La Chaîne et Chanel, un Code Iconique pour un Style Eternel

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Coco Chanel a su comme nulle autre capter l’air et l’esprit de son temps. Petite robe noire, œillets, chaînes tressées en cuir et laiton, fermoir Mademoiselle et 2.55… On ne compte plus les pièces iconiques du vestiaire encore actuel de la Dame aux Camélias. Au fil de ses inspirations, il en est une qui souvent a servi l’aplomb, l’audace et la pertinence de ses créations – c’est dans les chaînes que se forgent en réalité tout le style Chanel. Il y a d’abord cette phrase tant entendue par ceux l’ayant côtoyé. « Je connais les femmes. Donnez-leur des chaînes, les femmes adorent les chaînes ! »  Intriguée par cet entremêlement de maillons dont la fin n’est qu’illusion, Coco Chanel comprend très vite qu’une chaîne est bien plus qu’un accessoire – c’est un outil idéal pour « plomber » sa couture. Un des nombreux secrets de la veste Chanel réside d’ailleurs dans sa doublure…

            En soie, celle-ci cache en effet une fine chaînette qui donne une verticalité et un tombé impeccable au vêtement. Un détail de sophistication rare qui reste la véritable signature de Chanel. En 1955, lors de son grand retour d’après-guerre, Mademoiselle imagine là encore un objet de désir éminemment libérateur. Le 2.55, mythique sac matelassé s’accompagne d’une chaîne en or. Brigitte Bardot, Catherine Deneuve ou Romy Schneider, toutes libèrent leurs mains par son porté bandoulière. Maillon mythique de la maison, la chaîne a en effet toujours ponctué les plus belles créations Chanel. Ainsi, bien plus tard, Karl Lagerfeld jouera là encore de ces chaînes…

            En 2016, c’est sur une chemise en tulle noir que le Kaiser réinterprète les chaînes – celles-ci venant s’enrouler autour du tissu dans la collection Haute Couture Printemps/été 2016. Et du côté de la Haute Horlogerie et Joaillerie Chanel, on retrouve souvent le code iconique repris dans une grammaire encore plus noble. Déclinée sous forme de bijoux, de bracelets et de sautoirs, la chaîne pensée par Gabrielle a aussi donné naissance à la montre la plus appréciée au monde : la Première. Autour du poignet, l’entrelacement rond et brillant lègue une douceur venant contraster avec les lignes octogonales du cadran du garde-temps imaginé en 1987. Une pièce aussi forte que sensuelle, moderne et déterminée – oui, les chaînes sont à la maison Chanel un code iconique forgeant ce style éternel.

 

Les Chaines de Chanel en Quelques Dates Clés :

1954 à 2018 : Depuis la création de la veste de tailleur, la maison à toujours gardé son savoir-faire c’est-à-dire, le chaîne dans le bas de la veste, ceci pour assurer un tombé parfait. De plus, on les retrouve à chaque nouvelle collection sur les anses des sacs.

Printemps-Eté 2018 : La chaîne est mise à l’honneur dans cette nouvelle collection Haute couture puisque qu’on les retrouve dans de nombreuses tenues qu’elles ornent.

Collection Automne-Hiver 2017-2018 : Dans un décor futuriste, le Kaiser revisite sans cesse les produits iconiques de la marque. On a pu apercevoir dans le défilé prêt à porter un sac « réchauffe main » garni de l’éternelle chaîne de la marque.

Décembre 2017 : Défilé des Métiers d’arts à Hambourg dans lequel on peut voir en ouverture un mannequin porter une création de Karl Lagerfeld : Le sac accordéon qui est maintenu par une chaîne.

Mai 2017 : Collection croisière dans lequel on retrouve différentes formes de sacs mais ils ont tous une similarité : l’iconique chaîne.

Mai 2016 : Kristen Stewart porte au festival de Cannes une montre première en or jaune Chanel Horlogerie.

3 Mai 2016 : Défilé Cruise 2016-2017 à Cuba dans lequel on retrouve la fameuse chaîne portée comme ceinture par les mannequins.

Printemps-Eté 2016 : Défilé Haute couture, Karl Lagerfeld revisite les chaînes sur une chemise en tulle noir ou les chaînes viennent s’enrouler.

2016 : La montre première fait peau neuve puisque sur la chaîne est venu se rajouter une lanière de cuir, celle-ci s’appelle la « première rock ».

Collection Prê- à-Porter Automne-Hiver 2015-2016 : La collection Automne Hiver est toujours un moyen pour le Kaiser de revisiter les chaînes à sa façon, cette fois ci ne déroge pas et nous retrouvons les chaines autour des cous des mannequins sous forme de ras-de-cou mais aussi et toujours sur les anses des sacs à main. Enfin, on les retrouve sous forme de motifs sur une jupe et sur un manteau.

Collection Haute couture Automne-Hiver 2015-2016 : Dans ce défilé qui s’est tenu dans un casino, une pièce fait référence aux chaînes : une robe qui en est ornementé et dont les chaînes font office de manches.

Décembre 2014 : Défilé Métiers d’arts à Salzbourg dans lequel Karl Lagerfeld est venu imaginer des bracelets de cuir sur lesquels vient se greffer une chaîne de métal.

Défilé Automne-Hiver 2014-2015 : Cara Delevingne ouvre le défilé avec autour du ventre une montre première. Dans ce même défilé qui a pour thème le supermarché on peut voir un mannequin défilé avec un panier de courses ornementé de chaînes Chanel à 1.30’ , le panier est décliné en plusieurs formats. Les chaînes sont mises au premier plan et on les retrouve dans de nombreuses tenues, en bijoux sur les chaussures et sur les sacs.

Automne-Hiver 2013-2014 : On retrouve sur ce défilé Haute couture des motifs qui nous font penser aux chaînes mythiques de la maison.

Automne Hiver 2012-2013 : Défilé Prêt à porter qui donne l’accent sur la chaîne puisque dès la première entrée nous pouvons découvrir une paire de bottines très rocks munies de nombreuses chaines.

2013 : Nouvelle montre première de Chanel : celle-ci est composé de la chaîne du 2.55 mais son profil s’affine.

2012 : Création de la montre première Triple tour de Chanel, beaucoup plus fine que la « première » classique, celle-ci est composé d’un bracelet maillon il rappelle celui du 2.55.

Automne-Hiver 2011-2012 : Le tailleur tweed est bordé de chaînes dans ce défilé de prêt-à-porter de la maison de la rue Cambon

 Haute couture Automne-Hiver 2011-2012 : La même année le Kaiser borde son tailleur tweed de grosses chaînes ce qui lui donne un côté rock.

2010 : Création du « Boy Bag » qui se voit agrémenté des chaines de la maison.

2008 : Création par la maison Chanel de la gamme « Chaîne » dans sa collection de montures. Madonna est l’une des première à les adopter.

Printemps-Eté 2007-2008 : La chaîne se fait toute fine et légère sur une robe du défilé prêt-à-porter de la maison Chanel. Par ailleurs, la chaîne est aussi porté comme sautoir bicolore ou en or par les mannequins.

1987 : Création des premières montres de la maison Chanel, elles se nommeront « première » par Jacques Helleu. La montre Première est composée de la chaîne du 2.55.

1980 : Karl Lagerfeld fait épaissir les chaînes du 2.55 afin de le remettre au goût du jour.

1955 : Création du 2.55 avec ses mythiques chaînes.

1954 : Réouverture du magasin de la rue Cambon et avec elle une nouvelle collection dans laquelle on découvre pour la première fois la veste en tweed qui est agrémenté de chaines pour un tombé parfait cousue dans la doublure de soie.

La Petite Veste Chanel Version Matelassée de l’Automne/Hiver 2018

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La petite veste Chanel signe une silhouette aussi identifiable que le double C. Réinventée chaque saison autour d’un gimmick innovant, c’est en version matelassé car pensée pour une activité extérieure, que Karl Lagerfeld la conçoit pour la saison prochaine. Fluidité, souplesse, et chic, la petite veste Chanel incarne en effet tout de l’ADN de la maison de la rue Cambon. Et c’est à en Autriche, à Salzbourg, que Gabrielle Chanel la pense pour la première fois. Là, dans l’hôtel où elle séjourne, la dame aux camélias croise un liftier dont l’uniforme appelle à elle l’idée d’une veste à quatre poches…

            Ainsi, la petite veste Chanel de l’Automne/Hiver 2018/19 se pense au prisme d’un autre des codes mythiques de la maison. Teinte en noir et blanc, signature même de Gabrielle, la petite veste décline ici une inspiration un brin plus sportswear. Il faut dire que l’époque est à l’activité outdoor et, dans cet hymne à l’automne, Karl Lagerfeld n’oublie pas de célébrer une autre de ses textures sophistiquées et non moins iconiques. Ici adapté pour faire face à des températures fraîches, le matelassé vient en effet signer la pièce-phare de la saison prochaine. Devenu texture emblématique de la maison, Coco se l’est là encore appropriée d’après des gilets portés par les palefreniers qui travaillaient dans les hippodromes…

             Muée en doudoune ultra-chic, l’iconique petite veste de tailleur sans col signe ici l’intérêt même d’une pièce de la rue Cambon. Comme le précise Karl Lagerfeld « Chanel, c’est la vie même, des vêtements qui ont une possibilité de vie. » Portée par la mannequin Adesuwa Aighewi, la pièce phare de la saison prochaine devient donc porteuse de l’idéal de la mode Chanel – une mode qui se vit, se porte, se touche et se réinterprète à l’envie…

Le Sac Camélia Perlé de Chanel de l’Automne/Hiver 2018

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            La maison Chanel a une nouvelle fois surpris et ébahi ses invités en reconstituant une forêt sous la nef du Grand Palais. Très réaliste, le décor se composait en effet de véritables arbres dénudés par la saison, et d’un sol complètement couvert d’un feuillage d’automne ; parfois signé d’un double C doré. Ainsi transformé en sous-bois automnal, le lieu habituel des présentations Chanel centré tout le propos de la saison à venir : le directeur artistique emporte ainsi la femme de la rue Cambon vers des activités très outdoors. Mais voilà, la femme Chanel n’est pas du genre à renoncer à son élégance – quel que soit ses impératifs. Et c’est ainsi qu’au milieu des tailleurs tweed réinventés et des petites vestes matelassées, défilait une pièce aussi exquise qu’inspirée.

            Le sac Camélia perlé est en effet la pièce-phare du défilé. Elément totémique de l’univers de Gabrielle, le Camélia est un sujet travaillé jusqu’à l’émerveillement. Piquée aux toilettes de Dandys par Coco elle-même, la fleur avait pour elle « la délicatesse de n’exhaler aucun parfum, pour mieux offrir aux femmes la liberté de choisir le leur. » L’harmonie parfaite de ses pétales en a fait l’élément central de plus d’une création. Alors, lorsque pour l’Automne/Hiver 2018/19, Karl Lagerfeld le transforme en sac du soir étincelant, c’est là encore pour mieux sophistiquer les tenues outdoors de cette collection.

            Une sophistication poussée à l’extrême donc, qui pioche dans la grammaire iconique de la maison de la rue Cambon un nouvel accessoire aussi désirable que captivant. Ce sac Camélia perlé a en effet tout de la pièce de la saison prochaine – c’est là toute la grâce de la nature que célèbre le couturier. Une nature qui ne cesse de surprendre par sa parfaite symétrie, et l’allure incomparable de sa création. À la fois forte et fragile, la nature ne cesse de léguer aux hommes toute sa beauté et sa pureté – et c’est exactement ce renouveau perpétuel du beau et du raffinement que délivre Lagerfeld dans sa collection Automne/Hiver 2018/19. Une collection applaudie par les ambassadrices de la griffe ; les élégantes que sont notamment Keira Knightley, Vanessa Paradis et Alma Jodorowsky.

Le Tailleur Chanel avec Basques de l’Automne/Hiver 2018

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Sous la nef du Grand Palais, la maison Chanel a bel et bien fait pousser une forêt éphémère pour célébrer tout le charme de l’automne. Le sol recouvert de feuillages, les arbres dénudés de leurs feuilles – Karl Lagerfeld parle d’un été indien ; d’une saison hautement poétique. Et pour vêtir une femme Chanel éminemment tournée vers les activités forestières, cette saison, le directeur artistique réinvente le mythique tailleur de Mademoiselle, twisté de basques ponchos !

            Taillé dans un tweed classique et duveteux, le tailleur Chanel avec basques de l’Automne/Hiver 2018/19 signe la silhouette idéale pour une balade en forêt. « Chanel, c’est la vie même, des vêtements qui ont une possibilité de vie » précise d’ailleurs Karl Lagerfeld. Et il est vrai que Coco elle-même a cherché à composer des toilettes, des pièces comme autant d’éléments favorisant et accompagnant l’activité extérieure de la femme. Toujours aussi sublime, le tailleur Chanel réchauffe ici la mannequin Felice Noordhoff dans une version inédite aux teintes automnales.

            Le col net et épais, la silhouette longue et les épaules carrées – le tailleur Chanel avec basques de l’Automne/Hiver 2018/19 s’évase légèrement à la manière de doubles ponchos horizontaux. Et c’est bien là toute la force et le caractère de cette pièce iconique : une façon d’épouser toutes les lignes, toutes sortes de volumes sans ne jamais rien compromettre de l’allure emblématique de Chanel. Le temps n’a en effet pas d’emprise sur les icônes, le style et l’allure de la maison de la rue Cambon – une allure qui, assurément, saura convaincre les égéries de la maison. Les ambassadrices que sont Keira Knightley, Vanessa Paradis, Alma Jodorowsky, Marie Bäumer ou encore Lily Allen.

Coco Mademoiselle, Un Parfum Espiègle et Excessif

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C’est au tournant du XXIe siècle que la maison Chanel comprend toute l’importance de protéger, pour les pérenniser, les savoir-faire ancestraux du plein-pays français. Dans cette quête, la maison de Coco acquiert nombre d’ateliers et notamment à Grasse, les terres mêmes de la parfumerie. En 2001 donc, Chanel se place comme garant de la haute parfumerie, et confie à Jacques Polge de réviser l’équation du parfum Coco. Ainsi porté par le baroque et l’Orient qui composent le fond de la fragrance, le nez de la maison initie un jus inédit. Imaginé comme une envolée fraîche et vive, Coco Mademoiselle révèle toute sa délicatesse à travers un bouquet floral inattendu… Cette petite touche boisée fait inlassablement penser à la « nature après la pluie ».

Et c’est bien là que se niche et se forge la personnalité du Coco Mademoiselle. Déposé au creux du cou, le parfum incarne l’audace, la fougue et l’extrême élégance de Gabrielle. Il est la signature orientale de Chanel. Coco Mademoiselle c’est la traduction olfactive de ce que le tailleur est pour la mode et la couture – un classique au goût du jour. Icône sensuelle de la parfumerie contemporaine, le Coco Mademoiselle distille évidemment tout de la rose et du jasmin de Grasse. Espiègle et provocant, tout à la fois léger et excessif, il demeure aujourd’hui encore le meilleur parfum pour attester et affirmer d’une féminité sans compromis. Et il n’y a qu’à remarquer ses égéries.

En 2001 lors de son lancement, nulle autre que Kate Moss incarne cette ode à la liberté de Gabrielle Chanel. Depuis 2007, l’image du parfum est liée à la délicatesse et l’allure très altière de Keira Knightley. Avec elle, Mademoiselle Coco se fait séductrice. Dans ses tribulations parisiennes, la femme Coco aime à séduire, charmer, danser, jouer, bref elle aime conquérir la vie. Iconique car subrepticement provocant, ce parfum devient très vite le préféré des femmes qui osent ; celles qui aiment à s’envelopper d’un parfum enivrant, et ô combien ensorcelant. Oui, la femme Coco Mademoiselle est ainsi libre, spontanée, sensuelle et belle à s’en damner. Mythique, tout simplement.

Les Sacs Boy, 11.12 et Gabrielle Chanel en Campagne avec Kaia Gerber

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Pour introduire au public sa collection inédite de sacs Chanel Printemps/Eté 2018, Karl Lagerfeld a choisi de capturer l’aura et l’allure sans pareille de Kaia Gerber. La fille du top model Cindy Crawford incarne ici la femme Chanel — ou plutôt la relation, l’histoire et la passion entre une femme et son sac, fidèle compagnon parmi les fidèles. Il faut dire qu’un sac Chanel renferme un univers ; d’un 2.55 se dégage toujours une émotion, des souvenirs, une authenticité. Pour cette campagne, le directeur artistique de la maison de la rue Cambon a ainsi figé l’image de Kaia Gerber au cœur même de l’appartement de Gabrielle Chanel. 

Sur ce mythique canapé en daim couleur fauve, Coco avait l’habitude d’être entourée de ses mannequins ou de ses amis intimes… Cette fois, Kaia Gerber prend la pose devant l’objectif du Kaiser pour raviver la légende même de Chanel. Et les clichés sont un concentré de rêve — en même temps qu’ils mettent en vedette les nouvelles pièces sensationnelles de la collection Printemps/Eté 2018, les photos de la campagne Chanel illustrent une humeur, un chic, une élégance… 

Minutieusement façonnées, les pièces sont aussi l’illustration même de l’histoire de la maison. Car cette campagne met avant tout l’accent sur la diversité des sacs Chanel. Le sac 11.12, tantôt en tweed richement brodé ou ludique dans son corps de PVC coloré transparent, se fonde naturellement à l’atmosphère éternelle de l’appartement de Chanel. Le Boy quant à lui, témoigne de l’attrait de Coco pour le masculin/féminin… Dernier né des sacs de la Maison, le Gabrielle est lui aussi présent ici. Son volume et sa souplesse ainsi posés sur une base rigide viennent le distinguer des autres pièces de la maison. Avec une campagne composée comme un manifeste de mode, Karl Lagerfeld conte l’histoire d’un accessoire devenu indispensable — l’histoire d’une femme, de toutes les femmes. 

Le Rouge Coco Lip Blush de Chanel

On sait à présent comment Gabrielle Chanel équilibrait l’allure et élégance de sa silhouette – toujours, la Dame aux Camélias signait d’un rouge la courbe de ses lèvres, pour faire ressortir l’éclat de son sourire. Aujourd’hui, la maison qui lui survie ajoute un nouvel élément à la gamme Rouge Coco ; un nouveau soin d’hydratation et de couleur pensé pour les lèvres et les joues. Le Lip Blush déploie en effet une texture 2-en-1. Toute à la fois légère et confortable, la texture emprunte à la signature Rouge Coco son complexe Hydraboost et, complétée d’huiles végétales dont celle de jojoba et mimosa, distille une couleur intense et nourrissante. Pour assouplir les lèvres, et ainsi améliorer le glissement du rouge, un dérivé de noix de coco émollient fut associé au complexe. Emprisonnés dans un gel, les éléments font ici corps avec la peau pour une beauté naturelle.

            Instantanément hydratées, les lèvres sont aussi nimbées d’une couleur mat et pourtant très lumineuse. Mieux, le Lip Blush invente un nouveau geste qui lie lèvres et pommettes. Un passage avec la partie plate de l’applicateur magnifie donc la courbe des lèvres, tandis que la pointe sculpte leurs contours. Nappées de couleur radieuse, les lèvres offrent aussi un point de matière à appliquer sur les pommettes. La couleur se devine alors et, ne reste qu’à tamponner le gel du bout des doigts pour l’y fondre à la peau…

            L’éclat fuse, comme une lumière intérieure. Et il faut dire que le Rouge Coco Lip Blush introduit six teintes aussi belles que gourmandes. Rouge Captivant reprend ainsi le rouge ultime de Chanel.  Burning Berry, un pourpre chocolaté ; Teasing Pink distille, lui, un rose intense relevé de notes fuchsia… Tender Rose est un nude rosé universel, quand Orange Explosif libère l’éclatante couleur de la saison. Enfin, le Corail Naturel dépose un rose couleur pêche… Une gamme splendide à découvrir dès à présent !

La Nouvelle Collection Solaire de Chanel

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Si l’on doit aujourd’hui à Gabrielle Chanel l’introduction de nombre d’éléments du vestiaire masculin dans les toilettes féminines, il n’en reste pas moins que Coco elle-même était une figure de mode. Sa maison, Chanel en a fait le porte-drapeau de son style avant-gardiste pour l’époque – une allure, une attitude, une élégance qui puisent dans la sobriété et l’éclat tout l’équilibre d’une mode aujourd’hui intemporelle. Et c’est bien cela que Karl Lagerfeld imprègne dans ses collections. De la Haute Couture au prêt-à-porter, le directeur artistique de la maison ne cesse de puiser dans la silhouette et l’histoire de la Dame aux Camélias le propos de ses pièces.

            Cette fois, la collection lunettes Printemps/Eté 2018 emprunte les lignes des solaires et des optiques aux paires tant adorées par Gabrielle Chanel. Comme l’élément ponctuant d’audace la tenue, les lunettes Chanel se pensent cette saison à l’aune de défis techniques. Preuve s’il en faut, le masque ayant défilé cette saison est ici produit autour de verres en or 18 carats. Autre prouesse technique, une monture solaire audacieuse car agrémentée de 33 perles, insérées une à une à la main. Les perles, élément phare du style Chanel, ont ainsi été enchâssées dans les branches de la monture optique – des branches soulignant leur appartenance dans un tweed discrètement perlé.

            Pour souligner l’évidence de ces nouvelles montures, Karl Lagerfeld capture la mannequin Adwoa Aboah dans une campagne inspirée d’une photo d’époque de Coco Chanel. Un célèbre cliché où la couturière est joyeusement perchée sur les épaules de son ami et chanteur Serge Lifar. Un chic tout fait d’insouciance aujourd’hui réveillé sous l’objectif de Karl Lagerfeld. Une collection et une campagne plus solaires que jamais – à découvrir dès à présent.

Gabrielle, la Nouvelle Senteur Chanel

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Un conte olfactif. Le parfum Gabrielle porte en lui l’audace d’un nom devenu commun – celui de Coco Chanel. Elle était une femme forte , visionnaire et déterminée à faire plier les conventions d’une beauté exagérée… Anti-conformiste pour l’époque, Chanel a bâti son mythe sur une passion ; laissant au monde un style comme une leçon de pureté. Aujourd’hui, la maison qui porte haut son nom choisit de donner vie à cette histoire dans les arômes d’un parfum inédit – et cela faisait quinze ans que Chanel n’avait édité pareille merveille. Solaire et lumineux, le dernier né de la griffe diffuse, ou plutôt, fait jaillir une énergie semblable aux battements d’un cœur en action. Car oui, Gabrielle Chanel est avant tout cette femme ayant pulvérisé les mille et uns carcans qui l’éloignaient de sa destinée. Le parfum Gabrielle est la métaphore même de la vie de Coco. Olivier Polge le sait – parler des senteurs Chanel revient toujours à parler des fleurs. Et justement, ce bouquet mirifique, le nez l’extrait de la Tubéreuse, la fameuse fleur de Grasse. « Pour la première fois on a utilisé un nouvel extrait de Tubéreuse. On a créé ce nouvel extrait né d’un procédé inédit qui permet à la fleur de révéler toute sa complexité et sa naturalité. » C’est là encore un parfum artificiel, comme le souhaitait Mademoiselle. Jasmin, Fleur d’oranger, Ylang-ylang et Tubéreuse s’épousent ainsi dans une senteur construite – un parfum artificiel où les essences se mêlent les unes aux autres pour créer une identité différente… 

Et c’est justement cette identité, cette philosophie que le réalisateur Ringan Ledwidge a voulu transmettre dans son spot publicitaire : « Je voulais exprimer un sentiment : la libération. » Ce qui se conte ici, c’est la course pour la liberté, la lutte incessante menée par Coco – une jeune femme incarnée à l’écran par l’égérie et amie de la griffe, Kristen Stewart. Dans un décor chaud mais dépouillé, sur le rythme de la chanson Runnin’ de Beyonce, l’actrice Américaine s’élance dans la quête d’une féminité très moderne toute faite de confiance, de volonté et d’indépendance. « Nous avons volontairement pris le contre-pied du storytelling » explique Thomas Du Pré de Saint-Maur, directeur général des Ressources Créatives Chanel. « Nous tenions à mettre en avant une émotion qui se capte en quelques secondes, raconter une sensation plutôt qu’une histoire. (…) Au lieu de retracer sa vie, nous avons choisi de mettre en avant sa personnalité libre et insoumise. Aujourd’hui, cette qualité est à mon sens la plus difficile et en même temps la plus impérative à avoir. Être soi et être fidèle à soi-même, c’est ce que nous transmet Gabrielle Chanel. » Un message dès lors capturé dans une essence olfactive des plus délicieuses. 

La Botte Chanel Version Automne/Hiver 2017

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Il y a longtemps déjà que la botte Chanel a une place de choix dans le dressing de Mademoiselle. Il faut dire que la couturière a cherché tout au long de sa carrière à imposer un vestiaire puisant son évidence dans une apparente simplicité. Dans cette élégance aussi inspirée que racée, Coco Chanel a évidemment pensé chaque courbe, chaque point de couture, chaque couleur pour elle-même avant de l’imaginer sur les autres. Ainsi lorsqu’en 1957, Mademoiselle Chanel revient sur le devant de la scène, c’est pour donner « le dernier point d’élégance » à sa silhouette. L’escarpin bicolore est ainsi conçu de façon à permettre aux femmes de « faire le tour du monde avec quatre paires de chaussures. » Des mots même de la couturière, un intemporel vaut donc mille et une petites extravagances.

            Si la saison dernière, Karl Lagerfeld remettait à l’honneur le mythique escarpin sling-back, il honore cette saison une autre des pièces fétiches de la Dame aux camélias : la botte, elle aussi bicolore. Il est évident que ce soulier à l’aura plus qu’éternelle a depuis longtemps fait son apparition dans les collections du Kaiser. Depuis que celui-ci a repris les reines de la griffe en 1983, les bottes réapparaissent comme l’élément clé du vestiaire de Coco. Pour autant, celle-ci n’en a jamais dessinées pour ses collections – elle préférait les porter en toutes circonstances, des circuits des courses hippiques à ses week-ends passés à Eaton Hall chez le duc de Westminster, dans les années 20… En 1958 donc, elle associe pour la première fois son tailleur en tweed plus qu’iconique à une paire de bottes, le tout porté par Marie-Hélène Arnaud, son mannequin favori. Ces bottes sont signées Raymond Massaro ; pour leurs apporter plus de souplesse, il les coupent dans une feutrine exclusivement bleue, presque noire ou parfois blanche et bleue… Et, de cette association de goût l’on retient tout particulièrement la pirouette de Coco : « Mes chevilles gonflent un petit peu et avec les bottes, on ne voit rien ! Un jour, on les fera pour la collection » lui confie-t-elle un jour.

   Déjà, dans les collections Prêt-à-Porter Automne/Hiver 1991 et 1996, on retrouve l’allure motarde de ces bottes. Elles s’habillent de caoutchouc, version bottes de pluie dans la collection de l’Automne/Hiver 1994… En 2006, le soulier se fait cuissarde. Lacées jusqu’aux genoux, brodées, ornées de noeuds ou de rubans de gros-grain, les bottes font aujourd’hui partie intégrante des codes Chanel… Et voici que pour sa collection Automne/Hiver 2017, Karl Lagerfeld décide de mettre à l’honneur la pièce du quotidien de Gabrielle Chanel dans une version un brin plus citadine. Pensées bicolore, en daim et satin, les bottes tant désirées de cette saison s’arrêtent sagement à mi-mollet… Raffinés au possible, les veaux suédé beige, vert canard, bourgogne, bleu nuit ou roi, aubergine, rouge ou brique accompagnent les courbes du soulier dans un chic comme trop longtemps oublié. Comble de l’élégance du numéro 31 de la rue Cambon, la signature Gabrielle Chanel, sous-titrée Coco, gravée dans la peau… La ponctuation distinguée d’une ligne hautement intemporelle en somme.