Le Baroudeur Louis Vuitton du Printemps/Été 2018

silhouette32.jpg

C’est dans la cour intérieure du Palais-Royal que s’est tenue la présentation de la collection Printemps/Eté 2018 de la maison Vuitton. Après la collaboration très commentée avec Supreme la saison passée, Kim Jones renoue cette fois-ci avec un thème cher à l’univers Louis Vuitton, le voyage – mais c’est la direction des Îles du Pacifique que prend l’homme de l’Eté prochain. Textures brillantes et des nuances océaniques, vêtements directement empruntés au vestiaire de sports nautiques, Kim Jones révèle ici sa capacité à extraire du sportswear une allure finalement très chic.

Son inspiration, le directeur artistique de la maison la puise dans un livre de Judith Schalansky intitulé Pocket Atlas of Remote Islands: Fifty Islands I Have Not Visited and Never Will. En combinant ainsi l’histoire de Louis Vuitton intrinsèquement liée à celle du voyage, la végétation des îles du Pacifique et la couture facile de Hong Kong, Kim Jones propose une vision de l’homme Louis Vuitton semblable à celle d’un baroudeur. Les jambières néoprène accompagnées ainsi des chemises, tandis que l’élégance détachée d’un pantalon cargo épouse à merveille la sophistication d’une veste sans manche semblant faite en croco. « C’est une sorte de vibe subtropicale et multiculturelle… Je voulais quelque chose d’assez sporty, mais je voulais un tailoring décontracté et un sportwear plutôt ajusté et élégant » précisait-il en avant-propos.

Ainsi le baroudeur Louis Vuitton de la saison prochaine explore le monde des îles accompagné de tissus exquis, spécialement sélectionnés pour assurer le confort et donner l’illusion que le matériau «voyage» autour du corps. Des vestes légères flottent sur les mannequins tandis que les chemises imprimées tropicales se coupent en organza… « Chaque petit détail possède en lui l’ADN du voyage ; cela donne ces vestes très légères… Ils [les vêtements] se doivent de fonctionner dans le monde réel, nous parlons d’authenticité ici. Chaque homme peut entrer dans un magasin Vuitton et trouver quelque chose pour son mode de vie » expliquait alors Kim Jones. La saison Printemps/Eté 2018 semble finalement lier la silhouette de l’homme Vuitton à la passion première du fondateur : rendre accessible, malléable et agréable l’exercice du voyage !

 

Ponant Inaugure le Premier Navire de Croisières Doté d’un Espace Sous-Marin Multi Sensoriel

flotte_ponant.jpg

Dans sa nouvelle flotte, le leader de l’expédition en zones polaires, Ponant, comptera quatre navires aussi luxueux que performants – quatre super-yachts voguant sur les traces des explorateurs Français, ainsi nommés Le Lapérouse, Le Champlain, Le Bougainville et Le Dumont-d’Urville prévus en 2018 et 2019. Car c’est bel et bien cet appel à l’ailleurs que Ponant entend satisfaire. Pour aller à la rencontre des peuples et de la nature, pour vivre une expérience aussi authentique que confortable, ces explorers assurent l’expédition tropicale et sub-tropicale – une alliance unique qui fait de Ponant la seule compagnie battant pavillon français à sonder ces terres encore inexplorées… Des criques secrètes de la Méditerranée aux majestueux glaciers de l’Antarctique, en passant par les eaux chaudes des Caraïbes jusqu’aux confins des territoires reculés de l’Alaska, chaque croisière Ponant est le conte d’une aventure vers l’extraordinaire.

« Explorer le monde du silence et découvrir les fonds marins dans le sillage du Nautilus ou de la Calypso » précise Jean Emmanuel Sauvée, le Président de Ponant. Il faut dire que l’expédition 5 étoiles à de quoi ravir les curieux – à bord d’un navire Ponant Explorers, ce que l’on ressent dépasse le dépaysement. Un voyage, une expérience, un opéra d’émotions : l’expédition Ponant à cela d’exceptionnelle qu’elle ne répond à nulle autre. La compagnie d’équipages est expérimentée ; à bord aussi des naturalistes experts et des conférenciers passionnés. Là, ce sont l’infinité et le mystère des abysses qui peu à peu s’éclaircissent à mesure que la navire sillonne des mers peu connues des passagers. Et c’est justement ce respect pour la nature, pour l’histoire et l’exploration  qui fondent toute la force de Ponant : fidèles à la philosophie de la compagnie, ces navires allient taille humaine, design, technologie de pointe et respect de l’environnement.

Et justement, la dernière avancée à de quoi faire rêver. Orchestrée par l’architecte académicien passionné de la mer Jacques Rougerie, Le Lapérouse sera le premier navire de croisières au monde doté d’un espace sous-marin multi sensoriel, baptisé Blue Eye… Oui, un espace ouvert sur le fond des océans, calé dans un confort absolu qui permet de se délecter d’un spectacle trop peu permis ! « Ressentir les sensations du plongeur… découvrir, regarder, observer un spectacle vivant » précise une fois de plus Jean Emmanuel Sauvée. Ce salon sous-marin, placé au sein de la coque donc, sous la ligne de flottaison, est accessible à l’ensemble des passagers – et ce n’est pas tout : c’est ici tout le fabuleux monde sous-marin qui se découvre à l’oeil tandis que l’émerveillement que provoque un univers si peu connu ne peut qu’inspirer comme jamais. Les lignes du salon, la mise en lumière, le design sonore,  le mobilier… Tout est pensé de façon à ce que l’attention se porte vers les deux hublots, en forme d’oeil de cétacé grand ouverts sur le monde subaquatique. Mieux, un décor mural absent mais en lumière sur des écrans digitaux les images filmées en direct par 3 caméras sous-marines… Placées aux points stratégiques du navire, elles permettent d’assister notamment au mythique spectacle des dauphins jouant dans les vagues d’étrave… de quoi de donner déjà des envies d’embarquer…

 

Les Sacs W et Capucines de Louis Vuitton Avec Michelle Williams

michelle-williams-et-louis-vuitton.-duo-chic-et-choc_article_landscape_pm_v8.jpg

Les deux nouveaux sacs Vuitton se nomment W et Capucines ! Renouvelant véritablement l’agencement du mythique monogramme, la perfection de la tradition est ici accolée à la sobriété d’un cuir luxueux. Un sac W esprit cabas, de forme trapèze inédite ; un sac Capucines, du nom de la rue parisienne où le malletier ouvrait son premier magasin en 1854, pour incarner la féminité intemporelle. À ce propos, l’indépendance d’esprit, le talent et l’audace dont a fait preuve Michelle Williams aux yeux de la marque pousse celle-ci à l’ériger en icône du glamour moderne. Habituée des nominations aux Oscars, un peu moins du monde de la mode, c’est la première fois que Michelle Williams, révélée au grand public en 2005 dans Le Secret de Brokeback Mountain, accède au rang d’égérie. Pour Louis Vuitton, la jeune femme prend la pose et feint de reposer sa pensée sur son sac griffé. Celle qui incarnait Marylin dans le biopic de Simon Curtis, aborde pour l’occasion une coupe garçonne brouillonne, un teint de porcelaine, et des lèvres pourpres…

Immédiatement, on comprend que Marc Jacobs pousse plus loin son idée de l’hyper-féminité tout en désinvolture : sensuelle, décomplexée et glamour. Michelle Williams raconte d’ailleurs avoir travaillé le personnage de la femme Louis Vuitton comme elle prépare un rôle au cinéma : avec allure et profondeur. Pour conclure cette association, Vuitton a fait appel à l’objectif du grand photographe, Peter Lindbergh. Comme à son habitude, il fait de l’ambiance des photos quelque chose de très sobre, de quasi-apocalyptique quand le négatif devient l’image définitive. Par un contraste aussi simple que remarquable, le photographe parvient à exprimer toute la beauté et le charme de cet esprit. Une ode à l’art de voyager l’air de rien dans le passé fifties, comme un souvenir de l’avenir.