J.W. Anderson pour Versace

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Après le départ de Christopher Kane, ancien créateur artistique de Versus, seconde ligne de Versace, la maison italienne a mis fin au suspens en annonçant une série de collaborations avec de jeunes créateurs en attendant de dévoiler le nom du nouveau designer officiel. C’est Jonathan Anderson, qui, le premier, compte bien transmettre son énergie graphique et décontractée à la griffe dans une collection capsule dont le lancement est prévu pour avril 2013 à New York.

Gagnant du « Emerging Talent Award for Ready-to-Wear » aux British Fashion Awards en 2012, ce talent plus que prometteur d’origine irlandaise, a su en moins de 4 printemps s’imposer comme une figure de caractère. En 2008, il lance une ligne de vêtements pour homme au succès fulgurant. À 28 ans, le jeune homme est déjà le favori d’Alexa Chung, mais aussi de Rita Ora et Pixie Geldof qui valent une admiration sans bornes à sa griffe éponyme. Il a également collaboré avec Top Shop. Ce qui n’a pas échappé à Donatella Versace, directrice artistique de Versace. « Je garde un œil attentif sur les jeunes talents, et j’ai été impressionné par le travail de Jonathan au cours des deux dernières années”.

Pour cette nouvelle collection, Jonathan Anderson teintera ses modèles d’une touche de nostalgie en s’inspirant d’une photographie de la campagne shootée par Bruce Weber avec Donatella en 1996. « Pour moi,” a déclaré Jonathan, “cette image iconique parle d’elle-même, c’est comme ça que je vois Versus. Il s’agit de la relation d’un homme avec une femme, d’une femme avec une femme, et d’un homme avec un homme. La pureté. »

La collection, signée sous le nom de J.W. Anderson pour Versus, comportera une partie womenswear, menswear et des accessoires. Elle sera disponible sur le site online de Versace. Par la suite, la marque poursuivra son alliance avec différents autres virtuoses de la mode, tout au long de l’année. Versace dévoilera ses défilés en dehors du calendrier officiel de la Fashion Week.

Le Pauline par Moynat

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Au XIXe siècle, pour la pièce de théâtre « Viveurs », l’actrice de la Comédie Française Gabrielle-Charlotte Réju dite Réjane, met à l’honneur une malle en crocodile turquoise. Discrètement frappée de la distinction Moynat. 

1849, à l’heure où le baroque chapeaute le luxe, un malletier lui préfère une allure fonctionnelle, principalement discrète : une toile monogramme imprimée sur les doublures. Pauline Moynat, fondatrice de la maison éponyme, imagine, pour ses malles, une courbe calquée sur l’inclinaison des nouvelles voitures de cette fin de siècle. Le but : épouser leur pourtour. Incurvées, élégantes et épurées, ses créations scellent sa réputation. Cependant la conquête du parterre n’est pas faite : de la mémoire collective, le nom de la maison se dissipe.

Qu’importe, les étoiles sont là pour rappeler le ciel : en 2012, le Pauline réintègre le passé de la marque, le surpassant même. Léger, pratique, aux courbes onctueuses ; ses arrondis n’épousent plus la carrosserie mais, la ligne féminine du corps. Une sensualité née d’une communion entre le sujet et l’objet. Dès sa sortie, le Pauline illumine Natalia Vodianova. Portable au quotidien, pour toutes les occasions, il se décline en une pléthore de couleurs, cuirs et tailles, de quoi plaire à toutes les Réjane de ce théâtre qu’est la ville.

Entre modernité délicate et élégance sereine, il est le symbole de notre nouvelle ère : discrète mais exceptionnelle.

Exposition de La Petite Veste Noire de Chanel

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L’exposition photographique « La petite veste noire : un classique revisité par Karl Lagerfeld et Carine Roitfeld » arrive enfin à Paris. Après avoir traversé le monde, l’homme au catogan et l’ex-rédactrice en chef de Vogue France continuent leur rétrospective au Grand Palais du 10 au 25 novembre. L’exposition inaugurée en avril 2012 à Tokyo passe par 10 grandes villes internationales pour mettre à l’honneur la pièce mythique de Chanel.

109 personnalités de la mode, musique, danse, des femmes et même des hommes ont posé devant l’objectif du kaiser de la maison de haute couture. Tous affichent avec un style différent le vêtement iconique (qui n’a cessé d’être) revisité depuis 1983. Inspirée des vestes du personnel d’un hôtel autrichien, la pièce créée en 1954 par Coco Chanel est devenue intemporelle et universelle.

Afin d’offrir une expérience multidimensionnelle à l’exposition, Chanel mise sur des supports plurimédias. Véritable plateforme, le site dédié thelittleblackjacket.chanel.com présente en teaser les coulisses du projet et le making-of du shooting. Les vitrines des boutiques Chanel de Paris célèbrent également la veste en tweed grâce à une scénographie inédite présentant une sélection de vestes de la collection Croisière. Et pour clore en beauté l’évènement parisien, la célèbre maison fait paraître un livre hommage du même nom que l’exposition. On y retrouve les portraits de Vanessa Paradis, Uma Turman ou Edgar Ramirez entre autre.

Déjà passée par Moscou, New-York ou Londres, l’exposition s’arrêtera à Berlin pour s’achever à Séoul cet hiver.