Quand Alber Elbaz Crée…

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“La main, c’est le toucher de la matière… ce que j’aime plus que tout. D’abord elle est unique, c’est celle du couturier, puis plurielle avec tout l’atelier. J’imagine une histoire mais elle s’écrit à plusieurs” Alber Elbaz

Martini Prend sa Terraza

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Cinq, c’est le nombre de soirées organisées par Martini pour faire découvrir l’Aperitivo dans la plus pure tradition italienne. A l’occasion de soirées-évènements autour de concerts live inédits, de cocktails estivaux signés Martini et de généreux antipasti, Ma Terrazza promet des moments uniques dans une atmosphère de Riviera. Les plus belles terrasses de Paris, Annecy et Bordeaux seront ainsi transformées en trattorias à l’italienne. Parmi eux, l’atelier d’Eleonora promet une expérience gourmande. Aux côtés de la food interpreter/ blogueuse Eleonora Galasso, tout en dégustant un cocktail Martini – Moon Tonic ou Martini Prosecco – le temps sera venu de découvrir tous les secrets et la tradition de l’Aperitivo, un authentique concept italien.

Partout en France, les “Piaggios Bars” et “Bar Trucks” au look vintage envahiront les terrasses des établissements partenaires. Leur rôle : recréer des trattorias afin de vous faire vivre l’esprit de l’Aperitivo. Le rendez-vous est donné : du 16 au 26 juin à cinéma Paradiso, sous la nef du Grand Palais. Surtout, la soirée de lancement du jeudi 18 juin à l’Electric Paris, avec deux showcases très attendus : celui de Jeanne Added et The DØ. Il n’y plus qu’à s’inscrire !

Le Costume d’Académicien par Lanvin

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Le nouvel Académicien élu, Alain-Charles Perrot, architecte en chef des Monuments Historiques, a confié à Lanvin la réalisation de sa tenue d’immortel. L’occasion ainsi fut donnée à la maison cette année de renouer avec une tradition vieille de plus de 113 ans : la réalisation des costumes sur-mesure d’Immortels – le fameux Habit Vert. En effet, en 1901 déjà, avant même la création de son département costumes d’enfant, Jeanne Lanvin habillait son premier Académicien : l’illustre dramaturge Edmond Rostand. Et d’autres ont suivi : Paul Valéry, André Maurois, Georges Duhamel, ou Jean Cocteau… Nombreux sont ceux à avoir ici fait réaliser leur Habit Vert : le costume, comme l’épée, est commun à tous les membres de l’Institut de France. En drap bleu foncé ou noir, brodé de rameaux d’olivier vert et or, c’est à cela qu’il doit son nom.

Et voici comment s’opère le sur-mesure Lanvin : dans les ateliers du 15 Faubourg Saint Honoré à Paris, la réalisation du précieux vêtement a nécessité une quantité de travail à la hauteur de l’extraordinaire. Si la veste et le pantalon ont demandé 80 heures de travail, la chemise 12 heures, les broderies de branches d’oliviers, d’ailleurs dessinées par Monsieur Perrot lui-même, ont elles demandé près de 600 heures. Lanvin réalise ainsi l’Habit Vert d’Alain-Charles Perrot ; après six mois d’un travail méticuleux et quatre essayages. Le sur-mesure Lanvin, la magie du fait main !

Massaro, Chanel et la Sandale Bicolore

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En effet, c’est de l’opportunité entre Raymond Massaro et Gabrielle Chanel qui, à l’époque, entretenaient une relation de travail forte qu’est née une véritable icône au sein de la maison rue Cambon. De cette étroite collaboration naquit à la fin des années 50, la renommée sandale bicolore Chanel. Massaro proposa alors à Mademoiselle Chanel de laquelle il dit encore aujourd’hui « Elle était d’une intelligence hors du commun », de lui façonner un soulier décomposé, une partie beigne accompagnée d’un bout délicatement carré de couleur noire. Ce soulier à la fois pratique et élancé, du haut de ses 6 centimètres de talon, est comme toute création provenant des ateliers Massaro confortable et chic. Le fruit de cette collaboration fut rendu possible grâce à la formidable acuité de Massaro dans la création, non seulement dans la confection du soulier au travers des dessins, des formes, mais aussi dans la prise en compte du vêtement qui sera assorti à celle-ci. Une aubaine pour Chanel alors au sommet de son art dans la couture. Une ligne directrice commune pour les deux artistes associés, apporter l’excellence à leurs clientes.

Chez Massaro, que le soulier soit fait d’une des dizaines de peausseries luxueuses présentent en atelier, qu’il soit mat ou brillant, le raffinement issu de la main du maître artisan perpétue sans cesse l’héritage bottier français ; la sandale bicolore concoctée pour la maison Chanel n’y fait pas défaut. Massaro, bottier d’exception et maître d’art français sait faire rêver toute personne amoureuse de chaussures luxueuses. Avec son style graphique propre, il fait de la sandale bicolore un objet phare, porté par les grands de ce monde, de Marlène Dietrich à Catherine Deneuve en passant par Romy Schneider. La sandale bicolore, coupée dans un chevreau beige et accompagnée de sa pointe en satin noir permettant d’allonger la jambe sans détirer le pied, reste une référence de la maison Massaro ainsi que de son époque, et l’influence du vestiaire masculin cher à Chanel s’y retrouve pour offrir au monde de la mode, une véritable référence en matière de souliers féminins.

Aujourd’hui encore, les souliers bicolores continuent d’être réinventés rue Cambon et Massaro fait dorénavant partie des « métiers d’arts » acquises par Chanel.  Ce qui fait de la maison Massaro une maison à part depuis sa création en 1974, tout comme pour la maison Chanel, réside dans le savoir-faire artisanal mais aussi dans l’esprit familial. Au delà de la forte notion d’artisanat et d’héritage, le bottier Massaro, souligne l’importance de la relation, partant de la prise d’empreintes et la mesure du pied jusqu’à la réalisation du prototype puis les essayages et ajustements, le tout pour une trentaine à une cinquantaine d’heure de travail pour finaliser une paire. Durant ces six semaines de patience et de labeur, la confiance qui s’installe entre le client et l’artisan est primordiale autant pour l’heureux requérant de rareté que pour le bottier qui se remet perpétuellement en question pour parfaire son art. Dans cette recherche constante d’excellence, fort similaire à l’activité de la maison Chanel, autant aujourd’hui que du vivant de Gabrielle Chanel, le bottier écoute et pourvoit à chaque caprice de ses clientes, que ce soit des particuliers ou bien pour des collections hautes coutures. La rigueur est bien le maître mot du métier, un mot bien connu, en son temps, par Gabrielle Chanel qui, comme Raymond Massaro insistait sur le fait que, le soulier tout comme l’habit, ne sont que détails signant une allure, la silhouette de celle qui les porte.

Quand Alber Elbaz Crée…

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“La main, c’est le toucher de la matière… ce que j’aime plus que tout. D’abord elle est unique, c’est celle du couturier, puis plurielle avec tout l’atelier. J’imagine une histoire mais elle s’écrit à plusieurs” Alber Elbaz