un peu plus ludique. Enfin, Ian Davenport réalise ses œuvres en appliquant la peinture à l’aide de seringues sur des plaques d’aluminium ou d’acier inoxydable. Le résultat : des rayures verticales colorées où ce mélange pour se rencontrer des nuances inédites ! C’est cette essence que l’artiste apporte à Dior en réalisant une séquence de lignes extraites de sa série Colorgall. Adaptées à même le cuir ! Dans la boutique de Miami, dans un pop-up store à Los Angeles, puis en Corée, à Londres, en Chine, à Dubaï et à Paris, ces dernières versions du Lady Dior se dévoileront ainsi en cours des mois à venir. Attention, les Dior Lady Art sont une édition très limitée.