Le Mors Gucci Imprime la Jupe Vedette du Printemps/Eté 2019

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« Je ne voulais pas aller au Louvre. J’ai choisi un petit théâtre qui était le symbole d’une autre scène qui ne représente pas la grandeur de la France. J’ai choisi un endroit où des choses plus ordinaires se sont produites. Où vous pouviez rencontrer de nouveaux amants et passer des nuits interminables. » Alessandro Michele faisait ainsi défiler sa collection Printemps/Eté 2019 au coeur du mythique Palace — club de tous les possibles. Prince y donna son premier concert Parisien ; Roland Barthes y analysait l’époque ; Yves Saint Laurent y habillait Grace Jones… Cette fois, c’est l’univers Gucci qui prenait d’assaut le club depuis devenu un théâtre — et la collection était à la hauteur de la légende. 

 

Inspirée par l’oeuvre de deux figures phares du théâtre expérimental italien des 70’s, Leo de Berardinis et Perla Peragallo, la collection distillait ainsi l’obsession de Michele pour l’exagération, pour le détournement. Exit les conventions, le directeur artistique de la création Gucci faisait la part belle à une néo-bourgeoise aussi géniale que savante ! Et pour l’habiller, le designer pense une refonte des codes bourgeois. Dans un rouge explosif, la jupe vedette du Printemps/Eté 2019 habille la femme Gucci dans une longueur somme toute très convenue. Mais c’est du mythique mors qu’est recouverte la dite-pièce ! 

 

Le mors incarne la passion pour l’univers équestre d’un certain Guccio, mais aussi et surtout son ambition de recomposer le style à l’italienne. En référençant ici la signature phare du Gucci époque-fondateur, Michele se place dans la droite ligne de son ambition. Le designer aussi recompose la définition de l’élégance, l’essence même du style italien — un style libéré de l’académisme, où les imprimés s’octroient le droit d’adopter le graphisme d’un élément tel que le mors. Et une fois apposé sur une jupe onctueuse, il n’est rien qui peut faire douter de l’élégance d’un imprimé éminemment singulier !  

La Robe Flora Gucci Se Joue du Genre pour le Printemps/Eté 2019

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Depuis novembre 2014 qu’il est à la tête de la création de la maison Gucci, Alessandro Michele n’a cessé de repositionner la maison à l’avant-garde d‘une époque empreinte de pragmatisme. Loin des poncifs d’un Gucci sexy et sulfureux, Michele a su développer une ligne comme une mode toute en exubérance, luxe et résonance avec son époque ! De cette rencontre entre l’ancien et le futur de Gucci, l’actuel directeur artistique présentait cette semaine à Paris une collection Printemps/Eté 2019 chargée d’une vision survoltée de l’héritage florentin. En vedette : la Robe Flora Gucci se joue du genre ! 

 

Oui, peu de designers peuvent se targuer d’initier les questions de société avec autant d’adresse et de talents qu’Alessandro Michele. Ainsi, l’imprimé mythique de la maison Gucci — imprimé imaginé au siècle dernier comme un hymne à la nature féminine de la Princesse Grace Kelly — se retrouve cette fois sur une robe saillante toute en fluidité. Le Flora, motif pareil à une floraison éternelle composé dans un kaléidoscope de couleurs éblouissantes, ne perd rien de sa superbe. Mieux, la nature dans toute son élégance habille cette fois non pas la femme mais l’homme Gucci du Printemps/Eté 2019. 

 

Embrassant ainsi avec un enthousiasme certain la difficulté d’aborder le genre, le designer parvient à éviter l’écueil du grotesque et, avec la maîtrise de son sujet, glisse un homme dans une pièce éminemment désirable. La palette florale multicolore et envoûtante du Flora vient ainsi habiller la silhouette entre tradition et modernité — un geste remarquable qui n’échappa aux stars présentes pour l’occasion. Agnès Varda, Salma Hayek, Jared Leto, Lou Doillon, Clara Luciani, Maurizio Cattelan, Demna Gvasalia et les autres n’ont pas hésité à capturer cet instant tant le geste était fort et réussi. Une féerie certes prosaïque, mais une féérie tout de même ! 

Le Sac Bourse Gucci du Printemps/Eté 2019, Monogramme et Bande Vert-Rouge-Vert

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Si Gucci a longtemps été une histoire de sacs à mains, la nouvelle vision comme développée par Alessandro Michele joue des codes pour aboutir à nombre d’objets du désir. Au sein de la collection Printemps/Eté 2019 qui défilait cette semaine à Paris, c’est bien toute l’iconographie Gucci qui prenait vie sur des silhouettes aussi exquises qu’alambiquées. Et devant le par-terre de stars et de VIP qui occupait les sièges du Palace, un sac boule retenait une attention toute particulière. 

Agnès Varda, Jared Leto, Lou Doillon, Jorja Smith, Maurizio Cattelan ou encore Demna Gvasalia… Le public présent au défilé Gucci portait avec lui beaucoup d’avant-garde. Ainsi la silhouette 81 présentait un sac à la hauteur de cette prétention — une pièce aux lignes souples et aux finis froncés mettant en vedette les codes iconiques de la maison Gucci. Un monogramme recouvert de la mythique bande vert-rouge-vert ; de quoi en faire la bourse idéale de la saison à venir ! 

Le monogramme Gucci Habille un Sequin Suit pour le Printemps/Eté 2019

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Après avoir dédié la campagne Pre-Fall aux évènements de Mai 68 ; après avoir littéralement enflammé la ville d’Arles, Alessandro Michele importe cette fois l’univers Gucci au coeur du Palace. Le théâtre, ancien club figurant comme le haut lieu des nuits parisiennes, fut un temps l’endroit où designers, couturiers, artistes, mannequins, chanteurs et autres aficionados de l’hédonisme se retrouvaient, se côtoyaient, collaboraient et parfois même s’aimaient… Cette fois, Alessandro Michele l’a choisi pour clore sa ‘French Trilogy’ — la présentation de la collection Printemps/Eté 2019 fut l’occasion d’une ode à ces nuits où l’impossible devint la norme ! 

 

Sur un suit des plus classiques, l’actuel directeur artistique de Gucci rebrodait ainsi une ribambelle de sequins comme autant d’éléments composant cette tenue très grand soir ! Une allure de fantasque-nanti où le beige et le vert emblématiques de Gucci venaient servir une pièce recouverte du mythique monogramme — ce double G aux initiales du fondateur Guccio Gucci… Un costume hautement désirable que l’on imagine si facilement porté par l’une des stars de plus en plus affiliée à l’univers Gucci, l’acteur Jared Leto ! 

Le Pantalon Monogram Gucci Croisière 2019

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La promenade des Alyscamps, nécropole antique datant du IV siècle avant J.C, accompagnait cette semaine un défilé-fleuve – Alessandro Michele envoyait en effet sur le podium 114 looks comme autant de réflexions autour de la gamme Gucci. Vertigineuses et éblouissantes, les toilettes prenaient ici leur inspiration dans le répertoire catholique, mais aussi et surtout dans l’héritage de la maison Florentine. Avec toute l’adresse qu’on lui reconnaît aujourd’hui, l’actuel directeur artistique de Gucci est une nouvelle fois parvenu à faire conjuguer désirs millennial et grandiloquence d’une autre époque.

Dans cette partition Croisière 2019, Michele réaffirme le monogram Gucci – un symbole éternel d’innovation. Ce canevas au double G, devenu signature de plaisir et de luxe, instantanément reconnaissable, se pose aujourd’hui sur un pantalon feu de plancher. Sur une pièce unisexe et ultra-désirable, le logo Gucci n’impose rien d’autre qu’une intensité incroyable ! Et si le monogram est né au siècle dernier de la rencontre des différents totems Gucci – le mors et l’étrier, le tout harmonisé autour du mythique Double-G – le voilà aujourd’hui élément clé d’une mode puissante et fantasmée…

 

La Robe Monastique Imprimée du Flora Gucci Croisière 2019

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Avec la main d’un alchimiste, transformant le très beau et l’étrange en des pièces aussi sublimes que faciles, Alessandro Michele a une nouvelle fois démontré toute la puissance de sa vision. A l’heure d’une mode plus pragmatique que belle, les créations de l’actuel directeur artistique de Gucci font figures de proue – et c’est à Arles, au cœur de la promenade des Alyscamps qu’il faisait défiler sa Collection Croisière 2019. Référencée dans l’Inferno de Dante, la nécropole est surtout devenue le lieu des plus folles excursions de Paul Gauguin et Vincent van Gogh…

« J’aime les choses qui ressemblent à d’autres, mais qui ne le sont pas » souligne Alessandro Michele. Et il est vrai que l’une des pièces vedettes de sa collection Croisière fait se rencontrer lignes monastiques et héritage clé de la maison Florentine. « L’inspiration est un ossuaire, les cryptes des cardinaux et des moines du XVe siècle, et les précieuses décorations. Cette idée est que tout ce qui est lié à l’au-delà s’accompagne de quelque chose d’une beauté maximale » précisait-il encore.

Une robe monastique donc, où, comme un hymne dédié à la nature, le mythique motif Flora s’applique sur d’une pièce du culte religieux. Pulsée de références historiques, la robe distille ainsi l’aura de l’icône qui, au siècle dernier, inspira cette palette florale multicolore et envoûtante ! Grace Kelly, Rodolfo Gucci et Vittorio Accornero travaillaient ainsi l’art de la fleur entre tradition et modernité… Aujourd’hui, Alessandro Michele ravive tout son intérêt pour une génération d’élégants outrageusement singuliers !

 

Le Défilé Croisière 2019 de Gucci

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« L’inspiration est un ossuaire, les cryptes des cardinaux et des moines du XVème siècle, et les précieuses décorations. Cette idée est que tout ce qui est lié à l’au-delà, qui s’accompagne de quelque chose d’une beauté maximale. » A la tête des collections Gucci depuis 2015, Alessandro Michele n’a cessé de développer sa vision d’une mode maximaliste, hautement référencée et éminemment désirable. Cette semaine, à Arles, c’est une nécropole romaine datant du IVe siècle avant J.C qui servit de théâtre au statement Gucci.

114 silhouettes, et autant de toilettes mettant à l’honneur les codes, l’ADN même de Gucci. Il y a avait ainsi le mythique tailleur ici piqué de la non moins iconique bande vert-rouge-vert. Au détour d’un brasier, surgissaient d’autres silhouettes décorées de coiffe christique, de boucles d’oreilles scarabées et autres éléments devenus la grammaire contemporaine de la maison Florentine. Sur la BO du Dracula de Coppola, puis le Requiem for my friend de Zbigniew Preisner, les individus Gucci paradaient dans une apathie toute religieuse – sur leur vêtement, les références mêlaient pèle-mêle fleurs et rayures, flower power et aura gothique, logo Gucci et éléments Flora !

« Quand nous nous parlons, j’ai l’impression de parler à mon petit frère. Nous sommes vraiment attirés par les mêmes choses. Nous avons les mêmes goûts, les mêmes passions » déclarait Christian Lacroix en marge du défilé. Et il est vrai que le parterre de VIP présents pour l’occasion n’a pu être que subjuguer par une mode si éloquente. Valeria Golino, Salma Hayek, Lou Doillon et A$AP Rocky – tous était là pour applaudir une collection hautement réussie, et un after-show orchestré par Elton John !

 

La Bande Web Gucci, Histoire d’une Reconnaissance

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Déjà de son vivant, Guccio Gucci avait su faire de sa maison l’apanage d’une certaine élite. Il faut dire que l’essence même du style Gucci procède de l’observation d’un jeune Guccio alors maître d’hôtel dans le prestigieux hôtel Savoy de Londres. C’est là qu’il découvre un monde dont il ignore tout ; celui de la haute bourgeoisie britannique, férue d’aventures et d’équitation. Ainsi, lorsqu’au début des années 1920, il puise une nouvelle fois son inspiration dans l’univers équestre, Guccio Gucci crée cette fois-ci un signe de reconnaissance, sourd mais perceptible – la bande web, ou bande vert-rouge-vert est ainsi née de cette volonté de signer le savoir-faire de la maison, tout en apposant là une griffe reconnaissable entre initiés. Cette bande, le fondateur en extrait les lignes et l’ajustement du contre-sanglon traditionnel. La bande rayée verte et rouge est en effet la combinaison des couleurs de la tradition équestre anglaise… 

            Son décès en 1953 ne fait qu’accélérer le travail sur les points de reconnaissance. Ses quatre fils désormais à la tête de Gucci, la bande web vient orner les pièces avec beaucoup de succès. Très vite, les plus grandes stars de l’époque s’affichent en Gucci… Jackie Kennedy donne son nom à un modèle, le Jackie O. L’écharpe Flora est créée pour Grace Kelly à sa demande. La maison florentine est dès lors une maison internationale. À cela, la bande vert-rouge-vert ne peut qu’ajouter un caractère exclusif. Et celle-ci commence à apparaître de façon plus appuyée sur les sacs et accessoires – sensualité, distinction, contemporanéité, savoir-faire et un style incomparable : la bande web lègue à ces créations toute la philosophie Gucci.

            Aujourd’hui, l’héritage de la maison est revisité par le talentueux Alessandro Michele – une façon romantique et maximaliste d’ancrer la vision du fondateur dans notre modernité. Pour le PDG, Marco Bizzarri, la maison Gucci retrouve ainsi « sa réputation de créativité et sa légitimité dans la mode, plutôt que de s’appuyer sur son glorieux passé. » Et il est vrai que les pièces imaginées par l’actuel directeur artistique revisitent avec brio et aplomb les sceaux même de la maison – en tête, la mythique bande web. Pour l’Automne/Hiver 2018/19, Michele imagine les silhouettes post-humaines des cyborgs à venir – tout naturellement, la griffe absolue de la maison se voit investie sur une veste glitter des plus iconiques ! Comme pour honorer la tradition Gucci, Michele élève ici le signe de reconnaissance des années 50 vers le romantisme et l’hédonisme de la jeunesse actuelle.

 

La Bande Rayée Vert-Rouge-Vert Gucci en Quelques Dates

2017 : Gucci lance une nouvelle collection de montres disruptives où la bande rayée est protagoniste.

2017 : Pour la saison Automne/Hiver 2017-2018, Alessandro Michele pense les accessoires Gucci comme complémentaires en exerçant la conjugaison des icônes de la maison dont la bande vert-rouge-vert avec la toile diamante.

2016 : Gucci fait ses débuts sur Snapchat avec un logo dédié et un compte géré par Jared Leto.

2016 : Alessandro Michele lance une nouvelle collection de montres en plexiglas : la G-Timeless dotée de la bande vert-rouge-vert.

2015 : Gucci étoffe sa ligne Gucci Dive de huit nouveaux modèles déclinés en une multitude de matières et de couleurs

2014 : Gucci lance une nouvelle version de sa bande à rayures.

2013 : Gucci lance la nouvelle montre SYNC pour sa campagne “Chime for Change”, la montre unisexe a été inspirée par les réseaux sociaux.

2012 : Le groupe rayé est protagoniste de la collection de lunettes Printemps/Eté.

2011 : Gucci lance la gamme de vélos Bianchi lors d’une collaboration entre Frida Giannini et la marque Bianchi. En noir ou blanc, le vélo est paré de la célèbre bande vert-rouge-vert.

2011 : Naissance de la citadine Fiat 500 de Gucci en version berline noire et en cabriolet noir ou blanc, la bande vert-rouge-vert rehausse les portières et les ceintures de sécurité.

2010 : Gucci lance le yacht AquaRiva à l’occasion de son 90ème anniversaire, la bande vert-rouge-vert sert de toit en toile.

2010 : La bande devient horizontale sur des sacs de voyage semi-rigides et sur les sacs à bandoulières Gucci Heritage de la collection Automne/Hiver 2010-2011.

2009 : Le motif vert-rouge-vert recouvre les murs de la boutique Gucci Icon-Temporary à New York pour présenter la ligne de baskets créée en série limitée par Frida Giannini et Mark Ronson

2008 : En hommage à sa tradition, Gucci sponsorise la coupe internationale d’équitation Paris Masters.

2008 : La bande vert-rouge-vert apparait dans le magazine Men’s Vogue US.

2008 : Frida Giannini créé pour les Paris Masters, un foulard en édition limitée où l’on retrouve la bande vert-rouge-vert.

2006 : La bande rayée fait son apparition sur les maillots de bain.

1999 : En juin, les maillots de bain à bande vert-rouge-vert font la une du Vogue Russie.

1989 : Apparition des premières montres Gucci affichant la bande rayée.

1989 : Apparition des premières bandes rayées sur le cou et les manches.

1984 : Gucci crée les premières baskets de luxe, le Gucci Tennis 84. La bande rayée est présente et sera rééditée en 2014.

1979 : Gucci conçoit une édition limitée en version blanche noire ou marron de la Cadillac Seville avec les initiales GG en or 24 carats sont placées sur le capot. La bande vert-rouge-vert court autour de la voiture hauteur des roues pour le prix de 30 000 dollars.

Années 1970 : La bande devient rose, jaune, vert pomme, orange et noire sur les accessoires en cuir.

Années 1960 et 1970 : Plusieurs modèles de sacs à main et de sacs de voyage commencent à afficher la bande rayée. Le bleu marine-rouge-bleu marine fait son apparition.

1964 : Première apparition du légendaire Jacky O ‘Bag, si cher à Jacqueline Kennedy. Certains modèles affichent la bande vert-rouge-vert et aujourd’hui l’accessoire est l’une des pièces les plus emblématiques de Gucci.

Années 1960 : John Wayne, Sammy Davis Jr. et bien d’autres personnalités du show-biz américain deviennent des clients de Gucci. Ils deviennent fous pour les mocassins de Gucci avec les collections de chevaux et de bagages avec la bande rayée.

1950 : La bande rayée commence à apparaître sur les sacs et accessoires. Le sac de toile est l’un des sacs « it » de la décennie.

Années 1950 : Au début de la décennie, la famille Gucci adopte la bande vert-rouge-vert – la bande web – comme emblème de la marque avec le double GG, le cheval et le motif Diamond.

1921 : Guccio Gucci revient à Florence et commence sa propre fabrication de cuir. Depuis le début, il est spécialisé dans les vêtements d’équitation et la ceinture verte-rouge-verte est utilisée dans ses produits

1900 : Guccio Gucci travaille comme porteur à l’hôtel Savoy à Londres. Il y observe les habitudes et le style des aristocrates anglais. La bande rayée verte et rouge, combinaison typique des couleurs de la tradition équestre anglaise est utilisée pour la ceinture située sous le ventre du cheval afin de tenir la selle.

La Bande Web Gucci En Version Sequin pour l’Automne/Hiver 2018/19

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Depuis longtemps déjà, le nom Gucci est indissociable de nombreuses signatures – parmi elles, la plus célèbre sans doute est la bande web, ou le motif vertrougevert. Élément introduit par Aldo Gucci après la mort de son père et fondateur Guccio Gucci, la bande web signe très vite nombre de pièces de maroquinerie. En tant que ceinture ou passementeries sur les vêtements, la bande vertrougevert sert aussi et surtout de lanière-signature pour les premiers sacs à bandoulière de la maison. Une fois de plus, c’est dans l’univers équestre que Gucci est allé puiser son inspiration — la rayure vert-rouge-vert provient du contre-sanglon traditionnel. Et c’est justement ce sens du détail qui figure la qualité et la création de la maison Gucci. 

Alors, lorsque l’actuel directeur artistique cherche à explorer, ou plutôt à définir les silhouettes post-humaines des cyborgs Gucci de l’Automne/Hiver 2018/19, c’est tout naturellement qu’il pense à revisiter l’icône absolue de la maison. En ce sens, la veste glitter et son motif bande vertrougevert honore la tradition Gucci en même temps qu’elle élève le symbole vers le romantisme et l’hédonisme de la jeunesse actuelle. Dans les années 50, les sacs à bandoulière sont aussi l’apanage de la jeunesse. 

Ainsi piquée de sequins, la bande vertrougevert gagne en désirabilité… Dans ce Gucci Hub, locaux milanais de la maison, Alessandro Michele a en effet présenté une collection comme autant de pièces rendant possible l’expression de diverses personnalités. « Nous sommes dans une ère post-humaine : nous avons évolué au-delà des simples fonctions de reproduction, nous sommes aujourd’hui capables de passer outre les lois de la nature. Et pour moi, les vêtements peuvent nous aider à devenir qui nous voulons être  » a-t-il expliqué en coulisses. En ce sens, la veste glitter et son motif bande vert-rouge-vert de l’Automne/Hiver 2018/19 fait entrer l’homme et la femme Gucci dans un monde où le sérieux gagne à se dérider ! 

Le Mocassin Monogramme Gucci de l’Automne/Hiver 2018/19

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Le Mocassin Monogramme Gucci de l’Automne/Hiver 2018/19 capture nombre d’éléments clés de l’histoire et du style de la maison florentine. Il y a d’abord le mocassin en soi — imaginé par Aldo Gucci en 1953. Inspiré de l’univers équestre, il devient très vite l’objet culte d’une époque, en même temps que celui d’un style de vie. Aujourd’hui, Alessandro Michele est bien conscient que la jet-set n’existe plus mais, c’est bel et bien dans l’apanage de celle-ci qu’il pioche les éléments du vestiaire de ses cyborgs. Dans ce futur où les post-humains n’oublient pas la mode et la tradition du vêtement, l’actuel directeur artistique recouvre le mocassin mythique d’une toile monogramme toute aussi iconique. 

Le monogramme Gucci a si souvent servi de toile de fond pour la création. Pour l’Automne/Hiver 2018/19, le Mocassin Monogramme s’empare de cette signature incontournable. Né de la rencontre des différents totems Gucci – le diamantissima et le logo Double-G – ce monogramme est depuis longtemps le favori des élégants les plus connus du siècle passé. On pense Jackie O, Alain Delon ou encore Grace Kelly… Instantanément reconnaissable, il faut dire que cette matière figure en réalité la garantie d’un savoir-faire ancestral, venant transcender les styles et les saisons. 

Un monogramme comme symbole d’un chic atemporel pour habiller les cyborgs Gucci — Alessandro Michele aime en effet mêler les époques et genres. En ce sens, le Mocassin Monogramme Gucci de la saison prochaine constitue l’une des pièces fétiches de ce défilé-fleuve. Et, comme l’indiquait il y a quelques saisons le directeur artistique, il tenait à ramener ce monogramme dans l’actualité pour en faire « une ode à la joie, et non quelque chose avec laquelle le diable s’habille. »