Le Flou Givenchy en Vedette Haute Couture de l’Hiver 2018- 2019

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La maison Givenchy renoue avec l’essence couture et les techniques phares initiées par Hubert de Givenchy – une couture décontractée et enveloppante ; éminemment chic ! Baptisé ‘Caraman’, du nom de l’hôtel particulier qui abrite depuis toujours les ateliers au 3 Avenue George V, ce nouvel opus Haute Couture signé Clare Waight Keller est un hommage. « L’inspiration était Hubert de Givenchy, l’homme qui saisissait la beauté et la modernité. Je voulais célébrer cela [ …] Il m’a dit d’être forte. Il croyait à l’élégance, il croyait au chic. J’ai senti qu’il me fallait respecter sa vision de la femme dans cette collection. »

La semaine passée à Paris, les jardins des Archives Nationales résonnèrent ainsi aux notes de ‘Moon River’, interprétée par Audrey Hepburn. Le style Givenchy est si intrinsèquement lié à l’actrice que Clare Waight Keller a pioché dans cette sorte de raffinement désinvolte le mouvement de ses silhouettes. Il en résulte un dialogue inédit et contemporain entre flou et tailoring – une femme mi-romantique mi-guerrière subtilement incarnée par Kiki Willems. « Je me suis immergée dans les archives et j’ai réalisé qu’Hubert avait cette épaule fantastique, qui donne une touche masculine géniale à la silhouette. Ça fait partie du langage que je suis en train de développer » précise Clare Waight Keller.

La silhouette est audacieuse. Ainsi mêlées, teintes rouge et nacré, lignes structurées et vaporeuses viennent introduire la nouvelle femme Givenchy Haute Couture de l’hiver 2018 -2019– une femme sensuelle mais puissante ! Tout le défi fut, dit-elle, de créer « un sentiment d’harmonie – de crée quelque chose de flottant. Mais en utilisant des matières modernes qui n’étaient pas à la disposition d’Hubert. » Des soies riches, du velours Français, du cuir doux, des techniques d’assemblage Japonaises… Le look ici illustre à merveille le propos initié longtemps déjà par Hubert de Givenchy ; la véritable Haute Couture, celle qui parvient à lier les extrêmes dans une robe du soir fantaisiste et pourtant allurante. Une pièce pensée dans l’unique but de sublimer la femme ; dans un mouvement d’extrême fluidité !

Doria Arkoun

 Les Steve McQueen de Persol

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Beaucoup de célébrités ont rendu culte un modèle ou une marque rien qu’en  la portant. On pense bien sûr aux  lunettes rondes de John Lenon, aux montures oversize de Audrey Hepburn ou plus récemment aux Tom Ford Snowdon de James Bond. Parmi une de ces montures devenues iconiques, on peut citer sans hésiter les lunettes PO0714 dites « Steve McQueen » de chez Persol.

La marque italienne, connue pour ses produits solaires de grande qualité et au charme rétro possède un savoir-faire historique. En effet l’entreprise, créée en 1917, reste une référence dans le domaine de l’optique avec de nombreux brevets déposés et des modèles cultes, parfaitement identifiables.

Celui qui nous intéresse est le modèle PO0714, une monture aviateur inspirée des 649, les lunettes légendaires de Persol. Les 649 possèdent déjà toutes les caractéristiques de la marque : le système Meflecto visible par les deux traits métalliques présents sur chacune des branches, permet à la monture de s’adapter à votre visage. La flèche suprême, charnière inspirée du glaive des héros de l’antiquité, est à la fois fonctionnelle et esthétique.

Les PO0714 reprennent tous ces éléments, mais avec une fonctionnalité supplémentaire non négligeable : elles sont pliables, ou comment associer l’utile à l’agréable. Le modèle, lancé dans les années 60,  a ensuite été popularisé par Steve McQueen qui le porte dans le film L’affaire Thomas Crown, sorti en 1968 où l’acteur donne la réplique à Faye Dunaway. Le succès est tel que la star donnera son nom aux lunettes devenues cultes. Disponibles en différentes coloris, les Steve McQueen originales restent celles à la monture havane claire et aux verres bleus, portée par l’acteur dans le film. La monture existe maintenant en une version plus fine, la PO9714S, disponible en Solaire mais aussi Optique, et toujours pliable.

Retrouvez toute la collection Persol sur le site Easylunettes.

Le Double T De Tod’s S’Affiche Multiple Aux Bras Des Célébrités

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La manufacture Tod’s a toujours entretenu une relation très étroite avec les célébrités de son temps –  Audrey Hepburn, Cary Grant, Steve McQueen, Lady D, Catherine Deneuve, Hillary Clinton, Caroline de Monaco, Jack Nicholson ou encore Sharon Stone devinrent les égéries officieuses du mythique mocassin. Répondant au même concept de luxe, tant il conjugue à l’expérience le savoir-faire des meilleurs artisans, le Tod’s Double T se réinvente cette rentrée au bras des stars d’aujourd’hui.

Dans une version Tatoo tout d’abord, une édition très limitée lancée pour la réouverture de la boutique de Londres. Mais voici que le sac se décline aussi en version pochette avec pompon et surpiqures en cuir, pochette en cuir graphique ou encore dans un modèle cartable. Sa particularité : la boucle signature double T en métal argent confère ici une allure toute en chic et en glamour.

Rouge, cognac, violet, teinte blanche, noire ou bronze… La pièce a rapidement su conquérir les belles du jour. Au bras de la mannequin Alessandra Ambrosio dans sa version tan, crème pour Jessica Alba, le Double T se fait aussi pop à l’épaule d’Olivia Munn – il existe après tout tant de possibilités pour le Double T ! 

Le Parfum L’Interdit de Givenchy

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L’Interdit est un parfum d’amitié, un parfum capturant dans une essence sans pareille la rencontre imprévue mais sublime entre un couturier et sa muse, entre un homme et une femme : Hubert de Givenchy a 27 ans lorsqu’il fait la connaissance d’Audrey Hepburn. L’actrice, tout juste découverte, se pose en figure de proue d’une nouvelle féminité. Il faut dire qu’Audrey est en rupture avec la vogue des années 50 : filiforme, quasi-androgyne, gracieuse et gracile, elle est à mille lieues des femmes voluptueuses et autres pin-up blondes que le tout Hollywood s’arrache, à l’instar de Marilyn Monroe et Jayne Mansfield. Audrey Hepburn est différente : elle est chic, sophistiquée et romantique. Et c’est ainsi que la composition olfactive d’Hubert de Givenchy ne put être autrement faite.

 «Sans être sulfureux, l’Interdit évoque une séduction passionnelle » Françoise Donche, olfactologue chez Givenchy. Comme Audrey, la fragrance est outrageusement féminine. Imaginée pour une femme de charme, d’esprit et de style, elle est aussi le parfum d’une femme exclusive. Lorsque Hubert de Givenchy décide de commercialiser ce parfum, la star qui le porte déjà depuis trois ans lui répond : « Mais, je vous l’interdis. » Une sentence presque sans appel qui baptise du même coup ce parfum : ce bouquet de fleurs moderne annonce un style.

Là encore, le couturier, l’air de rien, est en réalité en train de transgresser l’image trop lisse, trop sage des senteurs romantiques. Pour ce cadeau à Audrey Hepburn, il fait appel au laboratoire Roure Bertrand Dupont, aujourd’hui Givaudan, qui imagine, avec les aldéhydes, un départ très lumineux. « Une ambiguïté troublante, le côté espiègle des notes de tête se révèle finalement très sensuel, l’œillet n’est pas si sage et le clou de girofle, une épice brûlante, apporte une touche clairement enivrante. » explique Françoise Donche. Le tout est capturé par le designer Pablo Reinoso, dans un flacon aux lignes rectangulaires paré d’un cartouche champagne rosé !

 

Levi’s Présente le Nouveau Jean 501CT

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Depuis des lustres, les adeptes du 501 s’épuisent et se ravissent à retoucher leur jean ; affinant ou affutant leur style sur les découpes du jean. Et cette saison, voici que la maison Levi’s vient au service de ces inconditionnels du style en éditant le nouveau 501 CT. A partir du modèle original, la manufacture retravaille le fuselage et, comme pour ancrer définitivement l’icône en son époque, en créée la coupe idéale : un peu plus large à la taille, ajusté du genou à la cheville.

Néanmoins, Levi’s ne tourne pas le dos à ses racines ; mieux, la griffe rend hommage à San Francisco, et à la Californie, terre natale du mythique 501. Ainsi, le 501 CT est proposé cette saison dans une gamme de coloris authentiques. D’inspiration vintage, avec lavage à la pierre et lavage aux enzymes, teinture et abrasion, c’est sous le nom de Precita qu’il se présente en magasin. Cali Cool, lui, se teint d’un coloris médium authentique, avec sablage à la main et lavage aux enzymes… Enfin, le modèle Rolling Fog, avec lavage à la pierre et blanchiment, s’inspire de la légendaire brume de la ville californienne et ses jeux de lumière… Version slim, regular ou ample au niveau des cuisses, le 501 CT tient le même pari que son ancêtre, celui d’être personnalisable à l’infini.

Le Jean Slim, une Tendance Incontestable

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Le jean slim en est l’exemple parfait. S’il est depuis les années 2000 une tendance incontestable, il fut auparavant le poinçon de contestations dans de nombreux mouvements de contre-culture, telle que la culture punk.  Sa forme, inspirée des pantalons cigarette d’Audrey Hepburn et de Twiggy, révèle également l’évolution vers un nouveau canon féminin filiforme, svelte et longiligne. Une silhouette skinny et un style que Kate Moss, surnommée la Brindille, affiche dans le milieu des années 1990, assurant le succès du jean slim dans le monde de la mode.

Quand Just Cavalli s’amuse des imprimés et ose les couleurs provocantes et hallucinantes pour envelopper les jambes, Diesel décline une palette sombre cloutées donnant une silhouette rock aux aspirations de rébellions. Taillé dans un cuir, le slim Diesel Black Gold fait office de seconde peau et clame sa soif d’aventures. Dans la même veine, Saint Laurent reprend ce matériau qu’il accompagne d’une veste structurée pour une allure aux réminiscences fifties, dans un mix entre jeunesse aux « blousons noirs » et influences issues des Teddy Boys. Effet qu’il féminise en réinvestissant la silhouette parisienne chère à la maison pour une harmonie chic libre et audacieuse.

Le Speedy de Louis Vuitton

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Avant de troquer son diminutif pour un anglicisme, le Speedy est « L’Express » ; crée en 1930 pour être un sac à main de voyage dans une version réduite du Keepall. Dès 1933, le Speedy Monogram LV est un succès ; mais il faut attendre près de 30 ans pour voir l’une des femmes les plus gracieuses et les plus élégantes en faire son fidèle compagnon. Dans les années 60, c’est Audrey Hepburn qui concourt à le rendre diablement désirable, tout en popularisant son existence : pour elle, le malletier français concède à sa demande de concevoir un modèle encore plus petit ; le Speedy 25 entre alors dans la course. Grâce à Audrey Hepburn, le sac se mue en un luxueux fourre-tout dont l’esthétique ne peut qu’épouser les attentes des nouvelles vénus urbaines, modernes, et chic. Offrant un espace de rangement optimal de par sa grande poche intérieure, sa large fermeture à glissière permet, elle, un accès facilité au contenu protégé par un cadenas gravé ; un port en main ou au coude qui, à lui seul, allure une femme. 

A l’aube du nouveau millénaire, le Speedy croise la route du nouveau directeur artistique de la maison, un certain Marc Jacobs. La ligne est rafraîchie ; l’aspect se fait plus moderne avec de nouvelles finitions, comme les tirettes de la fermeture à glissière et les rivets en laiton. Néanmoins, le sac ne perd en rien ce qui a fait de lui un accessoire casual et désirable. A ce propos, lorsque Marc Jacobs décide d’inviter des artistes à customiser le sac iconique, il semble qu’il ouvre la voie à ce que les femmes recherchent aujourd’hui encore : la personnalisation. Le premier à altérer le logo, c’est Stephen Sprouse qui, en 2001, ose imprimer sur la luxueuse toile monogramme des graffitis rose fluo ; deux ans plus tard, le maître pop japonais Takashi Murakami y appose un Monogram Multicolore, devenu depuis une signature du malletier… 2012, la griffe innove en présentant son icône munie d’une bandoulière : les femmes s’en réjouissent ; voilà ce qu’il manquait pour l’ancrer définitivement dans notre modernité ; la même année sort une version Monogram Empreinte, toute en élégance.  Aujourd’hui, il est possible de choisir la taille (25, 30, ou 35 cm), la toile ( Monogram LV, damier, épi, multicolore, vernis…) et même de faire graver des initiales sur le Speedy.

 

Le Speedy : Quelques Dates Clés

2017 : Louis Vuitton collabore avec Jeff Koons, ce qui donne naissance à un Speedy 30 “Da Vinci”.

2015 : Le Speedy est réinterprété en version mini quand la maison Louis Vuitton sort sa première collection NANO.

Automne/Hiver 2014 :  Nicolas Ghesquière décline le classique sac Speedy dans plusieurs sortes de cuirs conforment au thème de la collection le Safari.

Automne 2013 : Marc Jacobs réinvente le Speedy, il l’enveloppe de plumes d’oie, de vison ou de cuirs exotiques.

2013 : Une nouvelle version du Speedy voit le jour : le Speedy 20 Chain en toile Monogram qui est équipé d’une bandoulière.

2013 : le Speedy fait une apparition au cinéma dans le film The Bling Ring.

2012 : La maison Louis Vuitton décline le Speedy en version Monogram empreinte, celui-ci est décliné en cinq coloris. Il se pare également de nouvelles finitions.

2011 : Afin de répondre à un monde plus urbain, la maison Louis Vuitton ajoute une bandoulière réglable et amovible au Speedy.

2008 : le Speedy se voit encore une fois réinventé par Takashi Murakami avec la collection “Monogramouflage”.

2008 : Richard Prince crée les Speedy Aquarelle et Watercolor.

2007 : Alexa Chung porte un Speedy sur le tapis rouge des British Awards à Londres.

2003 : La collaboration entre la maison et Takashi Murakami donne naissance à un Speedy 25cm en toile Monogram cerise et cuir marron naturel.

2001 : Stephen Sprouse imprime sur la luxueuse toile monogramme dont celle du Speedy des graffitis rose fluo.

1990 : Sortie du Speedy en cuir Epi rouge Castillan.

1980 : La maison Vuitton crée le Speedy en cuir de vache naturel.

1965 : A la demande d’Audrey Hepburn, la maison Louis Vuitton crée un modèle plus petit du Speedy : le Speedy 25.

1959 : Le premier Speedy en toile Monogram se voit créé.

1933 : En plein engouement pour le sport, le voyage et la mobilité, naît le Speedy.

 

Le Pantalon Capri

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La définition exacte de l’existentialisme est la suivante : « L’homme est libre et responsables de ses actes », doctrine qui correspond bien à la créatrice Sonja de Lennart, née le 21 mai 1920 en Prusse (Allemagne de l’Est). Cette grande femme, trop peu connue aujourd’hui, décide de se lancer dans la mode dans un monde d’après guerre qui laisse place à l’espoir, à l’audace, et à la création. C’est en hommage à la fameuse île italienne de Capri que Sonja donne ce nom à une large collection de prêt-à-porter. Elle créée des robes, des manteaux même, mais c’est le pantalon qui sera son plus grand succès. Ce fameux pantalon crée en 1948 s’arrêtant au mi-mollet – et qui est donc un parfait compromis entre le pantalon, trop classique, et le bermuda si on est complexé par ses jambes – connaît ses heures de gloire dans les années 60. En véritable pionnière de son temps, Sonja inspire les plus grandes maisons de mode, et cela depuis plus de 60 ans.

Corsaire ou d’autres appellations furent apposées à ce pantalon, mais c’est dans ce nom “capri“ que résonne toute la nostalgie de l’idéal féminin des années “yéyé“. La femme se rêve et se voit active, sexy, et libre ! Les années 60, c’était en plus du capri, pour le plus grand plaisir des yeux, la minijupe de Mary Quant, la folie d’Andy Warhol, les films d’Hitchcock et les paroles de Serge Gainsbourg… Une période de pur génie créatif en somme, qui ne cesse d’influencer notre époque. La preuve ? Les différents défilés printemps-été 2013 de chez Louis Vuitton, Marc Jacobs, Michael Kors ou encore Rochas qui largement s’en inspirent ! Alors, puisque la possibilité s’offre à nous d’habiller nos jambes d’un beau capri, à quoi sert de résister à cette pièce incontournable qui, immédiatement, façonne une silhouette très féline à la manière d’Audrey Hepburn dans Sabrina, en 1954.

Il est facile de se l’approprier puisqu’il se conjugue à tous les styles, et c’est bien pour ça qu’il est simple à adopter. Il est une de ces trop rares pièces unisexes, seyant aussi bien aux femmes qu’aux hommes, été comme hiver, de jour comme de nuit. Taillé dans du cuir ou du coton, imprimé, coloré, classique, chic, sportwear, skinny ou encore oversize, messieurs, osez vous laisser surprendre par ce vêtement qui d’ailleurs porte la collection automne-hiver 2013-2014 de Guillaume Henry pour Carven. Et si vous hésitez toujours sur la bonne manière de l’adopter, sachez que la valeur sure reste l’association vue sur l’icône Jacqueline Kennedy, qui a largement contribué à sa popularité, et à le nimber d’une magie. Jackie en capri, c’est une équation qui sonne comme une évidence : une classe folle, un capri, un t-shirt, et des nu-pieds ; voilà la simplisme formule à adopter sans retenue.

L’Effet Gommino

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Modèle emblématique de Tod’s, le mocassin Gommino résume à lui seul la philosophie de la maison en alliant tradition et modernité, excellence artisanale et réactualisation continuelle.

L’histoire est bien connue, celle d’une entreprise fondée en 1978 par Diego Della Valle, fils de cordonnier. C’est à l’occasion d’un séjour de fin d’études aux Etats-Unis qu’il découvre et rapporte en Italie l’une de ces car shoe destinée à la conduite et déjà munie d’une semelle à picots en caoutchouc qu’il réélaborera à son retour en Italie pour finalement concevoir après en avoir repensé intégralement la confection un mocassin à 133 picots – chiffre aujourd’hui breveté – de fabrication entièrement artisanale, plus proche du gant que de la chaussure car fait d’une seule pièce. Ce que l’on sait moins, c’est que le Gommino ne remporta à ses débuts qu’un modeste succès. Mais lorsque Gianni Agnelli, PDG de Fiat et playboy à ses heures, se mit à arborer en public le fameux mocassin que « DDV » eut l’idée brillante d’offrir à l’idole de toute une génération d’italiens ambitieux, le modèle devint extrêmement populaire, symbole d’un lifestyle synonyme de réussite sociale et d’élégance décontractée. De Cary Grant à Audrey Hepburn, ce sont autant de stars qui ne manquèrent par de faire des émules en s’affichant Gommino aux pieds.

Mais si le Gommino est plus populaire que jamais aujourd’hui auprès d’une clientèle internationale, ce n’est plus seulement pour ses ambassadeurs, mais bien pour lui-même en tant que chaussure iconique. En effet, ses innombrables variantes stylistiques associées à son chic sans prétention séduisent une clientèle large. C’est ainsi que le Gommino est proposé chez l’homme dans les coloris les plus traditionnels, mais également dans des couleurs plus exotiques, lorsque les clientes très Rive Gauche côtoient les fashionistas japonaises en se partageant des modèles allant du cuir beige le plus noble aux séries limitées à clous argentés ou serties de python arc-en-ciel. Et si Diego Della Valle se plaît à rappeler que ce qui différence le luxe de la mode, c’est sa constance, la forme du Gommino fait l’objet de légers ajustements au fil des ans de sorte à le tenir au plus près des convictions esthétiques de son époque.

Subtilement réinterprété, cet objet de design à l’élégance contemporaine toujours plus confortable ne perd toutefois pas de vue son autre atout majeur qu’est son confort absolu procuré par sa confection intégralement artisanale. Encore aujourd’hui fabriqué entièrement à la main, chaque mocassin à picots demande entre 4 et 6 heures de travail pour une centaine d’étapes de fabrication Made in Italy, dans l’usine de Brancadoro, où se mêlent peaux rares et artisans passionnés. Alors que la marque devrait prochainement étendre son offre encore naissante en prêt-à-porter, le mocassin Gommino continue de bénéficier d’une attention unique. Pour cet été, on notera chez l’homme une collaboration avec Ferrari, lorsque la femme devra choisir entre de précieux modèles écaillés et ceux en nubuck rose bonbon, bleu de Delft …

 

Le Gommino de Tod’s en quelques dates

1964 : Gianni Mostile brevete la première chaussure car shoe.

1975 : Diego Della Valle prend les rênes de l’entreprise de famille, le Calzaturificio Della Valle, et lui confère une dimension industriel.

1978 : Pendent une visite en New York Della Valle trouve dans un magasin d’occasion de mocassins des années 30 et décide de les «croiser» le concept de Driving shoe. Le Gommino est né.

1979 : Le Gommino devient un succès international et est vendu dans les États-Unis et en Europe. Le magnat italien et icône international de style Gianni Agnelli est une des premières fans: il lui porte en combinaison avec des costumes.

1980s : Caroline De Monaco, Catherine Deneuve, Jack Nicholson, Michael Douglas et des autres célébrités sont immortalisées en portant les chaussures Gommino.

1980s : Les couleurs typiques de la maison: noir, cacao, vert-foncé, gris-tourterelle, brun foncé.

1990s : Le Gommino est la chaussure officielle du jet-set international. Sharon Stones lui porte, mais sourtou Lady Diana, qui fait du Gommino une  icône mondiale de style.   

1990s : Les couleurs du Gommino commencent à se évoluer: de nuances noires avec touches de blanc aux bruns avoine et rouge foncé, à toutes les couleurs pastel de l’arc-en-ciel. Maintenant les couleurs du Gommino suivent une inspiration saisonnier (plus foncé pour l’Automne/hiver, plus clair et coloré pour le Printemps/été). Gommino devient vraiment un objet de collection.

1996 : Tod’s commence à utiliser des photographies des fans emblématiques des mocassins comment Audrey Hepburn et la famille Kennedy pour promouvoir le Gommino.

2000s : Des nouvelles égéries pour le Gommino: Gwyneth Paltrow et Anne Hathaway.

2011 : Le nouveau signe distinctif de la maison, le monogram Tod’s double T, apparaît aussi sur le Gommino.

2012 : Tod’s lance une édition limitée du Gommino en or et argent avec des paillettes, perles de verre et pointes.

2012 : Tod’s lance l’édition limitée Holidays.

2013 : Naomi Watts porte le Gommino pendant le tournage du film “Diana” dans lequel elle interprète la Princesse du Galles qui était une grande fan de ces chaussures.

2013 : Tod’s lance une édition limitée du livre “Timeless Icon: Lady Diana”, dédié à son style et à sa passion pour le Gommino et le sac Lady D.

2013 : Tod’s lance l’édition “Capri”  du Gommino en peau de python.

2014 : Tod’s crée “Dots of life”, un site web international dédié au Gommino, où les fans peuvent partager passages de vie et émotions liés à ces chaussures.

2014 : Tod’s lance le Gommino Spilla.

2015 : Tod’s lance le projet Gommino Club.

2015 : Tod’s propose l’édition limitée Gommino Léopard.

2016 : Tod’s lance la collection unique Tod’s for Ferrari.

2016 : Tod’s lance l’appli My Gommino où les clients peuvent personnaliser leur Gommino.

2016 : C’est l’année de l’édition limitée dédiée aux lieux emblématiques du jet-set : Capri, Saint Tropez et Porto Cervo.

2017 : Il y a aussi le Gommino dans la collection capsule X Mr Porter.

2017 : Le Gommino est protagoniste dans les quatre collections capsule Chiaralovestods, Tod’s Circus, Saint Valentin et Tattoo.

2018 : Le projet pluriannuel “Gommino Leo Clamp” atteint son moment culminant, pendant que l’édition limitée Sound of Style est présentée.

2018 : La California est le thème central de la nouvelle collection Gommino.

Salvatore Ferragamo Célèbre les 35 ans de la Vara

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Comme la cerise sur le gâteau, un nœud délicat orne subtilement une ballerine au petit talon carré dont se dégage un charme délicieusement désuet, voici la Vara, soulier iconique de la maison Ferragamo. De Margaret Thatcher à Audrey Hepburn en passant par Marilyn Monroe, toutes ont succombé à la beauté intemporelle de cette ballerine devenue culte. La Vara naît en 1978 sous la géniale impulsion de la nouvelle directrice créative de la griffe Fiamma Di San Giuliani Ferragamo, fille du célébrissime Salvatore. Fiamma connaît bien sa clientèle qui recherche un soulier chic et élégant mais aussi pratique et confortable. Un talon de 3 centimètres pour maintenir une allure distinguée et féminine en toutes circonstances et le tour est joué, les femmes peuvent désormais marcher sereinement sans craindre d’avoir mal aux pieds. A l’occasion de son 35ème anniversaire, Ferragamo lance le projet « Icona » pour découvrir ou redécouvrir la Vara. A l’instar de Camilla Belle, Lily Aldridge et Olivia Palermo, 21 it-girls ont collaboré avec la marque pour mettre en scène, chacune à sa façon, la célèbre ballerine.

La photographe Claiborne Swanson Frank a immortalisé ces 21 femmes iconiques chaussées de leur paire de ballerines customisée. Privilège réservé à ces stars internationales ? Que nenni. La marque offre à toutes les modeuses, sur son site dédié à l’évènement, de personnaliser la Vara et la Varina (variante plate de la Vara). Unie ou imprimée, pimpante ou toute en sobriété, à chacune de choisir coupe et coloris et d’y ajouter ses initiales. L’emblème de l’empire Ferragamo symbolise aujourd’hui une élégance contemporaine en totale adéquation avec le tumulte de la vie urbaine. Salvatore, surnommé le « Shoemaker to the Stars » avait enseigné à sa fille un principe fondamental pour lui : le confort d’abord, la mode après. Pari réussi.