La Balle Jaune Babolat, Vedette de Roland-Garros

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Si le tennis est aujourd’hui un sport international, la pratique naît en réalité sous l’impulsion de Walter Clapton Wingfield – sur les pelouses Britanniques, on parle alorsde Sphairistike. Ce Major Anglais, Capitaine du premier régiment des Dragons de la reine Victoria, fait ainsi breveter le 23 février 1874 le loisir qui, bien des années plus tard, prendra le nom de tennis. Pour le pratiquer, on se sert d’une balle proche du ‘aki’ – coupée dans une laine comprimée, entourée de cuir, la balle permet de modestes rebonds. Mais qu’importe puisque le loisir gagne rapidement l’intérêt des classes aisées et, sur les pelouses des garden parties, la mode est au Sphairistike !

Avec l’apparition du caoutchouc en Europe, le Major Wingfield intègre au cœur de la balle un caoutchouc naturel – dès lors, elle gagne en performance. D’une épaisseur comprise entre 2 et 6mm, le caoutchouc est toujours utilisé aujourd’hui ; des mots même de Sylvain Triquigneaux, responsable de l’innovation chez Babolat, fournisseur officiel du tournoi de Roland-Garros depuis 2011 : « On n’a encore trouvé aucun matériau synthétique plus performant. » Et justement, la balle de tennis doit aussi son jaune iconique à une question de performance. Jusque là coulée dans une feutrine noire puis blanche, la balle de tennis devient jaune fluorescent en même temps que le tennis s’internationalise.

1968 – L’ère Open définit le tennis moderne. Pour la première fois, tous les joueurs de tennis, professionnels ou amateurs, sont autorisés à participer aux tournois du Grand Chelem. A la même période, le tennis devient un sport populaire. L’apparition de la télévision couleur et l’intérêt grandissant du public rendent nécessaire une balle offrant une meilleure visibilité. Un jaune fluorescent appelé ‘optic yellow’ est alors compris pour être la couleur la plus visible à la TV. Il n’en faut pas plus à la balle French Open de Babolat pour s’imposer comme LA balle de Roland Garros ! D’ailleurs, cette année, l’artiste Fabienne Verdier signe l’affiche du tournoi comme un hommage aux mouvements fascinants d’un balle rebondissant à vive allure. « J’ai tenté de rendre la fulgurance des mouvements du joueur. L’énergie qu’il transmet à la balle dans une gestuelle faite de spontanéité, de vitalité, de puissance, de précision et de glissé. Et j’ai imaginé un de ces rebonds inattendus qui surprend l’adversaire et l’oblige, dans l’échange suivant, à se surpasser de nouveau pour se diriger vers la victoire à Paris. »

 

L’Altiplano 40 mm Date de Piaget

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Depuis sa fondation en 1874, Piaget fait en sorte de disposer des moyens de matérialiser ses idées les plus hardies et les plus abouties. De la conception aux finitions, les garde-temps Piaget sont intégralement réalisés par les deux manufactures de l’horloger : l’une près de Neuchâtel, l’autre à Genève ; recherche, développement, fabrication, assemblage et réglage y sont exécutés, dans une patience qui n’appartient qu’à l’érudit. Car c’est bien à la manière d’un docte que la maison entretient sans cesse son avance dans ce qui est devenu, au fil des années, sa spécialité. Les montres extra-plates sont ainsi l’aboutissement d’une passion pour les records en matière de finesse ; passion engageant Piaget à développer, chaque année, de nouveaux calibres au mécanisme d’un minimal déconcertant. En 1960, cette course aboutit au calibre 12P, le mouvement automatique le plus plat du monde avec ses 2,3 mm d’épaisseur. Une pièce dont la finesse s’accorde, avec perfection et sobriété, à un dessin aux lignes délicates, comme une signature cabalistique. A la fin des années 90, forte de sa suprématie dans le domaine des calibres extra-plats, la maison Piaget lance une collection de montres extra-thin : inspirée du modèle 9P de 1957, l’Altiplano se veut le symbole de l’élégance, du classicisme, et d’une pureté qui, tantôt, laisse apparaître la dentelle mécanique au travers d’un boîtier doté de glaces saphir sur la face et le fond, dans sa version squelette. 

En repoussant sans cesse les frontières de l’infiniment petit, en prenant le temps de raisonner ses créations, Piaget édite toujours des garde-temps très différents de ses concurrents. Le 12 septembre dernier, la manufacture de Haute Horlogerie a présenté, à l’occasion du SIHH 2013, deux nouveaux modèles qui signent chacun un double record dans leur catégorie : l’Altiplano 40mm date. Un nouveau jalon dans la grande histoire de la marque dans les montres extra-plates, déjà auréolée de nombreux records de finesse de mouvements ou de boîtiers. Architecturée en trois niveaux, fidèle à la tradition des indicateurs décentrés, cette montre-bracelet en alligator, destinée à devenir un pur classique, sera présentée en exclusivité au Printemps Haussmann. Ainsi, sous ses aspects très épurés, cette merveille laisse deviner son calibre d’une rare complexité. Avec son boîtier de 43 mm de diamètre, façonné dans l’or gris, serti ou non de 72 diamants, l’Altiplano 40mm date flirte de près avec la pureté de l’intemporelle. Encore une montre de référence qui, avec ces quelques mille pièces, assure l’essentiel du luxe : la distinction.