Dior Lady Art, la Seconde Collection

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C’est en novembre 2016, à Art Basel Miami, que la maison Dior introduisait le projet Lady Art – le plot : un sac iconique, intronisé par la princesse Lady Diana lors d’une visite à Paris, revisité par des artistes de renom. Les beaux-arts sont depuis longtemps au cœur de la création Dior – déjà du temps de Monsieur, nombre de ses amis comptaient pour être les artistes les plus influents de leur temps. Des noms comme ceux de Max Ernst, Alexander Calder, Alberto Giacometti et Pablo Picasso furent en effet exposés dans la galerie de Christian Dior. C’est cet héritage que retravaille aujourd’hui Maria Grazia Chiuri ; on se souvient notamment de sa collection Printemps/Eté 2018 qui mettait en vedette l’artiste Niki de Saint Phalle. 

Cette fois, pour Dior Lady Art #2, la maison s’associe à dix artistes contemporains venant du monde entier, et notamment de Grande Bretagne et des Etats-Unis. Des artistes qui sont des figures contemporaines dans l’art, tels Friedrich Kunath, Jamilla Okubo, et Spencer Sweeney. Ce-dernier justement transforme le Lady Dior en œuvre kaléidoscopique à travers sa matière de prédilection, les facettes miroir d’argent. Après plus de 60 tentatives, l’artiste, basé à Seoul, parvient à mettre au point un Lady Dior éblouissant et hautement captivant. Une exubérance qui sied si bien à la magnanimité des lignes du sac. 

Autre sac à retenir, celui de David Wiseman qui achève d’étonner avec ses fleurs perforées sur du veau métallisé  : « Mes sculptures en céramiques, en bronze, en argile commencent toujours par un dessin. J’imagine ensuite comment les différents éléments, souvent inspirés, par la nature s’assemblent. J’ai suivi le même processus pour ce sac. J’ai d’abord imaginé un motif floral que le travail sur le cuir perforé permet de révéler. » Enfin, la pièce la plus hypnotique, peut être, est celle de Friedrich Kunath – un arc en ciel aux couleurs du coucher de soleil Hollywoodien : « Je suis né en Allemagne de l’Est et je travaille à Los Angeles. J’aime explorer le tiraillement entre tristesse et optimisme. Ici, j’ai voulu évoquer le graphisme d’une serviette de plage de Venice Beach avec l’idée d’une journée d’hiver parisienne mélancolique. L’arc-en-ciel est un clin d’oeil à mes peintures. » Ceci donne vie à un Lady Dior en velours imprimé en relief et nuage en cuir d’agneau… Des pièces d’exception à découvrir dès à présent.  

Le sac Dionysus, Icône du Nouveau Siècle

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Avant d’être l’un des directeurs artistiques les plus gonflés et les plus créatifs du paysage mode de ces dernières années, Alessandro Michele officiait au sein de la maison Gucci à la tête de la création des accessoires. 14 années de présence au sein de la maison Florentine, dont 8 passées aux côtés de sa prédécesseure Frida Giannini. Et lorsqu’en 2015, Michele est nommé à la direction artistique de la maison, l’homme enchante bien au delà du monde de la mode, et ce, dès sa première collection. Parmi cette explosion de créativité, qui par le même temps remet Milan au centre de la fashion planète, critiques, journalistes et fashionistas repèrent déjà une pièce hors du commun : le sac Dionysus, un inédit.

Dans le plus grand respect du savoir-faire et de l’histoire de la maison Italienne, Alessandro Michele vient en effet d’insuffler un tout nouvel aspect aux codes de la griffe. En empruntant la toile monogramme si iconique dans l’univers Gucci pour l’apposer sur un sac à forme réduite, Michele actualise notamment le mythe de Dionysos. Dévoilée lors du défilé Automne/hiver 2015, la pièce instaure une nouvelle signature Gucci – le fermoir à tête de tigre. Scellée du sceau appartenant au Dieu de la vigne, du vin, de l’ivresse et du théâtre, l’icône de la maison est à présent un sac dépoussiérant toutes les normes pour laisser entrer le public dans la folie de la créativité. Et le succès est au rendez vous.

L’an passé, la ligne Dionysus s’agrandissait de huit nouvelles déclinaisons – des pièces placées sous le signe du voyage, largement inspirées de huit des grandes villes du monde. Mais ici, c’est bel et bien le dandysme, l’androgynie, la Renaissance Italienne et la flamboyance Gucci des 70’s qui embrasent la beauté de la pièce. Mieux, la maison a aussi mis en place la possibilité d’un DIY – abeilles, libellules et papillons, Gucci a vu les choses en grand pour cet objet du désir, pensant même à mettre à disposition de sa clientèle des cristaux Swarovski pour la customisation du Dionysus. Indéniablement, le sac Dionysus est l’icône du nouveau siècle.

Les sacs Gucci profitent d’un savoir-faire inaltérable , depuis 1947 , date de sa création l’un des sacs les plus connus refait son apparition lors des défilés printemps-été 2010 et Automne-hiver 2017-2018 : Le sac Gucci Bambou, inspiré des selles de cheval.

 

Le Sac Lady Dior Printemps/Eté 2016

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« Le couturier le sait : chaque femme est une princesse. » Pièce iconique née d’une volonté de capturer l’allure couture de la maison Dior, le sac diffuse l’allure de Lady si chère à Christian. Élégant, porté main, c’est en 1994 que Chouchou sort des Ateliers, marquant ici une rupture audacieuse et avec les tendances maxi de l’époque.

Deux ans plus tard, le voilà intronisé ‘Lady Dior’ au bras de la princesse Diana qui, en visite à Paris, s’est vu souffler le nom du doux inconnu. Dès sa sortie en boutiques, le succès est immédiat ! Aujourd’hui, c’est à la belle et talentueuse Marion Cotillard que le sac doit ses lettres de noblesse. Sac référence de la maison, les quatre lettres Dior se balancent au gré des mouvements de l’élégante dans un léger tintement. La poignée, en forme d’arceau, symbole elle le geste féminin exprimant sans atours la gestuelle couture.

Cette saison, la maison édite de toutes nouvelles versions – et la campagne en capture toute particulièrement deux. Sous l’objectif du photographe allemand Peter Lindbergh, du bout des doigts, Marion Cotillard expose sur les quais de Seine le Lady Dior dans une atmosphère aussi envoutante que poétique. La pièce en cuir noir surpiqué du motif cannage ornée d’une large bandoulière brodée de cristaux, et le modèle métallisé avec un microcannage, qui évoque le motif des assises des chaises de Napoléon III, n’ont pas fini de nous hypnotiser!

La Nano Malle Louis Vuitton Printemps-Été 2016

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Ce fut une collection futuriste qui défila la semaine passée à Paris sous la bannière Louis Vuitton – une collection composée comme la fusion des derniers résultats de la technique jumelés au savoir-faire ancestral de l’artisanat Vuitton. Et, pour la première fois depuis son arrivée au sein de la direction artistique de la maison, l’un des designers les plus intrépides de sa génération impose sa patte cybernétique au sein de l’identité Louis Vuitton. Le luxe se fait urbain, comme une évidence. Entraîné dans une néo-métropole, le futur engageant imaginé par Nicolas Ghesquière est tout simplement fascinant : une allure futuriste mais réelle, accentuée par des motifs galactiques tirant vers le gris et le bleu, à l’image du cosmos. Sur ces silhouettes très conquérantes, Ghesquière vient pourtant imposer le monogramme LV, estampillé sur des vestes et des blousons en cuir… Oui, le Printemps-Été 2016 est tout de cuir et de métal chez Louis Vuitton.
Conquérantes, dynamiques et incroyablement censées, les silhouettes ayant défilé la semaine passée jouent des contrastes et des superpositions chères à Nicolas Ghesquière : les cuirs souples jamais agressifs élèvent l’allure Vuitton vers un pragmatisme très avant-gardiste. Et c’est ainsi que les looks s’affranchissent des carcans de la féminité. Les silhouettes ont en effet un côté androgyne, avec des gilets d’homme, des pantalons ou bermudas fluides… Et comme à chaque saison depuis son arrivée, Ghesquière aime actualiser les pièces iconiques de la maison Louis Vuitton au contact d’un flow crazy-cool. Pour la saison prochaine, la mini-malle LV imaginée l’an passé se présente cette fois-ci dans une version nano : des courbes inédites, à portabilité extrême. En cuir épi, décoré ou non, la nano-malle Louis Vuitton possède des coins circulaires ; une forme inédite et fantaisiste donc, qui se porte du bout des doigts au travers d’une hanse pas plus grande que cela ! L’espièglerie assumée de Ghesquière vient donc ici mettre au monde un nouveau sac iconique pour la maison Louis Vuitton – assurément !

L’Attaché-Case Louis Vuitton – Automne/Hiver 2016

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Pour la saison prochaine, Kim Jones a choisi pour cœur de sa collection l’allure du dandy-esthète à la française ; et, qui mieux qu’Alexis, alias le baron Rédé, pour l’incarner ? Peu soucieux de célébrité médiatique, Alexis Rosenberg a vécu d’élégance et de goût, dans un faste qui éminemment séduisant. Ainsi fut l’homme qui servit de point de départ à la collection Automne/Hiver 2016 de la maison Vuitton. Chic, non ?

Sur les vêtements, l’influence se traduit le long de teintes un peu en sourdine, un calibre de tenue militaire, et une esthétique plus ancienne marine française qu’artiste embourgeoisé. Tout en sérénité, Kim Jones aime ainsi à diffuser une masculinité racée, affirmée et charmante quand, au passage d’une chemise de soie, c’est Jean Cocteau, autre figure marquante de la période Art Déco, qui semble avoir été convoqué pour la saison prochaine.

Mais le directeur artistique n’en oublie pas l’utilité et l’ornement qui sont des thèmes constants chez Vuitton. Une maison dont l’objectif principal fut d’accommoder sa clientèle au changement d’époque ne peut aujourd’hui prétendre y soustraire. Jones a ainsi assombri les cultismes toiles monogramme dans une version noire et gris sombre, baptisée Monogram Eclipse. Mieux, portant haut la symbiose entre vêtements et accessoires, il a créé un intérieur doublé en miroir et conçu comme une mallette hyper-luxueuse… Un must-have, tout simplement !