La Cendrillon de Repetto, une Icône Timide et Bouleversante

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Cette histoire c’est celle de la Cendrillon de Repetto qui quitta les planches de l’opéra pour faire un triomphe en ville et qui, aujourd’hui encore, récolte les applaudissements et les faveurs des femmes. En effet, la Cendrillon se décline dans toutes les couleurs possibles, elle s’habille de fluos et de tons pastels en parallèle des couleurs basiques telles le noir, le rouge ou le blanc. La multitude de couleurs proposées s’allie à la diversité des matières : le vernis, le chèvre velours cristal,le mekong, le veau, l’agneau ou encore la chèvre crispée.

Echancrée jusqu’à la naissance des orteils, ornée d’un petit nœud en coton qui en réalité permet l’ajustement de la chaussure à notre pied, haute ou frôlant le sol, la Cendrillon sublime toutes nos tenues par son côté intemporel toujours à la pointe de la mode.

Cependant, il est difficile de parler de la Cendrillon sans parler de l’histoire de la maison Repetto, puisqu’elle en a fait la renommée et le triomphe. En effet, c’est en 1947 que sa fondatrice, Rose Repetto, a l’idée innovante de coudre à l’envers la semelle du chausson de danse avant de la retourner, afin de soulager les pieds sur-sollicités de son fils, le danseur classique Roland Repetto. Cette technique, appelée le « cousu-retourné », fait alors office de révolution pour les danseurs car elle permet d’amortir les chocs. Cette nouvelle ballerine rencontre tout de suite un franc succès grâce à la notoriété de Roland Repetto et sera portée par les étoiles de l’opéra Garnier que sont Béjart, Noureev ou Barychnikov  mais il se cantonnera d’abord au milieu de la danse.

Pour que le destin de la Cendrillon devienne celui d’une icône, il faudra attendre 1956, date de sortie du film Et Dieu créa la femme dans lequel Brigitte Bardot, sur demande personnelle,  arbore pour la première fois une paire de ballerines rouges vernis. La révolution est en marche, la Cendrillon est née. Dès lors, les femmes s’approprient le soulier afin d’être élégante tout en gardant un certain confort et la ballerine devient un incontournable classique.  Par la suite, d’autres femmes emblématiques porteront cette ballerine telles que Audrey Hepburn, ou plus tard Angélina Jolie et Sofia Coppola.

Aujourd’hui la Cendrillon cristallise toujours les valeurs de la maison et de sa fondatrice, pour qui le savoir-faire était primordial voire même une des clefs du succès. Ainsi, la méthode du « cousu-retourné » n’a pas changé et est réalisée à la main dans les ateliers de Saint-Médard d’Excideuil par les artisans façonniers, dans le respect de la tradition. La seconde clef du succès de la marque réside certainement dans ses efforts de perpétuelle innovation ce que nous prouve la grande diversité des modèles proposés mais aussi la mise en place de la personnalisation de la ballerine dans les Ateliers Repetto.

La Cendrillon de Repetto porte donc en elle le souvenir de cette histoire si particulière, quelque peu porteuse d’une nouvelle icone féminine, toujours empreinte de danse classique, façonnée dans la tradition, sans manquer de modernité et de fraicheur, et autorise les femmes à danser sur les planches de la ville telles les étoiles à l’opéra. 

Le Richelieu Zizi de Repetto

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Paris, 1947: l’histoire de la maison Repetto voit le jour. Rose Repetto, mère du chorégraphe et danseur Roland Petit, conçoit ses premières pointes et demi-pointes sur les conseils de son fils. Grâce à la technique du cousu retourné, elle fabrique des chaussons au confort sans égal, idéaux pour l’exécution de pas-de-bourrée, arabesques et autres entrechats. Des chaussons qui ne tardent pas à séduire les étoiles du monde entier. Rudolf Noureev, Maurice Béjart, Mikhaïl Barychnikov ou encore Carolyn Carlson, tous se hâtent dans l’atelier de la couturière situé non loin de l’Opéra National de Paris.

En 1956, Brigitte Bardot fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. Pour le tournage de la scène du mambo, l’actrice fait alors appel au talent de la créatrice. Elle lui demande de confectionner une paire de souliers légers, souples, dénudés… qui laissent entrevoir la naissance des orteils. Rose Repetto signe alors un modèle en cuir rouge carmin : les ballerines Cendrillon, rebaptisées plus tard B.B. Le succès est au rendez-vous. La première boutique de la maison ouvre ses portes rue de la paix à Paris en 1959. Désormais mythiques, les ballerines de ville Repetto foulent le pavé des rues de la capitale, accessoires indispensables aux pieds de toutes les demoiselles en mini-jupe, chemise vichy nouée à la taille.

C´est un peu plus tard, dans les années 70 que le modèle Zizi voit le jour. Inspiré des chaussons pour danseurs de Jazz, ce modèle est fait d’un cuir doux et fin qui suit les mouvements du pied à la perfection. C’est au tour de Serge Gainsbourg de tomber sous le charme de la Maison et il adopte alors les richelieux blanc à lacets, ces fameuses Zizi, créé par Rose pour sa belle-fille, la meneuse de revue Zizi Jeanmaire. Dégotées au début des années 1970 par Jane, celle-ci explique: « Serge cherchait des gants pour ses pieds, car il avait horreur de marcher. » C’est en glissant son pied nu dans le chausson de jazz blanc au cuir très agréable qu’une autre légende fut née.

« Repetto à perpet’ », se plaira-t-il à dire, lui qui en achetait plus d’une trentaine de paires par an. En effet, on a du mal à imaginer Gainsbourg sans ses Repetto, c’est dans l’imagerie populaire de Gainsbourg, et pourtant il y a bien eu une première fois. Après cette fameuse fois, il ne les a plus quittées. Il a fait école, d’ailleurs: une bonne partie de la jeune scène française marche toujours sur ses pas en Zizi, de Mathieu Chedid à Bénabar en passant par Thomas Dutronc. Aujourd’hui, ce modèle phare reste un must-have pour les hommes comme pour les femmes. Naissance d’une icône, réinventée à chaque saison dans de nombreux coloris – souvent acidulés.

Les Ballerines Repetto

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En 1959, Brigitte Bardot, la célèbre héroïne de « Et Dieu Créa la Femme », commande le modèle Cendrillon couleur carmin pour les besoins de son rôle. Tout comme leur propriétaire, la ballerine Repetto s’élève rapidement au rang d’icône. Et devinrent le symbole d’une élégance Made In France. L’année qui suit, c’est au tour d’Audrey Hepburn de chausser les légendaires souliers dans son film « Drôle de Frimousses ». A l’écran comme dans la vie, les petits chaussons occupèrent une place primordiale dans la garde-robe chic et classique de l’actrice. Jacky Kennedy devint rapidement adoratrice des ballerines Repetto – qu’elle associait à un pantalon Capri, des lunettes-mouches et un foulard. Ni plus, ni moins qu’un style effortless-chic.

Encore aujourd’hui, l’intemporel soulier Repetto demeure synonyme de grâce et de prestige. La griffe, nous offre une fois de plus, une déclinaison de l’incontournable ballerine Cendrillon, en bleu, en rouge, en beige, en cuir, en chèvre velours, en veau verni, et continue ainsi de combler toutes nos envies.