Les Nouvelles Arceau Cavales de la maison Hermès

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1978, Henri d’Origny imagine pour Hermès une montre empreinte de rigueur et de style. Il fait alors entrer dans le répertoire de la maison une pièce qui joue avec bonheur des paradoxes ; entre fantaisie et classicisme. Il y insère une typographie de chiffres inspirée du mouvement si fascinant d’un cheval lancé au galop ; compose un axe du temps bien différent et ainsi, fait entrer dans l’univers de l’horlogerie une montre reconnaissable entre mille. L’esprit d’Arceau est ainsi né comme un savant équilibre entre rigueur et audace créative – un esprit qui ne cesse de jouer des codes pour vivre avec son temps.

            Cette année, Hermès imagine ainsi des versions inédites du garde-temps iconique. Parce qu’elle a l’élégance de ne jamais se prendre au sérieux, l’Arceau se présente ici dans un petit format de 28 mm de diamètre qui, bien que piquée de 56 diamants, conserve tout de son charme discret. Dans ses versions de 36 mm et 28 mm de diamètre, l’Arceau Cavales s’habille d’un sertissage léger inédit – 60 ou 70 diamants viennent illuminer un cadran de marqueterie de nacre…

            Nouvelle signature de l’Arceau, le cadran de marqueterie de nacre reproduit en fait un motif « Cavales ». Cher au plus prestigieux des selliers, le motif se dessine sur un noir profond ou ton sur ton sur de l’acier gris… Mieux, son cadran associe la technique du champlevé́ à celle de la laque – le résultat ? Trois nouveaux garde-temps aussi étincelants que discrets ; aussi lumineux qu’allurés. Le temps comme objet de désir… Une certaine idée du paradoxe donc qui signe là les objets du temps les plus désirables de la nouvelle année.

Le Pardessus Cuir Grainé Hermès de l’Automne/Hiver 2018

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Nadège Vanhée-Cybulski a une fois encore présenté sa collection pour le mythique sellier parisien dans un cadre extérieur. C’est au sein d’un des deux jardins du lycée Victor-Duruy, à Paris VIIe, qu’Hermès introduisait sa collection Automne/Hiver 2018/19. Et il s’agit de l’une des plus instinctives de l’actuelle directrice artistique depuis son arrivée à la tête de la maison. Il faut dire que Nadège Vanhée-Cybulski semble aujourd’hui parvenir à épouser les icônes et les gimmicks Hermès de façon plus spontanée. C’est ainsi que l’on retrouve une collection comme une ode à la matière fétiche de la maison – pièce-phare de l’Automne/Hiver 2018/19, le pardessus cuir grainé rouge honore en effet nombre des codes du sellier.

            Pièce coupée dans un veau grainé des plus sensuels, le pardessus Hermès brille de par son apparente simplicité. Un chic sans excès, un raffinement sans tapage – chez Hermès, les pièces témoignent d’une recherche savante dans la matière. Comme à l’habitude, le talent des ateliers travaille et transforme le cuir avec une finesse exceptionnelle – il n’y a en effet aucune rigidité dans ce cuir signature. Matière première de la « sophistication chuchotée » du sellier, le pardessus grainé rouge de l’Automne/Hiver 2018/19 se pique d’éléments rock pour une allure encore plus contemporaine. Chic au possible, la silhouette ici portée par Hayett McCarthy est incontestablement l’apanage de la grammaire Hermès.

            Dans le pur respect de l’ADN de la maison, Nadège Vanhée-Cybulski présente ainsi une pièce très contemporaine, prolongée de ses savoir-faire ancestraux. La griffe du 24 Rue du Faubourg Saint-Honoré développe donc pour la saison prochaine un pardessus au minimalisme certain – coupe nette, quatre poches et une ceinture… Rien de plus n’est nécessaire pour signifier tout le panache de cette silhouette. Structuré, mais sans entraver le mouvement, le pardessus cuir grainé rouge est assurément l’une des pièces de l’hiver prochain.

La Cape Hermès de l’Automne/Hiver 2018

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Une ode à la vie en extérieur. Ainsi pouvait être résumée la collection Automne/Hiver 2018/19 de la maison Hermès. Il faut dire que Nadège Vanhée-Cybulski n’a eu de cesse depuis quatre ans de préciser la grammaire de la femme Hermès – une femme active et éprise de nature qui attend de ses vêtements d’être aussi sophistiqués que praticables. C’est ainsi que l’actuelle directrice artistique de la maison cherchait à satisfaire le besoin d’une sophistication naturelle. Et les silhouettes ayant défilé à Paris la semaine passée faisaient en effet la part belle à tout ce qu’on attend du sellier français – matières au luxe invisible mais insensé, chic absolu et raffinement dans le détail.

            Pièce-phare de cette collection Automne/Hiver 2018/19, la cape Hermès distille dans sa maille de cachemire moulinée des lignes minimalistes à la noblesse plus que certaine. Il faut dire que le sellier parisien est connu pour ne faire aucun compromis sur la qualité – ici, c’est l’objet, la pièce, le vêtement qui compte, et non le paraître. C’est ainsi que l’iconique cape se réinvente dans une version un brin plus fluide. La pièce donne ici à la femme une noblesse mêlée à une nonchalance qui ne peut que donner de l’allure. Nadège Vanhée-Cybulski a en fait cherché à injecter à ces pièces un peu de ces femmes qui dégagent « cette intime assurance d’être soi et de ne le devoir à personne. »

            Lorsqu’on lui demande ce qui a inspiré cette collection toute faite de pièces outdoors, l’actuelle directrice artistique répond que c’est la « vision des grands espaces qu’on peut retrouver en Mongolie ou aux Etats-Unis. »  Et on imagine parfaitement cette cape Hermès de l’Automne/Hiver 2018/19 réchauffée autant qu’elle habille de prestance la belle qui l’arborera. Oui, l’attitude discrète d’Hermès signe depuis longtemps déjà la silhouette des femmes recherchant cette fameuse « sophistication chuchotée » – une femme furtive et éminemment élégante.

La Parka Matelassée Orange Hermès de l’Automne/Hiver 2018

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C’est au sein d’un des deux jardins du lycée Victor-Duruy, à Paris VIIe, que la maison Hermès a choisi de faire défiler sa collection Automne/Hiver 2018/19. Et là encore, c’est dans les détails que se distille tout le raffinement Hermès. Il y avait d’abord le set du défilé. Sous une tente transparente, Nadège Vanhée-Cybulski avait choisi de commencer son défilé au crépuscule. La raison est simple, puisque c’est à cette heure que Paris doucement enfile son manteau du soir –  le jardin se remplit de brume, le ciel se pare de son bleu profond, et les lumières orange Hermès brillent en arrière-plan. L’ambiance est définie : Hermès pense l’Automne/Hiver 2018/19 tout en mystère. Parmi les silhouettes ayant défilé la semaine passée à Paris, l’on retient ainsi la force et l’élégance de la parka matelassée de la mythique teinte orange du sellier.

            Nadège Vanhée-Cybulski renoue en effet avec les fondamentaux de la maison. Pensée pour les activités outdoors, la parka matelassée orange est elle-même une ode à la vie en extérieur… Mais en version Hermès, elle prend un tout autre sens – riche en détails cachés, la pièce met en vedette le clou Médor. Subrepticement, le voilà qui forge le motif de la parka : des losanges encastrés, célébration de la plus classique des montres Hermès. Côté style, la parka matelassée orange de l’Automne/Hiver 2018/19 introduit une allure naturelle et un raffinement absolu – la couleur reprend la signature même d’Hermès, tandis qu’un veau d’une qualité exceptionnelle sert de matière première à cette « sophistication chuchotée ».

            Doucement enveloppante, la pièce-icône de l’Automne/Hiver prochain se taille près du corps. Des lignes peu habituelles pour Nadège Vanhée-Cybulski qui signe là une collection ultra-désirable. Faisant la part belle à l’héritage et aux codes Hermès, la française établit toutefois une nouvelle équation stylistique pour la maison. Luxe extrême et praticabilité ici se rencontrent donc autour d’une parka matelassée et teintée du très suave orange Hermès. Une pièce discrète qui, avec tout l’émerveillement que l’on connait du sellier Parisien, signe une attitude délicatement frondeuse.

La Chaîne d’Ancre Hermès, l’Univers Eternel du Sellier

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À l’aube des années 40, le sellier Hermès est depuis longtemps connu et reconnu pour être la quintessence du chic et du raffinement en matière d’équipements sportifs en tout genre. Largement inspiré du milieu équestre, où la maison officie depuis près d’un siècle, les pièces Hermès ne sont pas encore celles que l’on connait aujourd’hui. Mais voilà qu’en 1937, Robert Dumas, gendre du fils du fondateur Thierry Hermès, va faire entrer la maison dans la modernité. Et c’est lors d’un voyage sur les côtes normandes que tout commence.

Hermès, on le sait, aime à reproduire dans ses lignes la pureté et l’élégance d’éléments souvent peu estimés. Lorsque Robert Dumas repère la singularité et l’enchevêtrement des maillons de la chaîne reliant un bateau à son ancre, il se doute sûrement de l’impact d’une telle inspiration. Oui, l’idée du mythique Bracelet Chaîne d’Ancre vient bel et bien de cet emmêlement aussi chic que complexe. Mais voilà, si Robert Dumas veut transmuer cette idée en bijou, nul bijoutier de l’époque ne souhaite travailler à sa réalisation. Il faut dire que l’homme insiste pour que son bracelet soit conçu en argent — alors que les atours sont en grande partie fabriqués en or ou en platine. C’est ainsi qu’un certain De Perçin accepta de travailler ce métal un brin folklorique en son temps… Un an plus tard, le bracelet Chaîne d’Ancre est né. Et une pièce à l’équilibre naturel, à l’allure si chic et easy ne pouvait passer inaperçue. En un rien de temps, le bijou devient une icône. 

Dès lors la maison Hermès distille un peu partout le motif Chaîne d’Ancre. Des lignes d’assiettes en porcelaine au garde-temps Nantucket, ce jeu de formes et de volumes embellit et magnifie nombre d’objets Hermès. En 2011, c’est à partir des maillons Chaîne d’Ancre, depuis devenus mythiques, que Henri d’Origny imagine la montre Hermès tonneau Cape Cod. La même année, Pierre Hardy s’inspire du fermoir du bracelet Chaîne d’Ancre pour dessiner des boucles d’oreilles en suspension… Oui, le motif est tout à la fois versatile et ultimement raffiné — Robert Dumas avait vu juste ! Au point qu’en 2017, la Chaîne d’Ancre est plus actuelle que jamais. Aperçue sur un blouson homme de la collection Hermès Printemps-Eté 2018 ; ou mise en vedette lors d’une exposition consacrée à la nouvelle collection Chaîne d’Ancre Punk — le motif incarne le style intemporel de la maison Hermès, autant qu’il le détermine ! 

 

La Chaîne d’Ancre Hermès en Quelques Dates Clés :

2017 : Présence de la Chaîne d’Ancre, incrustée dans un blouson au défilé Hermès Homme Printemps-Eté 2018 à Paris.

2017 : Hermès imagine une exposition pour mettre en lumière la nouvelle collection Chaîne d’ancre Punk.

2014 : Edition du bracelet TGM « Chaîne d’Ancre 24« .

2014 : Le motif est déployé au secteur de l’art de la table, et figure sur des plats de la collection « Rallye 24 ».

2013 : Hermès s’engage dans la recherche contre les maladies génétiques et produit un carré sur lequel est présenté le motif de la Chaîne d’Ancre, dont les bénéfices sont reversés à l’Institut Imagine.

2013 : La maison Hermès fait chanter ses bijoux d’argent, dont l’iconique Chaîne d’Ancre grâce à un laser.

2013 : Création des créoles « Chaîne d’Ancre initiale« .

2013 : Le bracelet « Kelly double tour » de la maison Hermès associe les motifs de la Chaîne d’Ancre et du fermoir du sac Kelly.

2011 : Pierre Hardy s’inspire du fermoir du bracelet Chaîne d’Ancre pour dessiner des boucles d’oreilles en suspension.

2011 : Henri d’Origny part de la forme du maillon chaîne d’ancre pour designer la montre Hermès tonneau Cape Cod.

2002 : Des Chaînes d’Ancre Hermès sont vendues 450 euros dans le cadre d’une vente sous le marteau de l’étude Poulain.

1991 : Apparition de la montre Nantucket, sur laquelle nous retrouvons une représentation de la Chaîne d’Ancre sur le boitier.

1978 : Début de nombreuses lignes d’assiettes en porcelaine, arborant le fameux motif Chaîne d’Ancre.

1938 : Début de la Chaîne d’Ancre chez Hermès

1937 : Monsieur Dumas dessine les croquis d’une Chaîne d’Ancre lors de séjours au bord de mer.

La Nouvelle Collection d’Intérieure signée Hermès

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Au sein des collections du sellier Parisiens, les papiers peints et tissus d’ameublement tiennent une place particulière – un univers rythmé de couleur, d’éclat et de gourmandise qui laisse l’oeil se balader le long d’un raffinement certain. Parce qu’elle ouvre sur des horizons surprenant, doux et rayonnant, la nouvelle collection d’intérieure de la maison Hermès signe un nouveau langage graphique. Supports privilégiés de la narration, le sellier a confié à l’illustrateur Italien Gianpaolo Pagni la création de cet univers aussi enchanteur qu’élégant. Le tissage est ainsi une alchimie sans cesse réinventée ; fait de coton, laine ou faille de soie, les tissus apportent une touche de légèreté et de liberté. Architecturant l’espace qu’ils investissent, les tissus et papiers invitent ici à jouer de différentes échelles, pour (re)constituer des perspectives singulières.

Côté papiers peints donc, Gianpaolo Pagni a imaginé quatre lignes inédites. ‘Les Carreaux’ reprennent le célèbre dessin de l’univers de enfantin afin d’honorer les jeux de construction. La ligne ‘Milleraies’ est, elle, réalisée à partir d’un unique tampon appliqué en continu, évoquant non sans poésie la patine d’une étoffe côtelée. ‘Mille Jeux Jetons’ reprend les dés, cubes et petits chevaux, sans oublier les boîtes destinées à les ranger… Un papier peint qui se métamorphose alors

en une véritable table de jeu. Mieux, ses couleurs couleurs vives souligne un désordre joyeux. ‘Briques’ signe l’utilisation excessive mais mesurée d’un tampon dessinant un H. Un outil graphique qui se répète là à l’infini pour bâtir comme un mur de briques. Enfin, la composition ‘Les Cabanes Dans’ est l’oeuvre de l’illustrateur Nigel Peake, qui imagine une ribambelle de cabanes colorées…

Les tissus d’ameublement respirent la fantaisie et la magie distillée par la maison Hermès. Pour réaliser ‘Rubans broderie’, Gianpaolo Pagni reprend le mythique point sellier en construisant des rubans à l’aide de deux tampons qu’il associe et applique de façon à former un labyrinthe de lettres… Et comme par magie, toutes ensembles elles donnent à lire le mot ‘Hermès’, en lettres capitales. ‘Clic clac quadrillé’ laisse, elle, deviner la rencontre de deux dessins. Clic clac, de Julie Abadie – un carré de 1979 réduit à son essence – et un quadrillage aux effets tamponnés, de Gianpaolo Pagni. Reproduit ici en bicolore, la finesse de l’écriture du tissu se révèle sur faille de soie… Une collection hautement désirable à découvrir sans plus attendre.

Le Sac Berline par Hermès

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Au premier coup d’oeil, on en perçoit l’élégance. De plus près, on en reconnaît la signature, mythique. Le nom, lui, ne nous est pas encore familier. Le Berline, une obsession entrée en automne 2011 dans la famille Hermès. Pour la collection Printemps-Eté 2013, le modèle est présenté en version mini : il se révèle alors sur les podiums, entre croco, imprimés foulard, blouses et pantalons fluides si chers à la maison.

Pour la saison, la bandoulière s’affine et s’allonge, offrant un porté décontracté et tout autant distingué. Le fermoir et les mousquetons préservent, eux, leur dimension première. S’il s’inspire des sièges gainés des coupés grand sport, le cuir capitonné confère au Berline Mini une allure de sac à cartouches. Fait d’un cuir de veau swift, il acquiert une aura captivante, intrigante et nomade, pour un style sport et très citadin.  A travers cette création déclinée en six coloris, allant du gris souris au rose saumon, Hermès tend vers l’essentiel : l’empire français de la maroquinerie incante la sainteté, avec une perfection qui une nouvelle fois sublime le chic.

 Par sa forme, ses couleurs, son porté et son esprit, toujours entre le classique et le moderne, le Berline est sans conteste l’emblème de la campagne du printemps Hermès, le fer de lance de l’élégance Made in France.