La Petite Veste Chanel Version Matelassée de l’Automne/Hiver 2018

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La petite veste Chanel signe une silhouette aussi identifiable que le double C. Réinventée chaque saison autour d’un gimmick innovant, c’est en version matelassé car pensée pour une activité extérieure, que Karl Lagerfeld la conçoit pour la saison prochaine. Fluidité, souplesse, et chic, la petite veste Chanel incarne en effet tout de l’ADN de la maison de la rue Cambon. Et c’est à en Autriche, à Salzbourg, que Gabrielle Chanel la pense pour la première fois. Là, dans l’hôtel où elle séjourne, la dame aux camélias croise un liftier dont l’uniforme appelle à elle l’idée d’une veste à quatre poches…

            Ainsi, la petite veste Chanel de l’Automne/Hiver 2018/19 se pense au prisme d’un autre des codes mythiques de la maison. Teinte en noir et blanc, signature même de Gabrielle, la petite veste décline ici une inspiration un brin plus sportswear. Il faut dire que l’époque est à l’activité outdoor et, dans cet hymne à l’automne, Karl Lagerfeld n’oublie pas de célébrer une autre de ses textures sophistiquées et non moins iconiques. Ici adapté pour faire face à des températures fraîches, le matelassé vient en effet signer la pièce-phare de la saison prochaine. Devenu texture emblématique de la maison, Coco se l’est là encore appropriée d’après des gilets portés par les palefreniers qui travaillaient dans les hippodromes…

             Muée en doudoune ultra-chic, l’iconique petite veste de tailleur sans col signe ici l’intérêt même d’une pièce de la rue Cambon. Comme le précise Karl Lagerfeld « Chanel, c’est la vie même, des vêtements qui ont une possibilité de vie. » Portée par la mannequin Adesuwa Aighewi, la pièce phare de la saison prochaine devient donc porteuse de l’idéal de la mode Chanel – une mode qui se vit, se porte, se touche et se réinterprète à l’envie…

Le Sac Camélia Perlé de Chanel de l’Automne/Hiver 2018

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            La maison Chanel a une nouvelle fois surpris et ébahi ses invités en reconstituant une forêt sous la nef du Grand Palais. Très réaliste, le décor se composait en effet de véritables arbres dénudés par la saison, et d’un sol complètement couvert d’un feuillage d’automne ; parfois signé d’un double C doré. Ainsi transformé en sous-bois automnal, le lieu habituel des présentations Chanel centré tout le propos de la saison à venir : le directeur artistique emporte ainsi la femme de la rue Cambon vers des activités très outdoors. Mais voilà, la femme Chanel n’est pas du genre à renoncer à son élégance – quel que soit ses impératifs. Et c’est ainsi qu’au milieu des tailleurs tweed réinventés et des petites vestes matelassées, défilait une pièce aussi exquise qu’inspirée.

            Le sac Camélia perlé est en effet la pièce-phare du défilé. Elément totémique de l’univers de Gabrielle, le Camélia est un sujet travaillé jusqu’à l’émerveillement. Piquée aux toilettes de Dandys par Coco elle-même, la fleur avait pour elle « la délicatesse de n’exhaler aucun parfum, pour mieux offrir aux femmes la liberté de choisir le leur. » L’harmonie parfaite de ses pétales en a fait l’élément central de plus d’une création. Alors, lorsque pour l’Automne/Hiver 2018/19, Karl Lagerfeld le transforme en sac du soir étincelant, c’est là encore pour mieux sophistiquer les tenues outdoors de cette collection.

            Une sophistication poussée à l’extrême donc, qui pioche dans la grammaire iconique de la maison de la rue Cambon un nouvel accessoire aussi désirable que captivant. Ce sac Camélia perlé a en effet tout de la pièce de la saison prochaine – c’est là toute la grâce de la nature que célèbre le couturier. Une nature qui ne cesse de surprendre par sa parfaite symétrie, et l’allure incomparable de sa création. À la fois forte et fragile, la nature ne cesse de léguer aux hommes toute sa beauté et sa pureté – et c’est exactement ce renouveau perpétuel du beau et du raffinement que délivre Lagerfeld dans sa collection Automne/Hiver 2018/19. Une collection applaudie par les ambassadrices de la griffe ; les élégantes que sont notamment Keira Knightley, Vanessa Paradis et Alma Jodorowsky.

Le Tailleur Chanel avec Basques de l’Automne/Hiver 2018

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Sous la nef du Grand Palais, la maison Chanel a bel et bien fait pousser une forêt éphémère pour célébrer tout le charme de l’automne. Le sol recouvert de feuillages, les arbres dénudés de leurs feuilles – Karl Lagerfeld parle d’un été indien ; d’une saison hautement poétique. Et pour vêtir une femme Chanel éminemment tournée vers les activités forestières, cette saison, le directeur artistique réinvente le mythique tailleur de Mademoiselle, twisté de basques ponchos !

            Taillé dans un tweed classique et duveteux, le tailleur Chanel avec basques de l’Automne/Hiver 2018/19 signe la silhouette idéale pour une balade en forêt. « Chanel, c’est la vie même, des vêtements qui ont une possibilité de vie » précise d’ailleurs Karl Lagerfeld. Et il est vrai que Coco elle-même a cherché à composer des toilettes, des pièces comme autant d’éléments favorisant et accompagnant l’activité extérieure de la femme. Toujours aussi sublime, le tailleur Chanel réchauffe ici la mannequin Felice Noordhoff dans une version inédite aux teintes automnales.

            Le col net et épais, la silhouette longue et les épaules carrées – le tailleur Chanel avec basques de l’Automne/Hiver 2018/19 s’évase légèrement à la manière de doubles ponchos horizontaux. Et c’est bien là toute la force et le caractère de cette pièce iconique : une façon d’épouser toutes les lignes, toutes sortes de volumes sans ne jamais rien compromettre de l’allure emblématique de Chanel. Le temps n’a en effet pas d’emprise sur les icônes, le style et l’allure de la maison de la rue Cambon – une allure qui, assurément, saura convaincre les égéries de la maison. Les ambassadrices que sont Keira Knightley, Vanessa Paradis, Alma Jodorowsky, Marie Bäumer ou encore Lily Allen.

Les Sacs Boy, 11.12 et Gabrielle Chanel en Campagne avec Kaia Gerber

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Pour introduire au public sa collection inédite de sacs Chanel Printemps/Eté 2018, Karl Lagerfeld a choisi de capturer l’aura et l’allure sans pareille de Kaia Gerber. La fille du top model Cindy Crawford incarne ici la femme Chanel — ou plutôt la relation, l’histoire et la passion entre une femme et son sac, fidèle compagnon parmi les fidèles. Il faut dire qu’un sac Chanel renferme un univers ; d’un 2.55 se dégage toujours une émotion, des souvenirs, une authenticité. Pour cette campagne, le directeur artistique de la maison de la rue Cambon a ainsi figé l’image de Kaia Gerber au cœur même de l’appartement de Gabrielle Chanel. 

Sur ce mythique canapé en daim couleur fauve, Coco avait l’habitude d’être entourée de ses mannequins ou de ses amis intimes… Cette fois, Kaia Gerber prend la pose devant l’objectif du Kaiser pour raviver la légende même de Chanel. Et les clichés sont un concentré de rêve — en même temps qu’ils mettent en vedette les nouvelles pièces sensationnelles de la collection Printemps/Eté 2018, les photos de la campagne Chanel illustrent une humeur, un chic, une élégance… 

Minutieusement façonnées, les pièces sont aussi l’illustration même de l’histoire de la maison. Car cette campagne met avant tout l’accent sur la diversité des sacs Chanel. Le sac 11.12, tantôt en tweed richement brodé ou ludique dans son corps de PVC coloré transparent, se fonde naturellement à l’atmosphère éternelle de l’appartement de Chanel. Le Boy quant à lui, témoigne de l’attrait de Coco pour le masculin/féminin… Dernier né des sacs de la Maison, le Gabrielle est lui aussi présent ici. Son volume et sa souplesse ainsi posés sur une base rigide viennent le distinguer des autres pièces de la maison. Avec une campagne composée comme un manifeste de mode, Karl Lagerfeld conte l’histoire d’un accessoire devenu indispensable — l’histoire d’une femme, de toutes les femmes. 

La Botte Chanel Version Automne/Hiver 2017

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Il y a longtemps déjà que la botte Chanel a une place de choix dans le dressing de Mademoiselle. Il faut dire que la couturière a cherché tout au long de sa carrière à imposer un vestiaire puisant son évidence dans une apparente simplicité. Dans cette élégance aussi inspirée que racée, Coco Chanel a évidemment pensé chaque courbe, chaque point de couture, chaque couleur pour elle-même avant de l’imaginer sur les autres. Ainsi lorsqu’en 1957, Mademoiselle Chanel revient sur le devant de la scène, c’est pour donner « le dernier point d’élégance » à sa silhouette. L’escarpin bicolore est ainsi conçu de façon à permettre aux femmes de « faire le tour du monde avec quatre paires de chaussures. » Des mots même de la couturière, un intemporel vaut donc mille et une petites extravagances.

            Si la saison dernière, Karl Lagerfeld remettait à l’honneur le mythique escarpin sling-back, il honore cette saison une autre des pièces fétiches de la Dame aux camélias : la botte, elle aussi bicolore. Il est évident que ce soulier à l’aura plus qu’éternelle a depuis longtemps fait son apparition dans les collections du Kaiser. Depuis que celui-ci a repris les reines de la griffe en 1983, les bottes réapparaissent comme l’élément clé du vestiaire de Coco. Pour autant, celle-ci n’en a jamais dessinées pour ses collections – elle préférait les porter en toutes circonstances, des circuits des courses hippiques à ses week-ends passés à Eaton Hall chez le duc de Westminster, dans les années 20… En 1958 donc, elle associe pour la première fois son tailleur en tweed plus qu’iconique à une paire de bottes, le tout porté par Marie-Hélène Arnaud, son mannequin favori. Ces bottes sont signées Raymond Massaro ; pour leurs apporter plus de souplesse, il les coupent dans une feutrine exclusivement bleue, presque noire ou parfois blanche et bleue… Et, de cette association de goût l’on retient tout particulièrement la pirouette de Coco : « Mes chevilles gonflent un petit peu et avec les bottes, on ne voit rien ! Un jour, on les fera pour la collection » lui confie-t-elle un jour.

   Déjà, dans les collections Prêt-à-Porter Automne/Hiver 1991 et 1996, on retrouve l’allure motarde de ces bottes. Elles s’habillent de caoutchouc, version bottes de pluie dans la collection de l’Automne/Hiver 1994… En 2006, le soulier se fait cuissarde. Lacées jusqu’aux genoux, brodées, ornées de noeuds ou de rubans de gros-grain, les bottes font aujourd’hui partie intégrante des codes Chanel… Et voici que pour sa collection Automne/Hiver 2017, Karl Lagerfeld décide de mettre à l’honneur la pièce du quotidien de Gabrielle Chanel dans une version un brin plus citadine. Pensées bicolore, en daim et satin, les bottes tant désirées de cette saison s’arrêtent sagement à mi-mollet… Raffinés au possible, les veaux suédé beige, vert canard, bourgogne, bleu nuit ou roi, aubergine, rouge ou brique accompagnent les courbes du soulier dans un chic comme trop longtemps oublié. Comble de l’élégance du numéro 31 de la rue Cambon, la signature Gabrielle Chanel, sous-titrée Coco, gravée dans la peau… La ponctuation distinguée d’une ligne hautement intemporelle en somme.